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10 académiciens libres (8 en 1018) ; 6 membres non résidant établis par le décret du 17 mars 1913 (3 places occupées en 1918); 12 associés étrangers (6 en 1918). Même largeur : la Science pas que que les Inscriptions ni les Belles
ettres n’a de patrie. Voici le Prince de Monaco, Albert — des Grimaldi et de la Roulette. Voici « Schwendener, à Berlin, Prusse ». Enfin 116 correspondants aux noms également dissimulés.
L'Académie des Beaux-Arts, conservatoire des vieux espoirs. 40 places (30 membres en 1918) én 5 sections, de la Peinture à la Composition musicale ; 1oplaces d’académicienslibres (poccupées en 1918). Prince Auguste d'Arenberg.
Sous la Coupole il doit dessiner des locomotives, car il appartient comme Administrateur à la Société Anonyme des Chemins de fer de Ceinture, et à celle du Chemin de fer de Paris à Orléans — ou des puits (Compagnie des Mines d’Anzin) — ou des canaux (Compagnie de Suez).
De cette dernière il est même, selon le Chaix de 1918, Président d'Honneur. La belle principauté — et mieux dotée que celle de l’Ancêtre, médiatisé en 18or, sur J’Ahr, province du Bas-Rhin, en Prusse ! — Justin Germain Casimir de Selves, académicien qui montra son goût des Beaux-Arts à la manière dont il embellit Paris, et l’acheva rectiligne. — Baron Edouard de Rothschild, l'artiste de la famille ; elle sait compter la sportule
des barbouilleurs ou des maçons dans ses frais généraux.
10 places d'associés étrangers (8 occupées en 1918) tous alliés... pour le moment. |
50 places de correspondants, toujours sans noms portés aux listes officielles du Bottin.
Et de ces cinq Académies, la cadette, l'Académie des Sciences Morales et Politiques, non plus résurrection de PAncien Régime, mais création du Nouveau, ñon plus du Grand Roi, mais du Roi-Citoyen.
40 places, dont 3r occupées en r918, en cinq sections ; 10 académiciens libres, 8 associés étrangers ; 60 correspondants.
Donc lInstitut, quand il serait dans sa plénitude et que sur tous ses bâtons caqueteraient ses habits verts, représenterait 610 Instituteurs, faisant en leurs « cinq classes » la leçon à la Pensée et à l'Art. Et l’on dit qu'en France on ne fait pas de place aux jeunes ! |
L'Académie des Finances se doit établir sur ces bases augustes. Aujourd'hui, bornons-nous à en esquisser la Classe des Emprunts franco-russes.
Dulaure, aux approches de la Révolution, catalogua les Seigneurs, tenants et :
profitants de l’Ancien Régime finissant.
Cela servit en 93. Donnons seulement
dans cet essai la liste des 17 groupes qui, en 1918, sont portés à l'Annuaire Chaix, ce Bottin des Sociétés Anonymes et des Banques. Ce sont les Seigneurs, tenants et profitants du Nouveau Régime, luimême finissant. Demain cela pourra servir.
Cette liste serait interminable et confuse, s’il fallait la dresser année par année, depuis le début de l'aventure francorusse jusqu'à la débâcle, de 1891 à 1918.
A quoi bon des visions rétrospectives ?
Nous ne pensons à hier qu’autant qu'il domine aujourd’hui — et demain. Ceux qui ont pris d’un cœur léger et d’une bourse lourde l'héritage de l'aventure en doivent supporter les conséquences. Ce sont eux qu'il faut grouper, instituer en Institut.
Relisez, à l’appendice, tous les noms donnés Etablissement par Etablissement, Banque par Banque. Plusieurs phénomènes vous y apparaissent, qui justifient notre imitation de l’auguste Znstitut.
Les Académies se recrutent par cooptation. La Finance de même. Certes les Actionnaires élisent en Assemblée Générale leur Conseil d'Administration. Mais il est présenté par le Conseil théoriquement sortant. Bien rarement dans les Grandes Affaires vit-on Assemblée rebelle à ces présentations.
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Les Académiesse pénètrent ets’agrègent mutuellement. À l'Académie Française M. Bergson inculque sa philosophie si neuve et à l’Académie des Sciences Morales et Politiques son style si français.
Semblablement M. Boutroux. M. Paul Deschanel promène en l’une et l’autre sa politique si fleurie. Mgr Duchesne peut, comme Membre des Inscriptions, composer en beau latin d'Eglise une épithaphe pour chacun de ses confrères de l'Académie Française.
Il'n'est guère que Iles Gens. de Lettres », quelque” Brèux, Pot, où Bourget, pour être mis à ia portion congrue et n’appartenir qu'à une Académie. Comme les « Quarante », les Gens de Finance s’assoient à toutes les tables des Grandes Sociétés.
Voici M. Stéphane Dervillé. H préside la Grande Ceinture. I préside le P.-L.-M.
Il est de la Banque de France. Il est de la Banque de Paris et des Pays-Bas...
et de trois autres affaires. Sa main domine sur toute la Finance, en France et à l'étranger, sur toute l'Industrie ; il fournit l'argent qui transporte, il transporte l'argent qui fournit.
Nous indignons-nous ? Au contraire:
Ces hommes forment une association.
redoutable, mais en un sens respectable.
Nés dans la richesse (il est très rare qu’on arrive en sabots à l'Académie des Finances — depuis le xvrre siècle, à partir de Colbert, le règne des Traitants a constitué ses
dynasties), ces hommes ne se sont pas laissé amollir par la richesse. Ils ont ciné dès leur jeunesse pour maintenir Fhénees de force et de puissance. Dans la Finance, il n’est pas de « situation acquise ». Un incapable est vite évincé.
La cooptation donnera beaucoup moins de médiocres dans notre Académie que dans la Française avec ses d'Haussonville. Elle n’accueillerait pas aussi facicement que les Inscriptions et Belles Lettres, même à titre « d’associé étraner », un Loubat, duc par la grâce du ape et américaniste par la grâce de ses nombreux deniers.