SECOND POINT
Était-il préférable de faire une Déclaration des Droits plutôt qu'une Déclaration des Devoirs ?
Portée capitale de cette question 17
Légitimité et nécessité de l'emploi de la métaphysique pour
la solution des questions de cet ordre. 17
Séparation du Devoir et du Droit 19
Ses conséquences 19
lo Relation du Devoir avec le Droit au point de vue
abstrait 21
Pages 2* Belation du Droit avec le Devoir au point de vue concret 23
B^ En quoi il était inutile et dangereux d'ajouter à la rubrique de la Déclaration des Droits de T Homme, les mots : « et du citoyen » 24
— Cette addition est due aux idées de Rousseau 27
!»• Proposition. — Le p&uple f ramais, comprenant
que Vouhli et le méprit des droits naturels de Thomme
sont les seules causes des malheurs du monde
Est-il vrai que Thomme ait connu d*abord ses Droits naturels et qu*il les ait ensuite oubliés et méprisés 7 29
Le genre humain éprouve-t-il des malheurs?. * 3'Z
2* Proposition. — Le peuple français a résolu d'exposer
dans une déclaration solennelle ces droits sacrés et in-
aliénables,.,,.
Critique de ces expressions: Déclaration des Droits sor
crés et inaliénables • 24
3« Proposition. — Afin que tous les citoyens,
pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement
avec le but de toute institution sociale, ne se laissent javmis
opprimer et avilir par la tyrannie.
Contradiction des termes du préambule avec cet idéal gouvernemental ; Identité entre les gouvernants et les gouvernés 35
40 Proposition. — .... A^n que le peuple ait toujours
devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur, le
magistrat la règle de ses devoirs, le législateur l'objet de
sa mission.
Excellence de cette dernière proposition 36
Fin du PREAMBULE : En conséquence, il (le peuple
français) proclame, en présence de l'être suprême,
la déclaration suivante des Droits de l'homme et du
citoyen. »
L'idée de Dieu dans la RévoluJtion,
— Montagnards et Girondins 33
— Mot et opinion de Robespierre 38
-- Les Hébertistes et la déesse Raison 89
— Anacharsis Clootz et son livre 40
— Théorie des hommes providentiels et ses conséquences 42
— Le Panthéisme, Clootz et Spinoza 43
— Le Panthéisme, réfuté par Hegel 44
DES DROITS DE L'HOMME DE 1793 GOIiCMENTlâE 295
Pages -* L'idée de Dieu n*est pas étrangère à la politique;
exemple 46
— Opinion et mot de M. Louis Blanc . 46
— L'Athéisme est-il aristocratique? 46
— L'Athéisme est-il anarchique ? 47
— Robespierre et Louis Blanc républicains par le cœur
plus que par la raison 48
— Conclusion de l'appréciation du préambule 4S
— Danger et conséquences de Tinscription dans une constitution d'affirmations ou d'invocations dépourvues
de sanction légale 48
ABTICLE PSEMIBS
Le but de la Société est le bonheur commun.
Le gouvernement est institué, pour garantir à V?umme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles, -» Le bonheur proposé comme but de la société est une
idée trop absolue 49
<— Nécessité d'atteindre auparayant des buts plus iumtédiate 50
— Difficulté de définir le bonheur 60
— Véritable position de la question 61
— Bestitution à l'idée du bonheur de son véritable caractère 62
— Supériorité de la Déclaration de 93 sur les autres Déclarations quant au but assigné à la société, et malgré
son erreur en ce point 53
^- Le gouvernement, son excellente définition par les
hommes de 93 54
— Corrélation entre cette définition et la notion de l'action en justice 5i
"^ Conséquences d'une erreur dans la délimitation du domaine gouvernemental 64
— Le Droit du gouvernement, le Droit social n'est, pas
un Droit propre 65
*- Critique de l'expression « Droits naturels » 65
— L'unique fonction du législateur est de constater et
de déclarer 56
— Critique de cette expression « Droits imprescriptibles » 56
— Supériorité de la conception du gouvernement dans
Ces droits sont: l'éçalité, la liberté, la sûreté, la propriéti.
Pages
— EBt-ilrationneld'ayoîrplacérégalitéayantlaliberté? 57
— Examen comparatif des autres Déclarations 57
— La place que Tégalité occupe avant la liberté est due
aux doctrines de Jean-Jacques 53
" Démonstration de Tinexactitude scientifique de Tordre
adopté 59
-- Inutilité d'avoir ajouté « la sûreté » à la suite de
régalitéet delà liberté 60
— Motifs qui expliquent cette addition 61
— Inutilité d*avoir fait figurer la propriété dans l'énu-
mération 6Î
— Cause des illogismes et des pléonasmes qui abondent
dans les diverses DéclarationB 63
— Ganse du retard qu*éprou«e Tordre nouveau à se faire. €3
ABTICLE 8
Tous Us hommes sont igavx par la nature et devant la loL
— L*égalité des hommes par la nature, proposition
fausse et regrettable 64
— Véritable idée de Tégalité 65
— Analyse de Tidée d'égalité 66
— L'affirmation erronée des hommes de la Révolution
résulte d'une méprise ou d'un entraînement. Preuves ^ 66
•— Opinions de Vergniaud et de Robespierre 66
— Conclusion sur la première proposition de l'article. . 68 ^~ Caractère superficiel de la seconde proposition 68
— Conditions nécessaires pour que Tégalité devant la
loi ne soit pas une chimère 69
— Ce que suppose Tégalité devant la loi 69
— Définition de Tégalité par Condorcet 69
— Définition par l'auteur 70
ABTICLE 4.
La Loi eét Vexpression libre et solennelle de la volonté générale. Elle est la même pour tous, soit qu'elle protège.
Pages soit qyCelle punisse, elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la Société ; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible,
{re Proposition. — La Loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale
— Valeur de cette Définition, tirée de Jean -Jacques. . . 70
— Opposition de la formule de Montesquieu à celle
de Jean-Jacques 71
— Critique de l'opinion de J. -Jacques 72
— Réfutation de J.- Jacques par lui-même 72
— La volonté générale n'est que le moyen darriver à la
déclaration de la loi politique vraie 73
— Imperfection de ce moyen appliqué à toutes les ques-
tions de l'Ordre politique -73
— Confusion commise dans le rôle attribué aux savants
touchant la déclaration des Droits politiques . . /. . 74
— A quelles conditions, actuellement, le Régime repré-
sentatif peut être admis 75
— L'idéal Politique 76
— I^e véritable rôle des Savants 75
-* Désarroi dans les idées et contradictions qui caractérisent notre époque de recomposition sociale : Exemples 76
— Impropriété de la qualification de a Solennelle » appli-
quée à l'expression de la volonté générale 78
— Solution de la difficulté à laquelle donne lieu la qua-
lification a libre » appliquée à l'expression de la volonté générale 78
— L'expression de la volonté générale doit être libre de
l'ignorance 79
— Libre de la misère 80
2™« Proposition. — La loi est la même pour tous, soit
qu'acné protège, soit qu' elle punisse .
— Restriction de la Protection juridique aux mineurs
et aux incapables 80
3me Proposition. — La loi ne peut ordonner que ee qui est juste et utile à la Société.
— Réfutation par cette troisième proposition de la pre-
mière 80
— Aperception intuitive de l'identité du juste et de
futile prouvée par la juxtaposition de ces deux
termes 81
Pages
— Critique de ce terme « la Société » antithèse ordi-
Daire des Droits de Tindividu 81
4«e Proposition. — La Loi ne pevt défendre que ce qui est nuiiihle à la Société.
— Inutilité de cette addition 81
— La rédaction de Tarticle 4. nouvelle preuve que les
Hommes de la Révolution n*étaient pas maîtres de
Iburs idées 81
Conclusion 82
ASTICLE 5.
Tous îeê Citoyens sont également admissibles auw emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d^ autres m4>tif s de préférence dans leurs élections que les vertus et les talents.
— Ce texte est mal classé 83
— ^expression « emplois publics » est trop étroite ... 83
— L'expression <i fonctions sociales » plus exacte et plus
vraie
— Qu'est-ce que la fonction sociale ? 84
— Deux sortes de fonctions sociales 85
— Fonctions sociales privées, fonctions Sociales
publiques 85
— Importance supérieure des premières par rappport
aux secondes 85
— La parabole de Saint-Simon 85
— Loi d'admission à la fonction privée 86
— Quid des fonctions répugnantes ? 87
— Disparition progressive et mode d'exercice des fonc-
tions publiques 88
— La seconde partie de l'articfe inutile en tant que
loi, excellente comme conseil 88
— Motifs qui ont porté les auteurs de la Déclaration à
négliger les fonctions privées 89
La liberté est le pouvoir qui appartient à Vhomme de faire tout ce qui ne nuit pas atix Droits d' autrui ; elle a pour principe^ la nature; pour règle, lajmtice ;pour sauvegarde, la loi; sa limite morale est dans cette maxime : Ne pais pas a un autre ce que tu ne veux pas qu'il