‹ La czarine; drame en cinq actes et en proseChapitre 86 sur 94 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

cependant... et comme toujours, j'ai pris le flacon de rhum qui d'habitude ranime mes forces... et aujourd'hui!... (se remettant.) Allons!... allons!... cela se passe... je suis mieux... l'idée de la vengeance... cela seul... vous ferait vivre!... (Écrivant à son bureau.) Si le gardien du palais, Goudounoff... retombe entre tes mains, la torture et les verges... jusqu'à la mort... Trahison flagrante... Quant à mon favori, mon ancien favori, qui continue à me trahir sourdement... car enfin... la czarine existe encore... car enfin... il a donné asile à Sapieha... sans le dénoncer... sans le livrer... comme il le devait!... j'ai trop attendu!... Que le sous-lieutenant Marcoff et douze soldats de ma garde exécutent à l'instant même... l'arrêt que je signe... Va; et que Dieu me garde de mes amis ( Arec force.) Quant à mes ennemis, je m'en charge!...

JAKINSKI.

Oui, Sire!... Et qu'ordonnez-vous du comte Sapieha?...

LE CZAR, froidement.

Rien n'est changé... (Montrant ia fenêtre.) Les préparatifs serviront... non pour toi... mais pour lui, dans une heure.

JAKINSKI.

Oui, Sire. Votre Majesté se trouve donc mieux?

LE CZAR

Oui... mes souffrances diminuent avec mes ennemis! (jakinski sort

par le fond.)

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