‹ La danse grecque antique d'après les monuments figurésChapitre 69 sur 166 · Combinaison des Mouvements. — La combinaison · texte numérisé non relu

Combinaison des Mouvements. — La combinaison

des mouvements des Jambes, des Bras, du Corps et de la Tête repose avant tout sur la prati(pie. L'expérience seule peut apprendre au danseur quelles corrélations existent entre les mouvements des différentes parties du corps; quelles simultanéités, quelles successions, quels contrastes s'imposent, quelles libertés sont permises.

Dans la Marche et dans la Course normales, l'Opposition se produit spontanément (63, 70), entre l'allure des jambes et le balancement des bras. Le danseur obéit à ces réactions instinctives, qui se pro^ duisent non seulement entre les membres supérieurs et inférieurs, mais aussi entre les membres et le Corps, entre les membres, le Corps et la Tête. Il sait les utiliser en les réglant, les transfoj^mer à l'occasion; mais c'est toujours en se conformant à des lois natu^ relies qu'il acquiert l'aplomb et la grâce.

203. Les danseurs grecs ont subi les mêmes lois et en ont fait le même usage. Veurytlimie dans la démarche [to ^aotJ^siv £'jp'jO|jL(u;] n'était peut-être que l'association parfaite de ces mouvements croisés dont la science moderne rend compte (tig. 14, 26 otsuiv.). L'eurythmie dans la danse, si l'on en juge par un grand nombre de représentations orchestiques, reposait en partie, elle aussi, sur l'Opposition (171, 173). Il y avait un rythme pour les yeux comme pour les oreilles; le même mot (p'j9;jl6;) exprimait le rapport des

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sons entre eux et le rapport des mouvements entre eux. Les Grecs avaient deviné les conditions de V équilibre dans le moui^ement, et leurs danseurs les appliquaient, avec des nuances exquises.

204. Il y a cependant toute une partie de l'orchestique grecque qui, sans exclure l'eurythmie, y contrevient souvent : les danses orgiastiques (400) ne répugnent pas aux mouvements les plus bizarres et les moins harmonieux. Ici Teurythmie cède le pas à l'imitation ; le danseur est tenu d'exprimer, par des contorsions folles, voire même par des gestes obscènes, certaines idées symboliques. Le culte de Rhéa et le culte de Dionysos ont contribué surtout à perpétuer ces modes de la danse arrythmique.

Technique de la Danse

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