Percier et Fontaine (/oc. cit
XCII. — DE MÊME IL EST MALADROIT DE SIMULER PAR DES JEUX DE LUMIÈRE OU PAR DES EFFETS DE PERSPEC- TIVE, DES RELIEFS PLUS OU MOINS ACCENTUËS AUX EN- DROITS OÙ LE MUR DOIT RESTER PLAN.
Ce que Percier et Fontaine ne disent point, par exem-
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Fig. 97. — Bossages apparents, produits par la mauvaise disposition d’une marqueterie.
ple, et ce qu'il est cependant indispensable de constater, c’est la fâcheuse impression produite par l'opération contraire. S'il est inconvenant de simuler des vides dans les endroits où les nécessités de la construction exigent des pleins, il est presque aussi maladroit de simuler des reliefs
dans les parties où la muraille doit rester plane. Il suffit, en effet, de la disposition mal comprise de boiseries assemblées en fougère ou en point de Hongrie, pour produire des Jeux de lumière, qui donnent à la menuiserie d’un lambris l'aspect de bossages. De même, certaines marqueteries, certains treillages, sont combinés de façon à produire des effets de perspective également regrettables. Ce sont là des erreurs contre lesquelles on ne saurait trop protester. Autant, pour les lambris, les différences de niveau qui résultent de saillies raisonnées, voulues, aménagées avec art et en vue de la décoration générale!, peuvent donner ' des résultats heureux, autant il faut s'élever contre ces transformations purement accidentelles d’une surface qui devrait demeurer plane, en une surface mouvementée.
XCIII. — DANS LA DÉCORATION MOBILIÈRE, ON DOIT ÉGA- LEMENT ÉVITER AVEC SOIN DE CRÉER, PAR UNE ORNE- MENTATION MAL ENTENDUE, DES RELIEFS APPARENTS EN CONTRADICTION AVEC LA FORME DU MEUBLE.
Ce que nous venons de dire des décorations murales s'applique également à l’ornementation des meubles. Les ébénistes, cependant, oublient trop souvent ces sages recommandations, et dans la combinaison de leurs mosaïques de bois, cherchent des effets qui, pour être ingénieux, ne s’en trouvent pas moins en contradiction avec la forme et la destination des surfaces qu'ils ont à orner. C’est ainsi que, sur l’abatant d’un secrétaire ou sur le cylindre d’un bureau, 1ls simulent des cubes, des pointes de diamant, des étoiles saillantes. De même ils gondolent le chevet d’un lit, les portes d’une armoire, en les couvrant d’un placage
1. Voir ce que nous disons à ce sujet dans notre volume sur la Menuiserie, p. 31.
assemblé en bois frisé d'onglet. Toute décoration plane doit conserver son aspect plan, et l'artiste habile a soin de se garder de ces accidents plus ou moins décoratifs, qui produisent toujours des simulations regrettables. Ê
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XCIV. — DANS LES PAVEMENTS, PLUS ENCORE QUE DANS LES REVÊTEMENTS ET DANS L'ORNEMENTATION DES MEUBLES, LES EFFETS DE PERSPECTIVE DOIVENT ÊTRE SÉVÈREMENT PROSCRITS. DANS LES TAPIS COMME DANS LES CARRE- LAGES, TOUTE DISPOSITION EXPRIMANT UNE IDÉE DE RE-