‹ La décapsulation du rein: Traitement symptomatique des oliguries graves et de l'anurieChapitre 19 sur 30 · OBSERVATION VIII (LUBBERT · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII (LUBBERT

Primipare de 26 ans. Accouchement normal à forte hémmoragie secondaire nécessitant le tamponnement.

Deux heures après la délivrance, série de crises convulsives qui se répètent à courts intervalles.

®Urines rares.

Seize jours après ce début, décapsulation double.

Imméditament après les crises cessent. Ne

Dès le lendemain l’urine augmente, tandis que l’albumimine rétrocède.

Amélioration rapide. Guérison en 20 jours.

OBSERVATION IX (LuBBERT)

Primipare de 26 ans. Hémorragie Post-partum. Apparition de crises, qui se rapprochent et revêtent un type grave. Oligurie extrême. Coma.

Dans le coma : décapsulation double.

Amélioration rapide consécutive.

Guérison complète en cinq semaines.

ïl ne faudrait pas conclure de ces 4 cas à issue favorable que telle issue est la règle dans les éclampsies traitées par. l'intervention.

Nombreux, trop nombreux sont les cas où la décapsulation venant trop tard au secours d’un rein trop gravement atteint, n’a pu que retarder l'issue fatale.

Fréquents aussi sont les cas où la toxémie revêt une telle gravité que nulle intervention ne peut en suspendre l’évolution mortelle. 4 Quels résultats a donc donné globalement l’inter-

vention? Fort difficiles à estimer du point de vue

opératoire, fort élevée fatalement du fait de la gravité d’état des opérées, antérieurement à l’intervention, l’opération s'accompagne, suivant les auteurs, d’une mortalité de 30 à 40 pour cent. Plus forte pour les éclampsies ayant débuté pendant la grossesse (45 pour 100) elle n’est que de 27 pour 100 dans les éclampsies post-partum (Commandeur).

Or, ce que nous savons de la mortalité propre de l'intervention ne peut expliquer ces chiffres.

La décapsulation est-elle donc ici une opération inutile ? Nullement ; dirigée contre l’anurie, elle rétablit la diurèse dans 80 pour 100 des cas (Com-. mandeur).

« Elle ne constitue pas un traitement de l’éclampsie, mais elle influence heureusement certains de ces symptômes. »

Quand ce symptôme porte le nom d’anurie et qu’il est à lui seul mortel, il semble qu’il soit difficile de ne pas faire ici une place importante à la décapsulation.

Avant de terminer ce chapitre des anuries par intoxications endogènes, nous signalerons un cas curieux signalé par Frédéric Baucroft à la Southern Surgical Association, en décembre 1924.

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