‹ La DauphineChapitre 128 sur 138 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

L'encens fume sur les autels. Madame, enlendez-vous au loin le son des cloches ! Ces carillons joyeux ne sont que les appels

De vos paroisses les plus proches Où nous avons crié la victoire en passant. Vu delà c'est la plaine et partout l'airain vibre

Dans ce brouillard éblouissant.

LA REINE, avec obstination et crainte,

\h ne veux pas partir, monsieur, je suis bien libre.

LA COMTESSE, à la Reine,

Ce départ, sans doute, est précipité, ^lais celui de Rosslyn aussi l'avait été. [qs amis ont voulu que cette heure enivrante [ous vînt trouver du même pcts que le malheur.

coMYN, à la comtesse.

Sa Majesté n'est pas souffrante.

o'donnel

Je suis surpris de sa pâleur

COMYN, à la Reine,

L'armée est rassemblée en dehors de la ville. Fidèle à vos couleurs dans la guerre civile, Elle attend sous le ciel enfin devenu pur Que Votre Majesté daigne entrer par la brèche. Venez poser le pied sur la blessure fraîche Que le canon a faite au mur.

LA REINE

Non, grand'maman, je veux rester dans la montagne Je déleste Kinross, j'aime mieux vivre aux champs,

o'donnel, aux officiers.

Seule, messieurs, la Reine a de ces mots touchants.

COMYN

Si votre Majesté se plaît à la campagne, Elle y retournera dans la belle saison.

LA comtesse

Oubliez-vous Rosslyn, notre chère maison?

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