‹ La decorationChapitre 43 sur 51 · DE E · texte numérisé non relu

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ble produit par l'encadrement insuffisant d’une glace.

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Fig. 96. — Effet d

sentimental. La crainte instinctive que nous ressentons à la vue d’une ouverture béante, le vertige qui nous saisit lorsque nous sommes isolés sur un sommet, l'impression répulsive qui, Sur un balcon dépourvu de balustrade ou de rampe, nous fait nous rejeter en arrière, ces sensations sont trop connues et trop caractéristiques pour qu'on puisse nier sinon l'horreur, du moins l’aversion que le vide nous inspire. « Le plus grand philosophe du monde, a dit Pascal, sur une planche plus grande qu'il ne faut pour marcher à son ordinaire, s’il y a au-dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. Plusieurs ne sauroient en soutenir la pensée sans pâlir et suer!. » — « Il y a très peu d'hommes, écrit Dugald Stewart, qui puissent regarder en bas, du haut d’une tour très élevée, sans éprouver un sentiment de crainte. Et cependant leur raison les convainc qu'ils ne courent pas plus de risques que s'ils étaient à terre sur leurs pieds ?. »

Eh bien, dans la décoration, ce sentiment instinctif se manifeste également, et le vide pratiqué dans un plein, par ce seul fait qu’il semble entamer la solidité de ce plein, provoque chez nous une sorte d'inquiétude, peu raisonnable assurément, mais dont un décorateur soigneux ne manque pas cependant de tenir compte. C’est pourquoi de toute antiquité les architectes ont pris soin d’entourer leurs ouvertures de solides chambranles, de souligner leurs arcs d'intrados et d’extrados robustes, qui semblent renforcer la construction tout autour de la baie. Et l'habitude de ce renforcement est si invétérée en nous, qu’un simple œil-de-bœuf dépourvu de cet entourage nous paraît choquant.

Obéissant à ce même sentiment, les décorateurs, eux

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