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Fig. 4, — Cage autoconductrice.
Cependant on peut acquérir une idée de la puissance de ce champ électrique par l'éclat de la lampe à incandescence, montée sur une spire de fil, que l’on place à l’intérieur de ce solénoïde, et qui s’allume par induction. De même, si l’on fait tenir au sujet les extrémités d’un fil où se trouve intercalée cette même lampe à incandescence, et que, pour vaincre la résistance des tissus, on fasse plongerles mains dans deux cuvettes contenant
une solution saturée de chlorhydrate d’ammoniaque, la lampe
comme dans l'expérience précédente est portée à l’incandescence.
Application par condensation. — Ici, le malade est placé dans de telles conditions, qu’il constitue l’une des armatures d’un condensateur.
Pour cela, étendu sur une chaise, il tient dans les mains une manette en communication avec une extrémité du solénoïde. Le diélectrique est constitué par un matelas insolant, en crin par exemple ; et la seconde armature par une lame métallique en plomb, zinc, etc., placée sous la chaise longue, et en commu-
nication avec l’autre extrémité du solénoïde.
Fig. 5. — Lit condensateur.
À chaque oscillation le condensateur se charge et se décharge et l’on arrive à faire traverser ce système par son courant moyen de plus de 300 milliampères. La sensation perçue est nulle ou parfois consiste en un simple frémissement dans les doigts ou une sensation de chaleur au niveau des poignets.
On peut se contenter parfois de relier le sujet à l’une des extré-
mités du solénoïde : cela constitue une application unipolaire.
Applications locales. — Ces applications peuvent s’obtenir en utilisant directement le courant pris à une extrémité du solé-
noïde ; mais ces applications sont douloureuses, car l’on ne peut
à volonté utiliser uniquement l’effluve, l’étincelle se produisant à quelques millimètres de différence.
Aussi, pour éviter cet inconvénient, fait-on ces applications au moyen d'appareils qui élèvent la tension du courant. Pour élever cette tension, on utilise les propriétés de résonnance des courants à haute fréquence. Il suffit d’interposer dans le fil partant du solénoïde, un résonnateur.
C’est le D'Oudin qui, en 1892, imagina de construire un solénoïde formé par un certain nombre de spires de fil de cuivre, et dont une extrémité était en communication avec le solénoïde de l'appareil producteur, de telle façon que le nombre des spires des deux solénoïdes fût dans un rapport donné : le résonnateur était trouvé. L'accord une fois établi, les deux solénoïdes vibrent à l'unisson.
Le solénoïde de l’appareil producteur peut même être supprimé et remplacé par les spires inférieures du résonnateur.
Enfin, M. Rochefort a construit un résonnateur bipolaire, et M. d’Arsonval une bobine bipolaire à haute tension, appareils qui permettent de pratiquer à volonté la simple ou la double effluvalion.
Après avoir énuméré ces diverses formes d'applications, nous devons dès maintenant éliminer les applications directes et les applications locales (résonnateur) qui ne nous intéressent pas dans ce travail; et, par d’Arsonvalisation, sans vouloir restreindre en quoi que ce soit la portée de la signification de ce terme, nous entendrons plus spécialement ici les applications par autoconduction.
Mais comme nous avons utilisé également les applications par condensation, qui donnent des résultats de même ordre, mais non équivalents, nous parlerons également de ce mode d'application.
D'ailleurs l'usage prévaut de désigner, après le terme générique de la forme du courant employé, le mode d'application, par le
nom de l’appareil utilisé : cage, chaise, résonnateur.