MINIÈRES. . * • V
Tenez, madame... (Désignant la fenêtre.) Cette ïenêtr$ donne dans la cour de l’hôtel de Toto... d'ici l’on peut tout' voir sans
etre vu...
MAMAME DE BLANGY, stupéfaite.
Comment ?vous... vous voulez... voulez que je... (indignéé.) Vous êtes fou, monsieur.. .
LÜNIÈRES.
Jene vous dis pasle contraire, madame... (Suppliant. )Maislaissez-moi venir.., oh ! je n’en abuserai pas... je viendrai seule* ment le matin, (Mouvement de madame, do Blangy.) et le SOir... et dans la journée... Ne craignez rien... (Même jeu.) je ne bougerai pas... je me mettrai là... là dans un coin... on ne me verra pas . .. je me ferai tout petit, tout petit, tout petit...
MADAME DE BLANGY, avec colère.
Assez, monsieur, assez. . . je...
LÜNIÈRES, allant à la fenêtre et poussant un grand cri.
. Ah!...
MADAME DE BLANGY, effrayée.
Qu’y a-t-il...
LÜNIÈRES, regardant par la fenêtre.
C’est elle... la voila... (faisant signe a la comtesse.) Venez, madame, venez... Elle ne peut pas VOUS voir... (Avec admiration.) Quelle grâce!... quel charme!.,, quel moelleux dans sa démarche !... quelle douce langueur dans ses regards !...
(Envoyant des kaisers.) Oh ! oh...
MADAME DE BLANGY, retenant sa colère.
Monsieur de Lunières, ceci passe la plaisanterie...
LÜNIÈRES, quittant la fenêtre •
Je vous demande pardon, madame... mais, c’est malgré' moi... je ne suis pas maître...
MADAME DE BLANGY, ferme. .
Apprenez, monsieur, que ma maison n’est pas destinée à # sarvir d’observatoire aux amoureux de mademoiselle'! 1 oto