‹ La danseChapitre 36 sur 78 · OSTU.ME DE BAL VERS 180O · texte numérisé non relu

OSTU.ME DE BAL VERS 180O

D.irrc- une (.T-nvurc dcrupoquc. ctdcpiques; ct tous, avcc frénésie, entonnaient le refrain.

cosru.Mi: ue ijal vuks i«i>j

D'aprùs une },'ravure Je rcpoquc.

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LA tJASSK A TRAVERS LES AUES.

LA ( AiUlAONtJl.l.

D'apri* une itTamre de 17)3. ( IMltotkf^ue niHomile.)

I» ftte de r/^/r*- supiénu, Jccrétcc par lj Ginvcniiun luiiotulc, dt-ssinéc par David et cuiiduitc par Robespierre, (ut le plus important des ballets ambubtoires de ce teinps-U.

Cx fut une fùte d'un caractère antique et d'une allure qui, avec quelque chose de déclamatoire, ne manquait pas de grandeur.

A Paris, le matin du 2<i prairial .111 II, toutes les portes et toutes les fenêtres i-taicnt cnpuirlandi-cs de fleurs et de rameaux de chêne. Les habitants, joyeux, appelés par le tambour, se rendaient i leurs sections ; les femmes et les jeunes filles étaient vêtues de blanc, couronnées de pampres et portaient des roses i la main. Les sections arrivèrent en bon ordre au Jardin national où s'élevait, au milieu d'un bassin, une statue colossale représentant la Sagesse, qui d'une main montrait le ciel et tenait de l'autre une couronne d'étoiles. On chantait et l'on dansait sous les arbres séculaires, et c'était le charme des idylles, un niyon de joyeuse lumière traversant les sombres jours. Bientôt les membres de la Convention prirent place sur une estrade, et des chœurs de musique entonnèrent un hymne .\ YHlrc stiprànc. Le président prononça un discours et, quittant ensuite l'estrade, mit le feu à l'aide d'une torche .\ une ligure représentant l'Athéisme.

Les membres de l.i Convention, dont chacun portait ù la main un bouquet d'épis, de fleurs ou de fruits, se rendirent ensuite au Omnip de la réunion entre deux rangs

LA TOLIE De JOCR. — LES DÉBITS DE LA VALSE

parallèles formés par le par Cat\e \emcl. { lUmoMine njUoitjU.l

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Li.'.v ULUL / v DE L .\ DASSE MoDERSE

peuple qui les accompaj^nait, les liommes d'un coté et les femmes de l'autre. Us entouraient un char, traîné par des taureaux aux cornes dorées, sur lequel se dressait la statue de la Liberté, assise à l'ombre d'un arbre et entourée*de }.;erbes de blé et d'instruments de labour. Sur des gradins s'étalaient les attributs des métiers : la presse d'imprimerie, le marteau, l'enclume, etc.', et un trophée d'instruments de musique indiquait qu'un art charmant n'était pas oublié.

Des groupes symboliques marchaient aux cotés des représentants, c'étaient VEnJaiur,

LA TRE.MS. — L UNE DES FIGURES DE LA CONTREDANSE EN I7ty- U'après une ^'ravure extraite du lion gciin.

parée de violettes, l'Adolescence couronnée de myrte, la Virilité le front ceint de feuilles de chêne, et la Vieillesse dont les cheveux blancs s'entremêlaient de pampre et d'olivier.

Durant la marche, la statue de la Liberté fut couverte d'offrandes et de fleurs.

Au Champ de la reiiiiioti, une montagne dont la cime portait l'arbre de la liberté figurait l'autel de la patrie.

« Ames pures, cœurs vertueux, s'écrie l'auteur du compte rendu de la fête, c'est ici

I. n \ous qui vivez dans le luxe et la mollesse, disait une jj;azeUc du temps, vous dont l'existence n'est qu'un pénible sommeil, peut-être oscrez-vous jeter un regard de mépris sur ces utiles instruments. An! fuyez, fuyez loin de nous! Vos àmcs corrompues ne sauraient goûter les jouissances simples de la nature ! n

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ittcnd une scène ravivante, c'»t ici que la liberté

i)u& j ménagé «o |>lu& doucn jouissances. •

À ^^^ '^ /\ ,N L'nc montagne immense, dit Castil-Blaze, devient

£\i,I^^W^^P >W l juicl de la patrie; sur sa cime sY-lèvc l'arbre de b liberté :

Ê^ •^T'*^^^^ ' ' '" reprfocnians sï-bnccnt sous ses rameaux protecteurs;

r ^^^ les pi-res avec leurs fils se groupent sur b partie de b nlon-

tagne qui leur est di-signi-e; les mères avec leurs filles se rangent de l'autre coté; leur fécondité et les vertus de leurs époux sont les seuls titres qui les y ont conduites. Un silence profond règne de toute part; les accords touchans d'une musique harmonieuse se font entendre : les pères, accompagnés de leurs fils, cliantent une première strophe; ils jurent ensemble de ne plus poser les armes qu'après avoir anéanti les ennemis de b République : tout le peuple répète b finale. Les filles avec leurs mères, les yeux fi.vés vers la voûte céleste, chantent une seconde strophe : celles-ci promettent de n'épouser jamais que des hommes qui auront servi la patrie : les mères s'enorgueillissent de leurs fils.... Nos cnfans, disent-elles, après avoir

purgé la terre des tyrans coalisés contre nous, reviendront s'acquitter d'un devoir cher à leur cœur; ils fermeront l.i paupière de ceux dont ils ont reçu le jour. Le peuple répète les expressions de ces sentimens sublimes inspirés par l'amour sacré des vertus.

<' Une troisième et dernière strophe est chantée par k peuple entier. Tout s'émeut, tout s'agite sur b montagne : hommes, femmes, filles, vieillards, enfans, tous font retentir l'air de leurs accens. Ici les mères pressent les enfans qu'elles allaitent; là, saisissant les plus jeunes de leurs enfans mâles, ceux qui n'ont point assez de force pour accompagner leurs pères, et les soulevant dans leurs bras, elles les présentent en hommage à l'auteur de la nature; les jeunes filles jettent vers le ciel les fleurs qu'elles ont apportées, seule propriété

LA SAtlELSE

dans un ige aussi ttndrc. Au même instant, et simul- uaprÉs une ^nuTire extraite Ju co» ^«r».

LES DKDl-TS DE Al /).I.V.S7: MODERXE.

uncniciit, les fils, brûlant d'iim; ardeur guerrière, tirent leurs épées, les déposent d.uis les mains de leurs vieux pères; ils jurent de les rendre partout victorieuses; ils jurent de faire triompher l'égalité et la liberté contre l'oppression des tvrans. Partageant l'eiitliousiasme de leurs fils, les vieillards ravis les embrassent, et répandent sur eux leur bénédiction paternelle. Une décharge formidable d'artillerie, interprète de la vengeance nationale, enflamme le courage de nos républicains; elle leur annonce que le jour de la

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