CONCLUSIONS
IL — Au cours de l’évolution des néphrites, soit aiguës, soit chroniques (traversant une phase aiguë), peut se présenter un symptôme particulièrement grave : l’oligurie, qui va parfois jusqu’à l’anurie.
II. — Cette anurie, fort souvent, ne cède pas au traitement médical. Elle ne peut cependant se prolonger sans aboutir à d’autre issue que la mort du malade.
III. — Il existe une intervention simple, rapide, présentant une gravité opératoire pratiquement nulle et susceptible de ramener rapidement ( en quelques heures parfois), le fonctionnement normal du rein.
Cette opération est la « décapsulation du rein » ou « capsulectomie ».
IV L’uni ou bilatéralité des lésions existantes. rcconnue ou soupçonnée, ne saurait être une contreindication, vu ce que nous savons de l’action réflexe inhibitrice d’un rein malade sur l’autre rein sain ou seulement moins touché. La donnée certaine d’unilatéralité ou de prédominance des lésions d’un côté
RO NECS
orientera seulement l'intervention de ce côté, la décapsulation ne pouvant avoir qu’une action favorable sur les phénomènes inflammatoires.
V. — Nous concluons donc qu’en l’état actuel de ces connaissances, on ne devrait jamais laisser mourir un malade en anurie sans avoir tenté une opération qui, à aucun titre, ne saurait aggraver son état et qui, par contre, a des chances sérieuses de l’amé-
liorer.
Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE DoYEn, GAYET.