QUATRIÈME POSITION = IV
La IV est représentée sur les vases et les reliefs par un nombre considérable d'exemples. Mais l'écartement. des pieds, au lieu d'être constant, comme chez nos danseurs, est très variable et généralement assez grand \
Fig. 81.
Pig. 82.
Fig. 83.
On reconnaîtra, dans la figure 81, une IV dans laquelle la jambe gauche appuie sur le sol par la plante, et la droite par la demi Pointe.
Les deux figures 82 et 83 sont des IV sur la demi Pointe.
109. La IV croisée est une des positions favorites des danseurs grecs, si l'on en juge par le nombre très grand des représentations auxquelles elle a donné lieu. Nous verrons (267) qu'elle est par excellence le moyen mécanique employé par eux pour tournoyer en piétinant.
1. La quatrième Position est, dans son ensemble, sinon par rnssiclle des pieds, un des momenta (282) de la marche, celui-là même qui indique le déplacement en avant du marcheur. On trouvera donc parmi les marcheurs figurés sur les monuments un grand nombre de personnoges campés en IV.
Fig. 84 : IV croisée, droite devant sur la plante, gauche derrière sur la demi Pointe.
Fig. 8*.
Fiff. 85.
Fig. 86.
Fig. 85 : IV croisée, sur la demi Pointe. Fig. 86 : IV croisée, sur la Pointe.
110. Peut-être ce danseur (fig. 87) est-il en position de Grande IV desfant (fig. 61). Mais les difficultés de la perspective et des raccourcis ont empêché le peintre de pousser la hardiesse au delà de la Position de demi Quatrième (101). Le style de ce dessin est médiocre; celui de la danse représentée est pire : la Pointe, au lieu de se tenir basse, se relève de la façon la plus disgracieuse, et la plante se montre tout entière nu spectateur, qui ne doit jamais la voir. C'est là une faute proscrite aussi sévèrement dans Torchestique grecque que dans la nôtre (180, 182).
111. De la III et de la V il serait difficile de fournir des exemples précis. Il semble qu'une danseuse à tympanon, du sarcophage trouvé dans les Chambres sépulcrales des Licinii Crassi^ à Rome — et dont le moulage est à l'école des Beaux-Arts, — se tienne en V sur la pointe. Et il est probable que, pour exécuter l'entrechat de la figure 318, la danseuse a pris la V, comme Préparation (80, 255).
Fip. 87.
112. V action des bras dans la danse diffère essentiellement de celle des jambes. Les jambes sont aidant tout un support; par suite leur usage se trouve réglementé et restreint. Les bras jouissent d*une bien plus grande indépendance. Tandis que les jambes, en raison de leurs fonctions, ne peus^ent échapper aux conditions très limitées de r aplomb, les bras, interprètes de Vejcpression et des nuances orchestiques, concourent essentiellement à la plastique, lien résulte que la variété dans le port des bras est infinie, et quon ne peut réduire à un petit nombre de formules types, comme pour les jambes, les Positions fondamentales des bras.
Nous nous contenterons d'indiquer par des figures les formes principales du port de bras, et nous les appellerons Positions des bras, par simplification terminologique^.
Elles se répartissent logiquement en deux groupes : 1® les Positions symétriques des bras; 2** les Positions dyssymétriques (114,
113 /Les bras, quelle que soit leur position, ne doivent jamais se raidir. En particulier, lorsqu'ils tombent par leur propre poids le long du corps (fig. 88^, il ne faut pas quils obéissent trop rigoureusement aux lois de la pesanteur : ils doivent être légèrement soutenus. En d^autres termes, au lieu de s'allonger verticalement de chaque côté du corps, ils s'inscrivent dans un arc très ouvert partant de la face externe de l'épaule et aboutissant à l'extrémité des doigts. Il faut de plus que les doigts se groupent, arrondis, le médius s^ opposant au pouce. ILe poignet, pas plus que le coude, ne
1. Et aussi par onalogic — au point de yue de leurs fonctions — ovec les Positions des janxbes. Voir la définition de la position (86).
présenteront (V angle brusque ^ à moins que le danseur ne veuille obtenir un effet caractéristique (fig, 93^.
La main, dans la plupart des danses modernes françaises, na pas de rôle spécial, ce qui ne veut pas dire qu^elle soit inerte. Elle a pour fonction de bien finir le bras : c'en est une. Les doigts restent presque toujours groupés comme il a été dit plus haut.
En raison de la liberté qui est laissée au danseur pour l'usage de ses bras y leur tenue est une des plus grosses difficultés de la danse.
Les images schématiques ci-contre reproduisent les Positions principales entre lesquelles oscillent presque tous les mouvements de bras de nos danseurs,