I"" LE PENDULE
L'expérience la plus promptement, la plus facilement et la plus simplement réalisable, est
celle qui se produit avec une montre ; elle n'exige que le concours d'une seule personne, d'une chaîne métallique, ou d'un cordonnet, ou d'un 61, n'importe, et d'une montre quelle que soit la nature du métal qui la compose.
La chaîne, le cordonnet ou le fil, ^ un bout duquel est suspendue la montre, est tenu h lautre extrémité par les doigts de l'expérimentateur, de telle sorte que, dans cette position perpendiculaire, l'appareil simule entièrement le fil h plomb, on bien encore un pendule. La montre, abandonnée à elle-même et placée dans une immobilité complète, s'agite au bout de une, deux ou trois minutes au plus, et exécute les mouvements que réclame votre volonté :
mouvements de rotation de droite à gauche, de gauche a droite, d'oscillation dans le sens de la circonférence ou dans celui des faces planes; redevient immobile, et modère ou précipite sa marche ; en un mot, elle agit toujours selon les ordres que vous lui donnez.
L'expérience peut se faire a deux : l'un tient la montre, ainsi que je l'ai indiqué, et l'autre se met en communication avec lui par le simple contact des mains. La personne qui tient la
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montre peut rester étrangère aux ordres à transmettre ; la montre obéira ponctuellement à la volonté de l'autre individu; je me sers du mot volonté, parce qu'il n'est pas nécessaire que le commandement soit exprimé k haute voix ; de cette façon, la première personne semble ne faire roftice que de support, et n'a aucune connaissance de la direction que doit prendre la montre. C'est par cette distinction des rôles, c'est par la séparation du support et de la volonté directrice, que l'on acquiert la conviction de ne pas être le jouet d'une supercherie ou de ses propres illusions.
D'ailleurs l'expérience peut se faire avec un nombre plus considérable de personnes ; je l'ai réalisée avec cinq, quinze et trente-deux individus se tenant par la main ; la place du porteur de la montre et celle de la volonté directrice peuvent changer à TinOni. Dans l'expérience où figuraient quinze personnes, chacun, & son tour, sans quitter son voisinage, devint successivement support et commandant. Les ordres donnés k la montre, n'étant connus que de celui qui les impose» sont bientôt devinés par toute la chaîne : d'abord par un ralentissement très-
marqué dans le mouvement qu'exécute la mon- Ire, puis par un temps d'arrêt qui varie de un cinquantième de seconde k un et même deux secondes, et enfln par la direction nouvelle que prend la montre avec une rapidité constamment croissante, selon les ordres de la volonté directrice.
Les expérimentateurs peuvent être assis, dehout, couchés, en un mot dans toutes les positions ; la seule condition de succès est qu'ils se tiennent par la main seulement, et il n*est pas nécessaire que le dernier anneau de cette chaîne humaine se mette en communication avec le premier et qu'un cercle complet soit formé.
La même expérience réussit avec tout cx>rps suspendu : je I ai Taite avec une bague, un livre, une topette en verre remplie d'encre bleue de la petite vertu, un monceau de breloques, etc., etc. Seulement, il faut que le poids de l'objet suspendu soit suffisant pour tendre la chaîne, le fil, etc., afin que le fluide, amoncelé dans cet objet, n*ait pas k vaincre la résistance opposée par le poids de la chaîne ou la torsion (lu fil.
Avant de commencer Texpérience, j'ai l'ha-
bilude de tenir pendant quelques secondes le corps dans la main, comme si je voulais lui communiquer mon calorique; et j'ai reconnu que cette simple précaution hâtait singulièrement Tapparation du phénomène.
Cette expérience est, je le répète, la plus simple et la plus facile de toutes; et je déclare que, répétée un nombre infini de fois, au milieu des circonstances les plus diverses et par des personnes placées dans les conditions physiques et morales les plus différentes, elle n'a jamais |I échooé. li