‹ La Dacryocystite congénitaleChapitre 7 sur 24 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Historique

Rien n'est plus obscur que l’histoire de la dacryocystite congénitale. Albucasis, Rhazès, et toute l’école arabe si brillante, n’en font aucune men-. tion, de même Archigènes, Galien, Paul d’Egine, Celse, Aetius, dont les idées font foi jusqu’au XVIII: siècle. Les anciens, ignorant l’existence des voies lacrymales, attribuaient les inflammation de ces organes à des suppurations de l’angle interne de l’œil.

Cependant, en 1561, Fallope avait donné une bonne description des voies lacrymales et reconnu la nature de la dacryocystite ; son travail passa inaperçu et les chirurgiens du Moyen-Age, Paré, les deux Fabrice, etc…., ont méconru l’inflammation du sac lacrymal.

En 1707, parut l’ouvrage de Maître Jan, donnant, le premier, sur les voies lacrymales, des idées anatomiques, soutenues par des idées saines de physiologie, et applicables à la pathologie de ces voies. En 1713, Anel reconnaît que le pus, au lieu de passer par des

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ulcérations de la caroncule comme il le croyait, passe par les points lacrymaux et a l’idée de sonder les voies lacrymales. Monro, en 1735, signale le rétrécissement congénitai des voie sdes larmes et particulièrement du canal nasal ; plus tard, Lawrence, Desmarres, signalent la prédisposition congénitale aux affections du sac et du canal, et cherchent à lexpliquer. |

En 1865, Dolbcau publie une observation de tumeur lacrymale chez un nouveau-né, sans fistule. Hutchinson publie le premier exemple que nous connaissons de dacryocystite double.

C’est en 1884, simultanément par Vossius, dans son travail sur les maladies congénitales des voies lacrymales et par Michel, dans son traité des maladies des yeux, que cette question est traitée. Vossius met la dacryocystite des nouveaux-nés, sur le compte d’une malformation congénitale et conseille comme traitement, la pression méthodique sur le sac, ayant pour but de le vider plusieurs fois par jour; de son côté, Michel, conseille comme traitement le passage d’une sonde d’Anel, il prétend que l'affection est due à la persistance dans ie canal lacrymo-nasal, de clapiers muqueux, d'une matière jaunâtre, formée par le magma épithélial de la muqueuse du canal.

Rider, en 1884, publie une observation. Weiss admet l'opinion de Michel et de Vossius. mais cherche un moyen rapide pour guérir l’affection ; dans le Monatsblatt de 1889, il donne quelques observations de nouveaux-nés, guéris rapidement par le cathétérisme, avec une sonde conique. Plus tard, Weiss publie une

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série d'observations nouvelles. Trousseau insiste sur l’antiseps:e des fosses nasales et Coppez raconte la guérison d’un cas, obtenue par la succion du nez, faite spontanément par la nourrice. Terson soutient que des diathèses comme la syphilis et la tuberculose peuvent occasionner à elles seules la dacryocystite congénitale.

Heddæus, Peters, à leur tour, publient des observations et les accompagnent de quelques données intéressantes sur le traitement. |

En 1920, M. le Professeur Rollet publie un cas de dacryocystite résultant d’une obstruction canaliculaire osseuse et dans ce cas il insiste, pour que la méthode expectative soit rejetée, pour recourir d’em-

blée à une intervention chirurgicale.

Mais auparavant, en 1905, Péchin, s’appuyant sur des observations d’Antonelli, qualifie la dacryocystite du nom de pseudo-conjonctivite, par suite de Ia ressemblance de ces symptômes avec ceux des conjonctives des nouveauix-nés.

Il indique comme traitement le massage du sac et les lavages antiseptiques. Le Professeur Rollet est de cet avis — lorsque la dacryocystite n’est pas due à une obstruction osseuse — |

Dans les cas qu’il a eus sous les yeux, la plupart du temps, la guérison a été obtenue par la simple expression du sac et le traitement médical. On s’en rendra compte par les observations que nous avons exposées à la fin de cet ouvrage et dont les cinq premières. inédites, ont été recueillies dans le service

du Professeur Rellet,

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