‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 130 sur 166 · DANSES PRIVÉES. 31S · texte numérisé non relu

DANSES PRIVÉES. 31S

Sur les plus anciennes 6gurations du kômos, il semble que presque tous les confrères danseurs aient les jambes flageolantes et soient sur le point de perdre l'équilibre; bien qu'on aperçoive souvent au milieu d'eux des vases gigantesques dont le contenu sufEirait à expliquer une pareille tenue, on peut donner du fléchissement des genoux, qui est de règle dans la compagnie , une explication plus honorable (300) ; tous ces bonshommes û demi accroupis sont des sauteurs éméritcs. L'artiste n'a pas osé les lancer dans l'espace : il les a montrés en train de pn'iparer ou de conclure leurs sauts, par cette

flexion des genoux qui en est le facteur nécessaire. Toutefois il faut se garder de méconnaître des intentions humoristiques, qui dans certains cas sont évidentes : ces joyeux kômastai (fig. 598, 599, 600) ont perdu la notion de la stabilité '. L'enthousiasme bachique, que les Satyres expriment par des mouvements outrés, s'exprime ici d'une façon plus plaisante et sur un mode moins orchestique.

Le nom de kômos ne s'appliquait pas seulement aux folies bachiques qui suivaient les repas dans la salle même où les convives étaient traités par l'hôte : il arrivait à la bande joyeuse de s'échapper à travers les rues en cortèges bruyants. Parfois elle s'arrêtait pour servir à un paisible citoyen une sérénade irrespectueuse; même elle envahissait sa demeure et l'obligeait à prendre part aux ébats de la compagnie. Certains kômoi touchaient de prés aux processions phalliques (tx ^xXXixx) d'où la comédie est née, suivant Aristote. Que les kômastai fussent' de riches citadins

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