CI.AlUSSE , un peu tristement
De la prudence? pour voir son père? Mais je ne comprends rieu à toutes ces précautions.
GERVILLE
Oh! sans doute... Plus tard, je vous expliquerai cela.
CLARISSE
C’est que, voyez-vous.jeraime beaucoup, sans le connaître... j’en ai entendu parler si souvent f à maman.
A i> «la U Pille du flaiiiih*.
Voir les lieux qu'il habite,
C’est déjà du bonheur!
Mais je voudrais bien vite Le presser sur mon cœur, l/lnstlucl de ma tendresse ,
Vers lui me guidera ;
Sans que je le connaisse ,
Je dirai : Le voilà I (ms.)
Je suis sûre que je le reconnaîtrais entre cent personnes.
Madame votre mère est sans doute sortie pour les affaires de la succession...
CLARISSE
Justement. Savez-vous que c’est un événe- | ment bien heureux, que cette succession? sans j elle, nous ne serions jamais venues à Paris.
GERVILLE
C’est assez probable.
CLARISSE
Oh ! que j’étais contente le jour où votre lettre nous est arrivée. Cette lionne lettre où vous disiez à maman : « Hâtez-vous d'arriver à Paris • pour la succession; je vous ai fait meubler un » petit appartement, juste au-dessus de celui de » M. Grimaud. »
GERVILLE
Vous vous y trouvez bien , n’est-ce pas?
CLARISSE
A merveille. Cependant, M. Gerville , je ine trouverais encore mieux dans celui de mon bon père... Mais toutes les fois que j’ose interroger maman sur notre éloignement, notre séparation, elle me répond en soupirant : Ah! c’est qu'il est un peu bizarre.
GERVILLE
11 y a autre chose encore... C’est un esprit chagrin, malade... mais j'espère le guérir.
CLARISSE
Guérissez-le , M. Gerville, guérissez-le ! Je suis déjà bien reconnaissante des soins que vous avez donnés à ma mère pendant la tournée que vous avez faite cet été dans notre département ; mais si vous guérissez mon père... je vous aimerai... oh ! je vous aimerai bien !
GERVILLE
Vous pourriez m’aider dans sa guérison.
Clarisse, ravie.
Moi? est-il possible? oh! dites, dites-moi bien vite ce qu'il faut faire pour cela.
GERVILLE
Il y a un peu d’ennui dans son fait , et je voudrais voir près de lui quelqu’un qui fui tint compagnie, qui lui fit la lecture...
CLARISSE
Eh bien! ne suis-je pas là, moi? Oh ! vous avez une bonne idée !
GERVILLE
Al» : V*B*a, T.nri, Uoupu Joli*-.
Soyons tous deux d’intelligence.
Vous pouvez aider le docteur.
J’aurai recours à la science...
CLARISSE
Mol j’aurai recours à mon cœur :
Que je m'en promets de bonheur !
Je reconnais votre mérite:
Pourtant, je crois en vérité.
Que je le guérirais plus vite Sans être de la Faculté.
Oui, je le guérirais plus vite,
Eu dépit de la Faculté.