‹ La Dame du second comedievaudeville en un acte par mm. Amedee De_Beauplan, Emile VanderbuchChapitre 11 sur 26 · CI.AlUSSE , un peu tristement · texte numérisé non relu

CI.AlUSSE , un peu tristement

De la prudence? pour voir son père? Mais je ne comprends rieu à toutes ces précautions.

GERVILLE

Oh! sans doute... Plus tard, je vous expliquerai cela.

CLARISSE

C’est que, voyez-vous.jeraime beaucoup, sans le connaître... j’en ai entendu parler si souvent f à maman.

A i> «la U Pille du flaiiiih*.

Voir les lieux qu'il habite,

C’est déjà du bonheur!

Mais je voudrais bien vite Le presser sur mon cœur, l/lnstlucl de ma tendresse ,

Vers lui me guidera ;

Sans que je le connaisse ,

Je dirai : Le voilà I (ms.)

Je suis sûre que je le reconnaîtrais entre cent personnes.

Madame votre mère est sans doute sortie pour les affaires de la succession...

CLARISSE

Justement. Savez-vous que c’est un événe- | ment bien heureux, que cette succession? sans j elle, nous ne serions jamais venues à Paris.

GERVILLE

C’est assez probable.

CLARISSE

Oh ! que j’étais contente le jour où votre lettre nous est arrivée. Cette lionne lettre où vous disiez à maman : « Hâtez-vous d'arriver à Paris • pour la succession; je vous ai fait meubler un » petit appartement, juste au-dessus de celui de » M. Grimaud. »

GERVILLE

Vous vous y trouvez bien , n’est-ce pas?

CLARISSE

A merveille. Cependant, M. Gerville , je ine trouverais encore mieux dans celui de mon bon père... Mais toutes les fois que j’ose interroger maman sur notre éloignement, notre séparation, elle me répond en soupirant : Ah! c’est qu'il est un peu bizarre.

GERVILLE

11 y a autre chose encore... C’est un esprit chagrin, malade... mais j'espère le guérir.

CLARISSE

Guérissez-le , M. Gerville, guérissez-le ! Je suis déjà bien reconnaissante des soins que vous avez donnés à ma mère pendant la tournée que vous avez faite cet été dans notre département ; mais si vous guérissez mon père... je vous aimerai... oh ! je vous aimerai bien !

GERVILLE

Vous pourriez m’aider dans sa guérison.

Clarisse, ravie.

Moi? est-il possible? oh! dites, dites-moi bien vite ce qu'il faut faire pour cela.

GERVILLE

Il y a un peu d’ennui dans son fait , et je voudrais voir près de lui quelqu’un qui fui tint compagnie, qui lui fit la lecture...

CLARISSE

Eh bien! ne suis-je pas là, moi? Oh ! vous avez une bonne idée !

GERVILLE

Al» : V*B*a, T.nri, Uoupu Joli*-.

Soyons tous deux d’intelligence.

Vous pouvez aider le docteur.

J’aurai recours à la science...

CLARISSE

Mol j’aurai recours à mon cœur :

Que je m'en promets de bonheur !

Je reconnais votre mérite:

Pourtant, je crois en vérité.

Que je le guérirais plus vite Sans être de la Faculté.

Oui, je le guérirais plus vite,

Eu dépit de la Faculté.

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