Cf. (392, noie
quelles la nudité est une convention, peuvent être interprétées comme des danses privées; nous n'osons pas dire des danses de société.
Il est moins certain qu'on puisse considérer comme des femmes libres les danseuses telles que les figures 448, 449, 450, 451, 452« 457, nous les montrent. On a le droit cependant de croire que ce ne sont pas là des orkhestriai de profession : la décence du costume, la modération dans les mouvements, le style de l'œuvre elle-même, font penser que le coroplaste ou le graveur ' ont pris leurs modèles plus haut. Les exemples analogues ne manquent pas. Il n'est pas douteux que des femmes de naissance libre ne se trouvent parmi les danseuses figurées sur les monuments : mais à l'exception des hiérodules et des jeunes filles qui prennent part aux cortèges religieux, il est toujours difficile de les reconnaître et de les qualifier.
416. Le Kômos. — Les danses privées exécutées par des hommes se rattachent presque toutes aux traditions du komos.
Les Grecs buvaient peu en mangeant : ils n'aimaient pas ù mélanger le vin aux aliments. Après le repas, en même temps que les musiciens et les danseurs, entraient les esclaves chargés de remplir les coupes.' On appelait kômos cette suite inévitable du festin, joyeuse « buverie » que la présence des courtisanes, joueuses de flûtes et orkhestriai, des mimes et des bouffons, transforma peu à peu en une sorte de concert ou d'exhibition, et qui se terminait d'ordinaire en orgie.
Dès le vii^ siècle, les représentations figurées du kômos sont nombreuses sur les vases peints, et cet usage est répandu dans tout le monde hellénique. A l'origine, il se rattache étroitement aux rites dionysiaques et il restera toujours apparenté au culte bachique. Les compagnons du kômos, les komastaiy peuvent être regardés comme les substituts des Satyres et leurs représentants dans la vie réelle. Ce rapprochement entre les uns et les autres est si légitime que le nom de kômos est plusieurs fois attribué, sur les vases peints à légendes, à l'un des Satyres du thiase bachique '.