ACTE PREMIER
Nous savons maintenant quels desseins Ton y forge I Ecoutez ces pipeaux ! Madame était au bal ! On sautait à la corde, on jouait à la paume I Sous le couvert de quoi Ton trouble le royaume I
Il ne va pas nous faire mal?
LA COMTESSE
L'aveuglement du Roi confine à la démence I Il vous dépêche ici pour m'insulter, tandis
Que sous son balcon, une foule immense, Déjà — l'ignorez-vous ? — déchire les édits.
d'osborn
C'est ici le foyer de la guerre civile !
On cessera bientôt, messieurs, d'y cabaler !
LA COMTESSE
Vaine menace I Allez — car je vous laisse aller — Quand vous approcherez dans trois jours de la ville
Voire maître n'y sera plus, Vous le rencontrerez au carrefour des routes,
Suant de peur à grosses gouttes, Abandonné de tous au revers d'un talus Ou bien, pâle, tremblant, au fond d'une voiture, Frileux comme un serpent sous une couverture. Pour que dans sa débâcle il ne soit pas tout seul,
Rejoignez-le, je vous l'accorde.
Montrant le rouet.
Mais remportez ceci, que, par miséricorde. Quelqu'un à ce rouet lui file son linceul !
d'osborn'
Nous nous retrouverons devant la chambre ardente.
LA COMTESSE
Si VOUS voulez! Demain, j'en serai présidente! D'Osborn sort avec sa suite.