MADAME LA MORT
Le docteur Garassus, pareil à an oiseau qui fond sur sa proie, vint en culbutant cent fois, tomber sur la grille de fer qui protège le bronze des braves de l'originalité des chiens errants.
L'infortuné praticien eût été transpercé d'outre en outre par les lances acérées qui arment la grille, sans une particularité assez singulière.
En l'an 19G0, le peuple français, qui est bien le plus singulier peuple du monde, se permit d'avoir quelques velléités de rébellion. 11 y avait alors des
citoyens qu'on appelait gardes nationaux, parce qu'ils revêtaient de temps à autre une tunique militaire confectionnée en drap bourgeois.
Or, ces citoyens mâtinés se mirent à crier contre le despotisme et à acclamer la liberté.
Suivant un usage antique et solennel, ils furenten corps déposer des couronnes sur la tombe ou plutôt sur la grille des martyrs; ils nommaient ce pèlerinage une manifestation libérale.
Ces gardes nationaux seront une éternelle singularité de l'histoire française; on les y retrouve ligueurs, frondeurs, jacobins, libéraux et bien autre chose.
Et cependant jamais hommes ne furent mieux traités par les gouvernants, qui ne leur demandaient qu'un bien léger sacrifice, à savoir : s'habiller en militaires quatre fois par an, pour garder, pendant deux heures, des mairies que personne n'attaquait jamais. Voilà ce qu'ils appelaient du despotisme.
Les gouvernements d'alors prenaient peu ou point de souci de ces manifestations, qui aboutissaient point ou peu. Ils avaient, d'ailleurs, en cas de succès, un moyen aussi simple qu'ingénieux d'en finir avec les criards. Le peuple se mettait-t-il de la partie, on bat-
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tait le rappel, et les mêmes gardes nationaux, qui les premiers avaient t'ait du bruit, arrivaient bravement dissiper l'émeute, et tout finissait par des chansons.
La bonne étoile, ou pour mieux dire la mauvaise étoile du docteur voulut qu'une manifestation de ce genre eût été faite le matin même. Les tardes nationaux étaient venus en foule déposer maintes couronnes, qui jouèrent dans la chute du docteur le rôle de ces affreux ronds eu ouir vert dont se servent leemployés des ministères qui sont près de finir leur temps.
Le Gascon, étourdi par son horrible dégringolade, resta quelques instant- complètement évanoui. Le sang envahissait sa tête et sortait par les yeux et la 1». niche. Il était affreux à voir, le docteur Garassus.
Cependant il revint à lui. et lorsque, toujours assis, du haut de h m rond de couronnes, il jeta autour de lui un regard égaré, il vil un polisson qui. à genoux devant lui. s'escrimait à cirer ses bottes.
Pâle et muet de désespoir, le vaniteux Gascon sauta plutôt qu'il ne descendit du singulier piédestal ou le hasard l'avait placé, et il se remit en route, marchant au hasard.
Comme il allait traverser le boulevard Sébastopol,
un homme lui saisit le bras en criant :
— L'avez- vous vue, l'avez- vous trouvée? Cet homme était Robert Rarnix.
•— Qui? demanda Garassus.
— Elle!
— Non.
Et ils se remirent à marcher en silence.
Hélène, cette chaste et douce créature qui n'avait jamais eu une mauvaise pensée, s'était souvent demandé quel était le mystère qui liait Robert à son père. Elle avait quelquefois soupçonné une convention ténébreuse, mais la loyauté, la grandeur d'âme de son fiancé, avaient chassé cette idée de son esprit.
La colère du docteur lorsqu'il avait vu apparaître Rarnix dans la maison des Champs-Elysées, avait fait renaître ses soupçons. La placidité de Robert l'avait rassurée et elle s'était retirée plus à sa prière qu'à l'injonction du docteur. Mais lorsqu'à peine dans l'antichambre elle entendit son père élever la voix, elle revinl sur ses pas et. la rougeur au front, le cœur palpitant de crainte, elle écouta à la porte.
Pauvre et douce enfant, elle fut bien punir de son premier crime, lorsqu'elle comprit qu'elle avait été le prix d'un marché qu'elle ne connaissait pas. Son cœur frissonna de dégoût, mais il se rasséréna en écoutant Robert exprimant au docteur son amour pour elle.
— Comme il m'aime! pensait-elle
Tout à coup, elle tressaillit; sou père, agenouillé devant Robert, le suppliait de mettre un terme à ses maux et Robert refusait au nom de son amour.
Hélène, comme si elle prenait un parti soudain, regagna sa chambre.
— Allons, dit-elle tristement, il le faut.
Et s'approchant de la fenêtre, elle appela Zidore qui, seul dans la cour, s'exerçait au noble jeu de bouchon.
Le guide ramassa son bouchon et ses sous et grimpa au premier étage avec la rapidité d'un écureuil.
— Vlà le polichinelle demandé, mamselle, dit-il en tordant sa casquette entre ses doigts, faites-vous servir.
— Isidore, demanda Hélène en jetant sur le jeune homme un regard profond, [sidore, m'aimez-vous?
Le guide rougit, puis devint d'une pâleur mortelle; un Léger tremblement agita tout son corps.
— M'aimez-vous? reprit Hélène, en fouillant de ses yeux le cœur du pauvre garçon.
— Si je vous aima, lit le guide avec efforts; si je \oiis aime, ah! mamselle. si vous saviez; mais vous autres, les demoiselles du grand monde, vous ne savez jamais; qu'est-ce que ça vous fait ce qui se passe dans le cœur d'un gamin : c'est pas votre affaire, pas vrai? Et d'abord vous auriez bien tort d'y regarder, vous n'êtes pas faites pour nous; alors, c'est pas la peine.
— Vous vous trompez, dit Hélène, une M'aie femme aime toutes les affections et en est touchée; aussi humble qu'elle soit, je partage la vôtre, je me soutiens de nos malheurs, de nos dangers, de votre dévouement pour moi et pour Robert, et je vous aime vraiment comme un frère.
— Moi. mamselle, dit Zidore. qui étouffait ses larmes, je ne vous aime pas comme ça.
Hélène fronça ses sourcils bruns, et son regard de vint sévère.
— Ah! mamselle, pardon, fit Zidore. Je ro'ot
mal expliqué, vous n'avez pas compris. Mamselle, au nom du bon Dieu, ne soyez pas fâchée. Moi vous faire de la peine, moi, vous manquer! ah! cré nom! nous ne me connaissez pas.
— Je ne suis pas fâchée, je suis triste, dit Hélène. Zidore ne comprit pas tout ce qu'il y avait de
délicatesse dans cette réponse et il continua.
— A la bonne heure, voyez-vous; je ne me serais jamais pardonné; mais aussi c'est votre faute; vous venez comme ça, sans dire ni bonjour ni bonsoir, me demander si je vous aime. Alors, moi je vous ai répondu oui. C'est pas à vous que je mentirais.
— J'ai eu tort, mon ami, de vous faire cette question; je savais que vous m'aimiez.
— Vous! fit Zidore stupéfait.
— Oui ; comment ne l'aurais-je pas remarqué? nous remarquons toujours ces choses-là, nous. Ne vous aije pas vu pâlir en me regardant; ne vous ai-je pas surpris me volant un bout de ruban vert que j'avais porté au cou?
— C'est vrai, mamselle, pardon.
— Ne vous ai-je pas senti veiller sur moi? continua Hélène; ne sais-je pas que, la nuit, semblable à
un cbien dévoué, vous dormez étendu sur le seuil de ma porte et qu'il faudrait vous fouler aux pieds pour arriver jusqu'à moi? Allez, je sais tout cela; si je L'ignorais, je ne serais pas digne d'être femme.
Et. Rapprochant du jeune homme, elle lui tendit la main.
— Merci, dit-elle.
— 11 n'y a pas de quoi, allez, mamselle, il n'y a pas de quoi ; le métier n'est pas dur, vous l'avez dit ; vous avez trouvé l'affaire, vous, mamselle. C'est vrai tout de même, je vous aime comme un chien, — tous les jours un chien aime sa maîtresse, il n'y a pas d'offense, pas vrai, mamselle? — Eh bien! c'est dit, je suis votre caniche, plus caniche que vous ne pensez même; car bien souvent la nuit, étendu sur le seuil de votre porte, les yeux ouverts dans l'obscurité, je \ous vois pleine de lumières et de rayons, comme le soleil qui est sur la tète de la sainte Vierge, vous me souriez, et moi je me tors sans savoir pourquoi, je mords le paillasson, et je pousse des gémissements sourds comme qui dirait un chien qui pleure ; voilà.
— Ainsi, reprit Hélène non sans un peu d'émotion, -i je vous demandais quelque chose, nous le feriez?
— Sije le ferais ! Quegrand'mère meure à l'instant, cette pauvre femme, ainsi !
— Bien! répondez-moi. Où avez-vous vu votre maître pour la première fois?
— A son arrivée dans Paris, c'était sur la place de Choisy.
— il vous prit à son service. Que fit-il alors?
— Il sauva un homme sur le chemin de fer.
— Ensuite ?
— Puis deux jeunes filles qui se noyaient.
— Apre- ?
— Après? fit Zidore en balbutiant, il me dit de le conduire au moulin de la Butte.
— Puis ?
— Puis je ï} conduisis,
— Après, âpre- ?
— Oh! mamselle, ne me demandez plus rien: c'est affreux.
■ — Je veux tout savoir. Yau'Z-vous pas juré de toul me dire?
— Alors* continua Zidore, après avoir hésité, alors j'ai conduit mon maître. Le moulin était a lui. Nous sommes entrés; un gros orage est arrivé', tout trem-
blait, les éclairs et le tonnerre allaient leur train à faire plaisir. Alors une clame, qui nous suivait depuis le matin, a frappé à la porte, m'sieu Karnix lui a ouvert.
— Une femme ?
— Une dame.
— Après ?
— Mamselle, j'ai promis à mon maître de ne rien dire, lit Zidore suppliant.
— Après? demanda Hélène, après?
— Alors la dame a dit comme ça à M. Robert qu'elle l'aimait ?
— Et lui. lui î dit Hélène en tressaillant, qu-'a-t-il répondu ?
— 11 ne disait pas trop grand'chose. Alors il est venu un coup de tonnerre qui a tout fait craquer. Mon maître a pris la dame dans ses bras pour la sauver; elle n'avait pas peur, elle riait et lui disait : Viens, mon bieii-aimé, je t'aime. Alors un éclair est parti du ciel, le vent a soulevé le voile de la dame ; mon maître, épouvanté, l'a laissée tomber dans la trappe, et moi, moi j'ai tiré le ressort, et nous nous
sommes saints. Il était temps : dous n'étions pas a la
porte que le moulin s'écroulait avec fracas.
Le guide avait l'ait ce récit en frissonnant de tous ses membres, les cheveux hérissés, il s'était adossé contre la porte sur laquelle il appuyait les mains, il lui semblait qu'elle allait s'ouvrir et qu'un fantôme allait apparaître.
Hélène avait écouté le récit de l'enfant et n'avait l'ait aucun mouvement. Lorsque Zidore eut fini de parler, elle prit sur son lit un manteau de cachemire gris illustré de velours bleu, un chapeau rond de feutre gris léger, orné d'une plume de même couleur.
— Allons, dit tranquillement la jeune fille en ajustant son chapeau devant la glace, partons.
Avant que Zidore eût eu le temps de faire une observation, Hélène avait franchi la distance qui la séparait de l'avenue. Lorsque le guide, revenu de sa surprise, s'élança à sa poursuite, la jeune fille était déjà loin, et bien que le jeune garçon fût agile, il ne parvint a la rejoindre qu'à la grille du parc Monceaux.
— Mamselle, dit-il en arrivant, essoufflé, mamselle, où allez-vous? vous n'y pensez pas; à la maison, on va être inquiet.
Hélène ne répondait pas.
— Au moins, reprit Zidore, dites-moi où vous ailcz?
— Au moulin de la Butte.
— Ah ! le damné moulin du diable ! s'écria le guide en suivant Hélène, qui volait, ah! le moulin maudit! il est donc écrit là-haut que j'y reviendrai toujours, et toujours avec ceux que j'aime; on n'a pas idée de ça, quoi ! mamselle ! Bon, elle ne m'écoute pas, elle file comme le vent ; elle ne sait pas ce qu'elle y trouve* rait, dans ce brigand de moulin; mais je lui dirai, moi ; je l'empêcherai d'y aller, moi; je suis plus fort qu'elle, moi. Ah! mais faudra voir. Mamselle Hélène! mamselle ! Ah ! ouitch ! elle ne m'écoute pas plus que rien du tout.
En effet, Hélène, légère comme un sylphe, ne toucnait pas la terre, et le vent qui soufflait dans ses blonds cheveux semblait la soulever.
Cependant, lorsqu' arrivée au chemin des Ames, elle s'arrêta pour s'orienter, Zidore prit son courage à deux mains et lui dit :
— Mamselle Hélène, écoutez-moi bien. J'ai juré de l'aire* ce que vous me diriez de faire, c'est très-
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bien, vous n'avezqu'à dire an mot. qu'à commander, ce que vous voudrez sera fait, dites-moi de me faire couper en morceaux, ça sera fait à la minute, mais je n'ai pas juré de vous laisser exposer votre vie.
— On ne meurt plus.
— Connu, mais on se fait du mal. Vous, avoir une égratignureî vous n'y pensez pas. Mais vous ignorez donc que personnelle passe dans ce chemin parce que la butte tremble et s'écroulerait à la moindre secousse ?
— Il y est bien monté, lui ! dit Hélène avec orgueil.
— La belle malice! moi aussi, j'y suis monté, mais ce n'est pas une raison. Et puis, tenez, j'aime mieux tout vous dire, vous voulez voir la dame à la plume noire; n'est-ce pas que je vous ai devinée? Eh bien, cette femme, c'est la Mort. Voulez-vous encore la voir?
— Je le savais, répondit Hélène en écartant le guide qui lui barrait le passage.
— Vous le saviez, et vous voulez monter! eh bien, je vous jure. moi. que vous ne passerez pas,
— Oui m'empêchera?
— Moi.
— Comment?
— En usant de ma force.
— C'est ce que nous allons voir: et la jeune fille tenta un nouvel effort.
Mais Zidore lui avait saisi les bras, ses doigts secs traçaient leur cercle bleuâtre sur sa chair blanche.
— Vous me faites mal.
— Tant pis!' dit Zidore avec un regard sauvage; vous ne passerez pas.
La fdie du docteur fut effrayée de l'énergie que montrait le jeune homme: elle comprit qu'il n'y
avait pas à lutter avec cet amour si entier et si profond, et qu'il valait mieux en tirer parti. La chaste enfant, fermant les yeux à demi, dit à voix basse à son oppresseur :
— Tu m'aimes, n'est-ce pas? Écoute-moi : permets que j'aille où je veux aller; attends ici. si tu crains de me suivre, et à mon retour. .
— Que ferez-vous?
— Je t'embrasserai !
Zidore eut un éblouissement ; ses doiets se déten-
— :mt —
dirent, le sang lui monta aux tempes, son regard se troubla.
— Allons! dit-il.
Les deux jeunes gens gravirent la colline avec une rapidité extrême. Arrives au moulin écroulé, ils reculèrent avec effroi : il leur avait semblé entendre un éclat de rire.
— Maintenant, dit Zidore. que faut-il faire?
— M'aider à enlever ces pierres, «répondit Hélène en s'agenouilla nt.
— Laissez-moi faire, dit Zidore.
Et, avec une force dont on ne l'aurait pas cru capable, il se mil à déblayer l'entrée du moulin.
— Voilà qui est fait, dit-il au boul d'une heure de travail; son front ruisselait de sueur et ses mains étaient ensanglantées.
— Maintenant, dit Hélène, il faut chercher la
trappe et rouvrir.
— Jamais, fit Zidore ('-perdu, jamais, je suis trop heureux de vivre.
— Je le veux ! dit la jeune fille; je t'en prie, je t'en conjure !
— Soi1 ; et d'une main tremblante Zidore fit jouer le ressort.
— Puh ! dit la dame à la plume noire en sortant du caveau, quel vilain endroit ! j'ai chiffonné toute ma jupe. Et d'un tour de main elle rajusta sa crinoline,
Hélène et son guide tremblaient.
— Merci, ma belle fiancée, dit la dame à la plume noire, en regardant la fdle du docteur, je vous attendais. Laissez-moi vous embrasser, je vous prie.
Avant qu'Hélène eût le temps de se retirer, malgré les efforts de Zidore pour se mettre entre les deux femmes, la dame à la plume noire déposa un froid baiser sur le front de la jeune fille, qui pâlit, et tomba en murmurant :
— Ah ! madame, vous m'avez tuée.
Zidore allait prendre la dame à la plume noire ;ï la gorge, mais son bras resta suspendu en l'air, comme s'il eût été retenu par une force invisible.
— Isidore, je meurs, dit Hélène : dis-lui que c'est pour lui, dis-lui que je l'aimais.
— Hélène, Hélène ! crièrent deux voix haletantes. C'étaient Karnix et le docteur qui arrivaient en
ei.uiaiit.
— Hélène, ma bien-année ! dit Robert, c'est moi, reviens à toi, je suis le pour te protéger.
— Ah ! mou Dieu ! s'écria Garassus qui avait pris
son enfant dans ses bras. Ali ! mon Dieu ! elle est morte-
— Morte !
— Morte, répéta le docteur en éclatant de rire. Et il se mit à chanter sur un rhythme monotone le refrain de la complainte de la mort de la Mort :
11 ne faut pas toucher {bis) à l'œuvre du bon Dieu.
— Eh bien, maître, demanda la dame à la plume noire à Karnix. me méprises-tu toujours?
Karnix [pleurait ; il ne répondit pas. — Le chêne était abattu.
La dame à la plume noire se mit à rire, et regardant Paris, elle murmura :
— A nous deux.
Elle descendit lentement, mais comme une personne sûre d'arriver, le penchant de la colline. Lorsqu'elle parvint au détour du chemin des Ames, elle se
trouva en face de Zidore, qui s'était laissé rouler Le Long de La butte.
— Oh ! madame la Mort, vous l'avez tuée, dit-il. faites-moi mourir aussi.
— Ali ! ah ! dit la Mort en ricanant, je te reconnais; c'est toi qui 'm'as appelée biche, n'est-ce pas?
— Pardon, pardon, madame la Mort, faites-moi mourir, je vous en supplie.
— Hum, fit la Mort ens'éloignant, mourir d'amour à dix-huit ans, tu n'es pas dégoûté.
Dans le lointain, en entendait Garassus qui, croyant bercer son enfant, chantait toujours la complainte de la mort de la Mort :
Une faut pas toucher [bis) à l'œuvre du bon Dieu.