‹ La DauphineChapitre 127 sur 138 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

GOMYN, à la comtesse.

Votre entrée à Kinross est fixée à jeudi, i Le bronze des canons à peine refroidi, \ Nous conduisons la Reine au sacre.

-Tout est prêt, nous avions sous la main l'archidiacre. Le saint-chreme est déjà versé.

o'do^nel, qui regarde dans la court en souriant.

Votre carrosse est avancé.

COMYN, souriant aussi.

C'est, en attendant mieux, une antique berline Rencontré en chemin vers Murthly, par hasard.

PORTLAND

Elle brinqueballait au flanc d'une colline,

,En zigzaguant, sous le soleil, comme un lézard ;

îfous l'avons aussitôt réquisitionnée.

En ayant fait descendre, avec de grands saluts,

Toute une famille étonnée Ee s'en aller fleurir brusquement les talus.

COMYN, à la comtesse.

Ne leur en veuillez point d'une innocente farce,

Ce n'étaient que petits bourgeois.

Burkett a pris le nom de la famille éparse.

BURKETT

Et puis, nous n'avions point le choix, Car nous avions quitté Kinross sans attelage. Tant nous étions fous de bonheur.

o'donnel, aux officiers.

Madame est arrivée au pied de ce village. Un soir à dos de mule, elle vous fait l'honneur D'accepter, messieurs, la berline.

LA REINE, tremblant i avec effroi.

Je ne veux pas partir, je neveux pas.

o'donnel, à la Reine,

Déjà, la foule marche au-devant de vos pas. Dans les temples déjà le peuple ému s'incline.

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