Mouvements du Corps et de la Tête. — Les mousse
ments du Corps et de la Té te y à ne considérer que leur direction et leur amplitude, sont astreints à des nécessités physiologiques qui les rendent nécessairement simples. Les Positions mentionnées (150, fig, 182 à 186, et 158, fig. 194 à 198) sont les limites extrêmes (175) entre lesquelles oscillent d'une part les mouvements du Corps, d'autre part les mouvements de la Tête. Rien n'est donc plus facile que de se représenter y par la pensée, le mécanisme et la forme de ces mouçe^ ments naturels. Ils sont d'ailleuî^s si intimement liés aux Positions vers lesquelles ils tendent qu'il suffit d'un même mot pour désigner les uns et les autres : épauler^ cambrer, par exemple, sont des termes qui expriment avec clarté le mouvement qui aboutit à la Position épaulée, à la Position cambrée. De même, il ne saurait y avoir d'équivoque dans le sens d'expressions telles que tourner la tête à droite ou à gauche, renverser la tête, etc.
Dans les mouvements du Corps et de la Tête, la liberté du danseur est très limitée. Leur difficulté n'est pas en eux-mêmes; elle réside dans leur combinaison harmonieuse avec les mouvements des Bras et des Jambes.
201. Les Positions du Corps et de la Tête, déterminées par la
forme de notre organisme, sont les mêmes dans la danse de tous les temps (151, 159). Cette remarque s'applique aussi aux mouvements du Corps et de la Tête; leur mécanisme ne change pas.
Ce qui est particulier à l'orchestique grecque et ce qui constitue
un de ses caractères les plus saisissables, c'est le fréquent usage des mouvements qui aboutissent aux Positions 4) et 5) du Corps et de la Tète (150, 155, 156, 158, 162, 163). Les danseurs grecs qui penchent en avant le Corps ou la Tête, qui cambrent le Corps et qui renversent la Tète, sont si nombreux sur les monuments, à toutes les époques de Tart hellénique, qu'ils semblent bien marquer les traditions les plus répandues et les plus vivaces de Torchestique. Ont-elles leur origine dans les rites du culte dionysiaque? Ces mouvements excessifs et disgracieux tendaient-ils à exprimer la démence orgiastique? Il faut bien reconnaître qu'ils se retrouvent dans toutes les danses et qu'ils ne sont pas exclusivement pratiqués par les compagnons du thiase bachique (fîg. 199, 450, 469, 474, 476).