‹ La D'Arsonvalisation dans l'hypertension artérielleChapitre 32 sur 51 · ES · texte numérisé non relu

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d’Arsonval qui à constaté l’action hypotensive de ces courants sur des animaux ayant une pression normale.

Un fait digne de remarque doit nous arrêter un instant.

Dans toutes les observations que nous avons publiées jusqu’à ce Jour, on pourrait être surpris de voir la tension artérielle descendre et rester presque toujours au même chiffre, d’une façon pour ainsi dire constante. Cette tension normale semble constituer un véritable « cran » dans léchelle des diverses tensions. C’est qu'aussi, selon nous, ce chiffre représente un point important de la physiologie de lPorganisme normal : la tension que la bonne entente de lous les organes sains concourt à maintenir sans falique et sans souffrance.

Un phénomène frappe, en effet, qui consiste : en la rapidité, si grande parfois, avec laquelle les tensions élevées sont ramenées à la normale par la d’'Arsonvalisation ; en l'arrêt, souvent très long, persistant à cette normale alors que lon continue les séances ; et si l’on parvient à abaisser la tension au-dessous de ce degré, en la facilité avec laquelle la tension tend à descendre, et à continuer de descendre, comme si tout l'effort de l'organisme s'était porté à ce chiffre,

Parfois aussi l'étape est courte, très courte, la tension d’élevée devient basse, sans presque s’arrêter à la normale. Les raisons de ces abaissements brusques, nous ne disons pas rapides, doivent être recherchées dans l’existence d’une affection hypotensive soit connue, soit cachée, soit à l’état latent; ils ne ressortent

pas, comme dans le cas précédent, à un simple état dépressif,

Ces considérations nous amènent à l’étude des contre-indications à l'emploi de la d’Arsonvalisation.

Bien que la tuberculose soit une maladie dans laquelle la tension est généralement basse, il y a des tuberculeux hypertendus

ou des hypertendus devenus tuberculeux.

ET ie

Nous avons rencontré quatre malades dans ce cas. Chez l’un dans le but d'arrêter des hémoptysies, chez les autres pour des raisons indépendantes de leur phtisie, que parfois ne nous avait pas révélée un premier examen sommaire, nous avons appliqué ce

traitement : ils s’en sont mal trouvés, alors même que la tension,

e soigneusement prise, n'est pas descendue au-dessous de 15.

Le premier de ces malades n’a pas tardé à succomber à l'évolution de sa tuberculose pulmonaire qui avait pris une marche rapide.

Parmi les trois autres, chez l’un la tuberculose parut se réveiller et évolua en trois mois ; chez les deux autres nous dûmes relever aussitôt la tension artérielle à l’aide du résonnateur, à cause des symptômes de dépression générale qu'ils présentèrent. Ils ne tardèrent pas d'ailleurs à revenir rapidement à leur état de santé habituel.

L'hypertension artérielle dans la tuberculose doit peut-être être respectée, peut-être être combattue. Dans ce dernier cas il sem-

ble que la d’Arsonvalisation soit une méthode à ne pas utiliser.

Dans les affections où se rencontre l’hypotension artérielle il n’y a pas lieu en général d'employer un traitement qui possède une action hypotensive aussi puissante.

« Les hypotendus ne retirent pas de bénéfice de l’autoconduction, au contraire, on peut même assez souvent constater chez eux une aggravation de leur état si on emploie ce mode délectrisation. On doit prendre soin de relever leur pression, à l'aide des courants de haute fréquence et de haute tension, quand on croit devoir les soumettre à la d’Arsonvalisation dans des cas

particuliers, celui de lithiase par exemple (Moutier). »

Si les conséquences qui découlent de ces constatations sont d’une grande importance au point de vue des considérations de

pathologie générale, leur importance n’est pas moins considé-

nt

rable au point de vue clinique. Elles constituent en effet une indication précieuse au point de vue thérapeutique : on doit, lorsque l’on soumet des malades à la d’Arsonvalisation, mesurer avec grand soin leur tension artérielle, et cela pendant les diverses phases du traitement.

L’électrothérapeute ne doit traiter que le sphygmomètre à la main : dans les applications de d’Arsonvalisation, en effet, le sphygmomètre est le seul instrument qui permette de savoir si action thérapeutique cherchée à été obtenue, dans queile me-

sure, et si même elle n’a pas été dépassée,

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