CHAPITRE VII
Diagnostic
1° Diagnostic positif. — Le diagnostic de la dacryocystite congénitale repose sur des faits de deux ordres : les premiers sont des signes de probabilité et, par conséquent, d’une valeur relative; les seconds, au contraire, sont des signes de certitude, et, seuls, ils permettent d’affirmer ce diagnostic.
Signes de probabilité. — L'âge du sujet, le début busque de l'affection, le jour ou peu de temps après la naissance, la présence dans l’angle interne de l’œil d’un magma jaunâtre et épais, le larmoiement permettent de soupçonner une affection des voies lacrymales. À
Signes de certitude. — En présence de ces symptômes, on pratique une pression sur la région du sac, et l’on voit sourdre par les point lacrymaux du mucus ou du pus, on peut alors affirmer que la dacryocystite existe : mais, dans le cas contraire, on ne peut pas conclure à son absence, car le sac peut avoir été vidé
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récemment, soit de lui-même, soit par des frottements exercés sur la paupière pour débarasser les yeux de l'enfant des mucosités qui obstruent la fente palpébrale. Dans les cas douteux, Antonelli indique un moyen de reconnaître si l’on a affaire à une dacryocystite, il consiste à instiller dans l’œil quelques gouttes d’une solution de fluorescine. On place un tampon d’ouate dans la narine correspondante, et si, au bout de quelques temps, il n’est pas teinté, on en conclut que l'orifice inférieur des voies lacrymales est bouché. |
Enfin, pour confirmer le diagnostic, il y a une manœuvre que nous ne conseillons pas de faire, chez le nouveau-né, c’est-à-dire le passage d’une sonde ou l'injection avec la seringue d’Anel d’un liquide antiseptique par le point lacrymal inférieur. Ces manœuvres que l’on fait sans inconvénient chez l’adulte, sont pénibles chez le nouveau-né et demande la chloroformisation.
2° Diagnostic différentiel. — Certaines affections de l’œil peuvent simuler une dacryocystite congénitale, ce sont : la conjonctivite catarrhale,-la conjonctivite purulente et la conjonctivite à pneumocoques de Parinaud.
Le diagnostic avec la conjonctivite catarrhale est des plus facile, l'hyperémie bulbaire est peu marquée dans la dacryocystite, intense dans la conjonctivite.
Il suffit d'appuyer sur la région du sac, pour faire sourdre du pus par les points lacrymaux.
Il n’en est pas de même dans la distinction entre la