‹ La D'Arsonvalisation dans l'hypertension artérielleChapitre 11 sur 51 · HO · texte numérisé non relu

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les vibrations de l’éther dont le nombre est compris entre 497 biilions (rouge) et 728 billions (violet) par seconde. De même les terminaisons du nerf acoustique sont insensibles aux ondulations supérieures ou inférieures à certains chiffres. Ces propriétés des nerfs de la sensibilité spéciale doivent être

étenduesaux nerfs moteurs et aux nerfs de la sensibilité générale.

2° L'action la plus remarquable de la haute fréquence, c’est l’activité extraordinaire qu’elle imprime aux échanges nutritifs et à la vie cellulaire. »

a. Augmentation considérable de l'O absorbé et de CO? émis, d’où augmentation du chiffre de l’urée.

b. Augmentation de la chaleur émise par le corps.

e. Exagération des combustions organiques mise en évidence

par la perte de poids subie par des animaux.

3° Le système nerveux vasomoteur est éminemment excitable par les courants à haute fréquence.

a. Vaso-dilatation des capillaires que lon peut constater sur les vaisseaux de loreille des lapins.

b. Le sang coule plus abondamment après le passage du courant.

e. Chez le chien la tension artérielle tombe de plusieurs centimètres.

d. Enfin si l’on continue l’application de ces courants assez longtemps, la peau se vascularise et se couvre de sueur.

Ces phénomènes semblent dus à linhibition dont l’action si

remarquable a été étudiée par M. Brown-Séquard.

4° La suractivité des fonctions vitales produite par la haute fréquence porte sur la cellule elle-même et sur le protoplasma.

Les courants de haute fréquence atténuent très nettement le bacille pyocyanique.

Les toxines microbiennes sont modifiées d’une façon non

moins profonde ; ce qui permet à M. d’Arsonval de conclure:

D oe

« Que la haute fréquence atténue les toxines microbiennes (diphtérie, venins).

« Que les toxines ainsi atténuées augmentent la résistance des animaux auxquels on les injecte. »

Ces dernières expériences sur laction de la haute fréquence sur les toxines sont reprises par M. le P' d’Arsonval qui, en 1899, fait une nouvelle communication à la Société de Biologie où il réduit ses conclusions primitives aux suivantes :

« À côté d'échecs, Charrin a constaté dans certains cas une atténuation minime, mais nette. »

a) Les courants de haute fréquence dans certaines conditions spéciales peuvent atténuer certaines toxines ;

b) Cette atténuation n’est pas due aux effets calorifiques du courant.

5° Ces courants exercent une profonde action sur la nutrition en augmentant l’intensité des combustions organiques.

Et après l’énumération de ces propriétés physiologiques, M. le Pr d’Arsonval conclut que :

« La haute fréquence est le plus puissant modificateur de la nutrition intime des tissus que nous connaissions. »

Et il ajoutait :

« Cette voie nouvelle ouverte à la thérapeutique est pleine de promesses, Je dois prévenir les médecins que tout est à faire au point de vue clinique; j'ai montré expérimentalement que la haute fréquence est un puissant modificateur de l'organisme ; là se borne pour le moment mon rôle de physiologiste. »

L'action de la d’Arsonvalisation sur la tension artérielle chez l’homme est une acquisition toute récente.

En 1896, M. d’Arsonval publiait trois observations de malades chez lesquels il avait fait des applications directes de HF dans le service du D Charrin à l’'Hôtel-Dieu.

nl —

La 1° d’un diabétique chez lequel, en 20 jours, la tension artérielle était montée de 15 cm. à 25 cm.

La 2° d’un diabétique chez lequel la tension artérielle était passée durant le traitement de 27 cm. à 30 cm. au début, à 25 cm. à la fin.

La 3° d’un obèse chez lequel la tension artérielle était passée de 18 cm. à 20 cm.

Ces résultats trop peu nombreux et contradictoires ne permettaient pas de conclure autrement que : les applications directes semblaient avoir une certaine action sur la tension.

En 1897, le D' Moutier faisait connaître ses résultats dans l'hypotension artérielle par les applications locales de HF, ou résonnateur, et publiait des relèvements de tension de 3, 4, 5 et même 8 cm. de Hg qu’il obtenait d’une façon constante.

En 1899, le D' Moutier faisait connaître les résultats qu’il obtenait, à longue échéance il est vrai, dans les cas d’hypertension artérielle par l’autoconduction (cage).

En1902,ilarrivaitenfin à obtenir des résultats constantsetimmédiats après la séance, résultats qui devenaient importants en 1903.

Enfin en 1905, le D° Moutier et nous-même (1) avons publié les résultats que nous avons obtenus comme abaissement de pression dansles cas d'hypertension artérielle par la condensation {chaise).

On voit donc que les résultats expérimentaux de M. le P' d’Arsonval se retrouvent en clinique.

Tous les modes d'applications des courants à haute fréquence, les trois derniers tout au moins, ont une action sur la tension artérielle.

Les deux derniers procédés, autoconduction et condensation, ayant seuls une action sur l'hypertension artérielle, nous retien-

dront seuls.

(4) MM. Moutier et Challamel, £tude comparative sur l'action de la cage autoconductrice et du lit condensateur dans le traitement de l'hypertension arté-

rielle par la d'Arsonvalisation. Acad. des Sc., 13 février et 27 février 1905.

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