‹ La décentralisation administrative et les universités régionalesChapitre 2 sur 15 · AVANT'PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT'PROPOS

Ce n'est pas sans un certain sentiment cT hésitation que nous publions ce travail. Cest en effet une tâche épineuse et hardie que de prétendre analyser une œii^ vre qui n'en est qu'à la période d'essai; tel lui critique dart qui voudrait étudier une statue encore à Vétal d'ébauche.

Notre dessein n'est d'ailleurs pas si téméraire. Nous ne nous sommes pas proposé d'étudier la question des Universités, ni d'envisager les moyens qu'il conviendrait d'employer pour arriver à la constitution et à l'organisation définitives de ces établissements. Nous n'avons pas non plus voulu faire une intrusion dans ie domaine de la science historique.

Ce que nous nous sommes efforcé de faire, c'est^ étant donné une institution déterminée^ de préciser exactement sa nature juridique.

Pour bien comprendre les caractères de chacun des

Delabrousse. 1

organes qui composent Vorganisme nouvellement créé, nous avons été obligé de rechercher V origine exacte de ces organes, c'est-à-dire de faire V historique de la question. Nous n* avions, dans cette circonstance, qu'à suivre l ouvrage de M, Liard ; c'est ce que nous avons fait.

Nous nous sommes imposé, comme ligne de conduite, r obligation de ne pas nous écarter du point de vue juridique que nous avions choisi : mais, en pareille matière, il est bien difficile de ne pas dévier, et nous soU licitons à cet égard V indulgence de nos juges.

Nous insistons en outre sur ce point que, pour étayer notre thèse, nous ne nous sommes servis que de textes ou de faits connus de tous.

Si nous sommes parvenus au but de nos recherches ; si nous avons pu dégager la formule exacte d'un organe décentralisé, et si, au moyen de celle-ci, il nous a été permis de caractériser les Universités régionales,

nous nous estimerons heureux.

Mais, à supposer ce résultat obtenu, il conviendrait

d'en reporter l honneur à ceux qui ont été nos maîtres

et nos initiateurs.

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