‹ La czarine; drame en cinq actes et en proseChapitre 75 sur 94 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

LE CZAR, froidement.

Attendez!... je reviens à ma première femme Eudoxie , dont je ne vous ai pas achevé l'histoire. Gleboff, son complice... qui n'avait voulu rien avouer, Gleboff... qui avait préféré faire de [héroïsme et me braver, ne m'empêcha pas de trouver plus tard les preuves que je cherchais, et périt dès le lendemain dans les supplices... Comprenez-vous maintenant?

SAPIEHA

C'est ta le sort dont Votre Majesté me menace?...

LE CZAR

Je ne menace pasr monsieur... je frappe. Mais auparavant je laisse à l'aveuglement ou à la folie quelques instants de réflexion... Prononcez donc... mais hâtez- vous! (use remet à écrire.)

SAPIEHA, se levant et replaçant sa chaise .

La czarine n'a rien à se reprocher... et moi rien à vous Tlire

Mais si un secret, quel qu'il fût, était jamais confié à mon amour ou à mon honneur... aucun tourment ne me l'arracherait... Et ce secret... je ne le dirais ni à vous, Sire, ni à l'échafaud. (lô czar, qui

est toujours à travailler et qui lui tourne le dos, saisit le cordon d'une cloche qui tombe sur son bureau.)

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