V... Élisabeth, employée de commerce, 64 ans
Entrée à la maison départementale le 7 décembre 1903.
Régime de la 3° section.
Antécédents héréditaires : rien à signaler.
Antécédents personnels : rougeole dans l'enfance; à 16 ans, fièvre typhoïde; à 17 ans, fièvre cérébrale; règles régulières, mais abondantes ; à 27 ans, un enfant ; à 40 ans, variole ; à 46 ans, ménopause.
Souffre de migraines fréquentes.
L'examen des appareils respiratoire et digestif et du système nerveux ne révèle aucun signe pathologique.
A l'examen du système circulatoire, on constate que le deuxième bruit du cœur est un peu claqué ; les radiales et les temporales sont dures.
Le 26 janvier, la malade se présente à notre consultation, se plaignant d’éprouver de violentes douleurs dans la tête et les yeux et de ne pouvoir dormir. La première chose qui frappe en regardant la malade est une exophtalmie notable. Interrogée sur ce point particulier, la malade prétend que, dans ces derniers temps, ses yeux ont « gonflé » et qu'après ses repas elle était congestionnée « comme si ses yeux allaient éclater. »
La palpation permet de reconnaître une tension très forte des globes oculaires.
Nous posons le diagnostic de : poussée glaucomateuse aiguë probablement survenue au cours d’un glaucome chronique.
Le manque absolu de tout appareil de mesure ne nous permet pas de mesurer son champ visuel.
Quant à son acuité visuelle elle est incalculable même en mettant la malade à 1 m. du tableau.
Sa tension artérielle est fort élevée, à 28.
27 janvier, ire séance
cage autoconductrice, la t, a. de 23 descend à 17
lit condensateur, == remonte à 20,5 cage autoconductrice, — redescend à 16,5
A la suite de cette application les douleurs des yeux et des tempes diminuent beaucoup.
La malade qui dormait à peine depuis six mois, dort bien la nuit du 28
Enfin lorsque nous la revoyons le 30 janvier la tension intra-oculaire a diminué un peu.
30 janv. 2e séance, la t. a. de 15,5 reste à 15,5.
Le 1 fév. la malade nous dit avoir bien dormi la nuit du 31 et avoir moins de douleurs dans les yeux. Au seul aspect on peut voir que l’exophtalmie a certainement diminué.
Il y a moins de tension intra-oculaire et l’acuité visuelle à { m. peut être évaluée pour l’œil droit à 1/6.
3° séance, la t. a. de 15 reste à 15
3 février, 4e — 16,5 descend à 15 acuité visuelle à À m. œil dr. 1/5, œil g. 1/7
6 — de séance, la t. a. de 16,5 descend à 15
8 — Ge — 155 — 15
10 — Te — 15 — 15
acuité visuelle à { m. œil dr. 1/4, œil g. 1/6. Pendant les jours qui suivent la tension artérielle se maintient à 16. L'’acuité visuelle a la même valeur.
La malade souffre toujours de quelques douleurs dans la tête, mais toutes les nuits dort quelques heures paisiblement. Le 24 fév., quelques douleurs dans l'œil droit ayant reparu, on fait
une nouvelle séance de cage à la suite de laquelle les douleurs disparaissent.
Acuité visuelle à 1 m. œil dr. 1/3, œil g. 1/4. Les 27 février et 1° mars deux dernières séances de cage, la tension
artérielle étant toujours à 15.
1% mars, acuité visuelle à 4 m. œil dr. 1/3, œil g. 1/3
Gé 2 — 1/8, — 1/8 10 mars, — 1 — 1/2, — 1/2 — 2 — 41/4, — 1/4
La malade durant tous ces jours se trouve bien.
L’acuité visuelle reste jusqu’a la fin de mai, époque à laquelle nous perdons de vue la malade, aux derniers chiffres, c’est-à-dire à 2 m. 1/4 pour les 2 yeux.
La tension artérielle est descendue d'elle-même à la fin de mars aux environs de 12 et oscille entre ce chiffre et le chiffre 15.
De temps en temps, pendant quelques jours, la malade éprouve encore quelques douleurs dans la tête ou les yeux.
Durant tout ce temps il n'a été fait aucun traitement local,