‹ La DauphineChapitre 135 sur 138 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

RUTHWEN

Mon fils, je ne sais point, un malheur éperdu

Quelquefois peut tenir dans une heure d'horloge.

J'ai péché par orgueil et je suis bien puni.

J'ai cru, pauvre insensé, que Dieu m'avait béni,

Quand déjà sur mon toit il amassait sa foudre.

Fout dans ton action demeure trop obscur,

jJe ne puis t'accabler, mais je ne puis t'absoudre.

j Je te plains, mon enfant, c'est dur

|)e commencer ainsi la vie.

S' agenouillant deva7it la Reine,

Et vous. Madame, l'ardonnez-moi, mes pleurs devraient être étouffés, ^uisqu'en ce jour, c'est vous, du moins, qui triomphez. )e tout mon cœur, je fais des vœux pour que la trame )e votre haut destin soit d'or, sans un fil noir, 'uisse de vos succès le ciel grandir le nombre, fous, nous allons rentrer, comme il convient, dans l'ombre,

Se relevant^ la main sur V épaule de Donald,

vec l'aide de Dieu, nous reprendrons espoir.

LA REINE, à Ruthwen.

Faites-moi place à votre table.

Je resterai chez vous, si vous le voulez bien.

Les officiers sourient.

RUTHWEN, gravement.

La Reine a l'àme charitable, Mais ce triste foyer ne peut être le sien.

A Donald.

Nous puiserons le réconfort dans la prière.

LA REINE

Je prierai moi-même avec vous.

DONALD

Non, partez, sans jeter un regard en arrière. Emportez seulement cette branche de houx.

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