‹ La Dacryocystite congénitaleChapitre 17 sur 24 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Traitement

Le traitement comprendra deux écoles : Les partisans de l'intervention et les partisans du traitement médical. |

Heddæus, Valude, proposent le cathétérisme au

moyen de la sonde coudée de Gensoul. Valude, en particulier, prétend que dans la majorité des cas, le

cathétérisme amène une cessation rapide des phénomènes, et, la facilité de guérison par ce moyen est pour lui, un motif de rejeter formellement la méthode expectative prolongée, adoptée par un grand nombre d’auteurs. Chevallereau et Weiss insistent aussi sur le cathétérisme. |

Panas et Trousseau se bornent aux antiseptiques. Coppez est de l’avis de Trousseau. II recommande la succion du nez et s'inscrit contre l’ouverture de la poche et les sondages. Nous né partageons point la manière de voir des interventionistes, car le sondage chez le nouveau-né, tout en suivant les mêmes règles

LE after

que chez l’adulte, présente des difficultés réelles. Tout d’abord les conditions vitales du nouveau-né, la nécessité de l’anesthésie générale pour immobiliser l'enfant rendent ces interventions dangereuses. Puis étant donné l'étroitesse des canaux, il faut avoir recours à la sonde n° 1 de Bowman, c’est-à-dire à la plus petite de la série. Enfin. les os si minces comme l’unguis, les muqueuses friables, présentant des culsde-sac et des méandres, se laissent facilement déchirer, éffondrer par un cathétérisme imprudent. Aussi le praticien d’aujourd’hui, suivant les conseils de Panas, doit faire un traitement médical et ne se servir de la sonde qu’à la dernière extrémité. |

En effet, le traitement médical, facile à appliquer, pouvant être fait par la mère ou la nourrice, suffit a amener la disparition complète de l’affection dans la majorité des cas. |

Ce traitement consiste d’abord en des lavages antiseptiques au sulfate de zine à 1 p. 300; au sublimé à 1 p. 10.000, au cyanure neutre de mercure à | 1/4.000%, à l’eau boriquée, au permanganate de potasse, dans le but de débarrasser l'œil des sécrétions muco-purulentes.

Ces lavages sont un moyen de propreté, un préservatif contre l'infection possible de l’œil et de ses annexes plutôt qu’un FRE contre la HAGSESE tite.

On peut en dire autant des compresses humides en permanence. Trousseau prétend que les douches nasales sont de la plus grande utilité.

Puis on emploie les collyres à l’argyrol à 1/100,

sulfate de zinc à 1 p. 100, ou au nitrate d’argent à 1 p. 200. On les instille goutte à goutte, matin et soir, dans l’angle interne de l'œil. Mais il ne faut pas en abuser, car ils occasionnent des conjonctives médicamenteuses, qui effraient les parents et qui ne disparaissent qu'avec leur suppression.

On pratique en même temps des massages, qui,

- pour la plupart des auteurs, sont d’une efficacité

réelle contre la dacryocystite congénitale. Pour être efficaces, ces massages doivent être méthodiques, il faut faire d’abord une compression digitale simple,

répétée plusieurs fois dans la journée, pour vider

complètement le sac lacrymal, puis masser la région du sac lacrymal de bas en haut avec tout la douceur désirable. Ces massages ayant le même but que la simple compression.

Généralement, au bout de quelques jours, la dacryocystite va en s’atténuant, la sécrétion diminue, l'hyperémie conjonctivale s’efface, seul le larmoie-. ment persiste quelques temps, mais cède enfin à son tour.

On peut appliquer en même temps que ce traitement local, un traitement général, qui peut avoir souvent, une influence décisive sur l’évolution de l’affection. L’enfant doit être soumis à un régime sévère et surveillé attentivement au point de vue de sa nutri-

tion générale.

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