SCENE VIII
LES mêmes, moins VAR VILLE.
PRUDENCE
Ma chère enfant, vous êtes vraiment trop méchante avec le baron.
11 est assommant. 11 vient toujours me proposer de me faire des rentes.
OLYMPE
Tu t'en plains ! Je voudrais bien qu'il m'en proposât, à moi.
C'est agréable pour moi, ce que tu dis là.
OLYMPE
D'abord, mon cher, je vous prie de ne pas me tutoyer, je ne vous connais pas.
MARGUERITE
Mes enfants, servez-vous, buvez, mangez, mais ne vous disputez que juste ce qu'il faut pour se raccommoder après. olympe, à Marguerite.
Sais-tu ce qu'il m'a donné pour ma fête?
marguerite.
Qui?
Saint-Gaudens.
Non.
Un coupé !
De chez Binder.
olympe, marguerite.
OLYMPE
OLYMPE
Oui, mais je n'ai pas pu parvenir à lui faire donner les chevaux.
PRUDENCE
C'est toujours un coupé.
OLYMPE
Alors, il faut que je m'attelie, si je veux m'en servir ; ce serait joli à voir.
Je suis ruiné, aimez-moi pour moi-même.
OLYMPE
Parbleu ! la belle occupation !
prudence, montrant un plat.
Quelles sont ces petites bêtes ?
GASTON
Des perdreaux.
PRUDENCE
Donne-m'en un.
GASTON
Ab ! il ne lui faut qu'un perdreau à la fois. Quelle belle fourchette ! Est-ce que c'est elle qui a ruiné Saint-Gaudens?
Elle ! elle î est-ce que c'est comme ça qu'on parle à une femme ? De mon temps...
GASTON
Ab ! elle va nous parler de Louis XV. — Marguerite, fais donc boire Armand ; il est triste comme une chanson à boire.
MARGUERITE
Allons, monsieur Armand, à ma santé !