‹ La D'Arsonvalisation dans l'hypertension artérielleChapitre 10 sur 51 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Propriétés physiologiques des courants à haute fréquence.

Parlant de la haute fréquence, M. le P° d'Arsonval disait : « Ce procédé d’électrisation ne donne absolument aucune sensation, bien qu'il agisse très énergiquement », et il s’attachait à l'étude, au point de vue expérimental, des propriétés physiologiques de ces courants.

En 1897, dans un mémoire considérable, M. d’Arsonval a condensé ses travaux antérieurs et résumé l’action physiologique de ces courants.

1° L'effet le plus singulier et le plus frappant des courants de haute fréquence, c’est leur absence totale d'action sur la sensibilité. Le passage, même à intensité formidable, ne provoque à travers l'organisme ni sensation consciente, ni mouvement d’aucune espèce.

Parmi les diverses hypothèses émises pour expliquer cette absence d’excitation sensitive ou motrice, une a prévalu :

M. d’Arsonval admet que les nerfs sensitifs et moteurs sont organisés pour répondre seulement à des vibrations de fréquence déterminée, On voit en effet les phénomènes d’excitation neuromusculaire augmenter jusqu'à 5.000 oscillations électriques par seconde, puis les phénomènes décroissent à mesure que le nombre des oscillations augmente.

Et M. d’Arsonval rappelle que le nerf optique ne perçoit que

Page 1