ACTE PREMIER
Mais ton oncle, ma fille, a pu nous exiler,
Je suis là, j'avais pris, moi, ton enfance en garde,
Et j'ai formé ton cœur pour un destin plus haut.
A dOsborn,
Ah ! vous êtes déjà moins à l'aise I
A la Dauphine.
Regarde I Dans mes yeux, dans les tiens, il voit son échafaud.
d'osborn
De plus nobles que moi, madame Léonore, Ont fait connaissance avec le billot.
LA COMTESSE, à la Daupkîne.
Laisse, il est le valet d'un univers vieillot, Je te dis que c'est toi l'aurore !
d'osborn
L'aurore est pâle, elle est dans les limbes encore.
A des officiers qui sont entrés par toutes les portes
depuis quelques instants et qui se tiennent groupés autour de la comtesse et de la DcU" phine.
Messieurs qui vous montrez, je vous trouve imprudents, Le jeu que vous jouez coûte cher aux perdants, Et je vous avertis que j'ai bonne mémoire. Bonjour, Burkett! Bonjour, Borland!
A un troisième»
Quoi, vous aussi ?
A la comtesse.
Décidément, madame, on est en nombre ici ! Rosslyn cache un conspirateur dans chaque armoire î Ce n'est plus un château, c'est une garnison !
LA COMTESSE
11 ne tiendrait qu'à moi d'en faire une prison !
d'osborn
Ou même un coupe-gorge?
Ah I ah ! Rosslyn au tendre ciel I Le paradis des fleurs et des ruches à miel 1