‹ La décapsulation du rein: Traitement symptomatique des oliguries graves et de l'anurieChapitre 8 sur 30 · MATE · texte numérisé non relu

MATE

teras, Emerson, Cuteler, Gifford, Goltmann, Suker, Gumwell, Jewet, etc...

. En France : Claude et Balthazard, Castaigne et Ratey, Jaboulay, Chauffard, Delbet, Gayet et Bassan, Pousson, Lépine, Durand, Le Nouêne, Cavaillon, etc.

En Allemagne : Asakura, Bakes, Brockaus, Erahardt, Gelpke, Herman, Israël, Rosenstein, etc.

En Angleterre : Barling, Freeman, Boy, etc.

En Italie : Ascoli, Ferrarini, Cesari, Giordano, Ciuti, Ascoleo.

En Espagne : Francisco Genti, etc.

De cet ensemble considérable de travaux échelonnés sur six années, se dégage une impression nettement favorable à la méthode, pour ce qui est du résultat clinique s’entend. Cette période, en effet, est aussi celle des recherches de laboratoire et leur abondance ne le cède en rien à celle des essais cliniques; leurs conclusions sont-elles semblables ou tout au moins du même sens ? Viennent-eiles confirmer .la légitimité de l'intervention ? Malheureusement, non. Cherchant à prouver, par l'expérience, et demandant à l’anatomie pathologique confirmation des hypothèses émises par les cliniciens soucieux d'expliquer leur succès, on n’aboutit ainsi qu’à jeter la confusion dans les esprits.

Nous passerons en revue, dans un chapitre ultérieur ce côté expérimental de la question ? Disons seulement ici qu’à l’époque il ne contribue à apporter aucune lumière et, bien loin d'augmenter la faveur dont jouissait alors la décapsulation, ne fait que semer le premier de ces doutes que nous verrons se

développer de façon si fâcheuse pour le succès de la nouvelle opération au Cours de ce que nous avons appelé :

La RÉACTION (1908-1914)

; Disons-le tout de suite, d’ailleurs, l'enthousiasme de l’école américaine n’éveilla pas un écho aussi complaisant en Europe. Des essais furent tentés, et nombreux, nous l’avons déjà dit. En France, en particulier, après de nombreuses tentatives opératoires, la plupart des chirurgiens gardèrent une certaine réserve vis-à-vis des résultats à attendre de la décapsulation, mais il y a loin de cette attitude prudente, qui attend des confirmations sérieuses avant de s’engager plus avant, à celle qui se fera jour quelques années plus tard et dont le travail de Murard (thèse de Lyon, 1913), sera, tant de par son importance que par la netteté de ses conclusions, l’expression la plus remarquable. Amenée, nous l’avons dit, par les contradictions incessantes relevées dans les résultats des recherches de- laboratoire, c’est là encore qu’elle cherchera la preuve de l’inutilité ou du moins de la quasi-inutilité de la décapsulation.

Nous étudierons, en même temps que ces recherches, les conclusions que leur ensemble inspire à Murard et nous discuterons alors la valeur de celles-ci.

Cette réaction de défaveur connaissait sa plus grande expression au moment où commença la Grande guerre. | PN

Le cadre étroit des applications de la décapsulation du rein n’a pu trouver au cours de la grande

SAUTÉ ts

tourmente, matière à se consolider ou à s’élargir. En tout cas, l'extrême rareté des publications faites à cette époque ne nous a pas permis d’en faire état.

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