‹ La D'Arsonvalisation dans l'hypertension artérielleChapitre 46 sur 51 · ŒDÈME AIGU DU POUMON · texte numérisé non relu

ŒDÈME AIGU DU POUMON

Nous n’apportons pas ici un nouveau traitement de l’æœdème aigu du poumon. Pour conjurer des accidents aussi subits il faut une médication qui ne doit tendre qu'à un but: la rapidité d’action. Saignée, injection de morphine, ventouses scarifiées, luttent contre l'ædème pulmonaire aigu, avec d'autant plus d'avantages qu'elles sont employées plus tôt.

Sinous publions les résultats que nous avons obtenus dans trois cas où nous avons pu employer la d'Arsonvalisation, c’est que nous pensons que ces résultats peuvent servir à l'étude de la pathogénie de lœdème aigu du poumon, et qu'ils concourent à démontrer l’action hypotensive de la d’Arsonvalisation, dans

des cas d’hypertension transitoire.

La médication héroïque de l’ædème aigu du poumon est à coup sûr la saignée. Comment agit celle-ci? par soustraction de toxines, ou par diminution, dans une faible mesure, il est vrai, de la tension artérielle? La première manière de voir semble jusqu’à présent avoir rallié le plus de suffrages.

Cependant quelques auteurs donnent leurs préférences à la seconde. C’est ainsi qu’à la séance de la Société médicale des hôpitaux du 5 février 1904, le D' Gouget s’exprime ainsi :

« Peut-être pourrait-on, dans une certaine mesure, invoquer à l’appui de la théorie mécanique — et non plus directement toxique, — par laquelle M. Vaquez explique certains accidents del’urémie etdeléclampsie, l’action parfois sirapidement efficace dela saignée

contre ces mêmes accidents. Cette action immédiate, —la seule à

Tr

envisager ici, — me paraît être, en effet, essentiellement et avant tout, une action brusquement déplétive, c’est-à-dire d’ordre mécanique. Et c'est aussi contre un autre accident de certaines maladies à hypertension artérielle, accident facile à reproduire avec l’adrénaline, l’ædème aigu du poumon, que la saignée se montre d’une efficacité si remarquable et si prompte, bien que trop souvent, passagère. »

Et cette manière de voir n’était-elle pas celle de M. Frédérick, lorsqu’il écrivait :

« Il n’est pas impossible que chez l’homme comme chez le lapin, une saignée modérée ne modifie d’une façon profonde et durable la valeur de la pression artérielle. »

Il faut remarquer cependant que: soustraction de toxines, diminution de la pression artérielle, ces deux phénomènes se tiennent intimement. Ne sont-ils pas tous deux, l’un par rapport à l’autre, conséquence et effet, et la vérité dans l'efficacité de l’action de la saignée, n’est-elle pas dans la double modification

que cette saignée apporte.

Dans les faits que nous rapportons ici la d’Arsonvalisation a agi moins rapidement, moins bien, que la saignée. Mais ces faits éclairent la pathogénie de cette affection en montrant la part prépondérante que joue l'hypertension artérielle dans la production de cet accident.

Il ne peut s'agir dans ces trois cas en effet que d’action mécanique,

Ce mode de traitement pourrait peut-être ainsi, dans certains cas, permettre de reconnaître la part qui revient à l'hypertension

dans la genèse d’une affection.

OrservarTion LVII

(Personnelle).

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