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LE DÉBUT DES GRANDS BALLETS

LES PREMIERS BALLETS EX ITALIE ET KX FRAKCK. — LA \OLTI-. LA GAILLARDE. LES BRANLES. — LA l'AVANE.

L est singulier de constater que la danse théâtrale moderne s'est révélée, en son principe, vers l.i lin du xv'' siècle, sous Sixte I\', au ch.iteau SaiiU-.-\nye même, où le cardinal Riari, neveu du saint pontife, composait luimême des ballets qu'il faisait exécuter.

Et, par une curieuse coïncidence, les danses sacrées étaient

depuis longtemps prohibées par l'Église, lorsque le cardinal Ximenès

rétablit dans la cathédrale de Tolède la messe des Mussarabes, laquelle

.ivait été créée par un évéque de Séville et se célébrait par des

danses dans la nef même.

Les ballets furent en grand iionneur à la cour des papes; ils D-.-,prés une statue de veriet. ^^rillèrent [surtout SOUS le pontificat de Léon X. Les cardinaux de cette époque en firent souvent représenter. Les protestants eux-mêmes n'échappèrent

DANStLSK A LtlHARl'E

60 l..\ nAS.si: A /yv.it i:i{s i.ics Aoes.

pxs à la passion commune pour ces divcnisscmcnts peu austères. Brantôme nous raconte que la reine Elisabeth res'ut, en un souper suivi d'un ballet dansé par les dames de la cour, le Grand Prieur de France et le connétable de Montmorency qui étaient allés la visiter. Ce ballet représentait les vierges sages et les vierges folles de l'Évangile. Toutes ces danseuses étaient vêtues de costumes somptueux; les unes portaient des lampes allumées, tandis que celles des autres étaient vides; tous ces flambeaux étaient en argent ma.ssif et mcn-eilleusement ciselés.

L'honneur de restaurer entièrement la danse était réservé i Bergonzio di Ikjita, dont nous venons de voir la fête qu'il avait organisée pour Galéas, duc de .Milan.

Le succès de ce merxeilleux ballet fut tel, que ce genre de divertissement devint subitement ;\ la mode. De l.\ sortirent les grands ballets d'action allégoriques ou historiques. Cc-s réjouissances, .\ l'origine, étaient l'apan.ige exclusif des cours royales et étaient, en général, organisées pour célébrer les mariages ou les naissances illustres. accomp.ignant les événements publics importants. Tous alors étaient divisés en cinq actes et deux entrées, qui consistaient en quadrilles de danseurs revêtus d'ordinaire du même costume, et dont les gestes, les attitudes et les mouvements concouraient à expliquer le sens du ballet.

Li cour de François I" se livrait passionnément à la danse. Marguerite de Valois, la gracieuse princesse sceur du roi, obtenait dans les pas qu'elle exécutait un succès

sans pareil.

Catherine de Médicis, à son tour, créa à la cour de IVance des ballets dont la recherche poétique contrastait singulièrement avec l'allure par trop relâchée de certaines fêtes de la cour : on raconte même que Henri III y parut parfois déguisé en femme.

Henri III, d'ailleurs, ne fut pas le seul des personnages de .sang royal qui eut le goût des mascarades. D'après le père Ménestricr, « les princes prennent plaisir de se déguiser quelquefois sous des formes ridicules, comme on tait aux wirlsflxifts d'Allemagne. Cet usage tient des .saturnales des anciens où les esclaves faisaient les personnages des maîtres, et les maîtres ceux des esclaves. La grandeur est à charge aux grands dans leurs divertissements, et, pour les rendre plus agréables et plus libres, ils sont bien aises de descendre de leur rang pour quelques heures, et de se faire égaux à ceux qu'ils voyent presque toujours à leurs pieds dans toutes les actions de la vie.

« On eut raison, continue-t-il, de traiter de fol et d'insensé cet Antiochus, roi de Syrie, surnommé Epiphanes, et depuis, par dérision, Epimanes, puisqu'il se mêlait à la canaille dans tous les divertissements, gâtant par ces bassesses et des actions indignes de son rang et de sa naissance les immenses profusions qu'il fiisait en festins et en spec-

/./•: nicniT ni-s cK.whs r.M.i.irrs.

t.icks, a.insant avec des coméaicns et des Knillons, orJonn.iiit lui-même les festins, lev.iiit les plats et condiiisaiit les services. Un jour, au milieu d'une leste la plus superbe

SIR INE PLACE l'I-ULlQLE AU MOYEN Af.E. — DANSE DE TSICiANF.S Daprcs le tableau trAJrJL-n Morcaii. (Avec Miloris.Uwn .le J. linufso.i, M.vi:i. Jnyjiilcl Cie. c.iit.-frfifru't.

qu'on verra jamais, il se fit apporter au milieu de rassemblée, par une troupe de comédiens, enveloppé dans des draps, d'oii, se levant tout à coup, il dansa une entrée d'endormi avec tant d'extravai^ance, que tout ce qu'il y eut en cette festc de personnes

(a i. \ iiwsi: A tr.w/;rs les aces.

nisunnablcs se retirèrent, ne pouvant souffrir cette indignité. l'iaucus ne fit guire une meilleure figure quand, pour représenter Glauque, un dieu marin, il se fit une queue de poi.vson et dansa sur ses genoux. »

lin multipliant ces réjouivsances niK-turnes et en cherchant .i entraîner ses fils dans un tourbillon de plaisirs malsains, Citherine de Médicis cherchait i les éloigner du pouvoir et .\ m.rsquer ses sombres projets. C'est au milieu de ces fctes que la Saint- Ilmbélemy se préparait, comme tous les actes de son ambitieuse et ténébreuse politique.

Cependant la reine, en appelant, pour concourir à l'éclat des ballct.s, les musiciens d'Italie, fit faire un grand progrc-s à la musique thé-âtrale. L'orchestration, plus puissante, soutenait par son rythme les pas cadencés des danseurs.

Halt.isarini, un Italien qui, envoyé en France avcL lics )(iuluis di. \K>iim jmi Itmaréchal de Bri.vsac, prit le nom brillant de • Bcaujoyeux », régla avec une méthode inconnue jusqu'alors les ballets de la cour. Li reine mère se l'attacha en qualité de valet de chambre et le fit ordonnateur des fctes et des représentations. Ses talents comme grand maître des réjouissances de la cour furent célcbri-^ in ci-s termes par un \^i)iw ilu temps :

Bcaujoyeux qui, premier, des cendres de la Gricc,

Fais retourner au jour le dessein et l'adresse

Du ballet composé, en son tour mesuré.

Qui d'un esprit divin toi-même te devance.

Géomètre inventif, unique en ta science.

Si rien d'honneur s'acquiert, le tien est assuré.

En i58i, à l'occasion des noces du duc de Joyeuse, l'ingénieux Italien imagina le célèbre Ballet comique de la Reiiu ou ballet de Circé et de ses nymphes, qui passe pour un chef-d'œuvre de composition chorégraphique. L'aumônier du roi, Lachenaye, en donna les paroles; Beaulieu et Salmon, ses maîtres, en notèrent la musique. D'après le Journal de L'Estoile, la reine et les princesses représentaient les néréides et les naïades, et c'est à propos de cette fête que Jean-hticnne Despréaux fit, dans son Arl de ta danse, les vers suivants :

Lorsque Circé parut en ce ballet pompeux, Aux yeux de Médicis, offert par Bcaujoyeux, On choisit les danseurs parmi cette noblesse Qui joipn.iit .nu courage et la gràcê et l'adresse.

Les princes et les princesses avaient revêtu pour cette solennité des costumes d'une telle richesse que les counisans eux-nièines blâmaient cette prodigalité. « Une autre fête ne sera plus possible au roi, disaient-ils. « Certains de ces costumes avaient

/./•; lii'.iuT i)i:s cKWhs hm.i.f.ts.

\.\ DAN su DIS D.l I ^ Daprcs le lablcau d Aortzcn. (Miifcc .t'AinaU-r.lJin.)

coûté JJoooo francs. Les vètcinents des majestés surtout étaient ruisselants de broderies dor et de pierreries. Le roi dépensa à l'occasion de ces noces la somme, énorme pour ce temps, de 1 20 000 écus.

« Le lundi lf{ septembre i5J!i, dit L'Hstoile, le duc de Joyeuse et Marguerite de Lorraine, tille de Nicolas de ^'audemont, .sœur de la reine, furent iîancés en la chambre de la reine et, le dimanche suivant, mariés à trois heures après midi en la paroisse de Saint-Germain-l'Auxcrrois. Le roi mena la mariée au moustier, suivie de la reine, princesses et dames tant richement vêtues, qu'il n'est mémoire en France d'avoir vu chose si somptueuse. Les habillements du roi et du marié étaient semblables, tout couverts de broderies, de perles, pierreries, qu'il n'était possible de les estimer; car tel accoustrement y avait qui coûtait dix mille écus de façon; et toutefois, aux dix-sept testins qui, de jour en jour, furent faits par ordonnance du roi depuis les noces par les princes et seigneurs parens de la mariée et autres des plus grands de la cour, tous les .seigneurs et dames changèrent d'accoustrement, dont la plupart étaient de toile et drap d'or et d'argent enrichis de broderies et de pierreries en grand nombre et de grand prix.

« La dépense y fut si grande, \- compris les tournois, mascarades, présens, devises, musique, livrées, que le bruit était que le roi n'en serait pas quitte pour douze cent mille écus. » Nous avons vu plus haut que la dépense fut loin d'atteindre ce chitire énorme.

11 nous a p.iru intcrcssant de donner ici, [lour ceux de nos lecteurs qui s'intéressent à la musique, un air de danse du xvi' siècle (la Romaucsni). Xous devons à l'obligeance de MM. Durand et fils, les éditeurs de musique bien connu-;, de pouvoir reproduire ce joli morceau d'un compositeur resté inconnu.

Extrait Jcs fcV/x» du Temtn pass/. — A. Dunmd cl lils, éditeurs.

(Extrait Jcs LcIms du Temps Pusse. — A. DuraiiJ et fils, cUilcuri.;

1 /A'.ii/vA'.v Lt:s .\at:s.

«' Ix iiurJi le) octobre, le cardinal de Bourbon fit son festin en l'hôtel Je son abbaye de Saint-Germain-des-I'rî-s, et fit faire ù grands frais, sur la rivière de Seine, un superbe appareil d'un grand bac accommodé en forme de cliar triomphant, dans lequel le roi, princes, princesses et les mariés devaient passer du Louvre au Pri-aux-Clercs, en pompe solennelle. G: beau char devait être tiré sur l'eau par d'autres bateaux déguisés en chevaux marins, tritons, dauphins, baleines et autres monstres nurins en nombre de

vingt-quatre. En avant desquels étaient portés à couvert, au ventre desdits monstres, trompettes, cbirons, cornets, violons, hautbois et plusieurs musiciens d'excellence, même quelques tireurs de feux artificiels, qui, pendant le trajet, devaient donner maints passe-temps, tant au roi qu'à cinquante mille IKTsonnes qui étaient sur le rivage.

Mais le mystère ne fut pas bien joué, et ne put-on faire marcher les animaux ainsi qu'on l'avait procté. De façon que le roi ayant attendu depuis quatre heures du soir jusqu'à sept, aux Tuileries, le mouvement et acheminement de ces animaux sans en apercevoir aucun effet, dépité, dit qu'il voyait bien que c'étaient des bêtes qui commandaient à d'autres bétes. Et, étant monté en coche, s'en alla 2\<:c les reines et toute la suite au festin, qui fut le plus magnifique de tous. Nommément en ce que ledit cardinal fit repré.senter un jardin artificiel garni de fleurs et de fruits, comme si c'eut été en mai, ou en juillet et août.

« Le dimanche l5, festins de la reine dans le Louvre, et, aprè-s le festin, le hallel Je Ciné cl de ses nymplys. »

A cette léte splendide s'ajouta l'originalité d'un baiin uc chevaux. Ces ballets étaient, dans l'antiquité, pratiqués par les Sybarites. On racontait même que leurs chevaux aimaient à tel point la musique, que les Crotoniates s'avisèrent, en un jour

LA KSMKKAI.IlA UANSAN r D'arri> une L'ravurc a l.i maniL-rc nulri: Ac la/ii. iHiHh'ih luimn

/. /•; /» /•; nrr h i: s cnwh s h m.i. i: ts.

DANSE DE PAYSANS AU CO.MMENCE.MENT DU XVl* SIECLE. — UN HKANLE D'aprùs une'Kravurc du Icmps. (liibliothi'qiit: nationale.)

do combat, de mener avec eux quantité de joueurs de llùte : au son de ces instruments, les ciievaux des Sybarites se dressèrent sur les pieds de derrière comme pour danser, jetèrent leurs cavaliers à terre, et passèrent en cadence du coté des Crotoniates.

11 y a plus : les Sybarites se donnaient, dit-on, après leurs festins, le spectacle de chevaux si bien dressés, qu'au son de la flûte ils s'élevaient sur les pieds de derrière et exécutaient, dans cette attitude, une sorte de danse suivant avec précision le rythme des instruments. Arrien nous dit qu'aux Indes on apprenait l'art de la danse aux éléphants. On sait que cet animal est d'une intelligence remarquable; sous le règne de Domitien, un de ces pachydermes, corrigé par son maître pour son peu d'adresse, fut trouvé, dit-on, répétant sa leçon au clair de lune.

Baucher, dans le Dictionnaire raisonné d'éqiiitalion qu'il publia en iM.x^, nous donne, à l'article Contredanse, d'intéressants renseignements sur les aptitudes chorégraphiques des chevaux.

/ ( nWftF .\ TRAVERS LES AGES.

« I.'cquitation, poussée jusqu'à un certain point, permet de dire exécuter au cheval tous les mouvements inu^iinables, de former des quadrilles et de retracer réellement \s figures de la contredanse; grke .'t cet exercice, qui est tout à la fois une étude utile et un plaisir charmant, nos ama/ones peuvent répéter le matin dans le manège ce qu'elles dansent le soir dans les salons; dans l'un non moins que dans l'autre, elles pourront acquérir de l'aisance et de l'agilité, et déployer la grâce et le tact qu'elles apportent à tout ce qu'elles font; rien n'empêchera dorénavant nos jeunes dandys de parler équitation aux dames. Nos écuyères sauront aussi bien qu'eux en raisonner et, après quelques contredanses équestres, tirer parti d'un cheval avec toute sorte d'adresse et d'élégance.

« Dans mon manège, pour faire exécuter ces figures aux dames, je me contente de leur faire prendre un petit éperon : cet éperon et la cravache employée à propos suffisent pour déterminer le cheval aux mouvements les plus précis; grâce à ces deux aides bien simples, elles exécutent sans rencontrer de sérieuses difficultés une grande partie des airs de manège qu'on avait crus jusqu'ici réservés en propre aux écuyers les plus habiles; j'engage donc mes confrères à relever leurs leçons par ces puissants moyens d'émulation et d'attrait.

« Dès que les élèves se servent avec ensemble de leurs aides, on peut remplacer la haute école par des contredanses , qui les contraignent à plus d'assiduité, par la crainte de laisser les quadrilles incom- '

IIAI.I.ET DES RIDICULES. — ENTRÉE DES E,S1'ERDI(ATS plets; au bout d un Daprcs un dessin de la Bibliothèque nationale.

LE l>i:iUT hES r.R.WDS liM.I.ETS.

ci.rt;iiM temps, ils ont tout le savoir désirable pour prciulre leur part à de brillantes têtes d'apparat '. »

Les ballets équestres, nouveaux en l'rance, étaient lort pratiqués en Italie au xvT' siècle.

Ce turent des l'iorentins qui dirigèrent les premiers que Ton vit à l'aris au .wii" siècle, en Kx».'! et en i(>ir. Ils turent aussitôt tort à la mode et très «loùtés de nos

i.i; ii\i.i.i:r m ( hatkai' i>i; iiu iiTUi: (no.'il i:mui:i; I)i:s I'avsavs ivuks

rois : LtJuis XllI et Louis Xl\' en tirent un des attraits de leurs magnillques carrousels. L'n mois après les têtes du duc de joyeuse, un ballet s'ouvrait, aussi .sous la présidence du cardinal de Bourbon, en son hôtel de l'abbave de Saint-Gerniain-des-Prés. Il représentait le triomphe de Jupiter et de Minerve. La reine y ligurait comme première dan.seu.sc. La princesse de Lorraine, les duchesses de Mercœur, de Guise, de Xevers, d'Aumale, étaient les secondes danseuses et représentaient les naïades.

Dans ce ballet, on vit apparaître une t'ontaine monumentale dont les douze cotés étaient surmontés de deux néréides et de musiciens chargés d'accompagner les danses. Au-dessus de cette t'ontaine, transparente au point qu'on y voyait nager des quantités de poissons, s'en élex.iit une autre entourée de balustres, entre lesquels des niciies

étaient ménagées pour recevoir douze nym|ihes.

1. lîauclKT trace ensuite les figures et l'ordre dans lequel on les exécute :

« D'abord la Promenade autour du manèf^e, deux àdeux, jusqu'à vos places.

(( Le Pantalon, qui comprend la chaîne anglaise, la chaîne des dames, la demi-queue du chat (ces trois ligures se font d'une piste, au pas, au trot, ou au galop, selon la force des élèves), balancez, et tour de mains (de deux pistes).

• L'iité. lin avant deux

BALLET DKS ^lATRI-; PARTIES 1)1' MONDE (162B) SECO.NDE ENTRÉE DU GRAND CAN

:^) LA DASSE A TRAVEfiS LES AGES.

Sur lj fjk'c principale , «les dauphins supponant une couronne lornuient le trône de la rcinr. Et, comme couronnement du prodigieux édifice, une boule d'or de cinq pieds de tour rc>p!endi!kSjit au-dessus de dauphins lans'jnt de brillantes gerbes d'eau! Li machine était traînée par des chevaux marins qu'accompagnaient des tritons et des sirènes. La reine et son corrige, formant le corps de ballet, étaient vêtus de robes de crêpe lamées d'argent et portaient à la main des houppes d'or.

Cette représentation dansante commença à ii> heures du soir pour se terminer vers .| heures du matin! Pour la première fois, on vit distribuer de menus objets en cadeaux aux danseuses et aux danseurs. Ia- premier de ces objets fut offert au roi par la reine : c'était une médaille représentant d'un coté un dauphin et portant de l'autre ces mots latins : Delphinum, ut Dflphinuw nptndat, « je vous donne un dauphin, et j'en attends un autre ».

Le duc de Guise reçut de la ducliev^c Je Xcvers une médaille où se trouvait gravé un cheval marin avec ces mots : Aihfrsiis semper iitIx'sUtn, « prêt à fondre sur l'ennemi ». M. de Sénevois offrit ;\ la duchesse de Guise une médaille portant cette légende : Populi siiperat, prudenlia fhiitiir, « le peuple en vain s'émeut, la patience l'apaise ». Le marquis de Pons reçut de la duchesse de Joyeuse une sorte de baleine portant sa devise : Sic faiiiam jiingerc famé, qu'un poète traduit librement :

Si vous voulez pour vous fixer la renommée. Occupe/, toujours ses cent voix.

La reine remit au duc d'Aumalc un triton armé d'un trident voguant sur les flots agités. On lisait au revers : Conniun'i't cl sedal, « il les trouble et les apaise ». La branche de corail offerte par Mme de Larchant au duc de Joyeuse portait une épigramnu- en cette devise : HaJcm nalura remansil, c il change en vain, il est le même ».

( d'une piste), chassez, déchassez, traversez, chassez, déchassez, à vos places, balancez, tour de mains (tour de deux pistes).

• L'.\nglaise. En avant quatre (de deux pistes), changez de dames (d'une piste), en avant quatre (de deux pistes), même répétition pour reprendre vos places : rond, moulinet, tiroir double sur les côtés (les ronds se pratiquent en plaçint les che\aux .i la croupe l'un de r.iutre; pour les moulinets, les quatre tètes des chevaux sont en regard et forment la croix; les rond< r! Us niniiHiut'. se Um\ \m t.nir A Jroite et un à gauche).

1 Le Carré de Mahoni double. (Ceux qui chasse-nt en dehors vont de Jeux pistes, et ctux qui vont en avant, d'une piste).

« Le Moulinet à huit au milieu du manège, (à droite et à gauche, rcculcT en coupant le manège par huitième).

• La grande Chaîne au galop.

• L'Anglaise à colonnes, pour figure finale. ( Descendre l'anglaise par deux au galop, et remonter de deux pistes au pas), s

LE DJiiiii i)i:s (iii.whs li.M.i.irrs. -,

M. Dcsr.it ;i pense que l'origine de l.i distribution de jouets qu'on pratique actuelleuient dans la danse du Cotillon pourrait provenir des cadeaux qui marquèrent ce ballet.

Nous avons sur cette fête peu de détails chorégraphiques; encore sont-ils très incertains, un seul auteur nous disant n.iïvenient que les danseurs « dansent de front, dos

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