OBSERVATION XXIX (SCHMITT
I s’agit d’un garçon de 6 ans, qui, au cours d’une scarlatine, fit une anurie grave. Décapsulation, ponctions multiples du rein à l’aide d’une aiguille. La diurèse se rétablit trois heures après l’opération. Guérison. L’auteur écrit : « L'opération paraît vraiment avoir sauvé la vie du malade. ».
Volhard, dans son rapport au Congrès d’Urologie de Berlin, d'octobre 1924, rapporte deux cas d’anurie post-scarlatine traités par la décapsulation, les voici :
OBSERVATION XXX (VOoLHARD)
1913 : Enfant de 6 ans, présentant une anurie post-scarla-\ tine contre laquelle le traitement médical était resté vain. « Le médecin de la famille s’évanouit quand je proposais
l'opération ». Acceptée enfin et effectuée, la décapsulation double ramenait rapidement une diurèse active et le malade guérit.
OBSERVATION XXXI (VoLHARD)
Enfant de 2 ans : Néphrite scarlatineuse aiguë avec anurie de 2 jours.
Décapsulation, Succès surprenant. Le lendemain de l’opé-
Fa ae
ration. La diurèse est rétablie. L'albumine, de 4 %, tombe à 0,8 %, puis à 0,2 %.
« La néphrite était guérie avant la plaie. »
Volhard rappela ensuite le cas traité par Meinhardt Schmitt.
Ces trois cas semblent en effet nettement favorables à l'intervention dans la forme anurique de la néphrite infectieuse post-scarlatine.
Nous donnerons maintenant, en détail, deux obser-
vations fort intéressantes de décapsulation dirigées, l’une contre une anurie vraie, l’autre contre une oligurie grave, recueillie dans le service de M. le Professeur Gayet.
Soigneusement étudiées, elles constituent des documents de première importance pour le problème de la décapsulation.