‹ La dame aux camélias; pièce en cinq actes, mêlée de chant. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Vaudeville, le 2 février 1852Chapitre 12 sur 71 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

LES mêmes, moins VAR VILLE.

PRUDENCE

Ma chère enfant, vous êtes vraiment trop méchante avec le baron.

11 est assommant. 11 vient toujours me proposer de me faire des rentes.

OLYMPE

Tu t'en plains ! Je voudrais bien qu'il m'en proposât, à moi.

C'est agréable pour moi, ce que tu dis là.

OLYMPE

D'abord, mon cher, je vous prie de ne pas me tutoyer, je ne vous connais pas.

MARGUERITE

Mes enfants, servez-vous, buvez, mangez, mais ne vous disputez que juste ce qu'il faut pour se raccommoder après. olympe, à Marguerite.

Sais-tu ce qu'il m'a donné pour ma fête?

marguerite.

Qui?

Saint-Gaudens.

Non.

Un coupé !

De chez Binder.

olympe, marguerite.

OLYMPE

OLYMPE

Oui, mais je n'ai pas pu parvenir à lui faire donner les chevaux.

PRUDENCE

C'est toujours un coupé.

OLYMPE

Alors, il faut que je m'attelie, si je veux m'en servir ; ce serait joli à voir.

Je suis ruiné, aimez-moi pour moi-même.

OLYMPE

Parbleu ! la belle occupation !

prudence, montrant un plat.

Quelles sont ces petites bêtes ?

GASTON

Des perdreaux.

PRUDENCE

Donne-m'en un.

GASTON

Ab ! il ne lui faut qu'un perdreau à la fois. Quelle belle fourchette ! Est-ce que c'est elle qui a ruiné Saint-Gaudens?

Elle ! elle î est-ce que c'est comme ça qu'on parle à une femme ? De mon temps...

GASTON

Ab ! elle va nous parler de Louis XV. — Marguerite, fais donc boire Armand ; il est triste comme une chanson à boire.

MARGUERITE

Allons, monsieur Armand, à ma santé !

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