‹ La D'Arsonvalisation dans l'hypertension artérielleChapitre 47 sur 51 · C... Octave, métreur, 54 ans · texte numérisé non relu

C... Octave, métreur, 54 ans

Entré à la maison départementale le 31 mars 1904, à l’infirmerie le 25 juillet 1904.

Le 25 juillet, à 8 h. 1/4 du soir, le malade nous est amenéen pleine crise d'œdème pulmonaire aigu. Le visage est pâle, couvert de sueur. La dyspnée est intense. De la bouche s'écoule une écume mousseuse légèrement rosée. Le regard anxieux semble demander assistance, car l'oppression est telle que le malade est dans l'impossibilité de parler.

Une pluie de râles s'entend dans toute la poitrine, principalement aux deux bases.

Les urines sont albumineuses.

Le malade ne semble pouvoir être sauvé que par une saignée rapide ;

la tension artérielle est de 21 ;

le pouls bat à 132;

la respiration est de 40.

Séance de cage autoconductrice.

Après ;

la tension est descendue à 17 ;

le pouls bat à 120 ;

la respiration est de 40.

À 9h. 1/4, bien qu'étouffant toujours, le malade est dans un état

moins alarmant. Son visage est rouge ; la tension artérielle est de 19 ; le pouls bat à 120 ; la respiration est de 40.

AMOR ACER la tension artérielle est de 49 ; le pouls bat à 108 ; la respiration est de 98.

Le lendemain matin, l'état du malade est satisfaisant ; la tension artérielle est de 17,5 ; le pouls bat à 108 ; la respiration est de 24.

mor:

Le 27 juillet, 2 séance, la tension artérielle de 17,5 descend à 45.

Le pouls bat alors à 100, la respiration est de 30.

Dans les jours suivants, la tension reste à 15.

Le pouls aux environs de 80, la respiration est de 20.

Le 8 août, on constate que sous l'influence du régime lacté, l’albumine a disparu.

On met le malade au régime ordinaire et nous constatons que sa tension artérielle remonte aux environs de 18.

L'interrogatoire de ce malade ne révélait dans ses antécédents héréditaires rien qui valût la peine d’être signalé. Dans ses antécédents personnels on notait une fièvre typhoïde, une scarlatine, de l’alcoolisme non douteux, un ictus survenu il y a un an, ayant laissé à sa suite une hémiplégie gauche.

L'examen des appareils respiratoire et digestif ne révélait l'existence

. d'aucun signe pathologique. A l’examen du système nerveux on notait de l’hypotonicité du membre supérieur gauche, le signe du peaucier, de l’exagération des réflexes tendineux de tout le côté gauche.

Le malade éprouvait souvent de la céphalalgie, des crampes, des fourmillements, la sensation de doigt mort.

A l'examen de l'appareil circulatoire, on notait l'existence d’un bruit de galop.

Nous retrouvons ce malade en septembre, à l’infirmerie, où il est traité pour son mal de Bright jusqu’au début d'octobre.

La tension artérielle est alors de 14.

Le 49 janvier il est amené de nouveau en crise d’ædème aigu du poumon. L’interne de garde lui fait une saignée de 200 gr.et lui fait poser 8 ventouses scarifiées.

Le 31 janvier, le malade meurt,

Ogservarion LVIII

(Personnelle).

M... Pierre, journalier, 68 ans.

Entré à la maison départementale le 22 octobre 1904 ; à l'infirmerie le 48 janvier 1905.

Le 48 janvier, à 9 h. 1/2 du soir, ce malade nous est amené en pleine crise d’ædème aigu du poumon.

C’est quelque temps après son dîner, vers 7 h. 1/2, que la dyspnée

a commencé.

HE

Le visage est pâle, couvert de sueurs. Les membres sont froids. Le malade rejette une salive mousseuse légèrement rosée.

Une pluie de râles s'entend dans toute la poitrine.

Les urines ne contiennent pas d'albumine;

la tension artérielle est de 21 ;

le pouis bat à 130;

la respiration est de 36.

Séance de cage autoconductrice.

Après ;

la tension est descendue à 17;

le pouls bat à 130 ;

la respiration est de 36.

Progressivement la crise se calme, et au matin on trouve:

la tension artérielle à 15,5;

le pouls à 120 ;

la respiration à 32.

Le 20 janvier, le malade est dans un état satisfaisant, il respire normalement, sa tension artérielle est de 15, son pouls bat à 100. Au bout de 8 jours il quitte l'infirmerie.

Son interrogatoire ne révélait dans ses antécédents héréditaires rien qui valüt la peine d’être signalé.

Dans ses antécédents personnels on notait une fièvre typhoïde à l’âge de 16 ans.

L'examen du système nerveux et de l'appareil digestif ne révélait l'existence d'aucun signe pathologique.

A l'examen de l'appareil circulatoire on notait un prolongement du 4% bruit et des symptômes d’artério-sclérose.

Le malade éprouvait souvent de la céphalalgie, des fourmillements et des crampes.

Le 12 février, le malade est de nouveau amené en crise d'œdème pulmonaire aigu. L'interne de garde lui fait une saignée. Nous le voyons le 15 février et nous notons que sa tension artérielle est de 45.

Le 7 mai, le malade entre à l’infirmerie avec de l’urémie musculaire cette fois. Ses urines contiennent de l’albumine.

L'examen de l'appareil circulatoire donne les mêmes résultats que lors du 1° examen : prolongement du 4° bruit, symptômes d’artériosclérose. Le pouls bat à 100. La tension artérielle est de 45.

OBsERvaTION LIX

(Personnelle.)

H..., Mathilde, blanchisseuse, 54 ans.

Entrée à la maison départementale le 22 novembre 1904, à l’infirmerie le 25 février 1905.

Le 25 février, vers 4 h. de l'après-midi, cette malade est amenée en état de dyspnée intense.

Son y sage est pâle, anxieux. Tout son corps est froid et couvert d'une sue,r visqueuse. Un peu d'écume apparaît aux coins de la bouche, la malade n'expectore pas.

Cet état, qui ne l’a prise que 20 minutes auparavant, semble des

plus alarmants.

L’auscultation révèle une véritable pluie de gros râles dans toute la poitrine.

Les urines contiennent de l’albumine en petite quantité. la tension artérielle est de 17; le pouls bat à 120; la respiration est de 40.

Séance de cage autoconductrice.

Après :

la tension descend à 14,5 ; le pouls bat à 120; la respiration est de 40.

La malade semble respirer un peu plus facilement. Vingt minutes après la malade est plus calme, avec un pouls à 96, une respiration à 32.

Sans autre médication la crise cesse.

La malade revue le lendemain matin est dans un état normal avec

une tension artérielle à 15.

Son interrogatoire ne révèle dans ses antécédents qu’un peu .d’al-

coolisme.

L'examen du système nerveux et de l’appareil digestif ne révèle l'existence d’aucun signe pathologique.

L'examen de l’appareil respiratoire permet de reconnaître l'existence d’une tuberculose du 2° degré aux deux sommets.

A l'examen de l'appareil circulatoire on note l'existence d’un bruit de galop.

Le 10 mars la malade sort de l’infirmerie et quitte définitivement la maison.

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