ACTE II
RUTHWEN, reprenant sa promenade»
Oui, j'ai voulu vivre à l'écart.
Je peux m'imaginer parfois que je navigue. En ce moment, je fais le quart.
LA COMTESSE
Et ce ciel nébuleux jamais ne vous fatigue?
RUTHWEN
Non, il me rappelle la mer.
Comme sur un vaisseau, la brume ici vous trempe.
Lorsque je touche cette rampe, Je rêve que là-haut souffle le vent amer. Mais excusez ! C'est vrai qu'on n'y voit pas très clair.
A sa fille.
Isobel, allume la lampe.
Isobel obéit avec mauvaise humeur,
LA COMTESSE
Il n'est que trois heures pourtant.
DONALD, à la Dauphine,
Cousine, prête-moi ta poupée un instant. Hum ! le traîneau n'est pas tout à fait à sa taille. Mais nous allons le réformer.
Passe-moi la tenaille.
LA COMTESSE, de loiriy à la Dauphine.
Tu ne crains pas de t'enrhumer, Jane, si près de la fenêtre ?
LA DAUPHINE, tout au travail de Donald,
Non, grand'mère, j'ai mon fichu.
Un temps.
RUTHWEN, à part.
Maintenant que je sais pourquoi Dieu m'a fait naître. J'ai peur du sort trop beau qui, soudain, m'est échu,
De loin à ses enfants.
Enfants, si nous faisions une courte prière?