SCÈNE VIII
CLARISSE, M" GRIMAUD, GERVILLE, OFFE.NBACK.
offekback.
Je mus dis qui- votre demoiselle est ici , madame du second ; y a pas de danger, le propriétaire est sorti.
f> LA DAME DU SECOND.
CLARISSE
Viens doue, viens donc vile, mu bonne mère, pendant qu'il n’est pas là.
M"* GRIMAUD , dans la plus grande émotion, et n'osant avancer.
Ah ! mes paufes milans, nies chers amis, che n’ossc afanccr, si vous saûez quelle réfolution ça me fait de me troufer ici... ça m'imbrésione, ça mlmbrésione au point que je n'ai plus de lanque, plus de rbampes, plus t’oreilles; non, frai, che ne me sens plus rien tu tout... Soutenez-moi, soutenez-moi pien.
GERVILLE , la soutenant
Calmez* vous.
CLARISSE, de même.
R assure-toi.
OFFENBACK.
N’ayez donc pas peur, madame du second , c'est le meilleur homme du inonde que le propriétaire.
grima en.
Et s'il allait rentrer ?
G F, RV ILLE.
OfFenbaek , va faire le guet et préviens-nous aussitôt que tu le verras.
OFFENBACK.
Oui, M. Gerville. (11 sort.)
m"* g ni M AUD.*
C’est donc ici qu’il liapite , qu’il resbire, tocteur... Foilà sa blume, sou écritoire, sa ropede ebampre... Inchustc Alolphe! Cela me fait un effet ! Malcré moi , mes yeux se remplissent de bleurs... (Elle tire un mouchoir.) Che fais m’asseoir...
Clarisse , très galmcnt.
Dans son fauteuil !
M“* g ri \i AUI) , s’arrêtant toul-4-coup.
Oh! non! ça me repouleverserait... et j'ai besoin de me remettre les sens, de me famiharisser afec l’idée que che fais refoir cet être trop séduisant! cher et cruel Alolphe! que chai peutêtre eu le tort l'aimer trop osleticiplement!
GERV1I.LE , & part.
Diable ! quel amour ! c’est du fanatisme !
M"* GRIMAUD
Ah ! toctcur, fous tefez comprendre mes émotions, elles sont pion naturelles! un paulre cœur si long-temps gombrimé... Quatorze ans, tocteur, quatorze ans ! Est-ce qu’il est pien ébauché?
GERV1LLE.
Mais je ne l'ai pas positivement connu dans sa (leur.
CLARISSE
Maman, tu assoit portrait... tu sais, tu me l'as montré tant de fois !
M** grimaud, avec enthousiasme.
Son portrait ! malgré les torts de l’orichinal , il ne m’a chaînais quitté... Tenez, tocteur, comparez.
Ai* : Tonjanr*. loiijtiui», il fil Inujour» Ir mfnw.
Pour moi t’un prix extrême ,
Ce pessotn de charmer Qui nous fait plus qu’aimer,
Tocteur, est-il, est-il touebours le même ?
(A sa fille, en lui présentant le portrait.) Baisez papa. (En regardant le portrait et en l’embrassant à deux reprises.) Cheiilil, papa , chcntil !
Je ne peux pas vous répondre qu’il n'y a pas quelques petites dégradations.
m 1 "* giumaud.
Mais pas de ravaches, tocteur? pas t[e ravaches?
GERVILLE
Au contraire... Eli ! mou Dieu, il ne tiendrait qu’à lui de se très bien porter.
M" e GRIMAUD.
Ah! que fous me faites de pien, mon pnn ami , que fous me faites de pien! Mais, tites-moi , ma Clarisse, mon enfant, a-t-elle vu sa père?
CLARISSE
Pas encore, maman , et j’en suis bien chagrine.
GERVILLE
Sous un prétexte que le hasard nous a fourni assez heureusement, je vais lui présenter mademoiselle votre fille tout à l'heure.
M"* GRIMAUD
Tout à l'heure... Qu’elle est heurcussc!
GERVILLE
Mais il faut que madame Grimaud soit raisonnable. Beaucoup de prudence, de modération.
M“* GRIMAUD
Foui, tocteur, (En pleurant.) je «ispentrai mes bleurs , mais s’il faut que cela ture encore huit chours , che fous en préliens , clic totnpe malate... (Appuyant.) che tompe inalate.
CLARISSE
Mon Dieu, maman, calme-toi, car vraiment tu me désoles.
GERVILLE
Un peu de confiance en moi , et tout cela s'arrangera.
M"* GRIMAUD
C’est pien nécessaire de toute manière, tocteur, et surtout pour ma rébutasion qui en a singulièrement bâti à Tetcrchen ! Hélas ! vous le safez, lorsqu'une faiple femme fit séparée de son époux, les hommes en chénéral et les femmes en harticulior sont si inebustes, que c’est touebours elle qu'on incrimine ! Mais, quoique npantounéc au peau milieu de mon prûlant été, le pon Dieu m’est témoin que che n’ai pas pronché dans l'épineux chemin de l’hymen. (En pleurant.) Oh ! non, Atolphc, ton Alphonsinc n’a pas pronché!.. Ainsi , tocteur, je mets en vous tout mon espoir. Ah! fous aurez pien mérité notre reconnaissance à tous!
GERVILLE, baisant la main de M m * Grimaud.
Votre bonheur, d'abord , le mien ensuite.
A-t-il touebours ce teint fleuri que ch’aime? Cet œil prlllant ?
Cet esprit béüllant?
Ce propos sémillant ,
’Claritte, II** Grimaud, Gn*îJI*.