ACTE II
Cet escalier, ma mie, est trop raidc à mon gré. Sur les dernières marches.
Votre père n'est pas rentré?
ISOBEL
Pas encore, cela m'étonne.
LA COMTESSE
11 ne peut plus tarder...
A la Dauphine-
Et que fais-tu là, Jane?
Je regarde un livre illustre.
ûA COMTESSE, tapotant la joue de Donald e7i passant. Eh bien ! toi, toujours crâne?
CHARLOTTE, à IsohsL
Débarrasse la table, allons I
isoBEL, trouvant sur la table la poupée de la Dauphins
et la lui jetant.
Tiens! ta poupée!
LA COMTESSE, à Charlotte qui y T ayant vue prendre un plat y se précipite pour le lui ôter des mains.
Laisse, je n'aime pas rester inoccupée...
Laisse, encore une fois, puisque nous le voulons...
CHARLOTTE
Oh ! c'est comme un péché qu'on m'oblige à commettre I
LA COMTESSE
Sous le toit de Ruthwen, nous sommes tous égaux. Je trouve même un charme à ces soupers frugaux.
HEXTHiLDA, apportant la soupière.
J'entends le pas du maître.
RUTHWEN, entrant»
Je vois que tout le monde est déjà sur le pont. Bonsoir! Le brick sent la ciboule.
HEXTUILDA
Venez, c'est du bouillon de poule.
Hexthilda ferme les volets et sort. Tous, à r exception de Charlotte qui reste debout, prennent place autour de la table et le souper commence,
RUTHWEN, à la comtesse.
Une course pour rien, l'homme m'a fait faux bond.
DONALD
Le neveu de Gotlob est venu, mon père.
RUTHWEN, à Donald, Je sais...
A la comtesse.
Le maquignon sera là demain soir.
A Donald,
Hein? Donald, un second cheval, un pur-sang noir, Gela te fait plaisir, j'espère?
DONALD, distraitement.
Oh! Oui!
RUTHWEN
On dirait que tu n'y tiens plus? C'est inouï! Tu répétais toujours : « Si nous avions la paire ! » Que te faut-il ? des éléphants ?
Jsobel rit, A la comtesse.
Je ne comprends rien aux enfants.
LA COMTESSE, aux trois enfants.
Qu'avez- vous fait pendant que j'écrivais mes lettres? Silence.
Ne parlez pas tous à la fois.