ACTE II
DONALD
Oui tes yeux se fermaient en regardant le feu. Ta grand mère parlait à Charlotte à voix basse. Père, comme toujours, murmurait : « Prions Dieu! » Alors, une autre vie a commencé, cousine. J'entends ton pas, là-haut, trotter sur le plancher. Sous la lampe, au souper, j'aperçois ta main fine, Et nous nous embrassons avant de nous coucher.
Il tétreint en disant les derniers mots, isoBEL, se levant, furieuse.
Laisse-la I laisse-nous ! Donald, tu nous ennuies ! Nous en avons assez de tes sottes façons ! C'est dimanche ! Va-t'en rejoindre les garçons î
DONALD, riant.
Un torrent grossi par les pluies Fait moins de fracas que ma sœur.
Isobel, Dieu commande aux femmes la douceur.
ISOBEL
Père apprendra bientôt ta mauvaise tenue !
DONALD, avec force.
Je n'ai rien fait de mal. Jane est la bienvenue.
Je le lui prouve en l'embrassant.
Pour qu'elle oublie un peu ton mauvais caractère.
ISOBEL
Assez, je te dis de te taire î
DONALD, entrant en fureur.
Ne me fais pas bouillir le sang I Ou bien il va t'en cuire !
Calme-toi, Donald, calme-toi !
DONALD, un peu radouci.
Elle veut m'apprendre à me bien conduire ! Dirait-on pas qu'elle est le livre de la Loi ?