BE
11 devient donc nécessaire d'examiner le B plus mî* nutieusement, et cela nous mène à découvrir qu'il est composé de ces deux parties, I et î. Nous découvrons encore que cette dernière partie (3) est ellemême formée de ces deux parties B , qui , lorsqu'on les dispose ainsi, S constituent la lettre S, dès qu'on les rapproche assez l'une de l'autre pour qu'elles puissent se rencontrer par le milieu. Il résulte donc de ceci, qu'en plaçant un I devant S, on a réellement IS, quoique sous une autre forme, et qu'en définitive B et IS ne font qu'un seul mot. Si, d'un autre côté, nous prenons les deux parties d'un S (S), et que nous les disposions comme ceci 0, ou comme ceci O, de manière à ce qu'elles puissent se toucher , nous obtiendrons un O; de sorte que 10, B, et IS ne sont en réalité qu'un seul et même mot. Par conséquent, tous trois peuvent tout aussi bien être io^ io^ io^ b^ b, b^
m U DÉCOUVERTE
ou iê, iSf iê. Maint(;naQty comme io^ de même que tf, Ài et Vf e%t composé de deux caractères signifiant char CUQ un^ de même k et ù, puisqu'ils sont égaux à 4o, sont composés de deux caractères signifiant chacun un. Alors Bet0, JEta, Zetoy Thêta, et Iota ont été fort justement <léfinis par la sagesse des anciens temps, et nous pouvons voir maintenant pourquoi des mots tek que s^t b^ 6t isy sont tous semblables pour le sens, quoiqu'ils diffèrent par la forme.
Je crois qu'il est nécessaire de revoir ici en quelques mots comment Beta^ JEta, Zêta, Thêta ei Iota s'ac** cordent entre eux, ainsi que les définitions qui en ont été données.
BiiT«, La définition contenue dans ce nom mèmei signifie quo B^ra est le même que Erm ; ee qui est vrai , puisque le premi<^r est égal à be mta {l'être ou la chose vie), et le second i pita^ c'est>-à*dire n ita, {la vie, ou ç^eet h vie).
Le caractère Best aussi égal à H > en ce qu'on re^* trouve dans sa forme 10; que 10 est égal à II» et que II est égala H.
B>»T4i est égal pour le sens à z^rrai parce que ce der* nier est pour le »ît«, c'est-à-^dire Je vita (la vie), ce qui est aussi le sens attribué à b«t«.
Le caractère B est le même que Z , parce que ce dernier est une contraction de IS , et que IS est égaUB.
Sqtoi est égal à ^y% pour le sens, parce que ^w signifie aussi the vita^ ou h vie. Le oaractère B est
égal & m de e^ra^ auquel on fait alluaion dans l'analyse ainsi, iuH^itmj c'eet-à-dire o€ hHêsiy oe qui tout dire c^est /W) et nous avons vu comment B e^t égal à TH.
B«v« est égal k 10 pour le sens, en ce que 10, comme 9iiT«y signifie exiUence. Le caractère B est égal à 10, en ce que 10 est égal à IS, et que IS est égal à B.
De cette manière, nous avons expliqué Bv)t« pour le sens et pour la forme. Maintenant voyons m^oi.
Htoc signifie em^tente^ parce qu'il est composé de r-fVa, ce qui veut ^weviec^esty ou la vie.
Lie caractère H est égal à B^ ainsi qu'on l'a vu.
H est égal à Z, parce que Z étant égal k IS, IS est égal à 10, qui est égal à 1 1 , qui est égal à H. La ressemblance existe de mèmç pour le sens, puisque tous ces mots veulent dire existence.
Le caractère H est égal à e (thêta) dans la définition de ce mot ainsi donnée it ffita, c'est«à-dire ie H o^eaty puisque ces deux caractères ont une forme sem-> blable. Hra et enT<x sont aussi égaux pour la signification, puisque Ovittt est le môme qxx^tkéfnta {Im me, VemMence)y de même que B^oi est pour « ita ou itaiv^ (/a fJte, ou e^eêt la trie).
H est égal à 10 pour le sens , parce que ce dernier mot indique un pronom, 10 (oui), qui est en même temps Ifr verbe être et le verbe aller} mots qui tous signifient eori^/^nftf. Le caractère H est égal à I, parce que I est pour 10, que 10 est égal à 1 1 , et que 1 1 BSt égal à H.
B^ra et Hra Ont été expliqués ; voyons Zura. Z»jra Bi-
gniGiBexiêiencef parce qu'il est composé de t« «ïra, ce qui veut dire la vie, et c'est pour cela qu'il est égal à
Bfira, Ht«, CtC.
Le caractère Z est égal à B et à H pour les raisons que nous venons de donner; et il est aussi égal à l'H^ auquel on renvoie dans e^ra, parce que cet H ne diffère aucunement de l'autre , auquel j'ai déjà prouvé qu'il était égal.
Z est égal au caractère 10, parce que 10 est égal à IS, et quels est égala Z.
Comme Ovira n'est pas autre chose que H , ainsi que la définition même de ce mot le fait voir, il n'est donc pas nécessaire de montrer de nouveau comment il est égal à 6 et à Z, et combien il s'accorde fidèlement avec sa propre définition.
Ainsi j'ai expliqué B, H, Z, et 0, de sorte que je n'ai plus à m'occuper que de 10 ; mais comme ces quatre lettres ont été trouvées égales à 10, il doit nécessairement en résulter que 10 doit leur être égal.
Si nous examinons maintenant les caractères dont nous venons de nous occuper, et que nous les comparions avec ^Ipha (A et a), nous pourrons voir qu'ils sont tous dans celui-ci, et que, quant à présent, l'analyse de cette lettre qui signifie tout en a (c'est* à-dire, toutes les lettres de l'alphabet se trouvent dans l'a), est correcte. B étant composé de 10 (10 dont on fait B), est l'A lui-même (qui est formé à l'aide de oi contracté en a), dans lequel nous trouvons aussi 10
et II ; attendu que ce dernier caractère est composé de I et 1 joints ensemble par un autre I placé horizon* talement entre eux, comme ceci I-I, et que A est éga* lement construit au moyen de I et de I réunis aussi par un autre I tiré par le milieu comme ceci M. Mais comment l'H ressemble- t-il à «? Parce qu'on le fait ainsi 3-C^ où nous retrouvons les deux parties d'un O jointes par un I placé au milieu comme ceci, 3-C. Et le Z, comment ressemble-t-il à l'A? Parce que c'est la contraction deis, ainsi que nous l'avons vu; et comme nous avons montré que is est la même chose que B ou 1 0, qui sont égaux à A, nous devons nécessairement en conclure que is est équivalent à A. Si nous divisons même Z en deux parties égales par une barre tirée dans le milieu ainsi, %, nous verrons que chacune des parties de cette lettre est égale à un Y ; de sorte qu'ensemble, ces deux parties sont égales à W ; et si nous divisons un en deux parties égales, comme ceci, CC, et que nous les mettions dans cette situation uj, nous aurons celte partie du B (B) que nous avons reconnue être égale à l'S ou à un O, et aussi, lorsqu'on la place ainsi wu, à un W. Il s'ensuit donc que Z lui-même est trouvé dans l'A , puisque est une partie de l'A. Quant au caractère o, c'est simplement un et un 1, ce qui fait qu'il est la même chose que l'A. Il n'est pas semblable à A, mais comme H est égal à D-C, et que le premier est égala A, il s'ensuit que le dernier, c'est-à-dire >-C, doit aussi être égal à A. En conséquence, lorsque nous divisons l'O de e
tlft IiA DÉfiOUYElTE
en deux paBtiesi comme ceci ih ellei sont é§t\m i 1 1} et si on lea joignait ainsi B, ellea aéraient égalea à 1 1, lorsqu'on les réunit dans TA eomme e6oi> Aé Pour ee qui regarde io dans lotat c'est l'A lui-même} et lorsque nous nous ocoupons de l'I seulementi noua torons aussi qu'il éât compris ànm^Ipha^ soit que nous le considérions Comme A ou comme <x. VO est aussi contenu dans l'A ^ puisqu'il tfst égal à C C> ca^ ractèresqui sont égaux à II dans H, ou dans 3-^C| ott dans A, comme nous venons de le montrer; et nous le retrouYons aussi dans l'a ordinaire» attendu qu'il est eomposéd'uUoetd'untcontractéSi Alors, A est une let* ire composée, c'est-^à^ire formée par la combinaison de O et de 1 ; et comme est égal à ees deux parties C Q de quelque manière que nous leà placions^ et chacune de ces deux parties étant é^ale à I| il en résulte que Alpha est égal à III, c'est-à-dire à ir^is^ quoique^ cependant^ il ne soit qu'irn. Il est nécessaire de don^ ner la plus grande attention à la remarque qui est Alite relativement à ces deux caractères H et 3-C| qui| étant égaux ^ prouvent par cela mâme d'une manière suffisante qUë ces deux autres caracitèresl et C» ou 1 et 3^ sont égaUx aussi. C'est pour cette raison que I et I , lorsqu'on les joint ainsi V, ou ainsi A^ ou ainsi I, devraient être égaUx k CC , lorsqu'on les réunit comme ceci ui, m, g, ou de toiUo autre manièrei Nous devons aussi remarquer avec soin que I signifie wn, que le caractère O a un pareil sens, et que ces deux signes sout en apposition l'un à l'autre. Cette
DE LA IGIBiroE Dit LANGUES. 6U
dernière àirconâtanoe exige l'examen le jlm eérieux i car elle peut conduire noii«fieuleaieilt dans le soienee delà grammaire^ raaiâdaos toutes les autres sciences^ à des découTertes de la plus haute importandé; et nous devons surtout considérer la fornle de ees deux caractèresi dont Tuil est une ligne droite et l'autre un cercle» Mais ces deuk figures difiërent^lles beaucoup? Un S et un diffèrent beaucoup àUsèi en apparence^ et cependant I en réalité ^ ils ne font qu'un.
Conime cette soidnde s'accroît^ se développe à chaque inëtant^ je découvre maintenant que je peux donner une analyse plus minutieuse des caradtères que j'ai e]tpliqaéstout^à4'heure(iB^to) Eia^ Zêim^ Th^éa et Ma), On peut les analyser ainû i
Beta donne B-e-et-Si (B est Ë et À).
Ëta — È-ît-à (Ë est A).
Zêta — Z-E-et-A {2 est È et A).
Thêta — T-H-et-A (T est H et À).
Iota — I-O-et-À (î est Ô et A).
Il ddlt pàra!t^e fôi't Hdiculé ici^ d'affirmer que le earactère I est à^â-foid un et utl A^ Il est cependant l'un et l'autre^ et rien n'est plu^ vraij rien n'est plus exact. Lorsqu'il en ^ra tempe je rappellerai ce que j'établis en ce moment; et quelles que soient les raî^ sons qui s'opposent maintenant à ce que cette opinion soit acceptée, on reconrialira alors, je n'en ai aucun doulO) qu'elle est parfaitement juste et qu'elle doit être facilement adoptée par lous les cspriis qui ont
assez de pouvoir sur eux «mômes pour abandonner une erreur dés longtemps entretenue.
En examinant encore l'alphabet grec, je vois qu'il y est dit que m et n sont égaux à u , car leurs noms mu et nu (fM et vu) font, lorsqu'on les analyse, m-u, n^u, ce qui signifiem est u, n est u. Alors, ces deux caractères doivent être souvent employés pour ceux qui correspondent à Béta , et que nous avons expliqués ci-dessus , car ils leur sont aussi égaux : c'est pour cela que les deux formes de Eta (H et d) sont^ comme fA et V, chacune composée de un, un, et que, dans les langues modernes , p et v pourraient être pris pour le caractère romain u. Nous pouvons remarquer qu'il y a une partie de ce caractère d qui est plus longue que l'autre^ de sorte que si nous prenons la moitié de ce que cette partie longue a de trop, et que nous l'ajoutions à la partie courte, nous aurons deux parties égales^ et par conséquent un n, qui devient un u lorsqu'il est renversé. Nous pouvons aussi remarquer que le caractère fx contient, ajouté à son premier jambage, une portion considérable d'un t qu'on a enlevée à sa seconde partie; et si nous rétablissons cette portion d'^' dans la place qu'elle devait occuper primitivequent, il en résultera que ce caractère y^ deviendra u;. C'est donc aussi pour cela que que le grec M majuscule, qui ne diffère pas de TM romain, devient un W lorsqu'on le renverse , et signifie par conséquent dix, attendu que Y et Y, dont il est composé, sont égaux à deua: foù cinq ou dix. C'est pour la même raison que
le mot 10, dont les deux lettres (I et 0) sont égales aux chiffres 1 et 0, est aussi pour dix (10). Ces deux parties de B, c'est-à-dire I et 3, donnent aussi , lorsqu'on les place ainsi, uiu, c'est-à-dire en mettant l'I entre u et u, une autre forme du W, et sont par conséquent égales à 10. On peut en dire autant de IS, lorsqu'on permet aux deux parties de l'S (§) de se rencontrer comme ceci , O. Alors nous découvrons que le caractère I est pour homme , ou l'espèce mâle , et que vu, S, ou J, est pour la femme y ou l'espèce femelle, et que tous deux réunis constituent xmétre. Prenons maintenante^ ou plutôt sa forme primitive u>, et posons-la en face de I, comme ceci, B : n'est-il pas facile de voir qu'en les faisant rejoindre nous aurons un B? Et si nous prenons l'v, et que nous le placions devant TI de cette manière, T , n'aurons-nous pas tu saxon, qui est fait comme ceci, p? En mettant le V anglais de la même manière devant l'I (f), nous obtiendrons la même lettre (p). Nous savons aussi maintenant pourquoi le B s'emploie si fréquemment pour le V ou le W. Si nous écrivons le mot War ainsi , nrar, personne ne le prendra pour Bar, car on verra de suite que celte lettre (or) doit être une ancienne forme du W ; ce n'est cependant, en réalité, qu'un B placé horizontalement, ainsi que le lecteur peut s'en assurer en le regardant de côté. Et si nous écrivons le mot Mars ainsi, Sûxirsj personne non plus ne le prendra pour Bars^ parce qu'on ne doutera pas que la première lettre (m) ne soit une différente forme
tfift LA DÉœUVERTE
de M» bien que oe ne soit encore qu'un B dân$ une situation opposée à œlle que nous lui avons donnée d'abord ] de sorte que si nous le retournons sens des** sus dessous comme ceci TU, nous aurons Warê^ l\ n*y a donc pas la moindre différence de sens ou de forme entre les trois mots Bursj Marê^ et nrar^y et cela doit confirmer ce que j'ai déjà dit de Banm^ FFar^ et Mars. II y a dans tout ceci quelque chose d'extrême-^ ment curieux, et mystérieux même } cependant » ce n'est encore rien comparativement à ce quQ nous al* Ions voir plus loin.
Nous pouvons dire maintenant pourquoi les Juifii nommèrent leur onsième mois AB. A» lorsqu'on i'a* nalyse, devient oij et B, in y de sorte que, quand noua plaçons oea deux analyses l'une devant l'autre > ainsi OIIO, nous avons oi^sftf (li). Nous pouvons aussi faire connaître l'étymologie du même nombre en fi*an-» çais (onze). Comme s est pour m, ainsi que noua l'avons vu, il s'ensuit que onMe est pour aniê^^ alors, comme on est pour un^ et comme IS est pour 10 ou iO, nous découvrons qu'en ajoutant ces deux nombres ensemble, nous avons ùnne. Mais qu'est-ce que 1'^ qui se trouve à la fin de ise? Dans le principe, cet e était devant, eis^ et ce mot était écrit ainsi ut, oe qui, en grec , signifie fin. Mais si nous transformons • et çen o ù, ce que nous pouvons faire en plaçant les deux parties dont chacune des lettres se compose comme ceci O, O) et en les feisant rejoindra , au lieu det^, BOUS aurons ÛIO, où noua retrouvons Hm*
Ceci nous feit toIp égûlemetit ce qn*e$tJEpHlon: nous reconnaissons qu'il appartient à la classe des lettres déjà expliquées. Lorsque nous le plaçons ain-* si o» y c'est un m/ ainsi, «» , c^est un h> ou un u; et si nous séparons ses parties l'une de l'autre, et que nous placions la seconde dans le sens opposé à celui qu'elle a ordinairement, nous aurons S ou S« Dans sa forme la plus grande, qui est égale à !*£ romain, nous reitrouvons encore les deux parties de g placées devant un I, comme ceci I( , qui leur est en apposition, de loème que dans 10, l'I est en apposition à i'O. Nous verrons plus tard que epsilon est un diminniit dé upsilon, et, par conséquent, dee^éi^ qui est égal à upsilon. UbIb^ à l'égard de ci^ , qui fait lorsqu'on l'analyse 010, ou diw^ on peut dire qu41 ne devrait faire qu'tm, puisque oes trois caractères (oio) sont ctç sous une autre forme, et que ce mot en grec signifie un. Alors je répondrai que dans oio nous avons seulement un (i). Mais on fera observer que je viens de dire que dansoié nous avions 10 ; et je le dis encore. Comment expliquer ce mystère? Nous verrons cela lorsqu'il en sera temps. En attendant, pour donner au lecteur quelque chose qui le ihsse réfléchir, je lui rappellerai ce que j'ai déjà dit, ce que j'ai déjà prouvé être exact, c'est-à^^dire que la divinité est également nommée un et dix. Cela doit tendre à prouver, si c'est vrai, que un est dix, et que dijt est léM/ et si je ne prouve pas ce que j'avanoe, mes paroles n'ont pas dosons.
A l'égard de la lettre M, je trouve, ilang l'analyse
des mots, qu'il y est très fréquemment &it allusion. J'attribue cette circonstance à la place remarquable qu'elle occupe dans Talphabet, qui est celle du milieu, ce qui implique nécessairement la ressemblance ou l'égalité. Il doit être observé que par M on entend aussi la divinité, Dieu étant toujours égal^ toujours le même. D'un autre côté, M n'est pas seulement employé pour W, U, V, H, B et N , mais encore pour in, iu et iV, et ceci explique les trois uns (m) dont il est composé, puisque dans chacun de ces mots nous retrouvons trois uns.
Le mot grec p«7ov (milieu) doit, dans le principe, avoir été un seul m , qui est égal à iv; car caov , dont il est suivi, et qui peut être analysé ainsi, ta on (qui est équivalent à be-on OMbeing)^ est seulement une répétition de iv , attendu que ce dernier mot signifie Xétre ou la 1 rtV, de même que fait be^n , c'est-à-dire beone^ ou one be , ou one vie. Nous devons donc traduire ^<7ov par M être , c'est-à-dire être le Mj ou la chose M.
Le mot correspondant en latin, médium , est composé de id-em (le même) et iv-in (even). C'est med (tm-ed) qui donne id-em; mais il pourrait tout aussi bien être écrit midj juste comme il est en anglais; cependant med est très correct, ainsi qu'on le reconnaîtra par une connaissance plus approfondie d'epsilon: alors med ou mid , et idem font un seul mot , et nous trouverons ceci fort exact, si nous remarquons que le milieu signifie Tégalité. Vu dans ium est pour v , et
Vm pour in ou en, ces deux mots étant égaux. Alors nous devons rendre médium par l^m even {y m même). On peut aussi l'analyser de cette manière, in-ed-iv-iv, un Dieu y vie, vie, ainsi que de beaucoup d'autres manières ; mais la signification seratoujours la même. Le mot anglais amid (au milieu) doit être analysé ainsi, ea^m (Je m): c'est de là que am doit être venu. Ce mot doit avoir signiûé milieu^ et avoir pris devant lui id comme un article (le) ; de sorte que cet article ayant été rejeté à la fin, le mot amid fut formé. Quant à middle (milieu), il ne diffère de mid, qui, ainsi que je viens de l'expliquer, est égal à idem, qu'en ce qu'il a de plus l'article le à la fin , article qui doit d'abord l'avoir précédé comme ceci, le mid, et, par la suite, avoir été reporté à la On. Mais qu'est-ce que amidst? C'est seulement amid^est. Cette terminaison commune ^^f, étant égale au mot français ^/re, elle est aussi égale à er. Ainsi harpEK, ou AarpisT, signifie un être (une personne) à ta harpe; et si tobaccon\%i s'écrivait tobncconEti ou tobacconEmE , cela serait fort correct. Mais am , lorsqu'on l'employait pour same, prenait aussi is devant lui comme ceci , is am (the same — le même) ; mais ces deux mots ayant été réunis par l'usage, on eut isam, qui devint sam par la contraction de l'f , et c^est sous cette forme que nous retrouvons encore ce mot dans Spencer. Same ou sam pourrait encore avoir été formé de cette manière, t*ea-m {est le m), car ces trois mots, lorsqu'ils sont contractés, deviennent aussi sam. Le mot item (aussi) est
61g LA DEœUYERTB
anoore 1« même que td #m, et doit ôtre analysé ainsî^ it m (cêla m)^ mais lorsqu^il signifie un article dans pne explioatipn , on doit l'analyser ainsi ii in {Vnn), oùin est pour m. Je dois remarquer ici que un s'ern* ploie aussi pour indiquer ce qui est égal ou even (môme). En vérité, ce mot^r^n est littéralement one oHây et on peut Tanalyser ainsi in in^ nom que je re» trouve souvent employé pour désigner la divinité. Ainsi le mot français pour epen (qui est uni , c'est-à" dire, un4) est de même littéralement un un. Le mot français même est encore m^m, ou innin (un un) , et Taneienne orthographe de ce mot (meame) ne oonstif tue ici aucune différence; seulement nous avons dans wesmê troii mots ajoutés ensemble , em^eê^m, et ils peuvent être analysés ai nsi> in^eonn, ce qui signifie un le un un. Alors le mot meêm^ doit avoir été formé de cette manières il était d'abord tu (uq), qui de* vint un m par la réunion de Tt et de Yn, et signifiait encore im, ou ce qui éi^ît pareil; puis on y ajouta «# (es) y qui aussi voulait dire le un, etoesdeux mots eê m m tardèrent pas à être employés ensemble comme ceci, esm ou esem (un-un). Mais le premier mot {in ou m) n'ayant pas été oublié à cette époque, il fut adjoint à esm / toutefois, on ne s'en servait d'abord que séparément, et l'on disait tu esm; puis, dans la suite, l'ur sage en fit inesm ou meêm, qu'on écrit mémâ mainttenant (i). On trouvera dans toutes les langues qu(
(1) H nt erols pas qae Ton puisse retroater en fhtnçais âociins trace
DE LA gCÏBÎfCE PE8 LANGUES. m
cette idé^ était égala km^ Q^ à la divinité. Et quQ signifia littéralement ce grand nom ? De un un h éh^i c'eat-Àtdire i^étr^ de un un , VeMetence appërtenani au grand un y ou éternel un; car un un a oette aigni-* fîcatioD. Z)ffimiV^ doit être analysé ainsi, id^n-in^ité^ de UN UN e^eet. Ici id peut aussi être rendu par hettd (tête) ; mais cela ne causera aucune altération dans le sens ) car he^^d et «^ diffèrent seulement par la forme, et c'est pour cela que ^/'indique la divinité^ au4sibien çpjLune eho0ef quoiqu'il signifie également moitié^ comme je l'ai déjà montré. Les deu3^ motsfif iV (c'est) ne différant pas de être pour le aeni , il en résulta que l'analyae donnée ci-dessus signifie littéralemeni de UN uif le étre^ c'e«t»-Mire le être de un uw, l^éire^ ou VemeUnoe appartenant à JJietf, Lorsque nous substituons le mot tête au mot de, et que nous remet* tons ite' ou être à sa place primitive » coinme ceci, it^e^id-dn^tUf le sens littéral est être tête un un^ c'est** è^lire l^e^Utence principale (concernant) un un. Iqi nous retrouvons encore une nouvelle preuve de ce que j'ai établi plus haut, c'est*à-dire que even est un autre nom pour la divinité, puisque ce dernier mot peut aussi être analysé de cette manière, id-iv^in^it-é (e^BviN the being\ Ceci me conduit à penser au mot heaven (les cieux), et je trouve qu'il signifie VhmhUa» iian de Dieu (mef^^iven , ou he^^à^iven). Be et vie
de em employé pour même; mais Je me trompe fort, on esm se rencontre encoM état ëe flsot âotesra SYtQ eeUe ^gniioètlsn.
peuvent, dans celte circonstance, être employés îndifTéremment. Le lecteur voudra bien se rappeler l'explication que j'ai donnée des premiers noms que rhomme ait jamais composés pour désigner son habitation ; nous avons vu à cette occasion que Be ou bi (car peu importe celui que nous choisissions) était un de ces noms. Pour montrer combien il sera nécessaire d'apporter la plus grande attention à l'analyse des mots, je n'ai besoin que de citer ce mot in qu'on emploie si fréquemment pour la divinité^ car on le trouve aussi dans sin (péché), où il signifie encore un. On pourrait supposer alors que s n'est pas ici pour îV, qui est égal à io ou Be; mais cette hypothèse serait erronée, car sin signifie littéralement heon^ ou beone, ou being^ noms qui sont égaux à divinité; et cela est si vrai que, dans quelques langues dont je n'ai aucune connaissance , il peut se faire que le mot sin soit pour Dieu. Alors comment devons-nous l'expliquer? De cette manière: le mot in signifie un, de même que o signifie un , ainsi que nous l'avons vu souvent. Maintenant , en supposant qu'il y eût une langue qui ne possédât qu'un seul mot , on peut facilement concevoir que le peuple qui parlerait une pareille langue ne pourrait pas avoir un négatif et un affirmatif sans employer ce seul mot selon ces deux acceptions. Le mot ij^tact a un sens négatif, et le mot wcome a un sens affirmatif; cependant in a, dans ces deux cas, le même pouvoir, et il est pour un; mais dans le premier il est un négativement , et dans le se-
cond il est un affirmativement. De mèoie que Oy dans zéro {is-er-o , — est-le-(>) est un çousidéré négativement , tandis que dans anno (an-o, — une chose à l'année) Vo est pris dans le sens contraire. En voyant le même mot ainsi employé , comme dans m-tact et \^'Comey et comme dans2;^ro et anno, on reconnaît qu'une affirmation signifie une chose^ et qu'une négation a précisément le même sens. Par conséquent , le mot qui est employé affirmativement dans quelques langues , peut ttre pris négativement dans d'autres. Ainsi, IN est affirmatif dans le mot anglais iNAa^^Van/, et il paraît négatif aux Français qui se servent du mot habitant. Il serait encore trop tôt de dire comment il se fait que, dans toutes les langues du monde, un af-firmatif et un négatif ont exactement le même sens lorsqu'ils sont considérés radicalement. Tout le monde croit nécessairement qu'une langue a plus d'un mot; cependant cela reste encore à prouver. De crainte qu'on ne suppose que in, lorsqu'il est employé négativement , n'est pas le même mot qui signifie un^ je désire dire quelque chose de semblable à ce que j'ai déjà montré , et qui ne laissera aucun doute sur ce point. Le mot intact signifie v^touched. — Qu'est-ce que ce mot un? Je l'appelle un mot latin, parce qite je sais qu'il doit avoir existé des siècles avant unus. Mais on observera que ce négatif semble être rendu de très différentes manières; ainsi, la première syllabe dans les mots latin, français et anglais, impotensj im-^ patent, ne parait être ni m, ni un. Cependant c'est
•Il L4 BIGOUTERTB
tinil l6s deui k^lA^Aiibi OAf, iorsqu^'ofi t'ifidl^> Mtti By\\àb9 (im) ctovioat tt , qui est égal ft tu, ou um ehoêêt Mail oomment cela peuMl foire un? Il n'est tiullement tiéceiiaire de Tafialy^er pour expliquer Gomtneni eelà arrive : aoua n'atone besoin que de la considérer d6 prèiâ Le mot nn est composé de quatre UHs(iiif)f et im est préoisément oomposé du même nombre 5 de sorte que impoUtie et tfhp&tënt pourraient tout aussi bien être écrits unpùtènê et unpoiënii et il se peut felre que, dans certaine tangue^ il eiT soit biasl. Pour donner de ceci une preuve qui ne doit laisser aucune incertitude , je peujt citer tel mot latin ou Trançais, Comme impoUtUêy impéliy impunitus^ imptêni, dont le im est rendu par un en anglais^ car on dit «é^politc, n^punished \ et le premier de ces deux mots est soU«vent écrit ^f^polite , ce qui établit aussi que ^ et <m sont équitaleni, et par conséquent que les deux pre^ mters une de im font Un u. Mûri des négatif tels que Hif ne et no, sont in, en^ on, et dans quelques langue^ ils peutent être aflirmaitfs , car ils signifient tous un, Un^ un. Ainsi , les anciens Latins doivent avoir employé no affirmativement lorsqu'il signifiait i^oos, car j'ai démontré , qu'à une époque , telle avait été la forme de nos par l'explication incontestable que j^ai donnée de ce mot. Et si nous faisons maintenant chan* ger de place à un dans un mot tel que ^i^happy (mal* heureux), c'est-à*dire si nous lé mettons à la fin comme ceci, Aappy on , cela signifiera heureux un , quoique ce soit le même mot«
DE LA SGttlfCl 018 LANGUES. III
DftiiA I«i déeoovirtes qud j'ai faites, j'ai louftilt m lieu d0 m'étonner des ohoies que je reneonirftis à te stirface« Il ne paratt paa fort diffieile d$ toir que in et im sont égaux à nH/mais que peu^il y ûwit de plus ibcile que de reeonnnàttre qde dans unhmpfy ^ m^-^ fêrtunaiêf eto^ la première ftyllabe (un) ti'eet iot que le mot ft^àfiçais un. Oette observatioa eftt seolé^ ment la répétition de ee qui a été dit ëi louvetit t c'eêt que lea ehose» les plus simples sont les plud diffloilei à trouver.
Dans une autre partie de cet ouvrage^ j'ai expliqué N^ et montré que cette lettre est eompoêée d'un un (l) et d'un y 5 ce qui la rend égale à t et V (IV) ; et eomme le mot pour un était andêunement in et éH^ aussi bien que èH^ il a donné son nom à N, qui, pàf conséquent 5 pourrait ôtre nommée m u^ (nu lèi èH Uf et 004 noms (lignifient un (et) u^ ô'est^à^dire le mi* l^u (p) et UHi
Si nous mettons un # dêrânt N^ au liêu de tf> e^ ou »^ te ilgniûéetton sera encore la môme^ par la raiêott que ù est pour bi^, où nous avons deu)^ letti*es en ap^ position l'une ft l'autre^ de sorte que le sens de Tune est égal à celui de l'autrei D'ailleurs^ j'ai déjft montré que n est pour un^ attendu qu'il n'y a aucune difl^éreuée entre « et an^ qui est pour àin^ mot dans lequel nous trouvons en apposition à in. Mais dans ce mot^ nous bvons réellement trois lettrés se définissant Tune l'au» tre,i^-i^, car ebacune signifie un^ et cependant toutes trois ensemble ne ai0nifient qu'u^ 6eul \ de sorte qu'il
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y a trois dans un. J'appellerai rattention du lecteur sur cette dernière observation , afin qu'il s'en souvienne, car je dois en tirer un grand parti plus tard. Il faut aussi nous rappeler que le caractère romain /est fréquemment employé au lieu deu, r, b^ etc., et par conséquent de n. Ainsi, si nous avons besoin d'expliquer le mot anglais ifj nous savons que dans certaines langues il peut être écrit tr, ib^ in, etc.; ou, ce qui est la même chose, ov^ ob, on^ etc.; ou encore, avy ab, arif etc. En grec, nous le retrouvons sous ces formes, av, cov, iiv, et comme nous savons parfaitement que an est la même chose que un , <^la nous fait voir de la manière la plus claire que if en anglais signifie un^ et dans toutes les langues du monde la même idée doit avoir une signification semblable. Mais l'étymologiste me dira que ef était anciennement en anglais le même que give (en saxon ^ij:) , et que , par conséquent, il ne peut pas signifier un. Mais si Tétymologiste connaissait le sens de give, il me dirait que j'ai raison, car il saurait que ce mot est un autre nom pour Dieu, comme je l'ai déjà montré, et quel^^^M et un sont précisément la même chose, ainsi que je l'ai établi plusieurs fois dans cet ouvrage. Le mot latin et français pour i/', qui est si^ fait également, lorsqu'on l'analyse, t^ t, c'est-à-dire, la chose un^estun. Mais j'ai omis de parler des autres mots grec cov et yr*. Le premier devient, par l'analyse, t-oin, et ici, c est en apposition à oin, et, par conséquent, est égal à tm, ce que nous savons maintenant être très exact par
l'analyse d'epsilon. Mais je peux dire avec beaucoup de justesse que, dans ce cas, e est égal à the ou iê en anglais, car ces mots the et is sont aussi équivalens à un comme nous le verrons. Par conséquent, cocv signifie the one. L'autre mot grec 'n* est littéralement un^ par la raison que ti et n sont une seule et même lettre; et un y lorsqu'on l'analyse, devient u-n, c'est-à-dire tt est n ; et comme n est égal à tin, ainsi que nous l'avons vu fréquemment , il s'ensuit que u est aussi égal kun.
Le mot allemand correspondant à if est oh^ c'està-dire o-hej un être y une chose , car être {being)y comme nous le verrons aussi, est égal à un. Montrons maintenant, par un exemple, comment il se fait que if puisse signifier une chose ; If you do wrong y ou shall bepunished (Si vous faites mal vous serez puni) ; ceci veut dire, une chose ^ c'est-à-dire yiitÏ6# mal et vous serez puni, ce qui signifie, à vous une chose nommée /aire mal et vous serez puni.
La quatrième lettre de l'alphabet grec est Delta (A, S)j dont la forme analysée est id^l-ita. Nous avons ici trois mots en apposition l'un à l'autre, de sorte qu'en en connaissant un, on connaît les deux autres, Ita est un mot que nous avons déjà vu souvent, et nous savons qu'il est pour existence ou être; et par conséquent id et el ont une signification semblable ; et comme a est pour Dieu, cette lettre correspondra nécessairement à l'existence , de même que Dieu est
l'existence même. El est seulement la lettre L (X), et
ete LA IHlOOUTERTB
cela nous fait découvrir que ce caractère eat amsi pour l'existence* Lorsqu'on le fait ainsi, X, il est composé de trois parties; car, si nous enlcTons la partie supé* rieure, et que nous la placions dessous comme ceci A| nous aurons un â, du moment que nous la remontions assex pour que le tout puisse se rejoindre. Il est aussi nécessaire de remarquer que dans A, nous avons trois parties (^)» et que si nous les posons comme ceci lY, nous aurons un autre nom pour rexistence ou la di* vinité, ainsi que pour mâle et femelle. Il faudra se bien rappeler cela, comme aussi, que le A, quoique composé de ces trois parties, ou de ifws uns {III) 9 ne fait après tout qu'un seul. Ces observations peuvent paraître très communes pour le moment, mais plus d'une fois, avant d'arriver à la fm de ce livre, elles obligeront le lecteur à s'arrêter et à réfléchir. Car, lorsqu'on suit les conséquences qu'on en peut tirer, elles mènent à de fort étranges choses, et à de très grandes découvertes qui sont de la dernière évidence. Deltm peut aussi s'analyser ainsi : d-e^-^t-e-u (i le X et TA), c'est-à-dire a est en môme temps l'Xet l'A; ce qui signifie qu'il est égal à ces deux lettres qui se trouvent souvent toutes deux employées comme noms do la divinité. Voyous maintenant combien cette définition est exacte. Si nous enlevons de l'A la barre qui se trouve au milieu , si nous la posons au bas comme ceci Aj et que nous lui fassions rejoindre la partie supérieure, nous aurons un A. Même lorsque delta est fait ainsi i, nous avons encore tout ce qui
DE LÀ SCIEirCE DES LANGUES. «17
compose l'autro forme d^alphm (a) , c'est^dirs un é et un i, comme nous pouvons le voir en les di^KMant ainsi of. La définition donnée de delta {ii-e-l-ei-ê^) est donc fort exacte. Delta signifie aussi > tête fde c^est, parce que A est un autre nom pour pie ou femmef attendu qu'il devient un V lorsqu'on le ren* verse. Delta signifie aussi God (ta) hell he is (Dieu (aux) enfers il est), parce que X est un autre nom pow lifep et que le mot anglais hell (enfer) signifie 8im# plement the life (la vie), ou ce qui est la même chose, vie vie, qui est équivalent à l'éternité.
On peut me dire que, dans d'autres langues , les mots correspondans à hell ne paraissent pas avoir un pareil sens. Ainsi, le mot latin injernue veut dire ce qui est bas ; mais le mot hell en fait autant, et en voici la raison : ell (ou plutôt et) signifie Pie on femme ^ et la matrice, ou le lieu dans lequel s'opère la généra^ tioii,est bas. Ainsi, infamie j infâme et infammée si** gnifient tout ce qui est très bas, ^ nous avons cependant ici la partie radicale defœmina et defemm^e. C'est pour cela que well (en bonne santé) a littérale* ment le même sens que hell, Y h étant égal au i&, et il signifie exactement pie vie (reVe/). Mais que veut dire well, une source? Précisément la même chose. Et les mots équivalons en latin et en français (puteue Qipuite) n'ont pas un autre sens, puisque le premier, lorsqu'on l'analyse , fait ue-ip^vi^t^e (la chose en vie c'est); et le second, ip-ei^t-ie, ce qui signifie littéra* lement, en vie c'eet. Le mot anglais life, comme
6î8 LA DÉœUVERTE
nous pouvons le remarquer par l'analyse^ est el4f^ qui signifie vie vie, ou même Dieu Dieu, el étant, ainsi que nous venons de le voir, un autre nom pour la divinité. Cependant, lorsque nous remettons ces mots dans une situation qu'ils doivent avoir eue autrefois^ c'est-à-dire si nous plaçons t/devant el, nous aurons fel au lieu de life, et c'est pour cela qu'en saxon le mot pour well (en bonne santé) est p«//y ce qui prouve de la manière la plus évidente que life et well ne font qu'un seul mot; et il doit en être ainsi dans toutes les langues du monde.
Mais que signifie le mot latin infemus? Il doit être analysé ainsi, in'4f'er''in'Uê y ou ainsi, uê-in-ifer-in, dont le sens est, l'être toujours dans une vie, mais chacun est littéralement en vie toujours un être, et rélre en vie toujours un. Le mot français enfers fait par l'analyse, en-if-er-is ^ ce qui signifie, en vie tou'jours être, et ceci est synonyme de éternité. Mais quel est le sens littéral de ce grand mot? Sa forme analysée est it-er-in-it-e (cela toujours un Dieu est), ou, être un Dieu c'est); car it-er est la même chose que le mot français être, ou que le mot anglais ever; et, d'un autre côté, beinj et ever sont synonymes. Mais je devrais déjà avoir remarqué que er est égal à vr, par la raison que e est égal à H ou à v; et ces deux lettres vr, lorsqu'on met une voyelle devant chacune d'elles, deviennent iv'ir ou ev^r, car ici e et i sont équivalons, comme nous allons le voir. Mais un Anglais peut comprendre que cet it-er est pour it-ever,
parce qu*il ressemble à U eUr; ou que le dernier mot devrait être écrit ere^ ou simplement er; car, à parler d'une manière critique , il n'y a pas de mot tel que e'evy le véritable mot étant er qui est à-la-fois pour le passé et la futur.
Il sera facile maintenant d'expliquer Dis (Pluton) : nous savons que le D même est pour Dieu, et que , par conséquent^ is est mis en] apposition à lui ; et ce mot is a un pouvoir de signification tellement grand, que y lorsque nous donnons à une des deux lettres dont il se compose {s), une des autres formes qu'il peut prendre, c'est-à-dire si nous en faisons un ^, le mot Dis deviendra Dio , c'est-à-dire id4o , la tête un ou dix (10), ce nombre étant aussi pour la divinité. Pluto, lorsqu'on l'analyse, devient ip-eli-it-o {in hell the head one — dans les enfers la tète un) (1). Il peut n'être pas hors de propos de parler ici du préfixe commun disj qu'on trouve dans dispiesLse, dislike^ etc. Le lecteur voudra bien se i^appeler ce que j'ai dit des différens préfixes m, un et im, car dis doit être expliqué précisément de la même manière. Ce mot est égal à un un, et, lorsqu'il a ce sens^ un d'eux est employé négativement, justement comme in, un et im sont employés dans les exemples que j'ai donnés pour l'explication de ces mots. Mais comme bis (deux fois) est égal à un un (be-be ou t^-10), on peut aisément con-
(1) Le mot utf comme nous le verrons plas loin, est littéralement ihe; de sorte que Pluto signifie aussi m hell the one (dans les enfers le an). Noos ayons ci-desfos non-sealement ce sens, mais encore celai de the.
ceYoir que dis (ii^iOy ou id^be^ ou id'^t)^ ait une signification semblable. Alors, un mot tel que disable (incapable) doit être analysé ainsi, id-un-able, au lieu de id4o'able; non qu'il y ait quelque différence de signification entre to et un (car tous deux veulent dire un) y mais parce qu'il se trouve que un est employé négativement en anglais. Dans d'autres langues, on doit choisir une autre forme du mot un, c'est-à-dire celle à laquelle on attribue un sens négatif. Ainsi^ en français , le mot un n'est jamais pris négativement, car unpoli (un poli), si un pareil mot était maintenant introduit dans cette langue, voudrait dire une per^ mmne polie f im et un ne sont cependant qu'un seul et même mot, de sorte que impoli est encore un poli (une personne polie), mais pris en mauvaise part.
J'ai déjà presque entièrement expliqué la lettre grecque Lambda (A, X), dont l'analyse offre plusieurs senssatisfaisans. Ce peut être X-^oim-^ib^A'^kf qui signifie X, double être (ou choee)^ Aà, c'est-à-dire / est la double chose A «^ A; et cela veut dire que cette lettre contient à-la-fois en elle-même un A et un a, un delta et un alpha.
Dans cette analyse, oim est littéralement ivomb (matrice), qui signifie ausisi la chose double j^mBsibien que matrice. Ainsi, le mot français ^«iwAc devient, par l'analyse (comme je l'ai déjà observé)^ is^oim-be (la double chose), parce que les hommes ont deux jambes; et c'est pour celte même raison, comme je l'ai dit aussi I que uter (qui fait n-it^er, la chose
n, OU ti) fait allusion à telle chose double que ce soit, et signifie également womb. Ce mot en grec (v<7tf«)| qui , analysé , devient ea^u-iê-êr^ a encore le même sens, puisqu'il signifie littéralement /« u ^/re^ c'est-àdire l^étrey ou ohoêe u. De même aussi en latin, le mot ambo (tous deux) fait otm^beo^ double éire, ou ihe womb being^ c'est*à-dire la chose double. On trouvera aussi que le nombre deuœ en grec, en latin , en français et en anglais, a la même signification. Ainsi, ^vo et duo font id-u-o (ledouble 9, le double un)^ et deux est pour id-e^U'O (cela le double o). Ici V» est mis à la place de To, et il devient un o lorsque les deux parties qui le composent sont disposées comme ceci, cOj et qu'elles sont serrées Tune contre l'autre de manière à se toucher. Le mot anglais two a encore le même sens, puisqu'il devient , par l'analyse ^ it-w^ (le double (7, c'est-à-dire le double un). Ces observations doivent conduire à beaucoup d'autres que tout le monde pourra faire maintenant, le chemin étant ouvert.
Lorsque nous examinons la lettre grecque X , il est facile de r^onnaitre qu'elle renferme toutes les par* ties qui se trouvent dans A et A, et par conséquent le sens donné à l'analyse de lambda peut être appliqué dans cet exemple. Mais ce mot peut aussi être décom^ posé de cette manière : l-oim wid-oi, ce qui veut dire L (m) ik» womb wiih the onSi c'est-'à-dire L is A ou V avec le un, faisant allusion ainsi à l'I qui est placé au-dessus du a (^. J'ai traduit ici oi par le un^
632 LA DÉœUYERTE
de sorte que j'ai considéré Va comme un article qui pourrait être écrit ainsi , e ou ainsi^ », et alors oi de< viendrait ce ou wc, qui signifierait littéralement ri^ un. Ici je suis sûr qu'on veut seulement dire Vhomme, et il est indiqué par le signe I, justement comme Eve ou femme est indiquée par Y ou g, de quelque ma« niére que nous placions ces caractères, qui sont tou^ jours égaux. Maintenant, comme lorsque ces deux signes, désignant homme et femme , sont placés ensemble ainsi (lY), on veut indiquer un être humain, et aussi la divinité, — c'est-à-dire Thomme, la femme et leur créateur, comme nous le verrons clairement plus loin — je ne peux pas croire que, lorsqu'ils sont disposés ainsi (^), ils n'aient pas encore la même signification. Lorsqu'on leur fait prendre une position comme celle-ci (lA), ils produisent le pronom masculin bien connu tV, qui est un autre nom pour homme^ mais qui signifie littéralement homme-femme ^ car on retrouve toujours le nom de Eve dans celui de l'homme, et réciproquement, de sorte que tous deux réunis composent invariablement un nom pour leur créateur. C'est pour cela que nous voyons distinctement dans alpha (a), delta (A) et lambda (^ trois parties qui composent chacun de ces caractères (i, 1,1), c'est-à-dire un; un^ un^ quoique chacun de ces caractères ne fasse, après tout , qu'un seul. Nous pouvons donc dire ici que nous avons trois , et cependant un seul. Je prévois que ceci doit nous conduire à des résultats très sérieux.
En sachant tous ces détails au sujet de lambda (sur lequel on pourrait en dire bien davantage), il ne sera pas difficile d'expliquer les deux caractères romains L et 1. Si nous prenons les deux parties de A, c'est-à-dire 1 et 1, et que nous les posions Tune audessus de Tautre, ainsi, [^ en les faisant rejoindre par le milieu nous aurons le petit 1. Ce caractère est donc égal à v ou u^ attendu qu'il est composé des mêmes parties. Si pareillement nous prenons tes trois parties que nous retrouvons dans X , et que nous les mettions ensemble comme ceci, L, nous aurons L majuscule. Et si à L nous ajoutons un autre 1 , ou teit , ainsi, Ls nous aurons quatre uns, ou le chiffre A. Alors même que ce chiffre est fait comme ceci , 4f nous voyons encore qu'il est composé de quatre uns , car lorsqu'à A, qui est égal à trois uns , nous ajoutons un autre 1, comme ceci, ^, nous avons^ quatre uns, qui deviennent le chiffre 4 du moment que nous les faisons joindre les uns aux autres.
A, A et X étant égaux entre eux, et égaux aussi à un des caractères que nous avons trouvés égaux à Béta , il s'ensuit qu'ils doivent èlre égaux à tous les caractères que nous avons reconnus être équivalons à béla^ de sorte que jusqu'à présent nous n'avons vu qu'un caractère dans tous ceux qui ont été examinés. Lorsque nous apercevons comment il se fait que le lambda puisse devenir un des caractères qui sont égaux à béta , il est facile de découvrir comment il peut prendre la forme des autres. Ainsi, en le voyant
6Sft LA DÉCOUVERTE
sous cette forme A devenir un V^ nous pouvons admettre sans efforts que son autre forme X soit égale à H, puisque cette lettre est pareillement composée de 111, ou de trois uns. Assurément tout le monde peut voir maintenant comment il se fait que alpha^ lorsqu'il a cette forme A, est le même que B, puisque , lorsque nous enlevons la seconde partie de B (}), et que nous en faisons un o comme ceci , 0, et que nous ajoutons cet o à l'autre partie du B, c'est^-à-dire à I, comme ceci , ai, nous reconnaissons que A est B. Quand a//iAa acette forme A, il est égal à ceci 6{ et dans des langues que je ne connais pas ^ il peut se faire que A soit fait ainsi y avec cette différence qu'il n'y a peut*être pas d'ouverture en haut y et que les trois parties qui composent ce caractère peuvent être jointes comme ceci, B ou comme ceci, G. Sous cette dernière forme nous avons thêta , une des lettres égales à bétOy et qui, par conséquent, est égale à al^ fha. Lorsque nous nous souvenons que A est aussi fait ainsi, !S, quelle différence trouvons^nous entre ceci et thêta y quand nous considérons A comme égal à 0? La tête du T placé sur l'A ainsi> ï, ne rend*elle pas évident que e {thêta) et X sont égaux ? Il doit paraître fort simple à tout observateur sérieux , après ce que nous venons de voir, que iotay c'est-à-dire 10 (car telle est la partie radicale de iota) soit égal à alpha. Nous n'avons qu'à mettre l'I de l'autre côté de l'O pour produire un 0/ et lorsque nous plaçons Vo et 1'^' comme ceci, (I), nous avons eacore la même lettre} et, par ce
DE LA SCIENCE DES LANGUES. m
moyen ^ nous en voyons les trois parties > puisque ce caractère est égal à ib, et par conséquent à (I) ou w» qui ) lorsque nous le retournons > nous donne Tan* cienne forme de m, c'est-à-dire m. Ces indications suf^ firont y quant à présent, pour conduire à la découverte entière de tout ce que j^ai laissé sans explication relativement à ces caractères.
Dans cette analyse de lambda^ l'oim-Wid-oi ^ il y a une difficulté que j'ai passée sous silence dans l'explication que j'en ai donnée, parce que j'avais prévu qu'elle me mènerait trop loin. Mais comme maintenant, lambda a été suffisamment examiné, je peux revenir à cette difficulté 9 et me permettre même quelques digressions; car^ à moins que mon raisonnement me trompe beaucoup^ il me semble voir d'ici comme dans l'éloignement deux ou trois découvertes très impor«* tantes que cette recherche doit nous faire recueillir.
Dans l'analyse qui précède, wid n'est pas autre chose que Bid, parce que le B devient n7 lorsqu'on le met de côté ; mais si nous le posions ainsi m> et que nous eussions mid^ c'est-à-dire ntidy cela serait éga* lement correcte Si j'écrivais particulièrement pour la nation allemande, B serait placé ainsi (m)f puisque ceci montrerait que Bd est la même chose que mtV, le mot allemand correspondant à with (avec).
Maintenant, si nous analysions ba (bd) ainsi by , au lieu de le rendre par loidy cette analyse serait très cor>recte. Et pourquoi cela? Parce que les trois partieé qui entrent dans la composition de a se retrouvent éga*
lement dans Y. Mais quelle différence de signification y a-t-il entre with one et by one? Aucune; et c'est pour cela que nous pouvons dire indifféremment he is wiTH ME^ ou he iê by me; et aussi he was killed wiTH the sîDordy et he was killei by the êtoord (il fut tué avec {wUh) Fépée, et il fut tué par {by) Tépée). Et lorsque nous disons eight feet by four^ le sens est eight feet with four. Mais nous aurions pu analyser BA, dans lambda^ par le mot anglais with lui* même^ attendu que B est égal à m, et que a est égal à e (tbéta)y qui est le thf de sorte que quand le th est précédé de Viy auquel il a droit pour avoir un son, nous avons XDith au lieu de ba. a et e sont composés des mêmes parties, et ils en ont chacun trois; car il est évident que A est égal à 111 (trois tm«), et il en est de même pour 6 , puisque ce caractère est égal à e, qui est le même que w^ m^ etc., ajnsi que nous l'avons vu. D'ailleurSi lorsque delta est analysé comme ceci> A-X-^/a, ce qui est très exacte le sens est d (est) /, d (est) eta^ et comme thêta (c'est-à-dire © ou th) est égal à eta^ puisqu'il doit être analysé comme ceci e-eta (signifiant, e (est) eta\ il s'ensuit que A et 6 étant égaux à la même chose ils doivent être égaux l'un à l'autre.
Lorsque nous analysons BA de lambda comme ceci, ib'idy ils signifient le être Dieu. Lorsque nous les analysons sous cette forme xnid, ils deviennent iv-idj ( première vie Dieu ) ; lorsque nous les rendons par ceci, by^ ils sont égaux à ib4v (être la première vie),
parce que Y est un autre nom pour la divinité, et qu'il est composé des deux lettres qu'on retrouve dans lY, ri ayant été placé sous le Y comme ceci Y, et ayant été rapproché de manière à-le toucher. Si nous analysons Ba lorsqu'il est sous la forme de withj il fera iv-it-w (la tête vie). Cette connaissance approfondie peut nous donner la certitude que les mots qui, dans toutes les langues , rendent l^idée désignée en anglais par ivùhy sont d'autres noms pour la divinité. Ceci doit tout d'abord paraître impossible, mais bientôt je le rendrai évident.
A l'origine du monde, les hommes doivent avoir été des êtres merveilleux comparativement à ce qu'ils sont aujourd'hui , ou à ce qu'ils étaient aux époques les plus anciennes dont les annales des peuples fassent mention. Dire que leurs idées de la divinité étaient fort supérieures aux nôtres, ce ne serait donner qu'une notion bien imparfaite des sentimens religieux qu'ils professaient. J'ai découvert, par l'analyse d'une multitude de mots, que, dans toutes leurs expressions, ils faisaient allusion à la divinité. Ainsi, je vois que chaque action, bonne ou mauvaise, était désignée par un mot qui nommait Dieu. Je conclus de là que ce fut de LUI que les hommes empruntèrent l'idée de faire ipfdoing)^ ou ^agir {acting) , attendu qu'ils le con* sidéraient comme le grand faiseur (doer), ou créateur {actor) de toutes choses. Par conséquent, io do a thing (faire une chose) était pour eux — si je peux me permettre cette expression — ta God it , ta divine
«1$ LA D&COCYKrrE
H, Nous verrons plus loin pourquoi les hommes ne pouvaient éviter d'employer un langage aussi élevé> aussi majestueux; car j'ai encore à conûer au lecteur une ou deux vérités impprtantes; mais je désire l'y mener graduellement.
Maintenant 9 lorsque nous disons John walked with James (Jean marchait avec Jacques)^ par le mot walked nous nommons la divinité, car il signifie litté* ralementy Ufe ail double above (vie tout double au* dessus), iv-al-ih-ed. Ici iv n'est que le double u^ et cela est arrivé par la réunion de Vi au r, comme ceci, fV, ce qui est égal à vv puisque i signiÛe la vie^ ou la divinité, j ustement comme il fait à l'impératif du verbe ire en latin, où il est égal à togo en anglais, qui signifie littéralement, the highy great, or first one (le haut| grand 9 ou premier un), {ig o). J'ai souvent montré qu'au commencement a/ était pour ilo (le o), littéralement Vieu of car t/est un nom pour la divinité. Ik si** gnifie chaque double ou le premier , et il pourrait aussi bien être écrit ic ou iq; j'ai déjà en partie expliqué ce mot, mais je dois encore en parler. La syllabe ed si* gnifie littéralement head (tète) above ou over (audessus). Le lecteur peut me rappeler qu'en expliquant hady j'ai rendu ce mot {ed) par then (alors) ) mais je peux répondre à cette objection, en observant que above et over sont d'autres mots pour then (alors), ou au temps passé, quoique, lorsqu'on les analyse^ ils soient de même que then des noms pour la divinité. Ainsi, above devient ea^be^on (le premier être)»
Ovatid nous donnons à B sa forme analysée qui est 18, ^b0V9 fait iêoHêf qui, par la suppression de Vi devient son y ce qui est égal à êUHy ou la divinité. D'un autre côté, lorsque nous ne considérons pas le p comme un ff^ c'est-à*dire lorsque nous le conservons comme 9^ isoffê devient par contraction zove, is étant égal à », ainsi que je Tai démontré; et ce mots^^^ devient Jopê (4) par la raison que it^ et / sont la même lettre. Ovêr feit on-er (un être) ou être éire ; mais , de même que abotfef il peut être analysé de différentes manières , et cependant toutes ses formes se correspondent. Ainsi, lorsque nous transformons Vo en t, il devient êwr (toujours), mot qui sert fréquemment à désigner la divinité. Et pourquoi cela? Parce qu'il est égal 6 iv^r (ri# vie, ou l^éire rt#). Over est aussi égal à one ever, ce qui veut dire Vétemei un , parce que e, dans «r, est égal à Hta ou ry de sorte que ces deux lettres deviennent rr, qui, lorsque chacune prend une voyelle devant elle, produisent tr^r ou êper. Le mot then (alors), lorsqu'on l'analyse, devient tV rtn/ et comme ven est le mot allemand pour tùhen (lorsque), il s'ensuit que iV ven est égal à H wh$n; mais ven étant pour iven ou ef>en (car tous deux sont également corrects), cela prouve que then est un autre nom pour la divinité, puisque even a aussi cette signi« fication, comme nous l'avons vu dans l'explication de la lettre grecque M. Ceci nous fait voir quelle est l^im-
(i) fupiter.
660 LA DÊœUVERTE
portance du sens qui est renfermé dans cette termt* naison ed y malgré son apparence si insignifiante au'* jourd'hui. Mais puisqu'elle signifie iime (le temps), et puisque les équivalens de ce mot doivent, dans toutes les langues du monde, signifier Dieu (je trouve qu'il en est ainsi en grec, en latin, en français et en anglais) quoique cette idée soit indiquée de différentes manières, nous sommes forcés d'admettre qu'un temps passé ne pouvait être désigné autrement que par la divinité, attendu que c'est encore une partie du temps» de l'Etre qui est tout le temps. Lorsque nous donnons à 1'^ de ed la forme d'un o, ce que nous pouvons faire, puisque e est seulement c, ce mot devient od^ et cela fait comprendre pourquoi ed s'écrivait ainsi autrefois. Ceci expliquera aussi son autre forme ad y puisque ce mot est seulement une contraction de o id , Vo ayant été réuni à Vi. Nous trouvons aussi, dans ce cas, une nouvelle preuve de ce que ed était un autre nom pour la divinité, puisque, dans od^ nous avons l'original de Gody ainsi que cela a été démontré par l'analyse de ce mot.
Lorsque j'expliquais le mot had , j'ignorais qu'il avait été un nom pour la divinité; mais il était très correct de le traduire comme je l'ai fait, par le mot ihen. Le lecteur doit reconnaître que je lui communique mes découvertes au fur et à mesure qu'elles m'arrivent, avec leurs formes rudes ou polies. Ainsi , le mot walkedy comme je le vois maintenant, peut être expliqué plus brièvement , quoique non moins
correctement 5 de cette manière. Iv-al^ l'analyse de walj peut être complètement pris pour un nom de la divinité) puisqu'il signifie littéralement first li/e ail (première vie toute) , c'est-à-dire toute la première vie; et ik-ed^ l'analyse de ked, a aussi un sens semblable, car il peut être rendu par la premièt^ vie au-dessus f attendu que ik est, comme nous l'avons vu plus haut, le même que le pronom personnel /. Par conséquent, ik-ed est seulement l'explication de tr-a/, à quoi il est en apposition. Cependant, ces deux noms n^en font qu'un, qui est un nom pour la divinité.
J'ai été conduit à donner cette explication du mot walked pour venir à l'appui de l'opinion que j'ai émise en disant que toutes les actions, dans le com* mencement, étaient exprimées par des noms difîérens donnés au créateur; ce qui voulait dire que les hom« mes croyaient que toutes choses étaient faites par sa volonté. J'ai fait ce raisonnement^ afin de préparer le lecteur à l'explication du mot with que je vais donner maintenant. Lorsque noQs disons John walked with James (Jean marchait 2iyec Jacques), le sens doit être, selgn l'explication qu^on vient de donner de walkedf John God over with James. Ce singulier langage peut être rendu plus intelligible en employant le mot yo au lieu de walk, et en donnant à ce mot la forme régulière d'un temps passé, c'est-à-dire en y ajoutant edy qui, nous venons de le voir, est égal à od. Alors le verbe yo, au lieu d'être went'^u temps passé,
tkt UDÉCOUmtTE
4evien4rA fo-êd^ dana lequel nous iVQot deux noms pour la divinité; Y m signifiant fe hwt ou premier am (^-e)i e( Tautrei h tête un (m'4)« Ce mot gtHfd est plus înteUigible en anglaU que %i>^My par la raison que le mot aetuel dans eette langue pour nommer la dhinité {Goi) en eat seulement la contraction; de âorte qu'un Àngl^ia peut clairement comprendre que John go^çd ou s^-^ ait la aignification que je déaire easigner ici k oetle phraae.
Gomme on peut aiaément eoneeveir que We et mt^ tiim pMisaeat être dea noms donndt à Dieu» attendu qu'il est la source de toute vie et de tout mouvement, o« peut (^saurément auaai bien comprendre que chaque ftctîojft — ee qui est aus»i vie et mçm^meMt-^pxx^m également être un nom pour la divinité; et en continuant ee raÂaonnement> ne sommea^noua pas conduits h, découvrir que tout ee qui s'accomplit par la vie ou le mouvement doit être encore la divinité, puisqu'on p^ut dire que cela e^t non^aeulement émané d'elle, mais que c'est vme partie d'elle-même, et par consé* quent ég^l ^ une partie de k vie ou du mouvement sous une autre forme» c'est*À-dire lorsque cela est fini ou en irepos» U paraîtrait itono que lorsque te langue lUt formé (et alors cette terce> si elte n'est pas de toute éternité comme son nom l'implique, devait être dans se$ premiers jours)« les hommes avaisiit M ferme conviction que Dieu était en tout, que sanalut il n'y avait rien, et que rien ne pourrait exister sans lui. Noua concevons facilement eette croyance, tors*
DE LA SClBfCE DBS UJfGUES, «49
qa# mw réfléchissons qu'on ragapd&it Oiao oomme U source de vie dont toutes çlK>sas étaient proY^nues. et que chaque objet qu'on rencontrait dans la naiure était considéré comme en étant une partie» On ne peut donc pas trouver un mot ni une lettre qui ne signifie h vUi. \\ est difficile d'imaginer comment un être aussi peu clairvoyant qu'un matérialiste au» rait puei^ister ^ l'époque dont je parle, puisque cha-* que mot que l'homme prononçait alors, étant un nom pour la divinité ou la vie> aurait dé{>osé contre see opinions , et lui aurait servi d'avertissement et de frein.
C'est pour cela que toutes les mauvaises aietionSi aussi bien que les bonnes , étaient désignées par dea mots qui portaient en eu^^mémes un nom pour la divinité} et cela doit nous faire conclure que le* hommes I à ce$ temps reculés, ne pensaient pai qu'aucune cho§e^ même contraire au$ lois de Dieu^ pût être &ite sans sa permission, puisque son nom» que nous retrouvons en tout, est un témoignage îrrécusa* ble qu'il participait à tout. Maintenant, comme dans une langue il n'y a qu'une seule partie du discours # qui est le mmi comme œtte seule partie nommie toutes chose», et que toutes choses, étant la vi^ ou la mviNiTé, sont nommées d'après elle» de même qu'un livre ou tout autre ouvrage est nommé d'après son auteur, il en résulte que tous les mots qui exis^ lent dans le monde doivent être réduits à un^ et que cet un doit ménie être nommé w ou Hiw,
6A/k LA DÉCOUVERTE
Je désirerais ici que le lecteur pensât un peu par lui-même, tandis que je m'occupe de Tidée nommée mth (avec). Dans ce que je viens de dire, il y en a assez pour remplir et occuper l'esprit pendant un certain temps. Un peu plus loin, j'aurai occasion de faire une autre communication importante^ et, je puis ajouter, une importante découverte aussi; mais je crois qu'il est nécessaire d'y conduire le lecteur d^une manière progressive. Nous verrons par la suite plus clairement que nous ne le pouvons faire maintenant, pourquoi les mots mêmes qui avaient un mauvais sens étaient cependant, dans le principe, des noms de la divinité.
Le mot with pourrait fort bien être écrit «?tV, car ces deux mots ont le même sens lorsqu'ils sont analysés. Le dernier est littéralement vie téte^ ou la tête; et sa forme analysée est tW/, dans laquelle iv est pour la ou vie , et ii pour tête ; mais tous deux nomment la divinité. Gomme iv4i est égal à in-it^ il signifie aussi en tête^ en Dieu, ou au-dessus ; ou il veut dire une tête, c'est-à-dire un en tête ou aurdes"^ sus, un â la tête. Wià est exactement le même. TVith ne diffère de l'un ou de l'autre qu'en ce qu'il a une lettre de plus , et on peut l'analyser de différentes manières, sans pour cela occasionner le moindre changement dans le sens. Lorsque nous le décomposons ainsi, iV»7-tr, nous pouvons dire qu'il signifie la tête vie ou chose^ ou en tête vie ou chose. Ce mot en est toujours exprimé ou sous-entendu avec tous ces
mots nommés prépositions , son rOIe étant d*indiquer que la une chose a laquelle on fait allusion est seule* ment considérée partiellement; et par conséquent, en est égal à ^/*(de) ou half (moitié). Par iéte vie ou chose ^ on veut dire ici une chose au-dessus ou en addition; et iv^it-iv peut aussi, avec autant d'exacti* tude, être rendu par un et un, puisque v est égal à n, et cela signifie un au-dessus^ attendu que c'est pour un outre un , ou un ajouté à un. D'après cette signification, la conjonction and ne difTère pas le moins du monde de wUh, puisqu'elle devient, lors* qu'on l'analyse, oin-id — un au-dessus ^ ou un (en) tête; et comme id, par la raison qu'il est aussi un ^nom pour la divinité, est égal kun^ il en résulte que le mot and est égal kunun, c'est-à-dire un et un en outre.
Ayant montré ainsi que les deux mots and (et) et with (avec) sont égaux en signification, nous pouvons expliquer comment il se fait qu'on les emploie souvent indifféremment; comme lorsqu'on dit, Jean fit cela avec (îvtth) Jacques y au lieu de Jean et {and) Jacques firent cela; ou lorsqu'on dit, donnez^moi ceci avec cela^ au lieu de donnez^moi ceci et cela. Le lecteur peut remarquer que dans ces difPérens exemples, chaque mot employé est un nom pour la divinité, et il doit en être de même pour tous les mots qui existent. Mais comment l'idée rendue par toith est-elle exprimée dans d'autres langues? Justement comme en anglais. Ainsi le mot grec correspondant kwith^
m Lk DÉCOUVERTE
qui éÈt ^^ devient; par l'analyse^ iê-^un^ et cei deux mots font Bê'OHj ou Be-^one (ètre^un), deux notnëpour la divinité ; et lorsqu'ils sont considérés oollective^ ment, ils signifient heing (être), maîâ plus littéralement un être, OU être iirt, ou bien encore un nn, c'est-à^ire hh âu-dessusf car iê est aussi égal à to, et par Conséquent égal à one, de même que un. Nous pouvons aussi remarquer qu'en anglais^ en (sur) est usité pour signifier une chose qui se trouve au" dessus de quelque autre chose) car lorsque nous disons t Mèn Uvrê êêi sur (on) Im iabie^ le sens est que lé livre se trouve au-de&sUê {a^t) de la ta-*^ bte, quoique la touchant. Ainsi, le mot anglais mh (soleil ^^i^-om) signifie unnu-dessuêf mais il pourrait tout aussi bien signifier one under (un au-dessous)^ parce que un a véritablement ce sens dans le mot undety et cette singularité est la même que nous avons déjà expliquée à Toccasion des préfixes m, un, im^ et dis.
Il y a encore un autre mot grec pour i«?^fA(avec); c'est fvv, qui devient îc-^^-kh, et ce root ne diffère de tfwv qu'en ce qu'il renferme de plus que lui l'article itt (double) qui sert à expliquer ie-un; car les trois mots ne signifi^^^nt pas seulement h un un , mais bien le double un un , ce mot ie ayant le pouvoir dé signi^ iier chaque ou double^ comme nous l'avons déjà expliqué»
Le mol latin êufk (avec 5 wUh) ne diffère pas dé Çw pour le sen^ de son analyse , puisqu'il devient
DE LA SaÊNCË DÉS LANGUES. 64»
iô*^»^^ «t si ûous âtialysiotid i^h û'ûm manière rigott^ reîisemem critique ^ il devrait être rendu ain^t, {043^tà'tiy car l'origine du mdt latin et françaid un (qui est autant latin que français) doit être expliquée comme ceci : ce mot était d*abord comtK>6é de o et ^ mis ensemble^ l'un étant une définition de l'autre, et cette union produisit oitif mais Vè ftit àussi écrit comme ceci ^ «9 c'est-àKlire comme un tpsUoH gr«c 5 de sorte que ein doit souvent avoir été n^ (ë{n) ) «t ici ^ lorsque Vi fut négligé, ce mot devint cv ; mais lorsque Vepsiiùn était placé dans cette situation 5 c», ^ sd lâiangeait en <^« Ainsi 5 entre ain^ on ^ ta^ Mit et ^^ ou nn^ il n'y a pas l'ombre d'une dîifërenoô ^ puisque « est m ou > « que V est h. Le mot anglais actuel 0n# est 1 ainsi qde je Pai déjà montré 5 la contraction de oin ^ et l'ancienne prononciation (w»n) en est encore conservée : mn mt oin lui4Dème. On suppose que dans ces mots nous avons du grec, du latin , du français , du saxon ^ de l'anglais, etc.; mais ils renferment des fragmens dé toutes les langues du monde ^ car il n'y en 4 réellement qu'Une<<
Maintenant, lorsque la forme analysée de cutn (qui est U^wt»^ 6t signifie k un un) se réunit ainsi , fct»fV| elle fut égale à cum^ parce que la première lettre t'Ait bientôt abandonnée^ et que b devint le?, qui est éqûi» valent à m, attendu qu'il est composé des mêmes par^ ties, et que c'est cette lettre elle-même lorsqu'elle est tournée sens dessus dessous, ainsi que nous l'avons fait voir lors de l'explication de la lettre grecque m«
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Dans les différens mots que nous Tenons d'analyser» la répétition de un veut dire un dans V extrême y et , par conséquent, aU one (tout un), ou alone (seul); et cela explique le mot latin unicus, ou plutôt sa partie radicale (t/ittc); car tandis que cum était encore tr-ei>-cy /le ic tomba derrière «»-<v ainsi wivtc, et ceci, par la contraction d'une seule lettre, devint «>vtV (unie). Telle est également l'origine de unique en français, parce que ce mot pourrait tout aussi bien être écrit t«mc, justement comme le mot correspondant à wità est maintenant écrit avec^ au lieu de avecque, cette dernière forme étant considérée à tort comme la plus ancienne. La partie radicale de ce même mot en grec cvcx (de tvcxoç) qui est le même que ovcx (la contraction de o(v(x) fut faite aussi par la répétition de one, et peut être expliquée exactement de la même manière que unie. Ceci est confirmé parpv, la partie radicale def^voç, qui a une semblable signification, puisqu'il devient, par l'analyse iv-ov, c'est-à-dire un un.
Qu'est-ce qui aurait jamais pu soupçonner que dans cum il y avait un mot tel qweunic? Mais les Anglais se doutentriis que dans crow (corneille), le nom d'un oiseau, ils ont le mot rook^ qui est un autre nom pour le même oiseau? 11 en est cependant ainsi, et cela est arrivé par suite de ce que le même ic que nous voyons dans t^mc^est tombé à la fin, puisque crow, lorsqu'on l'analyse, devient ic-e-roo; mais si nous l'analysions comme ceci, ic-erow, ce serait fort correct, car ici le fv signifie que Vo est double ; et c'est pour cela que le
mot correspondant en grec est écrit xop«> (l), cette lettre grecque <ù étant un long ou double ô. Dans xopa>, o est la même chose que Ve que nous avons donné tout-à-l'heure dans l'analyse de crow^ ainsi que nous pouvons le reconnaître lorsque nous lui donnons son autre forme («), dont les deux parties (^), lorsqu'elles sont disposées comme ceci o, font un o. Par conséquent, le mot grec et le mot anglais pour crow sont, lettre pour lettre, le même mot. Quant au c et au ^ par lesquels ils paraissent différer, cela ne constitue aucune disparité, attendu que ces deux lettres sont égales.
On admettra promptement que lorsque la syllabe icj de la forme analysée de crotv (ic-e-rooy ou ce qui est la même chose , ic-e-row)^ fut rejetée à la fin comme ceci e-roo-ic, la première lettre, e, ne dut pas avoir long-temps conservé sa place, de sorte que e-rooic devint rooic; et par la suite, Vi et le c ayant été réunis ainsi icr, le mot rook prit sa forme actuelle. Ceci nous a conduit à une très importante découverte, qui est celle de Torigine de la lettre k. On Fa formé en réunissant ensemble un t et un c. Maintenant nous pouvons dire pourquoi dans l'ancienne langue anglaise ou saxonne, des mots tels que kiny et ken sont écrits avec un c?, au lieu de l'être avec un k : cynge^ cen.
(1) Lorsqu^on s^occupe de Particle vri qui se trouve k la fin de ce mot, on récrit xopovY] ; mais comme ce vti est égal à un (a, an ou one), qui dans le commencement précédait xoço, il est inutile d^en parler parce quMl est indépendant de la partie radicale.
6«0 LA DÉCOtlVEtltB
NouB vôyon9 que ceci vient de de que ceë môtdéteietit d'abord écrite ainsi byngê^ 'ûen^ de sorte que Yi qui précède le û ayant quelquefois été négligé^ ils devin-^ rent dans c^s occasions cyn^e et cept. La partie radî^ cale du mot croiv est row; de sorte que ic-e-roao signifie itU rov) {c'es^ row), ce qui nous apprend que cet oiseau a été tiommé d'après son cri^ De même aussi, le mot roost (juchoir); endroit où couchent les vo-» lailles, doit dans le principe avoir été nommé éêt t^of ce qui signifie ^^esi roô, parce que lorsqu'elles sont perchées les volailles font entendre un chant qui ressemble beaucoup au son qu'on produit en prononçant les lettres t^t
Après ceé observations, tout le monde pôut me dire qu'il n'est pas nécessaire d'e)[aminer le mot français apêc^ puisque c'est évidemment te mot latin cum^(\\ii, après avoir été te oin , devint oinit lorsque ie fut rejeté à la fin ; et par la suite, Vo et 1'^ ayant été réunis, on eut dhic^ qui produisit ûlne du moment que Vn fut transformé en « ou # auquel il est égftL C'est ce mot Miè que l'on écrit ai>€c aujourd'hui; et ceci est très correct 5 puisque e est ici égal à 6 5 qui est aussi égal à II ou f en signification.
Afin dé voir ouvertement comment il se ftit que aPeeetvkm ne sont qu'un même mot, nous avons seulement besoin de nous rappeler que Vo, dans la forme analysée de aveô {it-d-in) est le même que è (epsiIon)|etqu6 ce caractère^ lorsqu'il est plaoé aiosi^ (0, devient égal à u. Après cela , nous devons remâr-
quef que in^ par la raison qu'il renferme tout ce qui entre dans la composition d'un m, a conduit à la formation de cette dernière lettre, et que par cotiséquent il lui est égal. là^oin devint donc d'abord, /i?*w-^; et par la suite ces trois mots ayant été réunis on eut iôum^ qui fut réduit à eum par la suppression de h première lettre (i). Combien ce mot diffère du français apê€ en apparence I Cependant ils ne font qu'un seul mot, puisqu'il n'y a aucune différence entre eux, pas même la troisième partie d'une lettre. Nous avons vu comment la partie radicale de unieu8{unic) à été (bornée de éuinfel elle est de même formée û'avêCy puis^que dans ùinic (la seconde forme analysée de ce mot) nous avoué oé signe (e) en décomposant Vo et en le faî' Sant devenir epsilon ; de sorte que dans ce cas, otnie ihit ^iniû 3 puisque dans là première lettre de cé mot nous avons encore c, mais couché 9iur le dos^ Alors nnic et Unie font seulement un mot j puisque la seule différence qui existe entre eux vient de ce que le premier i a été négligé dans tainic.
De même que les autres mots Correspondant à wùh qui ont déjà été etpliquéd, MèOy dans son état primi«tif^ c'est«*à-dire lorsqu'il était ic-thin, signifiait h un un$ ce qui est équivalent à un ê$ un, ou un ajouté. Le mot allemand pour la même idée {mit) tkil au^si) 'lorsqu'on l'analyse, im*t#, et ceci, comme nous pou^ vous le voir, est égal à un-it {un un^ ou 6e qui ^l la même chose un éu-dêêëUSy ou apuié)* A combien d'obéervatiôM nous a conduit l'examen d# Xttid dans
Tanalyse de lambda! et combien encore j'ai été obligé
d'en passer sous silence!
Je me suis laissé entraîner de nouveau à de nombreuses digressions; et il doit toujours en être ainsi tant que les mots parlent d'eux-mêmes comme ils le font, et que je m'abandonne à l'ardente curiosité qui me pousse à prêter l'oreille à ce qu'ils disent. Mais dorénavanty il faut me condamner à éviter entièrement ces écarts lorsqu'ils se présenteront sur mon chemin, et supprimer tout ce qui peut en naître, à l'exception cependant de ce qui sera absolument nécessaire à l'explication des lettres dont je ne me suis pas encore occupé. Lorsque, parce moyen, j'aurai atteint la fin de l'alphabet — et il ne sera pas, je pense, diflicile d'y arriver en tenant à cette résolution — je pourrai me procurer la jouissance, et la faire partager au lecteur philosophe, de quelques explorations qui nous conduiront à des découvertes beaucoup plus importantes qu'aucune de celles qUe nous avons faites jusqu'à présent.
La dix-septième lettre de l'alphabet se fait ainsi, P, p, p, et son nom est p», qu'en caractère romain on écrit rho. Ce petit signe % que le lecteur peut apercevoir sur le p, est appelé par les grammairiens une marque d'aspiration; et comme ils ont remarqué que dans d'autres langues il est remplacé par un A, ils concluent qu'il doit sans aucun doute remplacer l'A; mais c'est là tout ce qu'ils en savent, et aucun ne peut dire pourquoi il a cette forme plutôt qu'une autre.
DE LA SCIENCE DES LANGUES. é5S
Lorsque nous divisons un o en deux comme ceci oc, et que nous les réunissons comme ceci d-g, nous avons une autre forme de TH. Mais avant de rien dire de plus sur ce point Je désire rappeler ici au lecteur ce que j'ai déjà prouvé dans une autre partie de cet ouvrage (1), c'està-dire que oui signifie a//, ce dont nous pouvons facilement nous convaincre en mettant le t dans sa place primitive qui est devant ou^ puisque ceci donnera touy qui est la même chose que tout ou tous en français.C'est pour cela aussi^ comme je Tai déjà dit en expliquant ont y que nous disons indifféremment, throuffhovr the house, et thraugh all the house (2). Mais le mot out si»
(1) Voyex page 588.
(2) Si out signifie allf comment devons-nous expliquer toithout iorsqaMI â une signification négative, comme dans without friends (sans amis), toithout money (sans argent), etc. ? J^ai déjà montré qu'une affirmation et une négationf lorsqu'on les analyse, ne font que le même mot. Ainsi, in et unj par exemple, signifient un et pas un, aucun. Dans le mot anglais tmklnd, un est négatif, et il est affirmatif dans le mot français quelqu'un. Lorsque pour la première fois Je fis cette remarque. Je ne pouvais m'expliquer pourquoi les hommes, au commencement, n'avaient pas de mots négatifs ; mais depuis lors, ayant découvert la religion qu'ils avaient lorsque la langue fut formée , j'ai pu me rendre compte de ce manque de mots négatifs. Cela venait de la sublime idée qu'ils avaient du créateur de tontes choses ', car comme ils croyaient qu'il était dans toute la création, pour être conséquens avec eux-mêmes, ils étaient obligés de croire que tonte création devait être en lui. Ainsi, si Je dis : Jean est mon frère^ il faut en conclure que mon frère est Jean ; et si nous croyons réellement que la divinité soit toutes choses dans la création, nous devons nécessairement admettre que toute chose dans la création est la divinité. Mais par ces mots toutes choseSyOTï entendait non-seulement toutes les substances matérielles, mais même tout ce qui est immatériel ; enfin rien n'était excepté, pas même le péché, pas même la parole, pas même la pensée la plus cachée. En poursuivant cette opinion jusque dans son extrèmey nous voyons
6M LA DtOOUVERTB
goifie tufisi ea qui mi doublé ^ parea que eetta klie, da
iDèoHi que colle de toialilé, est rendue par les mèniea
qqa las bommeft, è cêUe épcHpi^i aevtieat çroiro qiH »'U p^py^il «trim que le créateur de tontes choses cessât d^exister seulemept pendant ^espace dhine seconde, aa même îDStant , tons les êtres vivans, aussi bien qoo les aubstaiicef les plus peUdei et les plu étendues, seraient anéan* tis 3i complètement , qu'il n'en resterait même pas le moindre vestipe, la plus petite parcelle que Fimagination puisse concevoir. Ces hommes doirent même avoir été jusqu'à croire que sans le créateur, le vide ne pour» raitpas exister. I^oraque noos «ceeptons cette grande idée de la divinité, nous pouvons facilement concevoir que les hommes, au principe du monde^ n'eussent pas de mots négatifs ; car puisqu'ils pensaient que même les sons de leurs voti partieipaient de Dieu, qae par eette raisoB, tentes leurs paroles étaient nontmées d'après loi^ et qo'ils savaient qq'H était toujonrt égal^ toujours un, il leur était impossible d'avoir un mot contraire à un affirmatif. C'est pour cela que out dans throughout signifie tou^ et il est encore le même mot dans v^ithout ; comme lui, il esl ésps Stti extrême puisqu'il signifie none (aucun) qm» analrsé , devient tfnkol», e^estaà^re un m ou tWkU ou la divinité* Qa'est^ee qni pourrait se douter qoe ee mol Mifiais nona et le «let grec mw (tout), lorsqH'on les inalyie, sont lettre peqr lettre le même met? Gela est eependant vrai, pu^iiDe l'analyse de es dernier est aussi iiwoin ; et le lecteur sera bientôt convaiBat à% eeet par l'esplication de p. Qni penserait que le mot français pot (négatif) soit aussi Isttre penr lettre le même mot larsqn'il est anatreé, ear U devient égale* ment mHMth? Mais toute personns qni a donné quelque atte^lion à l'i^t d'analyser les mots tel qu'il est enseigné dans cat oarmgei doit savoir q^e la Bégatâf français m devient, par Panalyse, tn^', et «pie cela signifie tm im, ce qni est égal à totil. La eonpaiesanee de lambda bobs montre ««ssi que le néptif latin nil est pou in én^ puisque eette feroM de lambda (à) est égals à n, de même que l'antre forma ()^) ast égale à m ovfvioa tr, ete* Ob peqt me rappeler que l'ani^se dn mot anglais «o, qoi est «n-eu et qni signifie par eonséqqent «jw un ou towi, est suffisante pour prouver In vé* rite de ee que j'avanee. Mais ne voyens^nons pas dans Is même langoe le même mot employé dans les deux sens ? Ainsi le mot gtee b Mgniie «al. iiopendant, Iv est aussi rendu par tm, ear les deu mots sont les mêmes t tts de? iennent on lorsqn*on les analyse, et on devient otn {mê)* Mate on me rappellera eneot a q«e l'exemple déjà donné de mtj qoi signifie to^t et (Hieimy ast lautiMsai évident que ceini de ona au grée,
DE LA SCIENCE DES LANGUES. m
nou qui indiquait la vie ou la divinité. Maiatenant, la noarque d'aspiration qui jie trouva »ur le (^ dftu§ ^» ett un H fait ainsi pc, sa première partie étant suppriméa^ de sorte que quand cette lettre est ramenée i sa plaoe, péa devient ^'X»^. Et que signifie ici ce signe ^? Il lignifie que ^ a un double pouvoir. Le mot entier doit être analysé ainsi, ^-^Cq^ œ qui veut dire r, k double un. El pourquoi >ca-t-il ce pouvoir? Parce qu'il est double, attendu qu'il est composé, ainsi que je viens de le montrer, de 3 et c joints ensemble, Mais^ quelle preuve puis^je donner pour convaincre que ce double caractère était une ancienne forme de l'H ? C'est l'a" nalyse du nom que porte cette lettre, En anglais, elle est nommée aitah^ et oe mot, par l'analyse, devient out-e-JJ^ ce qui signifie double c (est) H; c'est-à-dire, h double c (faisant allusion à o et c) compose la lettre H. le viens de montrer que out signifie tout ou double. L'analyse du nom de cette lettre en français indique aussi que x était son ancienne forme; ainsi, Hache fait ffoic-h- Ici, hoi signifie hiffk (haut) qui exprime la môme idée que out^ comme je l'ai fait voir dans l'analyse de ce dernier mot. il n'y a d'ailleurs aucune différence entre out et Soi, ainsi que le lecteur peut s'en convaincre en regardant atten» tivement ces deux motsj et cel^i expliquera aussi pourquoi ils nomment la môme idée. Mais il n'y a pas de t dans Bot? Non, il n'y en a pas lorsque nous le consi^ dérons légèrement, et pourtant il y en a un. Quand nous voyons que deux mçts nomment la môme idée,
nous devons les examiner très minutieusement, parce qu'il y a de très grandes probabilités pour que — malgré les différences apparentes qui peuvent exister entre eux, — ils soient^ lettre pour lettre, le même mot. Dans Hoij la lettre H est un mot entier, et il est précisément égal à tr^ parce qu'il est composé de i et U^ de même que iv est. Nous avons déjà vu souvent ce dernier mol, et nous savons qu'il signifié la première vie y c'est-à-dire la divinité. Maintenant, comme oi, dans IToi, nomme aussi la première vie (puisque ^t est égal à a, et aussi à H ou X; car lorsque nous divisons Vo de a comme ceci ^c^ et que nous rassemblons ces deux parties par un i tiré entre elles comme ceci x, nous avons un H), il en résulte qu'il est en apposition à H, et qu'il pourrait aussi bien précéder cette lettre que la suivre. Alors, quand nous reportons l'H de Hat à la fin, ainsi oiHy et que nous mettons la barre qui se trouve au milieu sur le sommet du second I, comme ceci T, nous obtenons le mot out au lieu de oiH. Par l'analyse de ce mot, nous avons fait ici une très heureuse découverte; nous avons trouvé l'origine de la lettre T. Mais pourquoi les hommes mirent-ils la barre en haut plutôt qu'en bas? Parce qu'ils désiraient par là signifier la tête, ou quelque chose d'élevé. C'est par suite du même raisonnement que L, qui a une barre en bas, est fréquemment employé pour indiquer ce qui est bas. En expliquant le n (p), j'aurai l'occasion de parler de cette lettre. Nous voyons donc que dans cet exemple, le T est provenu de l'H qui est une autre
forme de TA; et cela vient de ce que VHet Vi se joignirent ainsi Hi. Par conséquent^ le mot anglais He (qui pourrait aussi bien être Ht) et le mot it ne font qu'un mot, et les trois lettres A, H et T, ne font qu'une seule lettre; de sorte que, jusqu'à présent, nous n'avons pas encore vu deux lettres dans l'alphabet. Mais l'I? Il ne fait qu'une lettre avec l'A, puisqu'il est une partie de l'A. Mais l'O? Il ne fait qu'une lettre avec l'A (ot), puisqu'il en est une partie. Mais n'y a-t*il pas une grande différence entre un (i) et un cercle? Non, il n'y en a aucune; car quoique Vo soit composé d'un nombre infini de uns y ils ne font cependant qu'un, c'est-à-dire un o. Cette observation peut être très féconde en résultats, et j'espère que le lecteur voudra bien y prêter une attention sérieuse : ainsi, par la raison que aity dans aitchj et ha^ dans hache^ sont égaux, il s'ensuit que les deux mots entiers aitch et hache sont égaux ; car, quant à 1'^ qui termine ce dernier mot, il devrait aussi se trouver à la fin du premier; mais comme il signifie is et devrait être séparé de l'A, il peut fort bien être compris. Alors, Hache^ lorsque sa dernière lettre est expliquée, doit être analysé comme ceci, out^-h-e^ ce qui signifie double c h estj c'est-à-dire que le double c est un H. La forme romaine du P grec, lorsqu'on le fait ainsi R, n'a pas de c qui lui soit superposé, et la raison en est que la queue qui a été ajoutée à la forme grecque est égale à ce c/ de sorte que si nous l'arrondissions, R deviendrait B* Et pareillement, si nous attachions à
la partie inférieure du P grec le sigoed'aipiratioaqai le sunaoate, comme ceci B» nous aurions un B* C'est pour cela que dans l'analyse des mots» B0 et Re sont souvent employés l'un pour l'autre ( car tous deux signifient uh€ ehose^ Mais le principal caractère de R est de signifier ce qui est double ou répété. Ainsi le préfix commun re^ qu'on voit dans les mots tels que fwcaJ (rappel)i felapse (rechute) ; ir^turne (r^iour)» si^ifie non-seulement une chose^ mais fm(^ chgse faiéi deua f9is ; une diose fixité encore, ou de nouveau ^ ^'aurai, dans l'explication delà lettre suivante, de nomtMreuses occasions de prouver» par des exemplesi cet emploi du P grec.
La seizième lettre de l'alphabet est &ite ainsi n^ ^ et v^ et se nonuoe pn Le lecteur qui a compris l'explication qu'on vient de donner de l'origine du T dans l'analyse du mot français Haché^ découvrira de suite l'origine du U^ 11 verra que c'est une autre forme de «V^ lorsque nous rendons ce mot par ceci iii; et telle fut k première forme qu'il eut jamais. Donc, comme w signifie vU^ les trois lettres m, qui sont équivalentes à iti et par conséquent à iv^ puisque h est égal à 1^, ont une pareille signification» Par conséquente n ne diffère de t»' ou tV» qu'en ce que le premier • est {dàcé sur les autres comme ceci "', de manière ft les toucher et à ftiire ^; et ce signe a été créé pour indiquer ce qui est haut( c'est-à-dire, non-seulement la vie, mais la vie en haut. Le sens du nom^/, lorsqu'on l'analyse ainsi, if-ù est donc éhs t4p t, c'est-à-dire 1'^*
DE LA SCIENCE DES LANGUES. m
OU Yun m haut. Mais oq pourrait clirq que le nom de cette lettre ea anglais est également j^t, et il n'a qi f, ni un en haut? On m tromperait en pen^aqt ainsi \ car le o ou Vo placé contre TI, comme ceci P, est Mn en haut, et peu importe de quelle façon nous le for-* mions, que ce soit ainsi, ^-y ou I| ou o, ou o, car c'est toujours un.
Mais y a-t*il quelque ressemblance,, quant à \^ forme, entre iv et ip? Si nous écrivons iv de façon à n'en faire qu'un seul caractère comme ceci îe?, c'est un double u (w)i et si nous disposons le double ideit de manière à se joindre ainsi u, n'avons*nous pas un double u (w) lorsque nous le faisons surmonter parle troisième i, comme ceci nr ? Et ce caractère n'e3t*i) pas tout-àrfait semblable au troisième de ces signes, n, ir, xr, donnés dans l'alphabet comme étant lesdiffé* rentes formes du n? D'un autre côté, lorsque npus posons ce w de manière à ce qu'il se tienne debout comme ceci B, n'avons-nous pas la seconde lettre de l'alphabet, c'est-à-dire le B? Cela nous explique pour^ quoi P et B sont si souvent confondus, ainsi que la ressemblance qui existe entre P et cette autre forme du B, c'est-à-dire 1>, car la seule différence qu'il y ait ici, consiste dans la situation du ^ qui se trouve réuni à l'I. Dans l'un, il est situé en haut de façon à signi«fier ce qui est haut ou élevé, et dans l'autre, il est en bas, afin de désigner ce qui est à la i&ase ou au fo^4 {ai the base or hottom). Mais on se rappellera sans doute que dans l'analyse des mots, j'ai souvent expli*
que ip par in au Heu de up y et il était fort régulier d'agir ainsi ; car, puisque ip est égal à iV, et que iv est égal à in, il s'ensuit que ip doit être égal à m. D'aiU leurs, lorsque nous enlevons Vi supérieur de ir et que nous le plaçons contre le second i de manière à faire avec lui un angle renversé comme ceci /j;, n'avonsnous pas le V grec, ou le v romain? Ici aussi, nous reconnaissons qu'une grande sagesse a présidé à la combinaison de ces signes ; car en plaçant ainsi cet i contre l'autre de cette manière v, on a voulu indiquer le dedans ou l'intérieur d'une chose, et non le sommet. L'angle est fait par le bas et laissé ouvert, afin de nous permettre, pour ainsi dire, de regarder en dedans.
Le n est la seizième lettre de l'alphabet grec, et c'est pour cela qu'il fait seize (16) lorsque nous ôlons l'i du sommet, et que nous le mettons dans la forme ronde (tel que nous le voyons dans le P romain) au pied du second i de n, comme ceci Ib. Mais toutes les lettres de l'alphabet depuis mu jusqu'à oméga ne se comptent-elles pas comme depuis alpha^ c'est-à-dire en commençant avec un P J'ai découvert qu'il en est ainsi, et c'est pour cela que les trois parties de n, c'est-à-dire m, sont égales à iu ou iv qui comptent pour quatre, attendu que n est la quatrième lettre après mu. Mais puisque iv est aussi pour la première vie ou la divinité, ne devrait-il pas être pour un'i Certainement, et il en est ainsi ; car iv signifie une vie, ou une chose. Et ne venons-nous pas de voir que iv
est le même que »ny et ne savons-nous pas que in est pour un; car nous l'avons fréquemment rendu par un dans l'analyse des mots.
Mais la divinité n'est-elle pas également indiquée par trois? Oui; et n est aussi pour trois, car il est composé de mou III. Mais comment trois peul-ilêtre un? Une analyse du mot Trinité, vers laquelle nous nous avançons, expliquera ce mystère, ainsi que le mystère de la Trinité lui-même.
Par suite de la remarque que nous avons faite de l'égalité qui existe entre tp et tV, nous voyons que le radical de ripa (les rives de la mer ou d'une rivière), qui est rip^ est le même que le radical du mot corres* pondant en français qui est riv (de rive), et que par conséquent ces deux mots n'en font qu'un seul. Ceci nous mène aussi à découvrir l'idée originale que le mot rival exprimait : nous voyons que ce mot, lorsqu'on l'analyse, devient à-le-rive (à la rive), c'est-àdire en face ou opposé^ de même qu'un côté d'une rivière Test à l'autre.
Mais pourquoi les hommes nommèrent-ils les bords d'une rivière par ce nom de rive? Ils leur donnèrent ce nom parce qu'il y en a deux; car le mot rive^ qu'on doit analyser ainsi ir-iv^ signifie la double chose, et ici, ir et iv s'accordent, parce que chacun d'eux signifie c^ qui est double; et nous voyons ainsi la nature de \r expliquée. Par conséquent aussi, a rih (une côte) est ainsi nommée, parce qu'elle a également deux côtés de même qu'une rivière. Le mot ruej que
J'ai déjà expliqué, peut aussi être analysé ainsi, ir-w, puisque Vu est égal à un vf et cela nous foit voir qu'entre rue et rtre, il n'y a aucune difTérence. L'explication donnée de rue (analysé ainsi, ir-ii— le aller aller ^ ou, le chemin chemin) est très correcte, parce qu'il y a deux chemins ou côtés dans une rue; cependant, je ne la comprenais pas comme maintenant, et ceci prouve combien le système par lequel je suis guidé est sûr, puisqu'on peut s*en servir correctement, même en ne comprenant pas l'explication qu'il donne. Ainsi, le mot anglais rip (une larme) est nommé d'après ses deux sources; et ribbon (ruban — riD'on — le double un) est le même que rib ou rive déjà expliqué. Rivet est pour it rive (les deux côtés), parce que c'est un clou en fer attaché des deux côtés. Si nous examinons d'autres mots que ceux en rt\ tels que robber (voleur), rw, run (courir), etc., nous trouverons une confirmation encore plus entière de la vérité des explications qui viennent d'être données. Ainsi, robber est pour rover^ le b étant égal au v; et lorsqu'on l'analyse ainsi, er-ir-o-by il signifie le dou* ble un être, c'est-à-dire un qui est doublement aussi grand qu'un homme ordinaire. Mais pourquoi ne pas analyser le mot rover^M lieu de robber? Cette substitution n'occasionnera aucune différence comme nous pouvons le voir ici, car er-ir-o^ signifie le double un être ou vie , attendu que v signifie la vie autant que Ble fait. Mais v n'est-il pas aussi pour n? Oui; et c'est pour cette raison que si nom substituons celte der-
ttiért lettre au v dans le mot rm^êp^ nous aurons ra-ner, qui n'est pas autre ohese que runnêr (coureur), paroe que un rover est un tonner (1). Et comment devons*^ nous analyser ro^iP Gomme ceci, ir-ai (le double un)) car ici, oeti sont en apposition l'un à l'autre, et ne font que s'expliquer réciproquement, de sorte quMls ne signifient qu'un/ et si r^»' était écrit ra, il serait également correct. Lorsqu'on l'écrivait re, ceci était égal à ro, parce qu'en disposant les deyx parties d'un e ou (, d'une certaine manière, on en feit un o. Par conséquent, comme rob dans rohber^ ou rop dans ron ver, est égal à roi, car le h Qi \e n signifient être ou vie y il e'ensuit que robbers ou rêvera (les voleurs) étaient tous des rote à Tépoque de la formation de la langue. Par conséquent, les deux mots anglais rogue (coquin) et Anave- {kipon) ont un sens fort honnête» attendu que tous deux indiquent la royauté. Le pre^^ mier doit être analysé ainsi, ig-vie-ro (la haute ou grande vie roi); e'est-à«dire le haut ou grand pereon-» nage nommé roi. Le second donne oin-io-in. Ici, oin* io est le même que unie ou unique (qui a été explif que lors de l'examen du mot avec) ; et comme Yin dont oinic est suivi, signifie un, il devient évident que knave veut dire eeulement un ou le eenl un^ \à^
(1) Cqs( popr cela tassi qms vp^^ur peut être considéré comme sijgniT fiant flyer (quelqu'un qui "vole en Tair), puisque voler signifie à-la-feis dérober et eouWr dam Vair, G^est pour la même raison que le mot greo 9^ m le latin fur (qui sigoi^^t Mm|9 ùmt uq vpl^t^^)» lorsqu'on rêta^ bUt dans ces deux mots Vi qui est sous- entendu devant IV, deyieniient égaux au mot français fuir, qui correspond à flee ou flxj (fuir ou voler).
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rois étant nommés ainsi, par la raison qu'il n'y en avait qu'un à-Ia-fois. Mais ceci n'était-il pas aussi un nom pour la divinité? Oui, c'en était un, et cela vint de ce que les voleurs, fripons, coquins, ou rois, étaient à ces époques reculées des conquérans qui, à cause de leur pouvoir et de la terreur qu'ils inspiraient, étaient aussi considérés comme des dieux. C'est pour cette même raison que le nom du célèbre brigand Robin Hood signifie roi dans les bois, ou robber in the icood (voleur dans les bois, — rov-in-wood) ; et Robin des bois doit être le même individu, car son nom est une traduction de l'autre. Hood est le même mol que wooi, parce que H est égal kio o\xw.
J'ai déjà observé que roi, lorsqu'on reporte r ou ir à la fin, devient oir, qui équivaut à war (guerre), mais il signifie littéralement double être ^ et, ici, il n'est pas pris dans un mauvais sens, puisqu'il est, ainsi que nous l'avons vu, égal à «p, la partie radicale de Apec, le dieu de la guerre. L'analyse du mot star (étoile), qui donne est-ar, et signifie c'est la double chose, ce qui désigne évidemment une chose divine, ou une divinité, prouve aussi d'une manière évidente que les rois, alors même qu'ils étaient des voleurs et des brigands, inspiraient encore de la vénération. J'appellerai ici l'attention du lecteur sur une circonstance digne de remarque. Nous voyons par l'analyse de Apec et star, que ces deux mots étaient radicalement les mêmes. Maintenant, lorsque nous cherchons la partie radicale du mol latin bellum, nous trouvons que c'est
ely puisque l'analyse de ce mot donne ib-el^um (c'està-dire, «iw-tA-«/ — l'être double); et si nous analysons le mot latin correspondant à star, qui est stella^ nous aurons est-el-ea^ c'est-à-dire ea est el {c^est le double éfre); car le lecteur se rappellera sans doute que / est égal à r ou iv^ comme je l'ai montré en expliquant lambda.
Ainsi, nous voyons que le radical de toar ou Apc; (ar), et celui de star (ar) est le même en anglais, et que cette similitude se représente également en latin, puisque dans cette dernière langue, ce radical est el pour les deux mots bellum et stella. Quoiqu'il n'y ait aucune ressemblance de forme entre ar et e/, ils ont néanmoins la même signification, et indiquent toute chose double : c'est pour cela qu'ils peuvent être employés pour signifier la divinité, la vie et la femme, aussi bien que la guerre. Les hommes doivent avoir nommé une étoile ainsi (star)^ parce qu'ils croyaient que c'était une divinité, ou un autre soleil. Ainsi, aster fait it-er-ois {le être soleil); car, as est le même que os (le soleil), ¥i ayant été supprimé dans le dernier mot'. Le mot grec «çTYjp, qui doit s'analyser comme ceci, ever-ois^ c'est-à-dire être un soleil^ est encore le même : »? est rendu par ever^ parce que ces. deux lettres sont égales à vr (|ui, lorsqu'on met des voyelles devant elles, deviennent ever ou ivir^ et ever est équivalent à t/^r, être, ou being.
L'égalité que nous avons trouvée un peu plus haut entre ripa et rive, existe pareillement entre rù
pula et riimiet (petit ruisseau). Gomme les tertnipai* sons de ces deux mots sont les deux articles êa et tV, leurs radicaux sont rêpul et rêvul, qui^ d'après la connaissance que nous avons de la signification de rip et rii^y doivent être analysés ainsi, ul rip, ul rivf et comme ul est ici ie même que ol ou a/, c'estÀ-dire ail i^tout)» il s'ensuit que le sens des deux mots est ail bt$nk (tout rive). Ce nom ù|t choiisi, probablement ^ parce que c'est un ruisseau tellement étroit, qu'à une courte distance on n'eu aperçoit que les rives. Par conséquent, Tidée désignée semble être, io%ii rive et peu ou point de ruisseau. Il ne doit pas être mal-à»propos de donner encore un ou deux exemples du p eià\iv employés indifTéremment. Lorsque nous remarquons que lèv^ dans le mot français lèvre (en anglais Up)^ pourrait tout aussi bien être écrit hp ou /tp, puisque Ve^ étant originairement e est égal à o ou /, nous voyons que Up en anglais et lèv en français ne font qu'un seul mot (1). Mais qu'est*ce qui donna l'i»
(1) Cette observation est tellement vraie, que nous retrouvons encore ftqioiird*hai^le mot Up employé pour lèvre en fran^is $ comme lorsqu^od dit par une expression qui e^t vulgaire (mais poos avons d^à remarqué que c^est dans les locutions communes, populaires, quUl faut rechercher surtout les plus anciens vestiges de la langue) : faire la lippe, ce qui veut dire faire la lèvre, avancer la lèvr^y bondtr. La différence d'ort^ograplie qu^on remarquera entre Up et lippe n^a aucune importance, car ee mot est prononcé exactement de la même manière dans les deux cas. Ce mot Up, lorsquUl était employé pour lèvre en français, a encore laissé danft cette langue une autre trace 4e son passage dan9 l^e mot lippu, qqidefrait être écrit lipu, et qui signifie, un à la lèvre, c'est-à-dire un qui a la lèvre d*en bas trop grosse, trop avancée.
dée de Up ? Le même mol qui donna Tidée de Ufe. Alors, Hp signifie donc life? Oui. Et lèvre? Il est pour re lèv^ et veut dire la chose vie; maïs plus littéralement, la double chose vie. Et le mot latin la^ hium? Son radical est labi; et comme nous savons que b est pour t?, il arrive qu'au lieu de labi^ nous avons la viy c'est-à-dire el A vi (la chose à vie).
Nous pouvons aussi, maintenant, voir que dip et dive (plonger) étaient originairement le même mot. Mais le lecteur se souviendra peut-être que j'ai expliqué dive par Dieu : c'est vrai; je le fois même encore, et cette observation conduit à une très importante découverte, qui nous apprend que les hommes croyaient que Dieu était dans la tête; car, lorsque nous nous rappelons que v est égal à n, et que d est pour t ou la tête^ nous voyons que, par conséquent, dive peut êlre analysé ainsi id-in (tête dans), ce qui signifie dans la tête, aussi bien que la tête dans; et il est clair que les Dives des Perses reçurent leur nom de ce qu'on les supposait tout esprit. Quant à la signification de head in (tête dans), pour ce mot anglais dive (plonger), on doit la trouver fort correcte, puisque plonger veut réellement dire se jeter la tête la première dans l'eau. Ceci est seulement un exemple, sur mille que j'ai rencontrés en analysant, qui nous fait voir comment le même mot peut, avec beaucoup de justesse, avoir des significations fort opposées. Le mot anglais shop (boutique) doit aussi êlre ^9t>, et ceci confirme ce qui a déjà été
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montré, c'est-à-dire que p est également pour «?, ce qui est très juste, puisque le t? et le w sont fréquemment confondus. Par conséquent, shov doit être pour show (montrer), qui, lorsque nous l'analysons ainsi, she-o-vi, signifie, la ouverte vie, ou vie ou-verte; c'est-à-dire les affaires ouvertes ou publiques. Mais shop lui-même, lorsqu'on l'analyse ainsi , is^vi^ opf donne un sens semblable, puisque cela veut dire la vie ouverte.
La troisième lettre de l'alphabet grec est gamma. Il est égal au G romain, et a ces deux formes r, y. II est aisé de reconnaître que cette lettre est la même que lambda (A, X), qui a déjà été expliqué. La former n'est pas autre chose que l'L romain , posé sens dessus dessous. Quant à l'autre forme (>), c'est exactement le lambda (X) lorsqu'il est renversé. Maintenant, que devons-nous conclure de cette similitude? Que ces deux caractères n'en font qu'un ; mais que la vie est signifiée comme étant élevée dansTun (dansyamma) et inférieure dans l'autre (dans lambda). Alors, il s'ensuit que comme wowb (la matrice) est désignée par lambda comme la source de la vie, gamma doit désigner la tête. Et que devons-nous conclure de ceci, lorsque nous nous rappelons que la divinité est signifiée par le mot head (tête) ? Que garnma est un autre nom pour la divinité. Voyons maintenant, par un examen de ce nom, jusqu'à quel point cette opinion peut être acceptée.
Il peut êlro analysé de différentes manières^ mais
sa signification ne change jamais. G-am-moij ceci signifie littéralement, G (est) am (et G est) moi. Mais comme am et moi sont deux noms pour la première personne, le premier étant le mot anglais correspondant à sum en latin, et le second le pronom français correspondant à mihi^ il s'ensuit que G est la première personne, puisqu'il est la même chose que l'un ou Taulre de ces mots, et qu'il est par conséquent égal au pronom anglais /• Lorsque nous mettons, comme nous le devons faire, un i ou un e devant le ff — comme ceci tff ou ey — nous avons l'ancienne forme de ego; car Vo à la fin de ce mot est une autre forme de «, c'est-à-dire e. Mais comme cet o de- . vient co en grec, c'est-à-dire o long ou o double {oo)j il en résulte que ego doit être une contraction de eoffoo, ou, ce qui est le même, de eiffoo; et comme ce mot eigoo ou eoffoo se décompose ainsi, eo-g-oOj il s'ensuit, puisque nous avons ici trois mots en appo* silion l'un à l'autre et qu'un d'eux est oo, que tous trois doivent être égaux à oo^ de sorte que le mot entier est, dans sa forme la plus simple, composé de ces six lettres oo-oo-oo. Alors l'analyse de gamma {G-ammoi) est, en ajoutant Vi ou 1'^ ou G, Ig-am-moij ce qui signifie que Ig est à-la-fois am et moi; et par conséquent, c'est comme si nous disions / am my^ s€lf()e suis moi-môme), c'est-à-dire , je n'ai pas tVë^ gai y je suis seul. Ces trois mots peuvent aussi être analysés de cette manière, Igo-im-moi^ ce qui signifie 1 who am myself (moi qui suis moi-même),
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ou de celtô manière} Jg-oim^moi (moi 1$ u»% moi* mémey c'est-à-dire je êuis le un nomm^f moi-même). Lorsqu'on Tanalyse, moi devient im-oij qui signifie him ly ou him the first (lui le premier), mais litté* ralement} lui un un^ ce qui signifie encore lui le premier. Et lorsque nous analysons le m de im-'oi^ nous voyons qu'il est égal à iw (première vie) : si nous l'analysons en caractères grecs» m^ comme ceci est égal à iu ou ivp il n'en résultera aucune différence. Le im de moi peut également ôtre ana-> lysé ainsi, un; et si nous adoptons les caractères grecs (fA (comme ce mot est égal à in qui signifie aussi un)^ il n'y aura encore aucune différence. Par suite de ces différentes explications de moi, l'analyse de iff-am-moi peut être donnée de ces diverses manié*res sans qu'il y ait aucune variation dans le sens ; 1 am him I, c'est-à-dire / am named I (je suis nommé je); ou, I am him the firet^ c'est^-dire ^« suie celui nommé le premier f ou, 1 am him the first life I, c'est-à-dire je suie la première vie nom^^ mé je, nommé moi-même. Et lorsque im est consi* déré comme égal à un, l'analyse précédente signi* fiera encore, I am one I, c'est-à-dire je suis le un jei ce qui peut réellement signifier 1 am the ono eye (1) (je suis le un œil); et lorsque nous réfléchis^ sons que / est ici en apposition à un, et que par con-
(1) Lorsque nous remarquons que le mot qui, ici^ signifie eye (œil) est ttk apposition kig, et que ig pourrait tout aussi bien être écrite^, ce qui femit Vf en §r«c, il #•( ftcile d9 voir que le not anglais moderne eye, H
•douent il signifie un, le sens de toute la php&se deviendra Imi om qm (je suis un un) ; c'e8t«>à«dire j9 êHi$ entièrement un, ou ce qui est la inôme chose ' j0 éms le s0ul un ,' ce qui signifiai i am aU (je suis tout)^ ou / um ail one (je suis tout un), o'est<-à*-dire i am al^ne (je suis seul-^-al^^ene)*
Mous avons vu par ceci que Gam, dsLU% gamma, peut être correctement rendu par ly am (/ am^e Suis) \ mais on peut aussi l'analyser ainsi : I-go-un]
ce mot grec n'en font qu'an. Par conséquent, cette lettre grecque gamma \^ est réellement la même choi^e que Tt/ romain, et tous les deut sont égaux à IY| ou /a première vie^ ou la divinités il eu résulte qua éye signifie littéralement le premier double un, pa^rce que nous avons deui yeux. Ainsi, lorsque nous analysons ocu^ttô comme ceci, us-oc-ul, il Bigtiifie thé doublé ail (le double tout)» le double éoleil^ ou la double vie. Le mot français mil^ qui doit d'abord avoir été il-oe, ce qui est égal à t7-oo, signifie aussi le double un. On peut dire que ces mots ne contiennent pfts de g; mais eu âaxon le g peut être retrouvé, puisque ilanâ oeHe langue le mut correspondante œil âst ea^^ et ceci analysé d^ vient oo^g^ ou oo-eg. Ici, oo et eg sont en apposition et ont une impor^ tance égale; de sorte que chacune de ces deux parties qualifie l'autre, et c^est eomme si l'on disait le doublé m^ Ainsi, sighi (vue)» lorsque nous l'analysons comme ceci) is^ig^vit^ est égal à is-eg-^vit ; et lorsque nous nous rappelons que eg est pour e^ ou eye, la signification de cette Analyse sera the eye Ufê {Vœil être, Vœil eacCstence; c'est-à-dire la vie ù Vœil). Par cette connaissance du mot sight^ nous pouvons être sûr que eg, ig, ou og (car ici, e, i et o, sont égaux) étaient à une certaine époque'le mot anglais pour eye, juste comme il était en saxon. Oc, dans oculusj est encore d'une valeur égale à eg^ ig ou og. Le mot fran^ çaie correspondante si^/it est aussi très clair et très concluant sur ce point: c'est vue, qui devient par l'analyse iv-ii {la vie (à) le double un, ou la doublé vie), c'est-à-dire les deuiX: yeux. Le radical de visuÈ, c*est-àdire vis qui doit être analysé ainsi iv-ié ou ivHO^ ou encore iv^iv, est précisément le même, c'est-à-dire vie vie ou double vie. Si nous adoptons l'analyse iv-io, nous avons dans io le nombre dix {iO), qui est égal à ^ V [dnqy tinq) m double iHé,
c'est-à-dire y« vis un, je marche un, ce qui signifie qu'il n'y en a pas d'autre. Si nous traduisons iff par high (haut) oxxgreat (grand), sens qu'il a également, et am par première vie {ea v), ce qui est aussi très exact, et que nous continuions à considérer ma comme moi, la signification de gamma sera la grande pre» mière vie moi , c'est-à-dire la grande première vie a moi; en d'autres mots, je suis la grande première vie, ou la grande première vie est appartenant à moi. Gamma peut encore être analysé ainsi : ig-oùim^ moij signifiant, / who am myself (je qui suis moimême). Ici oi est rendu par who (qui), mais il veut dire le un, et littéralement le un un, ou le double un^ parce que la vie est double. Tel est aussi le sens exact de who, comme nous pouvons le voir. Il se décompose ainsi , iv-iv-o, c'est-à-dire le double o, ou vie-o, et ceci est égal à le un. Le mot qui, en latin et en français, a précisément le même sens, puisqu'il donne , iq-iv'i, et ici iq est égal à ic ou ik, de sorte que la signification est encore le double un^ ou la vie, ou le un. Il n'y a pas la moindre différence entre who, qui, et le mot correspondant en grec, car ce dernier qui est k, devient par l'analyse ho-is, parce que le signe (*) placé sur Yo est égal à â; et comme cet H est encore égal à iv ou w, ho is, lorsqu'on l'analyse, devient w-o-is, ce qui veut dire le double o est, la vie est, ou le un est.
On peut aussi, quant au sens, analyser gamma comme ceci : je suis la vie dans l'homme et la femr
me; oa je suis la vie dans un être. Dans ce cas, il doit être décomposé ainsi: Ig^oifridn-'oi. Ici, oim est pour womb ou vie, et oi pour un etre^ puisque est le signe féminin, et peut être divisé ainsi, uu, et que I^ qui est pour homme ou le genre mâle, fait avec uu, lorsqu'on le place entre ces deux signes comme ceci uiu, un w ou w, c'est-à-dire vie vie^ ou double rtV.
On peut encore analyser gamma comme ceci, ig4vt'in-iv-i, c'est-à-dire y« la première vie dans lapre^ mière vie, parce que a ou oi est égal à ui ou vi, par la raison que O est égal à ces deux parties O, et qu'elles sont égales à tc^, ou à v, ou à u.
En hébreu, cette lettre est nommée Gtmel, et ce mot^ lorsqu'on l'analyse, a une signiûcation égale à celle qui vient d'être donnée en dernier lieu, puisqu'il devient ig-ivi-in^O'-iv, ou bien encore ig-ivi-tn-oL Nous pouvons aussi meiire on à la place de o-iv ou ol; mais le sens sera toujours le même, c'est-à-dire y« la vie dans la première vie, oujelavie dans la une vie.
On dit que le mot gamma ou gamut {gamme no** te de musique) a reçu ce nom parce que Gui Arétin, en composant la nouvelle gamme ou échelle, employa, pour désigner la corde qu'il ajouta au diagramme des Grecs, le caractère r, qui, dans la langue de ce peuple, est nommé gamma. Mais je ne peux pas croire que cette élymologie soit exacte, parce qu'on trouve, en examinant gamut, qu'il est composé de deux mots principaux, dont l'un est la définition de l'autre. Ainsi, gam signifie la première chose (ig-ea-iv),
67» U OÉCOIJTEBTE
«t uff qui, indly^> dôvient ivnt, n'a pat dTaulre tigoiftcaiion » puisqu'il veut égalemeo^ dire première ehQHf litléralement première vu €êla , Q'eit4-dirQ c#/ii première vie ou la première choee. On peut aufu^i analyser ffêmmm de manière à lui faire aigni** fier exactement la mdme oboae» comme noua pou« Yons le voir ici, f$F«M-4W9**M ; les trois premiers membres de ùt mot sont les mêmes que ceux que nous venons de voir, et les deus^ derniers, iv-ea, signifient littéralement première vie-ehoee^ c'est-à-dire la pre^ mière ehoee^ Par conséquenti gëm (la fu^miére chose) doit avoir existé avant gamma ou gamut; et, puisque la gamme {gamut) est le premier élément de la musique, on ne peut vraiment pas méconnaître que ce mot est trop bien appliqué pour qu'on le doive au hasard. Le mot n/, dans ganm/, a précisément le même sens que th^tj en anglais; la seule différence qu'il y ait entre ces deux mots est que, dans le dernier, tu est répété deux Ibis, quoiqu'il paraisse sous des formes différentes^ de sorte que l'un expliqi^ l'autre, et lui sert d'article» Afin de trouver deux fois le mot ut dans thatf. nous devoAs analyser celui-ci de cette manière, ih-Qii. Ici, ih fait, lorsqu'on l'analyse, ihivj dont le sens est tête vie, ou la Divinité; et lorsque H est rejeté à la lin, ces deux mots deviennent nr^tV, ce qui veut dire première me deeeue; et quand on 1^ réunit en un seul mot, on a vit, qui devient ut par la contraction de ïi et la transformation du t^ on n. Donc, le mot latin ut^ et le mot anglais thef ne font qu'un. La
seconde partie de l'analyse qui précède {ih^it), c'està-dire oit^ devient pareillement #«/, parce que Vo^ étant égal à i^ on a iUj de sorte que le mot that est réelle* ment composé de ut ui, ou the ihe.
Mais quelle différence y a-t-il entre les mots ihat et foho? 11 n'y en a aucune; car v>ho est aussi un nom pour la divinité, puisqu'il signifie littéralement double vie^ ce qui était et ce qui est; en d'autres termes, ee qui a toujours été^ ou V Eternel Un. Mais, bien que ce soit là le sens littéral de 'who et de that^ nous devrions^ dans l'analyse des mots, les comprendre comme étant simplement pour le un^ ou Vêtre^ formes dans lesquelles nous avons encore la même signification, quoiqu'en moins de mots, et, par ce moyen, l'analyse nous sera plus facile.
Par conséquent, lorsque HorneTooke affirmait que le mot latin ut^ et le mot anglais that^ étaient égaux en signification, il ne se trompait pas, quoiqu'il n'ait jamais soupçonné que ut se trouvait dans Mi^/. Ainsi, chaque partie de that signifie la tête me^ ou la Divi^ nité, et comme l'une sert d'article à l'autre, ce mot peut être analysé comme ceci, the-oit (l'un en haut). Mais pourquoi, peut-on demander, les hommes employaient-ils un mot aussi puissant dans des occasions aussi banales, car il n'est pas de mot d'un usage plus fréquent que celui qui nous occupe? Parce qu'ils voulaient désigner par là ce qui était certain ou défini^ et que ce fut Dieu seul qui leur donna celte idée, parce qu'ils ne pouvaient douter de son existence. Par con»
séquent, si noua analysons les mots certain et défini et les mots semblables, nous trouverons qu'ils sont tous des noms différens pour la Divinité. Certain est composé de deux parties principales, de même que le mot ihat. jiin signiAe le un un^ c'est-à-dire le premier ; et à une époque il précédait cert comme ceci, ain-cert, et servait d'article à ce dernier mot qui doit être analysé ainsi, it-is-^r ( God is ever^ — Dieu est toujours ) ; c'est-à-dire éternel. Mais nous verrons plus loin , en recherchant ce qui d'abord donna à l'homme l'idée de la vérité (truth), que ever et truthy c'est-à-dire éternité et vérité^ doivent, dans toutes les langues, être les lûêmes, et qu'ils ne font qu'un seul et même mot. Je fais cette remarque afin de montrer que cert signifie aussi le vrai Dieu^ ou it is true , c'est-à-dire Dieu est vrai^ parce que le mot it a cette grande signification.
Le mot cer et le mot allemand sehr (très) ne diffèrent nullement l'un de l'autre, et tous deux signifient vérité et éternité^ ainsi que un être humain et la 2>ivinitéy comme nous le verrons plus loin.
Le mot definite (défini) est composé de trois noms désignant la Divinité, mais dans le langage ordinaire, ils signifient the head end (it-id-fln — la tête fin); le mot fin est pour iv-en, et ces deux mots signifient even^ qui est un nom qu'on donne souvent à la Divinité ; ils signifient aussi en Dieu {in'on\ voulant dire par là que Dieu est la fin de toutes choses, que toutes choses finissent en Lui. Le mot anglais end
(fin), qui fait en-ed ou en-id^ signifie aussi en Dieu; et si on récrivait eden il serait encore le même.
On nous dit que Eden (le paradis) signifie en hébreu plaisir; et ceci parait fort juste, puisque cette même idée en grec, en latin, en français et en anglais, est synonyme avec l^étre dans Dieu. Comme il est très facile d'analyser les quatre mots iq^ovyî, voluptas, plaisir et pleasurcj je les laisse au lecteur, afin qu'il s'amuse à le faire, et qu'il puisse, par ce moyen, vérifier l'exactitude de ce que j'établis ici. L'idée nommée par xaX«ç, bené, bien et well, est pareillement égale à celle indiquée par Eden et plaisir. Ici nous voyons confirmé ce qu'on vient d'établir au sujet du mot even, c'est-à-dire qu'il était un nom commun pour désigner la Divinité, puisque le mot latin benê, lorsqu'on l'analyse ainsi, iv-en-e^ on even-e, signifie even tV, c'est-à-dire it is even^ et cela signifie aussi God in it (Dieu dans cela), c'est-à-dire c'est en Dieu, puisque iv veut dire la première vie. Il est inutile d'ajouter que cela signifie également en vie cela, c'est-à-dire cest en vie, attendu que vie est un autre nom pour la Divinité. Mais quelle différence y a-t-il entre ce mot divinity et definite? Si nous prononçons 1'^ qui se trouve à la fin de ce dernier mot, il n'y en aura aucune, puisqu' alors il deviendra definite y ce qui est équivalent au mot français divinité, attendu que \f est égal au v. Alors, comment devons-nous expliquer divinité? Par Dieuin-ité (Dieu dans ce est); et ces quatre mots signi-
fient tétre dans Dieu, parce que les deux mots it-é
sont égaux à being ou être.
Le caractère anglais correspondant au gamma grec est G^ et il se nomme djee, ce qui est égal à djî; et , lorsqu'on analyse ce dernier, il devient id-U^l^ et signifie Dieu est un. Mais, quand nous nous rappelons que is est égal à iOf on reconnaît que ces trois mots , id^is4j sont équivalens à id-io-i'^ et lorsque ces trois mots se réunissent , ils font dio4j c'est* à-dire God I (Dieu je), ou Dieu un^ voulant signi-* fier par ceci le eeul Dieu. Mais, comme ce mot dji est composé de trois mots id4è4^ nous sommes menés & en chercher la partie radicale, et nous découvrons que c'est un seul is car id iV, dans le langage ordinaire, signifient it is (c'est); de sorte que id^'ê4 doit signifier ii t> / (c'est moi), ce qui est égal à Ig-am^ fnoi (je suis mol), c'est-ft«dire Je euis moi-même; en d'autres mots, Dieu eêi Dieu , ou je (Dieu) suie Dieuf car moi^ nous ne devons pas l'oublier, est égal à ifH>i (la première vie je). Mais, par hypothèse, si l'on disait que id ie i pourrait aussi bien être écrit is t, cela serait-il juste? Oui, certainement; et is i a préci« sèment le même sens que id is t, puisqu'il se décom^ pose ainsi, lo I (la première vie je), c'est->à«-direy^ êuiê la première vie. Alors, si dans la langue grecque on disait ceci, quelle en serait la conséquence? Les deux mots Is i deviendraient si par contraction ^ et cela serait égal à la lettre G ; de sorte que le gamma grec se trouverait être cette lettre. Quelle différence
y a-t-il doDô entfe G et G? Il n'y en à aucune lorsqu'on les considère radicalement, et c'est pour <^ que dans la langue saxonne la lettre G est feite commô ceci, C, et la lettre G (K>mme cela, C, ce qui est é^i* déminent le même caractère* Mais, dans la forme ana* lysée dé G (i^î), qudle différence y a-t*il entre les deux parties i^ et i? L'une est en apposition & l'autre, et^ par conséquent, ce que l'une signifie, l'autre le signifie aussi* Mais nous poutonà dire que dans tW nous avons trois mots en apposition Tun à l'autre, c'est« àKlire i-^, car s est égal k o (^ c>)« Et lorsque nous nous rappelons que 0> ou Ou, est pour h vie, nous reconnaissons que les trois mots Ù0^i ^gnifient ïn^ dubitableoient I am 1 (je suis je) ou j€ pais jê, ou je vie Je, c'est'à^lire /a première vu Je, ou je vie im premiéreé Donc o, entre I et I, est équivalent à ces deux mots, et c'est comme si nous disions /e vie^ je vie. Par conséquent , lorsque nous réduisons le mot vie à une seule lettre, c'est^à«dire v, au lieu de ce que nous venons de voir nous avons /-r» l'V (je vie, je vie). Et, quand nous disons que dans iW une partie est en apposition à l'autre, nous devons comprendre que la seconde partie (i), parce qu'elle est longue, doit être égale à ii^ kuoukv* Alors, en analysant tW ainsi, i^o-i, et en suppléant ce qui est sous-entendu ^ nous avons Onhii, parce que maintenant chaque i de i<hi est égal ù ii. Gomme Vo est ici en apposition i l'un ou l'autre n> il s'ensuit qu'il es^ aussi égal i tV, et il devrait, pour le foire voir, prendre sa forme do m»
qui est égale ku on kv. Donc, ùo-i est le même que V'V'V ou que 11-11-11; et, lorsque nous disons que io est en apposition à f, quoique le premier soit égal à dix (10) et le dernier à un (l), comme ce un a au* tant de droits à Yo que le premier un, il s'ensuit que nous devons considérer le seul i dans io-i comme suivi d'un o, et que le sens est to4o (dix dix), c'est-à-dire dix sont dix, on je suis je, c'est-à-dire je double je, ou, je vis je et ceci est égal à 1 f> 1 (un est un). Et, comme dans cette proposition, one is one (un est un), is, quoique signifiant dix, est en apposition soit à Vun qui le précède, soit à Vun qui le suit, il en résulte que chaque un doit aussi être égal kdix, ou que ce dix, qui se trouve*au milieu {is), doit être seulement un. Écrivons one (un) comme on l'écrivait anciennement , et examinons-le sous cette forme dans la proposition que nous venons de voir, afin de pouvoir expliquer comment il correspond avec io ou dix. Nous l'avons déjà vu souvent analysé; nous savons qu'il est pour o4n, et que n est égal à C3, ou à un seul 0/ de sorte que, lorsque nous mettons un o à la place de Vn de oin, nous avons oio^ et, par conséquent; la proposition one is one devient io, is, io, ce qui fait que tous les trois font io^ io, io (dix, dix, dix). Mais(»t'/t n'était-il pas aussi écrit in ? En effet; et cependant cela ne peut nullement altérer le sens de la dernière proposition. Ainsi, quand au lieu de io, is, io, nous écrivons in, is, in, et que nous n'oublions pas que s, aussi bien que o, est égal à n, les trois mots in.
tV, iw, deviennent io^ io, io, ou in, in^ in^ c'est-à-dire dixj dix y dix, ou un, un, un. Mais one n'était-il pas aussi un? Oui, et cela ne constitue aucune diffé* rence, comme nous pouvons facilement le voir. Nous savons que Vu est égal au v; par conséquent, lorsque nous plaçons cette lettre devante, comme ceci, vn^ nous voyons qu'une voyelle est sous-entendue devant chacune de ces deux consonnes , et qu'en les exprimant, on auratV in, ev en, ou ov on. Dans ces trois exemples, nous avons le seul mot un sous trois formes différentes, et nous voyons que chaque forme est composée de deux parties dont l'une est en apposition à l'autre, et sert à la définir. Ainsi, dans la première forme tV-m, iv est égal à in, parce que le r et Vn ne font qu'une seule lettre, et les deux mots sont com* posés de six lettres, chacun en contenant trois (1); de sorte que squs ce rapport aussi, ils sont encore égaux, et, par conséquent, ils ne signifient pas seulement un (littéralement un un, c'est-à-dire le premier un), mais aussi égalité, uniformité. C'est pour cela que ce mot iv'in, lorsqu'on attribue à chaque lettre le pouvoir qui lui appartient , ne diffère nullement du mot anglais even (même). Le mot français mesme (même) donne aussi (lorsqu'on l'analyse ainsi , in-es-in) un est un, car nous savons que m est égal à in. Mais un est un nombre impair (uneven), et ne peut pas, par
(1) C^est-à-dire qae chacun de [ces deux mots iv et in est composé de trois i .
682 LA DËGOUYERTE
conséquent I signifier êven (même ou égal); car ceci tendrait à prouYCir que les deux mots odd et uneven (impair, inégal) signifient even (pair), ce qui serait trop absurde pour être soutenu par une personne de sens commun. Cela n'est cependant pas plus d^surde ,que de dire un est dw^ et pourtant nous l'avons dit; et lorsque nous connaîtrons le véritable sens de nos paroles, nous conviendrons qu'il n'y a réellement rien d'absurde dans ce raisonnement* Plus loin, je m'oc*cuperai plus minutieusement de cette l'bcherche*
Mais dans l'exemple que je viens de donner, w et m ne sont'-ils pas égaux à diifp Nous reconnaîtrons qu'ils le sont en nous rappelant que les deux moitiés d'un o sont égales à un t^ ; car si nous mettons cet ci à la place de ces deux moitiés^ avec Yi de tV, nous aurons iû. Quant aux deux autres exemples, m-m et ot^-m^ ils sont encore la même chose, car 1'^ est ici égal à Va, parce qu'il est égal à e^ et que o est égal k i ou un.
Dans le mot anglais ring (bague), est^l fait allu« sion au caractère ^, ou à la Divinité ? on doit l'analyser ainsi, irnn^ff, et cela signifie le double un Q q% qui peut indiquer cette autre forme du G, qui est g, dans laquelle nous retrouvons une ressembianoe avec une bague: ou bien on veut faire allusion au G saxon, qui se fait ainsi, ^« Mais comme par ir in ou êr in on veut aussi dire l'éternité, puisque ces deux mots signifient littéralement the ever one (le toujours un), nous devons^ croire que ce qu'on dit a rapport à la divinité qui est éternelle. Dans ce cas y le mot ring
doit être considéré comme un autre mot pour DîoU| et ses trois parties (^r-fn-*/^) signifient ^éternel un, le premier, Ig , qui signifie aussi i, est rendu ici par le premier^ néannK)ins entre i et le premier^ il n'y a aucune différence^
Mais qu'est ce /ityer ( doigt )» dans lequel nous voyons un ^? Ce mot est un autre nom pour la Divi<nité, car c'est un. Ainsi , fin est le même que iv in^ qui signifie le premier un^ et aussi even; et ig-^êr est en apposition à ivin^ el Bigni&e le premier être. Alors devons*nous croire que les motsiayi^et doigt puissent être égaux dans certaine langue? Oui, ou bien la dilTérence qui existera entre eux sera fort lé<» gère f et il est aussi aisé de concevoir ceci, que d'ima*» giner qu'on puisse représenter et I par les mêmes signes, puisque tous deux signifient un^ car la diffé» rence qui existe entre une bague (ring) et un doigt ifinger) est précisément égale à celle qu'on remarque entre et 1. Et de même que et I ont été employés comme chiffres pour compter , de même les moiBdmgt et hague ont été employés dans un but semblable par quelques gens, parce qu'ils signifiaient I et 0« Nous devons croire aussi , comme I et sont souvent exprimés par le même mot, c'est-à-dire par one^ que doigt et bague ont aussi été nommés par le même mot* Donc le mot debt (dette), lorsqu'on l'analyse, fait dois-it^ Ve étant e, ceci étant o (cd), et le B étant, comme nous le savons, égal à ie (1$). Mais qu'est-ce que it dans ce mot? Il signifie the, et danê le prinoipe il
était devant , de sorte que debt était littéralement t^ dois; et ceci voulait dire le doigt. Mais lorsqu'on l'analyse ainsi , id-o-is , il signifie le o être, c'est-à-dire la chose o. Par cet examen, nous découvrons que la partie radicale de debt est un seul o, et telle est en* core aujourd'hui la prononciation du mot anglais owe (devoir), mot qui doit d'abord avoir été iWy et iv , lorsqu'on le rejette à la fin, devient w par suite de la réunion de 1'^' au v. Alors, quelle différence y a-t-il, quant au sens, entre iv et d? Aucune; et c'est pour cela que dans delta (a)^ nous avons lY (comme nous pouvons le voir en le regardant attentivement), et que ces deux lettres nomment la Divinité. Le D anglais est aussi égal à lY, ou, ce qui est la même chose, àlU, puisque, quand nous le séparons ainsi, 13, et que nous plaçons ces deux parties ainsi, lU, nous avons lU, qui est égal à lY. Et comme lY est, ainsi que nous le savons, égal à iv ou m, c'est-à-dire un (un autre nom pour la Divinité), les deux D et A doivent aussi être égaux à vt ou in. Ces observations nous mènent à un grand nombre d'autres qui ne peuvent trouver leur place ici. Cette forme de debt (dois) existe en français aussi bien que doive , dans laquelle nous avons 1'^ CQnverli en v par le moyen de ses deux parties S> q^î sont égales à tOy et par conséquent à u ou à v. Le mot français dette devient dot lorsqu'on l'analyse, c'est-àdire, id'O'it {the o îV, — le c> cela), où nous avons encore un seul 0. Ce mot dot se trouve en anglais , et il signifie up très petit o (•), c'est-à-dire un point tel
qu'on en met sur la lettre «y et cette remarque nous fait découvrir Torigine de ce point. Nous voyons qu'il est en apposition à l'v ^^ qui signifie que cette lettre est égale à o, c'est-à-dire qu'elle est pour un. Cette découverte, malgré le peu d'importance qu'elle parait avoir, conduira , comme nous le verrons, à beaucoup de résultatslorsqu'on la poursuivra. Pour le moment, je désire seulement faire remarquer, de crainte de l'oublier plus tard, qu'il ne faut pas perdre de vue ce que nous venons d'établir, c'est-à-dire que le point qui est sur Yt vint de ce que l'on supprima Vo dans lo, de même que l'esprit d'aspiration qui se trouve sur la lettre grecque f signifie que l'x qui le suivait a été retranché. Le mot latin debitum, lorsqu'on l'analyse, est le même que debt on dette ^ puisqu'il fait um-id^h-is-it^ dont la partie radicale est toujours un seul o. Ici um est pour «Vm, c'est-à-dire tr-m, qui, ainsi que nous l'avons déjà vu , est égal à even et signifie Vun (littéralement, la tête uUf ou un un (i). Les cinq mots tint, id, Oy isy îV, sont tous réellement en apposition exacte l'un à l'autre, et lorsqu'on les analyse, ils donnent ces six mots in, in, in^ o, t», in; et commer^ est aussi égal à t? ou à «, et comme le v ou l'n prend devant lui un t (quoiqu'il pourrait tout aussi bien prendre un e ou un o), ainsi tn, il s'ensuit que les six mots sont égaux à in six fois répété.
(1) Le titre espagnol don^ qui doit être analysé comme ceci idr(m, signifie aussi la tête un.
Dtnt le mol grec correspondant à dêbi, nous avons aussi un 9, puisque c'est ypi^Çf qui, lorsqu'on l'analyse, devient oê^x-ir-Oy c'est-à-dire le s y le double un/ ce qui nous fait voir que x était aussi considéré comme un Of et cela venait de ce que ses deux parties (X) composent un du moment qu'on leur Aiit faire face Tune à Tautre, et qu'on les dispose de manière à ce qu'elles puissent se rencontrer. Mais ceci devient de toute évidence par l'autre mot grec correspondant à dette : ce motest «eç, qui devient par l'analyse oç-cc, ou otm; c'est-à-dire, legramd O (l'oméga)*
Comme la partie radicale du mot latin dehere est DEB y puisque ère est le même que être (la chose) , nous voyons que cela est égal i date, le mot français déjà expliqué. Ainsi ^ l'examen de ces différons mots correspondant à d^t en grec, en latin et en français, nous fait découvrir que dans le principe les hommes faisaient leurs comptes avec ces trois caractères I, 0, X seulement; et même encore aujourd'hui ne voyons-nous pas des boutiquiers de village et des personnes qui n'ont reçu aucune instruction, tenir compte de leurs affaires à l'aide de signes semblables ? En conséquence, / otoe (je dois) signifie littéralement 10} c'est-*à*dire, Ion O (jeunO); en d'autres mots, 1 a one^ ou l afinger (je un doigt). J'ai dit que bague et doigt^ à cause de la relation qui existe entre eux, et qui estla même que celle qu'on remarque entre Oet 1» devaient^ dans quelque langue t être rendus par le même mot, et celle opinion est justifiée par
DE LA SCnSNCB DS8 LANGUES. «7
Texamen des doux mou greoslMruXiof (bague) et èoomAùç (doigt) , mots entre leiquels îl n'y a aucune diflfôrenee^ car ils sont égaux en sigùification ; et Vt que Tun a dô plus que l'autre pourrait tout aussi bien ôtre suppri«* mé, loi aussi le lecteur peut apercevoir que las quatre premières lettres (Amr) de chaque mot sont égales au mot français «(pi^/, qui, lorsque Voet Ts sont réunis, devient dayti et comme nous sawns, d'après ce qui a déjà été clairement montré, que G est radicalement le même que G, et G le même que K (K), il s'ensuit donc que twt en grec est le même mot que doiyt en français, et que les deux mots, lorsqu'on les analyse, se réduisent à un seul O, qui est égal à I, Gette analysa doit être faite ainsi : it^^dëk et id-^ijf^ et dans ces deux cas, on a toujours le même sens, qui est : h bagu^ (i), 0^ le doigt. Lorsque ensuite nous décomposons dak et dâiffp nous avons id-o^ik et id-^^iffi ici ik et ig sont équivalens au pronom / G^) qui signifie h premier un, ou U sfiymd un, et est, comme nous l'avons déjà vu» un autre nom pour la Divinité, Alors ik et ig sont ici égaux à 0, et c'est comme si nous disions thê o m /(le est je). Mais que veut dire le mot français corres* pondant à ring (bague) 9 II doit être analysé ainsi, tV hag (la bague) ] et hag doit alors être décomposé comme
(i) Dan* It mot antiMNi qui ei( synonyme dt bo^fu^, 11 «st simplement fait sUosion à un o; csr oe mot deyrait être écrit an^, ce qui vent dirç tm ; çt cela est on ne peut plus simple et juste, car un anj^eau a véritablement la forme d'un e. Ce n'est donc que par corruption qu^on a feit
Qmm\k qui iv^x^\ êtm écrit sno.
ceci, ih'O'igy ce qui signifie encore le o {e%i)je. Et lors* que nous nous rappelons que iv ou m est égal à iT, ou t7, et que h est un d placé d'une autre manière^ étant tous deux composés d'un oet d'un I, nous découvrons que le mot bagtte est^ lettre pour lettre, le même que le mot doigt '^ car Ve qui se trouve après Vu est égal à uni? ou à unt, et doit être considéré comme la troisième partie de iii, lettres qui composent tT dans ce que nous venons de voir.
J'ai oublié d'expliquer vXcoç et uXoç qui se trouvent dans èa%ryAioç et ^axTuXoç. Daps ces deux mots f//est égal ào/, qui, nous le savons, est égal kilo {le un on le soleil^ ou encore la Divinité). Oç est ici comme un article ou un pronom en apposition à ol ou il o ; de sorte que quand nous donnons à ol une signification substantive, os doit être traduit par fc, et os ol par la Di^ viniié, ou le entier un y ou enfin la chose entière. Il ne diffère donc pas de dakf ; il n'est que le même mot sous une autre forme, et ne sert qu'à montrer ce que dakt signifie. Mais ici j'ai expliqué v\o; et non viktoç. Le dernier ne diffère du premier qu'en ce qu'il a ^exprimé en lui-même ce qui est sous -entendu dans l'autre. Ainsi, oor-uX signifie, thewhole(one)y (le entier) (un), le dernier mot étant sous-entendu; el od-uX-c a le même sens avec les trois mots exprimés. Nous retrouvons ici l'origine du mot anglais holy (saint) : nous voyons qu'il est pour iv-ol-i {the v)hole one — le entier un) ; mais dans ce cas nous devons comprendre ol comme signifiant la />tWmï^, et les trois mots comme si-
gnifiant le un à Dieu. Mais en quoi wholy (entière* ment) diffère-l-ii de holy ? En rien ; car bien que l'un ait un w de plus que Tautre^ celle lettre est seulement un répétition de TA, et sert à l'expliquer ; et ces deux lettres sont égales aux deux mois iv tv, de même que itf une autre forme de iv, est en apposition à h dans le mot the, qui, aussi, est égal à iv iv,
La lettre S est la dix-huitième de Talphabet grec: elle a ces trois formes s, <7, ç, et se nomme sigma , qui , par l'analyse , devient is-ig-im-a. Ici les trois mots ig-imni signifient 1 am the firsi (je suis le premier); de sorte que le mot is est en apposition à tous les autres, et a par conséquent la même signification. Nous voyons aussi que cette explication est fort exacte , puisque , lorsque nous donnons à ia son autre forme qui est lo^ nous avons première exis* tence, ou la première personne des verbes être et aller. Nous pouvons aussi , en donnant à ^ sa forme de u ou Vy dire que ce mot (is) équivaut à Iv, qui signifie encore la première vie. Par le minutieux examen que nous avons fait de gamma, nous savons que ig est pour I, la première personne, et que ïm dont il est suivi étant la même chose que iv, il en résulte que nous avons dans cette lettre (m) un autre mot en apposition à ig; de sorte que Ig im est pour i am (je suis). Quant à Y a de la fin, il est égal aux autres mots dont il est précédé , puisqu'il signifie aussi le premier. 11 peut se faire que dans le principe il fût placé devant Vm, et qu'au lieu de sigma on eut si-
tH LA DtOOUVERTB
5^MNt» dont VasAl^M est iê^f^m ou lo^*f^mj c'est^ dire û Imm^ ou »a I emy ce qoi sigmâe h premier fe euiê oa JUeu Je euis^ ou encore , vie Je euie. D'un autre oôlé» ai^am peut aussi avoir été à une époque ie-am-iff, c'est-à-dire la mm ijr (Je eme le j^emil^r^ ou ce qui est la môme chose^ h premier suis'Je). On comprendra fecilemoit que )e mot eiymm p^ia^e prendre ces diverses fermes^ lorsqu'on observe que lesï diifôrentea parties dont il eA composé exis|aieBt> dans le commencement > séparées Tune de l'autre comme nous les vojions dans l'analyse. Cette optfMoa est confirmée par le noai que cette lettre porte en heureux y H ce nom est smmek. Gomme ici 4ib ott f A est la même ebose que i^ U s'ensuit que ce BQot ne dîjBère auoiiDement de eij^m , si ce n'est en raison de la diepoaittan de ses parties» Avant de deve* nir emmekf ik est pkia que probable qm ce mot de*^ lait être mkam (t«-#è mm). Mais comme les dîfiè* rentes parties dont eijfma et eumek se composent sonten appo&iiioa eiacte l'une à l'autre, on doit re* connaître qM, de quelque manière que nous la disposions^ le sens sera toujours te mAme«
Lorsque eiffmm est fiait ainsi ^ S, nous avons une autre forme de l'M ou du W^ e'est"*à-dîre vie vie/ et lorsqu'on |e fiiit comme ceci ç, nous avons une varia-» tien de l'S romain, et par conséquent un a^ un «, ete^ Mais quand il est iaît ûmij <r, nous avons alpàa (a), puisque un o et un • disposés de cette manière ^r constituent le caractère 9 lorsque noua les rappro*^
DE LA SCIENCE 013 LANGUES. G9t
cbons assez pour qu'ils sa touebeat. Par conséqqpQt, lorsque nous analysons êigmn aiusi, ê-iff-m^ay le s^ns est^ s est égal à ig^ à m, et à a, Maiuteuant, iff eu grec s'écrit comme ceci ey, c'est-à-dire qu'il est composé de quatre uns (1111), comme uqus pouvons te toir en désunissant ce mot de cette manière >Y} et lorsque nous disposons ces parties comme ceci '^ ^ nous formons un s du moment que nous les rappro* chons assez l'une de l'autre pour qu'elles puissent se rejoindre. Nous venons de voir comment sigma est aussi un M et un a.
Cette connaissance critique de gamma et sigma^ qui ne sont que des formes différentes du pronom I et du verbe être, pern^ttra aux savans de compren* dre ce qu'on entend par les mots sacrés 1 AM THAT
I AM (je suis ccLui QUI suis) qui se trouvent dans le passage suivant : « Et Moïse dit à Dieu : Quand ^ serai allé vers les en£sins d'Israël^ et que je leur awai ditt, Le Dieu de vos pères m'a envoyé vers vous^ alors „ s'ils me demandent quel est son nom, que leur répon* drai-je? Et Dieu dit à Moïse : » suis celui qui suis.
II dit aussi : Tu diras aux enfans d'Israël , celui qui s^appelle je suis m'a envoyé vers vous (1), *
Comme le mot am (suis) signifie, lorsqu'on l'ana^ lyse la première vie ( ea-ip ou oi-in^ cette dernière analyse étant littéralement un un) les deux mots I AM sont égaux à je la première vie} et comme le
(1) EXOfd., m, 13, 14.
mot that ^ qui ^ àé]k été expliqué, signifie l^^tre ou le un, le passage entier i am that i am, est égal à JE LA PREMIÈRE VIE, l'être LA PREMIÈRE VIE. Pap Conséquent , si le Seigneur avait employé ces mots : t Tu diras aux enfans d'Israël la première vie m'a envoyé vers vous » , au lieu de « je suis (T am) m'a envoyé vers vous» 9 cela n'aurait occasionné aucun changement dans le sens.
La manière dont on se sert du mot am dans le passage précédent doit naturellement nous faire supposer qu'à l'époque où il fui employé ainsi, il n'avait pas encore perdu sa signification primitive. Mais si on s'en était servi avec ce sens au temps d'Homère, on n'aurait pas pu le comprendre. Lescommentateurs ont beaucoup parlé de ce mot (am) dans le passage que je viens de citer, mais il leur était impossible de retrouver sa signification littérale. Je ne doute pas que le correspondant du mot am n'ait dans toutes les langues le même sens qu'en anglais. En grec, c'est eep, et ceci analysé devient oi-iv-i, qui signifie je la première vie. Le mot latin sum, devient is^iv-in^ ou lo-iviv {est le premier un on je le premier un ou je suis le premier). Le mot français «/i> , fait is-iv-is^ c'est-à-dire la première vie est. On peut aussi l'analyser comme ceci, lo iv lo {je la première vieje^ en d'autres termes, je suis je). Le mot allemand hin est pour fA-tn, qui est le même que eb-en; et comme la lettre b Cbt ici égal à r , il s'ensuit que eb-en ne diffère nullement du mot anglais even^ le nom de la Divinité
que nous rencontrons si fréquemment dans l'analyse des mois, et qui dans son état primitif signifie un, puisque le mot français un (qui, analysé, devient in-in^ c'est*à-dire, iv-in) est égal à even. Mais comme in, dans tV'in^ est encore égal à un^ les deux mots signifient le premier un, sens qu'on peut aussi trouver en l'analysant ainsi, in in, ou ce qui est la mémeciiose, en en, car ces formes signifient le un un, c'est-à-dire un dans V extrême ou le premier. Lorsqu'on fait allu« sion au temps, in in ou iv iv signifie ever (toujours) ou le double un, c'est-à-dire le passé et le présent.
On m'apprend que le texte hébreu de je suis celui qui je suis (/ am that I am) peut, en caractères romains, être donné ainsi : ahyeh asher ahveii. Ici nous avons trois mots, mais les trois premières lettres seules {ahy) du premier mot sont égales à I ah. Elles peuvent être analysées ainsi, ea^iv^ey (la première vie je).. Chacun de ces mots est en apposition à chacun des deux autres; c'est-à-dire à chacun d'eux lorsqu'on les considère séparément, comme à tous deux considérés ensemble. Ainsi le premier mot ea, ne diffère pas le moins du monde, quant au sens, soit de iv, soit de ey, puisque chacun signifie le premier. 11 ne diffère pas non plus de ces deux mots, iv-ey, pris ensemble, car ils signifient aussi le premier. Par conséquent, sans occasionner aucun changement dans le sens, on pourrait fort bien mettre ces trois mots selon cet ordre ey-ea-iv. Gomme ici iv, à cause des parties qui le composent, c'est-à-dire un ♦ et un w, ou trois
694 LA DÉCOUVERTF
unsj e6t égala lettre m, il en résulte que^ en le feisàiit rejoindre à éa qui le précède, on aura eam; et ce mot détient égal à am «n anglais par la contraction de la première lettre e. Par conséquent, ey-ea-lv est équivalent à ey-am; et comme ey est le même que le mot anglais et/e (l'organe de la vue), et qu'il ne diffère pas, lorsqu'on l'analyse, du pronom /, il s'ensuit que ey am est littéralement le même que / am; de sorte que les trois premières lettres de ahyeh appartiennent tout autant à l'anglais qu'à l'hébreu. Si nous considérions ey comme e^y cela serait fort exact, car y, outre qu'il est fréquemment employé à la place d'un double i ou de /t>, est aussi employé au lieu du gamma grec {y) dont il ne diffère même pas pour la forme. Et comme eg est égal à iy ou oy, il s'ensuit que le mot ey pourrait aussi être oy, ou même ol ou océ Par conséquent, ces différens mots, ey, eg^ ig^ og^ ot et ocj seraient trouvés, si l'on faisait des recherches à ce sujet, être maintenant, ou avoir été à une certaine époque des noms donnés à la Divinité, au so-» leil, à l'œil {ege)^ le pronom /, de même que le mot un, et que tous ne font qu'un seul et même mot. L'ancien pluriel de ege était egne, qui, par l'ana* lyse, devient ey-in, où nous avons un mot signifiant un ajouté à ey qui, de même, signifie un; de sorte que ey-ne signifie littéralement un un, oui 4, deux signes qui sont aussi égaux à un un (ii). Mais le pluriel actuel de eye? Il est très correct; car la terminaison es, de eyes, signifie également un, parce que
DE LÀ SCIENCE DES LANGUES. «9ft
t'est UM autre forme de oç; car e est pour e, ^M ce demter câraotère est équivalent à co, ou ù. Noud pouvons observer aussi que 00 e ici une eontraetfon det(Ç) le mot grée pour tm, fi seul ayant été sup* primé. Mais ce mot ttç est encore le même que êisf et ^ç est la oontraction de ce mot vie.
Puisque les trois premières lettres de éhjfeh signh» fient j€ euiê, pourquoi y ajoute^t-on encore les deux autres lettres <^A? Gomme les trois lettres^ et je peux dire les trois mots qui précèdent ehy s'expliquent déjà entièrement et clairement 5 on ne peut pas croire que €ette addition ait été foi te pour remplir ce même but de nouveau^ Par conséquent^ quoique ces deux le^ très puissent être analysées de mani^ à signifier ia première vie (iv) *^ et de quelque fiiçon que nous les considérions elles doivent après tout avoir ce sens *^ nous devons cependant , afin de les rame« ner dans les limites de notre compréhension , les ana^ lyser de manière à leur donner en apparence <^ ce qu'en réalité elles n'ont pas -*-* un éens dilTérent de tous les autres mots par lesquels elles sont précédéeSé Les deux lettres êh sont égales à c^îr / comme e est le même que o, et comme «» est encore le même que m^ iuùû i0f il s^ensuit que dans M nous avons deux mots en apposition exacte l'un à l'autre» et que nous pouvons, en nous servant de caractères romains, leé faire paraître sous la forme de êu (bu, ou de 00 Wk Maintenant, quoique les deux derniers, ou les deux premiers de ces quatre mots signifient indifféremment
la vie vie^ et par conséquent ia Divinité , ils servent aussi 9 comme je l'ai souvent remarqué^ à nommer le PASSÉ et TOUJOURS , mots qui signifient aussi la Divinité ou la première vie. Alors, quelle différence y at-il» quant au sens^ entre les trois premières et les deux dernières lettres deaht/eh? Pour parler d'une manière critique, il n'y en a aucune, quoiqu'on apparence il y en ait une fort grande; car ce mot ahy signifie la première vie dans le temps présent, puisqu'il est égal k I am (je suis) qui est un temps présent; et eh signifie aussi la première vie, mais dans le passé. Le sens critique de ahyeh est donc: la première VIE MAINTENANT , LA PREMIÈRE VIE TOUJOURS ; Cn
d'autres termes, I (who) am I (who) m^as (moi (qui) SUIS JE (qui) étais). Et comme le temps présent n'est autre que le futur , ahyeh signifie aussi, je qui suis, je qui serais je qui étais, où nous a^ons trois temps quoique n^en ayant réellement qu'un. J'ai acquis la connaissance de ceci par la remarque que j'ai faite que chaque mot contenu dans ahteh est un nom de la Divinité, et est seulement un. Mais n'est-il pas aussi trois? Assurément, comme nous le verrons clairement plus tard, surtout lorsque nous en viendrons à l'analyse du moiTrinité, mot qui ne doit jamais avoir été bien compris depuis celte époque reculée où le Tangage devint si confus que les hommes ne cornprenaient plus ce qu'ils entendaient dire.
,Pour rendre plus intelligible ce que nous venons de voir à l'égard des (rois temps qui n'en font qu^un,
je ferai observer que Urne (temps) est la Divinité. Le mot correspondant en grec est xpovoç, qui devient, par l'analyse , oê-iC'tV'er-on, dont le sens littéral est Di^k Véternelun. En latin , on a tempus, qui devient os^ it-iv'ipy on oê'it'Un'ip, signifiant la haute. vie, ou l^un en haut. Le mot français temps est le même* Le mot anglais time (it-iv ou if-un) est , la tête un, ou dtjp.
On pourrait encore analyser ahyeh de différentes façons; mais le sens qu'il renferme ne peut être rendu plus saisissable.
Nous avons déjà vu que, dans le langage ordinaire, un pronom relatif signifie , le un, ou, le un être, mais c'est aussi un grand nom pour ta Divinité; et cela vient de ce qu'il est synonyme avec ce qui est défini ou certain^ deux mots que nous avons expliqués d'une manière critique. Le second de ces trois mots, ahyeh asher ahyeh, signifie, lorsqu'on l'analyse ainsi {as4v'er)j Vêire «n, ou un toujours; mais comme ever (toujours) est le même que it^ er ou étre^ il en résulte qu'il est synonyme avec heing (être); et c'est, du reste, une chose que j'ai déjà établie. Le root as devient par l'analyse o4b^ et \s étant égal à o ces trois caractères deviennent oio; c'est-à-dire un, un^ répétition de un qui est égale à trois. Mais dans oio n'avons-nous pas aussi le nombre dix (iO)? Ouï ; alors ces trois signes sont égaux kdix. Mais ne devraient-ils pas aussi être égaux à t^n? Cer* tainement ; et ils le sont, en effets puisque parmi eux
«M LA DËCOUVEATE
nous ne retrouvons qu'un seul I. Il est aisé de voir que «# est le même mot que mce en anglais, qu'on écrit aê en TrançaiS) et qu'il est encore le même que le mot latin aê. C'est également le même que celui que nous rencontrons dans le mot latin et grec mimAs, puisque tous ces mots signifient un. Dans monas^ lors* que nous l'analysons ainsi, im-on^as^ ce qui est en*core égal à un-on-asy nous avons le mot un trots fbis répété, quoique le mot entier signifie seulement un. Mais lorsque nous le décomposons ainsi ^ ivMm-M^ ce qui est égal à iv-en-as ^ ou even oê domme e^en est un autre nom pour la Divinité ei esi précisément le même que héing (être), nous voyons que monaê signifie littéralement la ck^sè uH, ou l'être MH. Tout ceci, joint à ce qu'on a dit plus haut^ prouve de la manière la plus évidente qu'un proiKHn relatif signifie un, c'est-à-dire k etrtain un ^ car c'est un nom pour là Divinité* Gomme le mot «#, dans aêher^, signifie un^ et que le reste de ce mot (her) est égal à nvér, il s'ensuit que le mot entier si» gnifie littéralement 0H9 ^Mr(un toujours), autre* ment) un être ou une ehoee, en d'autres mots tru ieujours ou l'étemel un. Il peut panttre fort eitraor* dinaire de retrouver dans a^er le mot anglais ever en entier, car cela tend à prouver que la langue an* glaise est seulement de l'hébreu déguisé; mais je peux rendre ceci encore plus extraordinaire en mon^ trant que les deux mots qui composent le mot aehet sont les deux mots anglais wae ever. Cet m esti lors^
qu'on l'analyse, ois^ et ici quand nous faisons entendre chaque lettre, et que nous donnons à oe^ sa prononciation primitive (telle qu'il l'a encore en français) de telle sorte que ces trois lettres puissent produire le même son que celui qu'elles ont dans le mot français oiseau i asher fait exactement was ever. Il est donc aussi évident que tout ce que j'ai montré jusqu'à présent, que nous avons encore en anglais l'an- Uque prononciation de wasj de sorte que le w n'est nuUement entendu dans ce mot. Mais lorsqu'on le mit devant as^ le sens des mots ne devait pas encore être entièrement perdu ^ attendu que l'accord qui existe entre «p et ce mot est parfait. Ainsi, w est égal à double 9fé, ou u double V^ qui est égal à dix^ parce que V ^ Y font dix\ et comme le mot ue devient ràr par l'analyse, et que ceci devient olo ou 10, nous voyons que w et ae se définissent l'un l'autre.
Par cette recherche de la sigoifkation des paroles sacrées I am that I ah (je suis celui qui jte suis), il est évident que lorsqu'elles furent prononcées pour la première fois en hébreu, elles devaient avoir ce sens : La première vie maintenant, et à venir^ et qui était — r Etemel un être — la première vie maintenant j et à venir ^ et qui était.
Les mots Je suis m^a envoyé vers vous ont été complètement inintelligibles jusqu'à présenti si nous exceptons l'époque même de l'enfance de la langue; car personne ne peut dire que dans ce mot am (suis) il ait vu le sens qu'il a réellement, et qui est : la pre-
MiÈRE VIE. PersoDoe, non plus, ne peut avoir une notion claire du passage suivant qui correspond à celui que nous venons de donner, parce que personne ne connaît le sens du mot word (verbe) : t Dans le commencement était le verbe, et le verbe était avec Dieu, et le verbe était Dieu (1). »
Mais l'analyse du mot word (verbe) rend le tout intelligible, et elle doit se faire ainsi : iv-o-ir^idy ou ainsi, iv-oer^id, ou encore ainsi, id-iv-oer. La signification littérale de chacune de ces analyses est , le douile un étrCj Dieu^ — vie sur la tête y — Dieu en haut. La troisième analyse, lorsque nous permettons aux deux premiers mots de se rencontrer^ donne diu-oer^ ce qui est le même que dieu-oer {Dieu en haut^ ou tête vie en haut). Ceci nous apprend que le mot word (verbe) est un autre nom pour divine ou étemelle vie. Donc, si nous lisons le passage précédent en sub- . stituant le mot vie au mot verbe ^ nous aurons : € Dans le commencement était la vie, et la vie était avec Dieu, et la vie était Dieu », ce que tout le monde peut comprendre sans Tassistance de savans commentaires.
L'analyse du mot verhum suffira pour mettre toute personne à même d'expliquer les correspondans dans les autres langues, qu'on trouvera — je n'en ai aucun doute— avoir tous la même signification. Ce mot fait iv-er-hi'Un , c'est-à-dire Véternel être ou
(i) Saiat JeaD, l, 1.
éternelle vie / mais Hltéralement il est pour ér^r being (toujours être), ou, ce qui est encore plus littéral, ever b'feone (toujours ^ie un), c'est-à-dire /«/ow/oMr^ une vie. Afin de comprendre cette dernière analyse, nous avons seulement à nous rappeler que le b est fréquemment employé pour le v.
La quatorzième lettre de l'alphabet est 3, Ç; elle se nomme Xi, et est égale à csoxx gs. Pour bien faire comprendre ce caractère , il sera nécessaire de rappeler qu'on employait anciennement une lettre qui était nommée le (ce n'était pas autre chose que le G romain), dont la signification était each (chacun) ou tousdetix; c'est-à-dire chaque moitié de l'O (<)) ou les deux moitiés; car c'est à l'O qu'on doit avoir fait allusion, lorsque dans le principe on forma cette lettre (ic). La vérité de cette observation est pleinement confirmée par l'analyse du mot like (pareil, semblable) , qui était anciennement /t>, car il devient, par l'analyse, t7-«V, c'est-à-dire le c ou le tV,cequi voulait désigner la moitié de l'O; attendu qu'il est difficile de trouver deux choses qui aient plus de ressemblance entre elles que les deux moitiés d'un ou d'un cercle. Par conséquent, lorsque nous disons qu'une personne est semblable {like) à une autre, nos paroles signifient que les personnes dont il s'agit sont Tune à l'autre comme une moitié d'un est à l'autre moitié. On a toujours cru que la terminaison anglaise ly est une corruption de lie; mais /y signifie il e (il est — c'est): ainsi êweetly (doucement), char^
7» LA RÉOOUVERTB
mm^%f (d'une manière cbsuroianle), etc., gem peur aw€$i U (doux il est), charming il € (cbarinant it est)j c'est-à-dire c^esi à doux, c^est à charmant ^ et cela veut dire que ce doot on parle appartient à ce qui est doux, à ce qui est charmant. La terminaison française correspondant à /y est ment, et elle devient par l'analyse^ iv-en^it, ce qui signifie être ce, ou ce être. Gela vient de ce que iv-en est un nom pour la Divinité» et par conséquent pour être. Le mot français doucement signifie donc, ce être doux. Cette opi* nion est appuyée par l'analyse de la terminaison correspondante en latin : ainsi, leniter est pour /en- U-er {lenétre), Vétre doux. Le lecteur doit savoir maintenant que hnosk, pJus ancien que hnisy parce qu'à l'époque où leniUr fut fbrmé, /e» seqU et WVk lenis, existait.
It est difficile de rencontrer un mot tel que^ mildneaa (douceur), sans se demander ce qui, dais^ U principe y inspira aux hommes l'idée qu'ils nomment ainsi aujourd'hui, l^n est pour el^n, ce qui est la même chose que ^mh, comme le |H^uve l'ex-^ plication que j^ai donnée de /, et nous savons que epen es4 un nom de la Divinité. Par conséquent, ^ niter signifie l'hêtre à Dieu^ c'est*à-dîre la vie ou l'être apfurtentmt à Dieu. Mais nous aurons le même sens en analysant kn comme ceci, el^ (la vie), ce qui est aussi un autre nom pour la Divinité ; ou bien en l'analysant ainsi, ^/-m^ ou ei^-en (jueun), qui est toujours équtvitoM. Si le lecteur veut {tendre la
peine d'andlyder les mots correspoodaot & celui-ci (jiaitô toutes les laogues^ il trouvera la (Mreuve que <^ta idée a la même origine cbez tou& les peuples,
Ccmime le G et le G sont radicalement égaux, il n'y a aucune différence entre «V et ig; et c'est pour cela que ic^ dans certaine langue qu^ je ne connais pas» peut sig;nifier Z (je) puisque ig a aussi cette si» g^ification.
Le rôle principal de X, qui est le caractère romain correspondsiut à E ou S» ^^ d'indiquer ce qui est double. Ainsi rejf {re^x) signifie» /« chod^ doubU^ le un dia daubh pauvmr^ et lorsque na«s r^marquona que cette lettre est composée d'un \ et d'un Y réu« nis» nous pouvoaa dû^e qu'il signifie littéralement double wie (W); et bien que, lorsqu'on te considère ainsi, il soit égal à dix^ cependant» quand nous le regardons comme composé d'un I et d'un^ 1, no«ist pouvons dire qu'il représente deux ^utement ; et cela peut nous expliquer pomrquoi il se trouve la seccn^ide lettre de l'alpbabet grec à partir de l'Itt, qui esA le mi-^ lieu^ Comme il sign^> daukle vie^ il est synonyme de toutj ainsi que des autres mots qui sont égaux à ce dernier. Donc» lorsqu'il est employé néga^vement^ nou& devons le rendre par le contraire de taut^ c'est* à-dire par aucum^ Mais U ne &ut pas oublier ce qui a déjà été dit, notamment» qu'il n'y a pas de ni^ti& dans la langue» k» mots ainsi nommés n'étant que des affîrmatijs pri&dans lan mauvais sens.
L'^oalysedu^nom & (Xt) doit, être faite comme eeci:>
ic-iê-i. Si nous donnons ici au c et à Vê leur forme entière, nous aurons o et Oy de sorte que ic et is deviendront i(htOy deux mots qui sont égaux à 1, 1; et lorsqu'à ces deux mots nous ajoutons le dernier de l'analyse tV-tV-t , nous avons I, I, 1. Ceci nous fait voir que Çi est égal à trois uns , et explique fort clairement son autre forme , dans laquelle nous retrouvons trois uns, ainsi que nous pouvons le voir ici , s. Ic-is-i signifie donc réellement each is /(chaque est I), c'està-dire chaque un est un I. Et quand, au lieu de 1 1 1, nous écrivons littéralement l'analyse lo lo l, nous avons encore les trois uns seulement. En examinant attentivement les mots ic is t, nous découvrons aussi ce qui est entré dans la composition de ^t : nous voyons qu'il renferme un (?, un s et un i. Le c est placé au-dessus de 1'^, comme ceci, §, et on les fait suivre par l't comme ceci, g**, ce qui constitue le nom Ce.
X ou X est la vingt-deuxième lettre de l'alphabet grec. Nous venons de l'expliquer en expliquant le Çc Son nom est chi^ et il est égal à ic-iv-ij ce qui est aussi équivalent à I, I,L Dans cette analyse, ic signifie /(je), aussi bien que each (chaque), ou both (tous deux)^ et iv est pour la première vie^ ou la première personne. Comme X est la même cliose que chj qui est le même que cv dont le sens est double v , cela nous indique les deux V qui se trouvent dans X.
La vingt-et-unième lettre, $, a déjà été expliquée à l'occasion à' alpha. Néanmoins, l'analyse de son nom en caractères romains rendra ce qu'on en a dit encore
plus évident. 11 est écrit, et très correctement, ainsi, phiy et devient, par l'analyse, ip-iv-ij ce qui signifie , dans la première vie un , ou une chose dans iapre^ mière vie; et cela veut dire^ une chose dans P Oy c'està-dire «/t^ cAo^^ nommée BULF (moitié), ce qui nous est clairement marqué par la division exacte qui est faite dans le 4>. Mais, a parler d'une manière critiquci il n'y a pas un nombre ou une portion telle que moitié {ha//)j c'est-à-dire sous le rapport du sens que nous y attachons, attendu que chaque portion fractionnelle est une. C'est donc pour cela que 4> même est un nom pour la Divinité, puisque, comme of(de) en anglais, il signifie un être ou une chose. Si le lecteur a compris pourquoi une langue ne peut pas avoir de négatifs, il peut, par la même raison, expliquer comment il se fait qu'elle ne puisse pas-avoir de division qui soit moindre qu'un. En acceptant l'idée de ces hommes qui croyaient que toutes choses étaient des parties de la Divinité même, et que la Divinité est UNE, nous pouvons facilement concevoir combien il leur était impossible d'admettre qu'il pût y avoir une chose qui fût moins qu'un. Par conséquent , les noms une moitié^ un tiers ^ un quart j etc., veulent dire, une chose de deux choses j une chose de trois choses, une chose de quatre choses, etc. Tous les nom« bres sont donc entiers ; car si nous disons : Jean a le quart d'une livre, le sens est que, de quatre uns qui composent une livre, Jean en a tin; et cette partie, quoique n'étant pas aussi considérable que la
livre entière^ n'en est pas tnoins cotnplètëôti émièré. Mais quelle est là signification db ttlOt /rdctioH? Persotine ne peut le dire. Cependant rie sigftlfie-t-il pas cê qui est briéé? Oui. Nous Satoris dtfnd ce cjti'll èigniÛe? Ouiy on le Sait si Ton péUt doutlér le èetis de hriêé {broken). Assurément tout lé îhoridé peut dire ceci i une cheée hriêée, par exemple j doit être queîtjtie choëe tnièé en j^i'^^*^ 60 en parties i et tfest vi*aî. Nous Sûtoriè donc oe que Signifie Msé? Oui , sî vous pouvez expliquer ce que vétit dire piéteé dn parties^ autrement vous n'erl savez rien. Mais iine pièce ou une pattie n'esl-elle pas quelque chose dé irtdindre que le tout {the tvhole)1 Ceci est aussi très tirai. Alors noua savons ee que signifié bfiéé? Oui , potirtu que voué puissiez dire ée qu'ôH entend par lé tout y car autrement toUs n'eu savez rien. Est-ce que le tout ne signifie pas feniietÇiheentire)'! Oui. MoH ildus n'avons qu'à troli^et- ce qu'oti entend pat' F entier poui* découvrit* ce qtl'ori entend par le tout? Précisément; mais éés deux lîiots sont synonymes; de èôrte qu'il est justement aussi diflScilé d'expliquée l'un que d'expllquei* Fautre; et pât* cotiséqtiéni , sî nous IgAdfdns ce qu^on comprend par lé tadt tout, noUs éhéfchérôris en vain ïe séné dd taot eritiet. Aldrâ, éommént devôns-rious faire poUï* découvrir lé senS du toot iàut {whôte)H \{ faut l'ahalyser * éi c'est ce qui a été fait fl y â déjà longtemps, lorsque j'ai montré que c'était un autre norà pour la Divinité, et qu'il pouvait êtfe réduit à un seul O. Mais dans le mot entire il n'y a pas d'o? Là pre-
DE LA 8CtËNCË OËS LANGUES. 70^
fflièrd èyllâbé de dé mm e^i égale à ôh o(I in, m comme ci?^ est pour ofn^ et que ôin peut êtfe dtià^ Ijrsé Gôiîirae cecî, o^n^ et ensuite alniî^ in-a^ ce qui signifie 11^ o^ nous trouvons que cette syllsbeest égdlô à ffi Gomme ici^ in est en apposition à o^ il est, pûtf conséquent^ Id même que ô ou que UHf et ûous pouvons facilement comprendre ceci en rémarquant que nest égal k ces deux parties (c^)) qui sont égales à un o, de sorte que in est réellement la même chose que to. Maïs que Veut dire la partie finale de enlire, c'està-dire tire? Cette terminaison est pour it-ir^ qui signifie iété être ^ ou Dieu\ de maniéré que les deux mots ii et ir sont en apposition k en ^ et ensemble {itir) ils sont précisément égaux au mot français êiH. Gela nous fait voir que entire est équivalent aux deux mots français Un^'étre ou étrêmni Dotic^ parêiê ou piéùê signifie aussi f^>i 9 mais un moins grande ôu moins considérable que celui qui est signifié par whoîe (tout) OU èniife (entier). Dé des deUX mots, le premier (^art) doit élre analysé ainsi, ipnhirM. Ici, tr-U est la même chose que U*ir ou le mot iVançais étt^e^ et ip'o signifie the up'd (le haut â le h9ut un), de cjul est encore égal à Dieu. Et lorsque nous donnons à ces mots un autre ordre, comme ceci, éiHnp-Oy le Seiis est, Id thosê le haut 0, c'est-à-dire, la petite chose te haut o, parce que ce qui est élevé parait petit à cause de la distance qui nous èU sépare. Lé thOt français petit pourrait donc tout aussi bien être éQvhpotit^ qui devient, par l'analyse, ip-o-it-il^ c'est-à-dire haut o haut haut^ ou le
haut en haut en haut y ce qui veut dire le haut o très élevé; en d'autres termes, c'est la Divinité fort éloi^ gnée. De même aussi^ le mot anglais poor (pauvre) pourrait également bien être écrit poir, et ce dernier pourrait être par^ comme nous le voyons en disposant Yo et Vi de manière à ce qu'ils puissent se rencontrer comme ceci , d, ce qui donne un a (1). Mais le mot j70(?r lui-même ne diffère pas de poir en signification,
(1] Je vois que c^est ce qui est arrivé en latin, puisque parvus fait, lorsqu'on i^analyse, ip-o-ir-in-os ] et ceci, quand on place os en premier et qu^à la place de Vi qui se trouve dans ir on met un o, devient os ip-oor-^ in où nous retrouvons le mot anglais poor qui est une contraction de ip-oor^ Vi ayant été perdu. Gomme os signifie le, et que in qui suit ip-oor est pour un, il en résulte que parvus, en mots anglais, est égal à the poor one (le pauvre un).
Nous apprenons par là que les mots poor (pauvre) et îittle (petit) expriment une seule et même idée. Mais quoique ip-o soit un autre nom pour la Divinité, il peut cependant, bien que signifiant ce qui est pauvre ou pe* tit, indiquer aussi ce qui est grand et puissant. Ainsi, potens signifie k haut un, la tête être, c^est-à-dire qu^il a ce sens en latin ; mais dans quelque autre langue, le mot correspondant peut vouloir dire tout le contraire. C^est pour cela que le mot anglais power (pouvoir) et le mot français pauvre sont réellement le même mot. Le premier devient par l'analyse, ip-o-iv-er, ce qui veut dire haut o être, c'est-à-dire le grand un être. Il faut se souvenir ici que iv-er est le même que iter ou être. Pauvre , analysé, donne ip-o-iv-iv-er, et dans ce cas, le premier iv est égal à le, de sorte que iv-iv-er signifie le être, et que par conséquent le mot entier est équivalent à Vêtre, ou la chose le haut o ; c^est-à-dire Vêtre ou la chose nommée le îiaut o, ou le haut un; voulant dire par ceci le un très éUn" gné. En raisonnant d'après cette croyance qui admettait que toute chose était une partie de la Divinité, et que son nom n'a pas de sens négatif, c'est-à-dire un sens pareil à celui que nous attribuons ordinairement aux négations, il est facile de concevoir que power et pauvre, lorsqu'on les considère radicalement, peuvent être le même mot, de même qu'on peut trouver que yes et no (oui et non), lorsqu'on les examine de la même manière, ont un sens équivalent.
puisque, lorsqu'on l'analyse, il devient ip-o-o-ir, ce qui signifie encore le haut un, le un être, ou le haut un au-dessus (tp-o-oer). Donc, le moipart (partie), de même que le mot îvhole (entier), signifie la Divinité j mais la Divinité moins visible; et, lorsqu'on descend au langage ordinaire il doit être rendu par le petit un.
Le moipièce doit être analysé ainsi, ip-i-is, ce qui signifie, le haut un étre^ c'est-à-dire fétre qui est très éloigné et qui, par conséquent, paraît />e///; de sorte que pièce, commepart, signifieaussi le petit un. Le moipièce peut aussi être analysé comme ceci, ipi'OSy car Ve est égal à Vo, et par conséquent, esse^ peut, en quelque langue, être osse. En effet, esse pour être rendu intelligible devrait s'analyser comme ceci, os-e, qui, lui-même, devrait s'analyser comme ceci, is-o^e (le ^ est), ce qui signifie c est le o; c'est-à-dire c^est la Divinité qui est l'existence même.
Ainsi, ensachant qu'une chose brisée est une chose réduite en parties {parts) ou en pièces^ et que les mots parts et pièces signifient ones (uns), nous sommes conduits à découvrir comment les hommes nommèrent d'abord l'idée rendue par break (briser) , et ce qu'ils entendaient par une chose brisée, une chose mise en uns (ou en pièces).
Mais on peut demander ici ce que signifie un? Je répondrai qu'il signifie une unité (a unit). Et que veut dire unité? Gomme ce mot unit devient par l'analyse tt'un (cela un), je peux encore répondre que c'est la même chose que un. Mais un n'a-t-il pas une
710 U PÉCOUVEBTE
3Mtra «ignifiQatipn? î| nowwe Ip pjviojté, AIqw que
signifie J)ivinité'( Cç ïpQt signifie «», Pinsi q*ie noMls
l'avons déjà >w, l^gis ^e grao4 OOW ne reppé^entertril
pas toutes pl)osô$? Oui. Il n^ paut done pas «gni*-
fier unt Cependant il signifie un ^t rwn de pllisj
djQ méwe que içut T^^piv^rs, dont )# ppn), pnrfyié#
donne v^ éterml être^ po signiQe né^nmoini qu^ f'^»
})ien qu'il comprenne tpiites el)0$e$. Mais dire que ti^
i^|gnifi§ Divinité, et que ]^ii>imté signifie un »euler
n^ent, c'^çt, içn d'antres terme*, dire que^n signifie
un^ ^ qui n'eet p^f y ne définition ? Gels ^l vrai. Alors
mm ne «svonfi pa^f ee quç veut dire iri§4 (ètoken).
Twt œ qm non? pouvons f^ira eit de wivre Je» di-
vep8e§ modifipalions de ^ naot, et de r^monler jusqu'à
Ift Pivinîté, qui est tpute» choses, Là il fiydm nou&
arrêter; car, tout ee que ni^us savons d^ ^ secret imr
pénélrablc qui enveloppe la nature du Cpéateur» e'est
qu'il e$t à'ia-fûis un at tout. Çt jusqu'à quel point
peut-^on tracer l'histoire de la signifieatîoii des autres
moL$? Jusqu'4 LUI. Alors, que devûns«nou)S eonclupç
de notre impuissance à faire ua pas de plus? Que, cri-
tiquement parlant, pous ne savons rien, puisque nous
iommes oompléten^nt ignoraos de sa nature divine.
Mais l'homme peut créer [creaté) et inventer (imv0ni)^
{^'analysa saule de ces deux mots prouve que cela lui
«it interdit} cap le premier signifia^ l^ éternel un (ic-prf^
g^t^ primilivemant it^k-êr-»). et le second, h téta w
h pr0mi^r m 4tr^ (thm^iv^en). Cela nous apprend
que les limita dsn^ leiquelles rinteJiigen<« humaine
Ç3t. «mprisoopée m lui permettent i pour triomphe , q^e 4§ 4{écouvrir geulemeot ce qui déj^ a été cré^' ou inventé ^ y ^Ihh (Jir^ pi^r /^ JOivi^ité — m^i^ waio* tçnanl; qife ja cppi^Î8 le mn% 4^ ce$ ipots^ je pi'apert* çoi§ qu'il $^r^jt taut dU)§$i vicîçu:i^ d'employer un \Jd\ Idogf^ge qu# de dire que Ifi blanch^nr «ii( blanche, Cependant,, qe dît-on pas que la ppudre, l^s horloges et )e$ «apptres ont été inventées? Oui, or le dit. pt n'estril pa$ très correct de parlçr ainsi? Tout aussi corr^J qup de dirp que Tor et l'argent d'Aipérique ont été inventés p^r Thomme; mi^is ni plus ni moipst Somm^^ppuijs plus sages parce que nous savons que Ifi §«n§ de tpns les nt^ts peut ^tre retrouvé dans un , pi; I4 J)ipifiit4? Gertaipement, nous le sQpipies de heati' coup; ç^r l'étendue de cette science, pour ce qui çon? ûçrPP les mpts, marque et recule, ep l'agrandissant, le dpmain^de l'esprit liumain : il ne lui est pas permis d'^Uf r plu^ Ipin.
te paot br00k (briser)f lorsqn'on l'apalyçe, lait ib^ ertÇriJç {lu çji0§e p qhaque), ou le divisé en icfi ou en un§^ et cela ipst indiqué par }e moyen d'une Jigne droite tiré* au travers 4^ l'O comme ceei, q, ce qui le dL- \is§ §n dey? portiçns, dont chacune est égale ppur Is valeur k la lettrp C. Qnant à ih-^r, que poqs reppon?. troqs dan« cette analyse, il esj égal à iv-er^ m it-^r^ ou encore au mot français être. Cette analyse ppns fait décpijvrir rpiigine du mot anglais stick (bâton) : nous voyons, lorsqu'on le décompose, qu'il devient ^*/-*V (c'est le tV), et par ceci il es| fejt allusion à la li^pe
712 LA DÉœUVERTE
droite qui coupe (cuts) i'O en deux. Nous retrouvons aussi l'original du mot cui (couper); nous avons vu que m/ et the ne faisaient qu'un seul mot, de sorte qu'en mettant ul devant, au lieu de le laisser à la fin, le mot cul devient ut-îc, c'est-à-dire, the ic or eut in the middle o/the O (le ic ou la coupure dans le milieu de ro), et je n'ai aucun doute que cette idée n'ait été exprimée de la même manière dans toutes les langues. Par la même occasion, nous voyons aussi l'original de ico, en latin , qui est pour io-ic, I strike (je frappe), ou littéralement, / stick (je bâton). Mous avons encore deux autres mots dont nous découvrons l'origine par la même opération; ce sont : strike (frapper), et tick (bruit d'une horloge). Le premier doit être analysé ainsi, esire ic (la chose ic)y c'est-à-dire the stick (le bâton), dont les hommes se servaient anciennement pour frapper^ et dont ils se servent même encore aujourd'hui. To tick (1) (faire du bruit comme une horloge ou une montre) signifie aussi the strick(le bâton), puisque, lorsque nous l'analysons, il devient it-icj qui veut dire the stick. Le mot grec «xc»v (ressemblance), et son correspondant en latin icon^ sont aussi dérivés de ic ou la division de l'O, parce que les deux moitiés d'un sont fort ressemblantes l'une à l'autre. Ainsi, cex-dv et ic-on signifient littéralement, chaque un^ c'est-à-dire chaque moitié de VO. Au premier moment, il peut paraître impossible que deux idées aussi
(1) Ce mot ttc/c est le même qae Ton emploie en français lorsqu^on dit le t<c-tac d^uoe pendule ou d'un moulin.
différentes que celles qui sont nommées par les mots strike (frapper) et likeness (ressemblance) aient jamais pu être indiquées par le même mot. Il ne peut cependant y avoir de doute à ce sujet, et c'est pour cela qu'en parlant d'un portrait qui est d'une grande ressemblance {likeness signifie aussi portrait)^ nous disons qu'elle est frappante {striking)^ ce qui veut dire qu'il est aussi semblable au modèle, qu'une des deux moitiés d'un cercle est semblable à l'autre. J'ai déjà observé que telle était aussi l'origine du mot anglais Uke (semblable). Mais quelle est celle du même mot lorsqu'il implique V approbation? C'est encore la même; car, quand nous disons / Uke a persan, le sens est, je suis moitié à cette personne , je voudrais faire semblable^i^Z/^y ou bien il signifie, je suis son double; car ic représente un ou deux^ de même que each (chaque) est pour deux lorsque nous disons , en faisant allusion à deux personnes, chacune déciles fit ainsi ^ c'est-à-dire toutes deux firent ainsi.
La dixième lettre de l'alphabet grec est K, nommée xainra, qui devient, par l'analyse, ik-o-ip-a^ ou ik-o-iv-a; et cela signifie, le coupé, ou le divisé (d) ou C), ainsi que la première vie^ ou chose dans a, faisant, par cette dernière lettre, allusion à 1'/ de «V, qui, étant pour un (1), sigmlie le premier. Donc, lorsque nous plaçons un I et un C ensemble comme ceci, IC, nous avons un k dans son état primitif. Comme ce caractère est composé d'un / et d'un c, il est égal à l'ancienne lettre ic dont nous venons de parler. Le
m U DÉCOUVPTE
nmx i9ot mglm ^ke (^i qu au«^i) n'^st p^A autre chofid quç eet f> ou f ^/ 6( ««f an gri^ ^eAaem \mn t qui ont tinç «ignîfiçdlîQn ^embldbla, eoot ^ncor^ le inôr»e «uot. Pqp ooûséqueut ^h^ ik ou p^, car \U ^nt tous équivalans, ^%\ pour o-e^ (un joint ou ajomé), Kai est pour ik-on (un joint), puisque ai est compo^ do ^if» et que ces trois lottros sont égales à qm ou 9n^ Vh et l'?i ne gisant qu'une seule lettre. I^ mot latiq a^, lorsqu'on rapalyw, devient Q-ic (un joint), et loi, quand nous transposons le fV, et que nous le mettons devant Vq^ nous avons oç par la contraelion de IV. Ce mot (^^) signifie Yunion ou Ujonçtion^ et a un sena égal k ifmt en (Vançais. lorsque nous nou$ souvenons que le fi est la même chose que Vf, nous d^ouvrona quei#l» (4) PU ^^;) (coiffe), ear tous deii;i sont égale*ment corrects, devient mfiimik) en l'analysant qinsi, i^Ç'Çrùf, ee qui signifie littéralement choqua q 9 une çhgs^^ (^'pst^Mire, ehqque unf mmtié i§ Vo, eô qui veut dire qu'une cdfp avait anciennement cotto forme Ci (Ml çeUO'Çi, ?i et lorsque nous le plaçons ainsi, n, nous voyons eette coiffure dans la position qu'elle eecupe quand elle çst portée, Done, m le earaclure grée K était faiteommeeeei» C, il aureitétô nommé çap au lieu de kappa i mais comme » était ad**
(i) puM rft|u4aQii« laBgaa teutoniqne, ee mol est écrit iTec un Jjp, e'Ml*
à-dire avec on t réani à qq c coipme ceci icapoe ; de sorte que Vi ayan^^t^ quelquefois omis^ce mot devint cappe» qu'on écrit cap aujourd'hui. Nous aTODS vfi) il y a déjà long-temps, que hing et ken étaient cinge et can en S9^n^ ^ |^« «ete 4ey4ii y^oijF d^ ^ ^'^ é^iei^l d'^l^fid ^f^§ ^ )c^.
DE LA SCIENCÇ P^ UJVGUES. 7|?
Joint aiii c , il ét9i( néç^sqîr^ 4q lui donnor h mm
qu'il port^, Cett^ opinioq ^{ çonfirinéçi par h h hér breu qui est fait aiusi, I?, ^ n'çst p{i« nut^e çhos« qu'un Ç plapé à retours. D'qp autre ootéi çommfi PA le nomme caph , et que |?i joue jci )@ rdlp 4'un f, \\ s'ensuit que ce pot hébreu est aussi 1^ même que foifj ^i qu'il signifie également la moitié d'u^^i ou une cQp,
JLa quinzième îçttre de l'alphabet greq ejjt l'O court nomn^é o^tpepoy^ Cp mot, lorsqu'on l'analyise^ f^noin^ ic-er-Qn^ et ici oin-ia est le même que uniqw ça fraiv çaijSff uniçn^ en latin » ou Qhne çn anglais- Quant i er-orii il est égal à er-in ou flt?er, et par conséquent k être ou Aem^r, ainsi que npu« l'avop» déjà montré} di} porte que la signification littérale (le omùrp^ est, Ai cA(?tf^ unique y iç'§si-à'(lirç /« cha^ç ^ulemant une^ e( pas plus. Mais ce mot peut aussi être analysé de Qett4 manière, oin^icer-Qn ^ et ici icer signifie éfre^ oar P'^St la même cho«e que ^>-^r ou if-er, de sorte que wtt^ analyse nous donnera , t^n h ch^ un^ ou npw« apçr ççYons, par la répétition du mot w», qu'on veut dir^ ^n dm^ f'e:f;trém0^ et par conséquent ce qui est ^^^ Içm^nt un^ ou uniqm. On peut demander si, par le ^V qui se trouve après le premier un^ on ne veut pas diro la moitié à'o ou la moitié d'w/i afin d'indiquer l'i^courtî mais ici, par^V, pn veut plutôt désigner ce qui çst double, car nous avons souvent vu, dans l'analyse dw mots, ce moyen employé pour exprimer des idées dans l'extrême. Donc un un dpit signifier toHt ^ ou
716 LA DÉœUVERTE
seulement un^ et, puisqu'il n y a pas de uégatifs, ceci est aussi synonyme Ae aucun. Gomme, en expliquant le mot français avec y j*ai déjà examiné minutieusement les deux mots oin4c ou unique, je ne vois pas de nécessité à le faire de nouveau.
La dix-neuvième lettre de l'alphabet grec est T, et se nomme rw , qui , analysé, devient it-oi-iv , ce qui veut dire qu'il est égal à oi ou A ou la première vie, et à iv qui signifie aussi la première vie. Il résulte donc de ceci que , dans l'analyse des mots, le r, de même que A et tV, doit souvent être rencontré comme signifiant Divinité ou tête, et par conséquent, toutes choses élevées. Mais l'A, lorsqu'on le tourne ainsi, Y, et qu'on enlève la barre qui se trouve au milieu pour la placer devant comme ceci, IV, est le même que 1 et V; et c'est pour cette raison que A et iv sont égaux en signification. Nous avons déjà vu que le t se compose seulement d'un I placé en travers sur un autre, et c'est à cause de cela qu'il est égal au Y, puisque, si nous prenons les deux parties dont cette lettre est composée, et que nous les disposions comme ceci, T, nous aurions un T; et lorsque nous mettons devant ce T l'I qui précède le Y dans lY, afin de signifier le premier j ou tête vie, nous aurons IT, le pronom bien connu. GommerAestaussilemèmequecelY,dontlemotlTest composé, il s'ensuit que l'A, aussi bien que lY, sont équivalens au mot IT. C'est en raison de ce que le T est ainsi formé par le moyen de A et Y, qu'il est n6mmé en grec Tau, car l'analyse de ce mot , lors-
qu'on la fait comme ceci, it-eaiv^ signifie : IT est Â, et IT est V; c'est-à-dire que dans le mot IT nous avons un A aussi bien que lY. En donnant l'analyse du mot français hache j j'ai montré que le mot IT est aussi formé au moyen d'un H ; et ceci peut être facilement conçu lorsqu'on remarque que, dans les trois parties (IM) qui composent ce dernier caractère, nous avons un A de même que IV, de sorte que H est réellement la même chose que A, ou le mot IV; et comme ce dernier mot se transforme souvent en W, il s'ensuit que m peut également en devenir un.
Le vingt* troisième caractère de l'alphabet grec est composé de tr et ç , deux lettres qui ont déjà été ex« pliquées. Son nom, qui t^ipsi^ devient, par l'analyse, ip'is'i: ceci peut aussi devenir in-in-i^ et par conséquent io'io'if qui est encore égal à 1 , 1, 1 , ou un, tin, un. Psi est donc un autre grand nom pour la Divinité. Lorsque nous nous souvenons que ip est pour up ou ifiy que ts signifie, existence y et que i est pour tiw, nous voyons que les trois mots tp-is-i peuvent signifier, dans existence un] c'est-à-dire dans la vie ou r existence iln^y a qu^un, nommément, la Divi^ nité. Le signe pour existence ou vie peut aussi être fait comme ceci , uu ; et en plaçant entre ces deux signes TI ainsi, ulu, ou ainsi, u|u, nous aurons, du moment que nous les rapprocherons l'un de l'autre de manière à ce qu'ils se touchent, le caractère grec Y ou 4"» qui porte le nom de psi. Donc, le sens qu'on vient de donner {dans existence un) est également
m LA DÈCOtVÊfttÊ
éiprlmé par là forme dé l'uii du IVutre deà eâractérëi précédens, puisqu'ils §ôrtt cotttpo^és d'un I qiiî eât placé ail inilieu du sigHô Indiquait têxisténcê (ou).
Vu eiî grec est fait ainsi t, ôu alrtsi u, et i^ôrt hotû est Upèitoh, qui peut être analysé de cette manière : hA^'h — tt'ô'iti et comme \'b est aussi égal à ?r, il S'eti§Uit qUé leS û\ fnots qui éômposént lé noiii de cette lettré ôout tôùS égaux Tun à l'autre. D'un autre côté, ces û\ mots poUvâtil aussi être décomposés comme ceci, iU'ip'ië'il'io'in ^ iiôUs découvrons par là les différentes lettres auxquelles Vu est sôUteht substitué. Ces lettres soUt p^ ê, l, ô et n. NduS avons déjà êU, dafis l^âUàlyse des mots, occasion de montrer par beaucoup d* exemples èomnàent il arrivait que ï^u et léâ caractères que noUs venons dé donner ne fai- SaiéUt qu^uilé SéUle et ihémé lettre; il est donc inutile dé revenir sur le même sujet. Mais lorsque nous analysôtls le nom upsilon sans nous occuper de là relation qui existe entre u et ces aUfrés lettres, nous trouvons quSl signiiîe, h n dans f existence le grand un \ c*està-dîré que le caractère u est le principal signe par lequel on indique ta vie. L*analyse qui donne cette signification doit être laite comme ceci, iv-U'-ipAs-il-on. Ici le premier mot tV est pour 1*^ éôus-enteridu devant ti, et repri^senté par (^) le signe d*aspiratioh qui TaCddiiipàgné. Le mol eV signifié te premier ^ ou te plus gYand^ parce qu^il est égal à iV ou lA, comme l^explîcàtion de tamhda le prouve suffisamment.
Là cinquième lettre de l'alphabet grec est E, r, dont
DE LA SCtËNCfi DÊ9 LANGUES. »i9
id Mta éfîlêpsilàHi et për ()ôUBéquefit «lié êê défltiit jpar lé^ mêmes lottrèd qm tious ti*ouvons dâiië lé tiotn upêtlèHi kloHf quelle diflétûnoë y a-i-il enlrë^eâdéUk lignes? Le pretniër (é) mt le dliAiùHtif du dernier {^), el ceôi éérà ftieil^mëlit ptmié p^t là eùmp^têlMn dds deux idots Iftlinë annulué et unMllUé, Condiitië le doublé i ^ui se trouve dané &nnél/ué (yè^urrait tout aussi bien ètreréduii à un sèul^ il en résulte que Tunique et réelle diffôrenee qui exiëtë entre «es déut mets cun^ siëte en de que Tun renferme un n^ ou npsilêh^ et TflUtre Un ë m êpëihnt Quant m leUSi la différence estcellé^oif knnxiiv^ signifie» un mnnëàU^ et a^ndLlus^ uH p%iît anfiiêau. Dune, lorsque nous admettons que toutes les lettres de Tun de ces deut mots sont égâle« à C3ellês de Tautfe^ à reMfceptioil d'une seule pour ehacun (uét«), nous detous^ si nous trou tons une di^ téîBme de signiflcation entre les deut mots, recliër'» cher la cause de bette différenée dans ces deUx seules let^ Ùes; eôr, bi,â TépoqueoûeeSdeUk.lettreiâigniflaient Tôbjetfând qu'on porte eu doigt, elles avaient été M^ tes èitabténient de la même maniéré, il ne pourrait y «voif aucune différence entre elles quant À la slgniflcâ^ ilm i pas plus qu'il n'y en a entre les mOls Hiicf êl HHff eh anglâié, lorsqu'ils signirienl rorriemèut que les femme* et les hommes recherchés ont l'habitude dé porter â lëUrs doigte. !^ai* eonséqUéntj (jUùnd liôUS disons que nnndluê est le diminutif de àHHulaé, nos paroles veulent dire, lorsqu'on les examine d'une manière logique, ((Ue e est lé diminutif de a. Mais épèim
720 LA DÉœUVERTE
Ion n'est'il pas le diminutif de Hra? Oui. Et il est aussi le diminutif ^upsilon? Également. Mais comment cela peut-il se faire ? Cela arrive par la raison <|ue -nra et vtr9(Xov ne sont qu'une seule et même lettre, ainsi que nous l'avons déjà montré plusieurs fois. Ainsi, par la certitude que nous avons acquise que eet u sont radicalement les mêmes, et que le dernier est égal à un o (parce qu'il est composé de ces deux parties c c), nous reconnaissons que e doit aussi être égal à un o.
Cette circonstance éclaircit d'un seul coup plusieurs singularités apparentes que présentait l'orthographe de certains mots qui n'avaient pas pu être expliqués] usqu'à présent. Nous voyons maintenant pourquoi, en anglais^ 1'^ est souvent prononcé comme un o, ou comme un u. Ainsi, le mot water (eau) est prononcé comme s'il était écrit wator ou watur^ et ceci est très correct , puisque dans ce mot 1'^ est égal à un Oy qui de son côté est égal à un u.
Nous rions des, personnes ignorantes qui écrivent vi^ater , waior ou toatur, mais cela est conforme à la véritable prononciation de ce mot ; et il est aussi correct de l'écrire avec un o ou un u qu'avec un e. Nous pouvons dire aussi mainlenantpourquoi les mots^A^ic? et seto sont prononcés comme s'ils étaient écrits show et sowy et d'où vient qu'un d'eux (shefv) est écrit aussi souvent d'une façon que de l'autre. Donc, lorsque nous voyons deux mots égaux en signification appar^» tenant à deux langues distinctes, et différant seule* ment en ce que l'un a un (^ là où l'autre a un e^ nous
ne devons pas considérer cela comme constituant la plus petite inégalité. Ainsi le mot anglais red , et le mot danois rod, qui sont égaux pour le sens, le sont aussi sous le rapport des lettres, puisque e et o, longs ou courts, ne sont qu'une seule lettre. Lorsque j'expliquais Diesel Dtosj je savais très bien que ces mots étaient radicalement les mêmes, et que leur forme originaire commune était Di^ ce qui tendait à prouver que God (Dieu) et day (jour) ne faisaient qu'un seul mot ; mais j'ignorais que es dans l'un, et os dans l'autre, étaient aussi les mêmes, c'est-à-dire qu'ils étaient tous deux un autre nom pour le soleil ou la Divinité^ et par conséquent pour lejoMr. J'ai à regretter très grandement de n'avoir pas découvert plutôt que l'O et TE étaient égaux, car ce renseignement m'aurait été fort utile pour l'analyse des mois.
La vingt-quatrième et dernière lettre de l'alphabet grec est le grand qui a ces deux formes û, «>, et est nommée oméga. Dans ces deux caractères nous avons tout ce qui indique ce qui est double. Le majuscule n, lorsqu'on le renverse comme ceci o, devient un U romain, et cela nous dit pourquoi cette dernière lettre est, dans plusieurs langues, prononcée comme un o double. Mais bien que la lettre U signifie un double o, c'est-à-dire, un double^ puisque chacune do ses parties est pour un^ il ne devrait cependant jamais avoir le son d'unes double. Et pourquoi cela? Parce que, lors-* que dans le commencement les hommes désiraient signifier le double o en écrivant, ils ne pouvaient le
faire que de trois manières : la première, el la plus simple de toutes, était d'écrire le double o lui-même comme ceci 00$ la seconde était UO; et la troisième OU. Les 00 ne demandent aucune explication: tout le monde sait que et a mis ensemble doivent être égaux à double o. Gomme le caractère U signifiait ce qui était doublei^ par la raison qu'il était composé d'un double ij les hommes doivent avoir souvent employé UO au lieu de 00, puisque ceci aussi signifiait double o ou double fin. Quant à cette autre forme OU, comme elle n'est pas le résultat d'un ordre naturel, elle ne peut provenir que de la transposition de l'U, qui, après avoir précédé l'O pendant un certain tempe fut rejeté à la suite, de môme que cela arrivait pour les mots. Par conséquent, lorsque nous donnons à la lettre U le son de m (4), cela ne vient pas de ce que TU a un pareil son, car cela n'a jamais pu être, pas plus que \i ne peiit avoir celui d'un seul o^ B^ia bien de ce que cet u était anciennement accompagné par un o, ce qui montrait que cet ^ était double, et que par la suite l'o fut complètement supprimé. Dans les deux caractères grecs o et «>, nous n'avons donc pas on Oj mais bien un U romain et un double u sàion (tu); de sorte que Vo qui doit (es avoir ao compagnésâutrefoisestà présent complètement abai»donné. J'ai souvent eu lieu de m^étonner de la grande antiquité des mots finançais, et j'en ai une nouToHe
(4) 00 se prononce o\jii.
occasion à propos de cet o double. On ne trouve pas dans cette langue un seul exemple où TU soit employé pour 00 ; cette combinaison étant généralement faite comme ceci, ou^ et quelquefois par un seul ô long. L'orthoépiste français a donc nécessairement toujours supposé que dans ladiphthongue ou. Vu avait contri-» buô à donner aux deux lettres qui la composent le son particulier qu'on leur fait rendre; mais ceci est une erreuri car dans cet exemple il n'est nullement entendu. Le seul rôle qu'il joue ici est d'indiquer quô l'oest double, et que dans le principe cette syllabe devait être écrite comme ceci oo, ensuite wo^ et enfin Qu^ Cette dernière manière, dans d'autres langues telles que le grec^ le latin et l'anglais, a souvent été abrégée au seul u par suite de la suppression de Xo^ Mais lorsque les hommes, au lieu de oo, commencèrent à employer uo modifièrent-ils, dans ce cas, leur prononciation de quelque manière? Aucunement dans le principe; mais lorsque, avec le temps, ils eurent ou<v blié ce qui avait fait employer un u dans celte cim constance, les gens qui parlaient d'une façon affectée^ doivent, dans des pays très civilisés, avoir commencé à faire entendre Vu qui se trouvait devant Vo. Âinsii le mot grec et latin duo doit d'abord avoir été pronon« çé comme s'il était écrit dêo (id oo^ c'est-à-dire le oo), et dans ce mot, oo a deux fois la force d'un seuU, de manière à signifier deux ou fwo ou duo. Je rencontre fort à propos ici le mot anglais two pour vérifier ce que je vien^ de dire« Nous voyons qu'il se prononce
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même encore aujourd'hui comme on devait le prononcer à Tépoque où il s'écrivait seulement too*^ c'est* à*dire avant que le te lui fût adjoint.
Mais quelle différence y a-t-il entre U et W? Aucune; car par l'analyse U devient tr; et lorsque ces deux lettres sont assez rapprochées l'une de l'autre pour qu'elles puissent se toucher, elles donnent la qui lui-même est un «>. Par conséquent, dans ces deux formes de l'oméga o eto, nous avons une seule lettre, ru. Mais serait-il correct d'écrire le mot two comme ceci, ttooo? Certainement; car alors w et (i^i seraient en apposition mutuelle, et la forme analysée ainsi que la signification de ce mot seraient it-w-oo {la double chose) (nommément) oo, c'est-à-dire un et un. Ainsi, dans le dialecte écossais, ce mot est écrit twa^ qui devient par l'analyse, it-vH^-i^ et ici o t, qui ont été contractés en a, sont équivalens à oo dans iwoo. Nous avons un exemple semblable dans le mot anglais twins (jumeaux) qui, analysé, fait if-w-in-o {la double chose un un). Dans cette analyse, je n'ai pas mis de voyelle devant le tr, parce qu'il est déjà par lui-même tr, ainsi que je viens de le montrer. Le mot anglais twine (ficelle) fournit un autre exemple semblable à ceux que nous venons de voir. U se décompose ainsi : «7-M?-/-m, ce qui veut dire la double chose un un; une Réelle {twine ou twyne) étant composée de deux fils mis ensemble. Le mot twist a une pareille signification, et il doit èlre analysé ainsi, it-w-tst {la double chose est)j c'esl-à-dire oW la double chose.
Le sens du nom oméga est o grande et les savans l'ont découvert parce qu'ils savaient que le mot mega en grec signifie grand. Mais de \ O en lui-môme lorsqu'on le considère radicalement, ils en ont su juste autant que de toutes les autres lettres; et je n'ai pas besoin de dire au lecteur intelligent et impartial quelle est rétendue de]cette connaissance, car il sait qu'elle consiste à pouvoir enseigner que A diffère de B, à-la-fois pour le son et pour la forme, et que Tune de ces lettres est la première et l'autre la seconde de l'alphabet.
Mais quoique les savans puissent s'enorgueillir de savoir que mega signifie grande ils ne peuvent pas dire quelle est la signification que ce mot mega renferme en lui-même, ou dans quelle circonstance les hommes puisèrent à l'origine l'idée qu'il exprime aujourd'hui. 11 doit être analysé de cette manière : im-oig-oi^ dont le sens est le haut un^ c'est-à-dire le Taut-puieeant. On peut nécessairement le décomposer de plusieurs autres manières^ mais sa signification sera toujours la même. J'ai donné l'analyse de mega aûn de montrer qu'il est le même que le mot latin magnuSf qui devient magn lorsque nous enlevons l'article us. Magn fait donc im-oig-inj ce qui veut dire le haut un également, car Vin que nous trouvons à la fin de cette analyse est, comme nous le savons, égal à to, ou oij ou a. Mais je ip'aperçois que je devrais avoir expliqué oig. Le lecteur peut aisémentconcevoir que si ce mot s'écrivait oit^ il indiquerait clairement la hauteur, parce que le T signifie
toujours la tête ouïe haut de quelque chose; de sorte que o^it^ ou ii-o veut dire d'une manière évidente ia tête un ou le haut un. Mais nous avons déjà vu souvent que la inènne idée était aussi désignée par ig ou tV, parce que ces mots sont synonyntes avec téte^ à cause de leur signification, la première vie, c'^t-ànlire la tête vie y la vie ou la chose qui est première en haut: Nous avons également vu comment le mot tV est for* mé de iii ou iv^ ce qui arrive comme ceci il'i et comme Je G grec^ lorsqu'il est fait ainsi y, est coU'^ struit à Taide des trois mêmes parties qui entrent dans la composition de iv^ il eu résulte que nous devons lé considérer comme étant précisément égal au mot IT ; de sorte que oiy et oit ont exactement la même signi«flcation. Quant à W de fuymy on a trop souvent montré qu'il était égal à Vo pour nécessiter aucune nouvelle remarque. Mais n^ega pourrait aussi être analysé comme ceci^ iv^ig-oif et ces trois mots sont égaux à IH, dont la signification est de même le haut un^ car nous pouvons ici considérer le premier I comme un article à l'égard du second I, auquel nous devons attribuer le caractère d'un adjectif signifiant premier ovl hautf et servant à qualifier le troisième I qui^ dans ce cas, doit être rendu par un y de sorte que I répété trois fois signifie, le premier un, ou le haut un. Le mot anglais great (grand), devient par l'analyse ig-iriv-mt {le premier double être la vie en haut). Ici, Ve est égal à e et par conséquent à «> ou iv. Le mot français ou latin grund (car lorsque nous supprimons Tar-
Ucla contenu dans grand-M, ce mot est latin aussi bien que français) doit ôtre analysé ainsi , ig^r-oin* id {h haut être le vn en hmit). Si grand était analysé ainsi, ig-ir^^and^ nous aurions la conjonction anglaise andi ce qui confirme Texplication déjà donnée de ce mot dont on a dit que le sens était^ comme le lecteur peut se le rappeler, un en haut, ce qui est équivalent à un joint ou ajouté* Nous voyons ici que la conjonc*» tion française et latine ^^^ lorsqu'on Tanalyse ainsi, o* U (un en hauf)^ a précisément la même significatioui et que cette analyse de et est, sans aucun doute, fort çorrQCtQ. Mais le mot et n'est*il pas égal à ces deux lettres grecques ^? Oui; et comme ces deux lettres sont égales à vt dont l'analyse est iv'4t {la première pie en haut)^ nous avons encore le même sens que ce^ lui que Ton a attribué à and. Nous pouvons aussi re«marquer que comme it4t est la même chose que m** itj et que in est pour un^ il en résulte que nous re^ trouvons exactement dans in-it^ ce que nous avons dans oin4d , l'analyse de and. Mais in nepeu^il pas de* venir ^? Certainement, et cela prouve de la manière la plus claire que io signifie iv {la première vie), et qu'entre ces mots et tin il n'y a aucune didférence de sens. D'un autre coté io étant égal à 10, nous voyons aussi qxxeten (dix) est seulement une autre forme de c^n0(un); et que comme il peut être analysé ainsi, it-an, il signifie littéralement la tête un, c'est-à-dire le premier un de tous. Je n'ai fait aucune remarque à Té^gard du T que l'on voit dans et, et du D qui se trouve
dans and^ parce que j'ai souvent eu occasion de dire que ces deux lettres étaient employées indifTérem* ment; mais je peux maintenant en donner la raison: ces deux caractères signifient la tête ou la Divinité^ et c'est pour cela que dans leurs formes la hauteur est distinctement indiquée. Ceci me rappelle une observation que j'ai oublié de faire en expliquant delta. Cette lettre^ dans sa forme majuscule^ est faite ainsi A, mais je suis presque certain qu'elle devait d'abord être posée comme ceci v, ce qui nous donne un I placé sur un y (7), cet I étant d abord mis à côté comme ceci IV. Maintenant, comme A, de même que le T, est un nom pour la Divinité, pourquoi la partie supérieure serait-elle renversée? 11 y a une sage raison pour cela: quelques hommes croyaient que la Divinité habitait les entrailles de la terre plutôt que les régions supérieures; et pour l'indiquer, la tète du a fut placée en bas comme ceci v- Donc, Dio, lorsqu'on l'analyse, est le même que Dùj comme cela a déjà été montré; et le dernier était un nom donné à Pluton, le dieu des enfers. Aussi le signe qui signifiait la tête dans les deux lettres T et a devait dans le principe avoir été placé en haut ; et c'est parce que ces deux lettres ont une même origine et une même signification que nous pouvons expliquer pourquoi on les emploie aussi fréquemment l'une pour l'autre.
J'ai fini ce que j'avais à dire relativement aux vingtquatre lettres de l'alphabet grec, et dans l'explication que j'en ai donnée, on peut trouver celle des dififê-
rentes lettres de toutes les langues de la terre. Dans une grande et importante découverte , il ne faut pas s'arrêter à considérer la quantité de choses nouvelles qui sont mises au jour, mais bien à examiner le système d'après lequel ces résultats nombreux, ou non, ont été obtenus ; car c'est en ceci que consiste réellement la découverte. Comme toutes les lettres de l'alphabet grec, et par conséquent des autres alphabets^ ont été tirées d'une seule, et que leurs pouvoirs sont infinis, je ne puis croire que toutes choses, quelle que soit leur variété, leur étendue, leur nature compliquée et infinie , telles qu'elles peuvent nous paraître maintenant , n'aient commencé de la même façon. Cette manière de voir établit un principe qui, par une application rigoureuse, telle que celle que je me suis efforcé d'en faire dans le cours de cet ouvrage, peut nous mener, à notre insu même, à la découverte des choses les plus étonnantes — à des découvertes importantes et à des améliorations notables dans tous les arts et dans toutes les sciences que l'homme à cultivés jusqu'à présent — car elle doit être la base fondamentale des connaissances humaines^
Dans l'explication que j'ai donnée d'alpha^ j'ai remarqué que ce mot signifie aussi, ail in a (tout dans a) , d'où je conclus que toutes les autres lettres de l'alphabet grec doivent se trouver dans alpha. L'analyse qui renferme ce sens est celle qui donne ail ofa (tout de a — ail if a), car t/* signifie aussi m, ainsi que je l'ai montré en examinant la conjonction if.
7â0 LA DÉCOUVERTE
Lorsque nous nous rappelons que la lettre a est com^ posée de ces deuK parties <? et h ç'esl-è-dire d'un eer« Ole et d'une ligne droite , et que ces deuK parties sont équivalentes à trois^ par la raison que l'O se divise en deux parties égales, comme ceci Ojdont o^cuneest égale à l'autre partie de Va (t), ou à une ligne droite^ on peut £sicilement voir, d'après ce qui a élé,inontré) que toutes les autres lettres de l'alphabet sont coihpo* sées de ces trois signes 0, ï. G, placés de différentes façons. Donc, lorsque je dis dans cet ouvrage, comme on le dit souvent, que certaines lettres sont égales à ce^ taines autres, il ne faut pas croire pour cela qu'elles nf sont pas égales à toutes les autres, mais qu'elles servent plus généralement que d'autres à remplacer celles dont on parle* Le caractère a lui* môme peut être réduit, car U est composé d'un o et d'un i mis ensemble; et comme ces deux lettres sont en apposition mutuelle et que par conséquent l'une est égale à l'autre, il s'ensuit qu'elles sont un seul et môme signe, puisque l'égalité parfaite ne peut pas exister entre deux choses quelconques d'une manière absolue. On comprendra ceci plus facilement en remarquant que O signifie un^ et que I signifie un également* Mais est rond, est un cercle, et I est une ligne droite? Us doivent cependant être égaux , car sans cela la sagesse de l'ancien monde ne les aurat pas mis en apposition l'un à l'autre. D'ail*leurs, nous avons déjà vu quelque chose qui peutser^vir à expliquer cette impossibilité apparente^
J'ai découverticn analysant les mots, que le point
DE LA SCIENCE DES LANGUES. 7Jl
(dot^ que l'on met sur Vi est un o. Ainsi , ce mol dot , lorsqu'on l'analyse , fait it id o {la tête tête o), c'est-è-dire le très haut o, ou le très petit o,' car^ comme nous l'avons vu , ce qui est petit est désigné de cette manière , par la raison que ce qui est fort élevé parait très petit. Le mot correspondant en fran* çais (point) fait it-ip-oin^ ce qui signifie littéralement, téiui d^en haut^ mais encore plus littéralement, tété éH haut un « ce qui est égal è tête tête un , ou en haut en haut un^ ou bien encore 5 le premier premier un 5 c'est*à*dire un dane l'extrême, le moindre un , la tête de la tête. Mais cette signification est très clairement ^ rendue en anglais par l'analyse précédente (it-êp^in) dont les deux premiers mots deviennent tip (te haut)) par la seule contraction du premier i. Quant à oin^ il devient o4n par Tanalyse, ou in-o^ c'esl-à-diro un of de sorte qu'en continuant à examiner le mot points on trouve ) après tout, qu'il signifie un 0. De même aussi, le mot anglais stop (arrêter), qui a encore le nième sens, fait eêt-o*ip {it ie the o up -^ c'est le en haut) : ici ^ ne signifie pas seulement oe qui est en haut {high up)^ mais aussi ce qui est petit y parce que, comme je viens de le dire, ce qui est élevé parait petit à cause de l'éloignement* D'un autre côté , comme I est égal à , il en résulte qu'on le désigne aussi bien que l'O dans ces différentes dé*finitions. Une analyse du mot correspondant en grec (<ri7pi) rendra ceci évident Cette analyse donne ie4g^ in-e y ce qui devient, lorsque Ve reprend sa place pri^
mitive, eis'ig-in^ei signifie ^ être le premier un; car eiê est égal à Be^ parce que, lorsqu'on Tanalyse, il de- \ient d'abord éB , et ensuite Be. Mais eis , en grec , signifie f^n? Oui, et eB ou Be signifie un aussi^^puis* qu'il est égal à oio, qui est égal à dix ou à la Divinité; et eis est encore en grec une autre forme du verbe être. Il serait cependant fort exact, dans cet exemple, de traduire eis par le mot anglais the (le) , et alors le sens de l'analyse précédente serait le premier un^ ouïe un un y car iy est égal à I , ainsi que je l'ai montré plusieurs fois. Ainsi, ensachant que le point qu'on a mis sur ïi est un un (1) aussi bien qu'un £i, il s'ensuit que un, ou une ligne droite, est un o ou un cercle. Mais les mathématiciens n'admettront-ils pas que ce chiffre i est composé de points ajoutés les uns aux autres, conmie ceci (|), et que lorsqu'on les fait joindre ils constituent la ligne droite (I)? Et n'admettront-ils pas également qu'un cercle est un polygone composé d'une infinité de côtés , ce qui veut dire d'une infinité de points; c'est-à-dire des mêmes élémens que la ligne droite? Maintenant, qu'est-ce que ce petit signe (*) que nous mettons sur la lettre t, et au moyen duquel ces deux autres figures et I sont formées? Je ne veux rien dire ici d'imaginaire; je ne parle que de la réalité, et il ne peut y avoir aucun doute à cet égard puisque je trace les figures dont je désire avoir la définition* Est-ce une ligne droite? S'il en est ainsi, cette figure doit être une ligne droite, puisque^ d'après cela, elle 6st composée de lignes droites ajoutées les unes aux
autres; car si nous joignons ensemble plusieurs choses de la même espèce de manière à ce qu'elles ne fassent qu'un 9 comment nommerons - nous cette une chose? Si nous avons , par exemple, plusieurs livres reliés ensemble , quel est le nom que tout le monde donnera à cet objet? Ne le nommera-t-on pas un livre, et n'admetlra-t-on pas qu'il diffère seulement en grosseur des autres livres dont il est composé? Et le même fait ne doit-il pas se reproduire à l'égard de toutes les autres choses semblables qui deviennent une par leur réunion? Nous pouvons, dans le but de distinguer^ leur donner quelquefois , lorsqu'elles sont sous cette forme d'agglomération, un autre nom que celui que porte chacune d'elles lorsqu'elle est séparée des autres^ mais, ce nom, après tout, ne peut être qu'un augmentatif de l'autre.
Maintenant, qu'est-ce que ce petit signe que nous plaçons au-dessus de Vi? Est-ce une ligne droite? S'il en est ainsi, il est évident que cette figure O est composée de lignes droites; qu'un cercle n'est rien de plus qu'un composé de lignes droites, et que ce n'est en définitive qu'une certaine ligne droite : de même qu'un livre qui a été fait par l'addition de plusieurs autres n'est après tout qu'un livre d'une certaine espèce. Ou bien, ce petit signe que nous posons sur Vi est-il un cercle? Si cela est, il diffère seulement en grosseur de cette figure O; et ce qu'on nomnie com*^ munément un cercle est un composé d'autres cercles. Et comme la figure I , qui est nommée une ligne
droite^ se fait par le môme procédé^ c'est-à-dire par l'addilioû de points les uos aux autres, il s'ensuit qu'elle doit aussi élre un composé de plusieurs cercles, et, par conséquent, un grand cercle.
L'analyse des mots correspondans à êiraight (droit), dans plusieurs langues, tend & prouver qu'une ligne droite est un composé de cercles* Dans la langue teutonique ce mot est ^ir^ch, qui devient par Tana* lyse, êêhro^ie^ ce qui signifie, esi U doublé Of c^éêt te. Le mot ic est égal aux deux moitiés de 1'^, ou aeu* lement à une d'elles; et par conséquent il signifiât 0ach (chaque) ou iou0 deu^j ainsi que je l'ai dit« Nous avons vu aussi qu'il est égal à if^ et que, comme ce mot , il doit par conséquent être le même que le pronom i (je), qui est une ligne dr<Hte. L'explication que j'ai donnée de la lettre R montre qu'elle indique ce qui est double: donc, m, dans l'analyse présente, doit signifier le double a, c'est-à-dire i» et a y ce qui doit nous faire eroire qu'une ligne droite est formée par l'addition d'un o à un autre, cûmne <ieoi \. Le mot saxon »trac$ ne diffère aucunement à^ êtrake^ car il devient également par l'analyse €êt^ro-i€. L'ana-* lyse du mot grec «pdofest M-(?-sr-tï*ft?,cequi veut dire^ h a double, la tête tft «, ou la téteun. Le mot latin rêctué donne uê-ir^ec^it {the double eoif^^^lù double «(^eda), c'est-à-dire les deux moUiés de Vo; car ee est id le même que tV, et il est aussi pour oc, qui signifie h double o. Donc , rectus peut aussi être analysé de cette manière ) or^oc4t*uêf qui, en donnant à m sa
première fbrme a4êj et en faisant reprendre à is sa place qui est devant *>, deviendra iâ-ir-oe-to, dont le sens littéral est^ ia chose huit, ce qui nous donne encore le double o, puisque o ei o placés l'un sur l'autre font 8 (huit)* Le mot français droit devient, par Tanalyse, id^ro-it^ c'est-à-dire {the doublé o it ^^ le double o cela) , mais littéralement , h double o haut, ou en tête, signiflant par là que c'est encore un o place sur un autre 5 et cela est tellement évident qu'en analysant droit comme ceci^ ii-er-àit^ et en remarquant que id-er est la même chose que i-ter ou être (la chose), et que oit est littéralement eighi (huit), non*seulement pour le sens mais encore pour le son (car beaucoup de personnes qui ont conservé l'aneienne prononciation anglaise articulent encore le nom donné à ce nombre {eight) comme s'il était écrit #li), nous aurons pour droit cette signification, ta thosB huit (1), c*esl-à-dîre un o^xtxno (8). Lorsque droit signifie rectitude^ il est encore pour la chose huitf la double haute vie, c'est-à-dire la Divinité — celui qui a toujours été et qut est-^^ car nous ne devons pas oublier que o signifie vie. Le mot anglais etraight peut être analysé ainsi, estre-aight, et comme aight ne diffère de eight (huit) ni pour la valeur, ni pour le son, il s'ensuit que ces deux mots signifient aussi, la chose huit, c'esl-à-dire la chose 8 ou g,
(1) Ce même fait se représente en français, car il f a une d£ff6reiic# presque imperceptible entre la prononciation de oïtf et celle de huit.
L'analyse du mot cercle , en grec, en latin, en anglais et en français, n'ajoute pas, comme celle de êiraight à la connaissance que nous pouvons avoir de cette ûgure, puisqu'ils nous disent tous qu'elle est composée de double ic, ou de tout Yicj ce qui veut dire du double G. Mais il n'est pas douteux, d'après ce que nous avons vu, que ces deux Qgures I et ont une importance égale , que chacune signifie un^ et qu'elles sont toutes deux formées à l'aide des mêmes élémens; et malgré leurs apparences différentes, leurs noms différons, et les différentes valeurs qui leur sont attribuées, il est évident qu'elles ne font en définitive qu'une seule et même figure; par conséquent, l'une ne peut jamais exister sans l'autre, et cela par la raison que nous venons de donner; c'est-à-dire que bien qu'elles aient des apparences différentes elles ne font qu'un en réalité. Alors un point, quelle que soit sa petitesse, renferme en lui-même, si nous l'examinons avec soin, tout ce qui constitue ce que nous nommons un cercle^ de même que ce qui constitue une ligne droite; ce qui est dire que le plus petit poini^ qui est à-la-fois un cercle et une ligne droite, est composé d'un nombre infini d'autres points qui sont aussi à -la-fois des cercles et des lignes droites composés d'une infinité d'autres. Mais combien il est facile de prouver qu'un point est en même temps un cercle et une ligne droite en remarquant que celui qu'on met sur l'e, qui est par lui-même une figure parfaite, est évidemment un cercle et une ligne droite
à-Ia-fois, puisque personne ne peut dire avec vérité qu'il est l'un et non l'autre, ou qu'il est l'un plus que l'autre.
Tous les alphabets du monde n'en sont réellement qu'un, et dans toutes les lettres qui le composent il n'y en a encore qu'une seule. Donc, comme tous les mots sont formés par le moyen des lettres, il s'ensuit que, dans tous les mots, il ne peut y avoir qu'une seule lettre, et que cette lettre est a. Les deux plus simples parties de cette lettre sont I et , c'est-à-dire 10, mot qui signiûe mouvement ou vie^ et qui nomme également homme, femme, ain^i que leur créateur, ce qui nous donne trois existences, quoiqu'il n'y en ait qu'une.
Comme les élémens de toutes les figures et formes peuvent être trouvés dans les lettres, et comme toutes les lettres n'en sont qu'une seule, il en résulte que toutes les figures, formes, signes, caractères, quels que soient les noms qu'on leur donne, ne font après tout qu'ion , dès qu'on les considère radicalement ; et cet un est encore la première lettre de l'alphabet, dont les deux plus simples parties sont! et 0. Mais comme ces deux parties sont précisément égales l'une à l'autre, et comme il est de toute impossibilité qu'une égalité précise puisse exister d'une manière absolue entre telles deux choses que ce soit, nous devons en conclure que c'est seulement en apparence que I et font deux, mais qu'en réalité ils ne sont qu'une seule et même chose. Si cela est vrai, ils doi-
vent avoir une forme où tous les deux doivent clai-* remeat se trouver, et dans laquelle on ne doit pas voir Tun plus que l'autre; ce qui est dire que cette seule forme doit èt^e, selon toute apparence^ un cercle, et selon toute apparence aussi une ligne droite, sans pour cela être le moindremeat l'un plus que l'autre.
En montrant cette forme que tout le monde doit connaître pour être également un cercle et une ligne droite •— ^ et ce n'est pas autre chose que ce petit signe placé sur Vi — nous voyons la vérité de ce qui a déjà été avancé, c'est-à-dire qu'un point est é\U demment ces deux figures à-la-fois, puisque personne ne peut dire que c'est l'une et non Tautre, ou que c'est l'une plutôt que l'autre* Alors, comme dans ce petit signe nous avons les deux parties d'un a, puis* qu'il est en même temps un et un I, et qu'il est précisément égal à A, il s'ensuit qu'il doit lui avoir donné naissance; ce qui est beaucoup dire, car cela signifie que dans toutes les langues et lettres qui aient jamais été connues, aussi bîea que dans toutes les figures ou formes des choses existantes ou imaginées, il n'y a, lorsqu'on les analyse jusqu'à leur racine, que le point que l'on met sur ïi. Et quoique ce signe paraisse très petit à nos yeux^ il pourrait être Un immense cercle pour des êtres doués d'une organî^ sation autre que la nôtre; de même qu'un cercto d'une grande étendue pour nous, pourrait paraître moins qu'un point à quelques autres organisations*
La vérité de celte dernière observation est trop logique et trop évidente pour n'être pat acceptée par tout le monde y et elle prouve qu'un cercle» même d'un diamètre considérablci est tout autant une ligne droite qu'il est un cercle ; puisque, si nos pouvoirs de perception visuelle étaient moins fins, moins perçans qu'ils ne le sont» il nous paraîtrait moins qu'un points qui est clairement un cercle et une ligne droite en même temps; c'est-à^ire que ce point est deus choêes en ap|90r«iic^i mais qu'en réalité il n'en est j^t^'uM^^n/^.
Uta est analysé ainsi» 1-0-et-A (1), dont le sens est / est O et J!^ ce qui veut dire que I est à-la-fois et A ) et lorsque nous nous souvenons que alj^àa, sous cette forme a^ est seulement un quoiqu'il soit corn* posé de 1 1 1, npus admettons que I» qui n'est aussi qu'un seul» doit être égal à A ; et comme ces deux parties d'alpha» et I, qui composent son autre forme (a)» sont une seule et même choses comme nous venons de le voir» et que chacune signifie un, nous admettons aussi que I^ qui est assurément l'une d'elles ~ ce qu'on ne peut nier lorsqu'on a des yeux — doit être à-la-fois l'un et l'autre» puisque tous deux ne font qu'un : et cela aussi évidemment que le point que l'on met sur 1'» ~ qui est aussi un cercle et une ligne droite en même temps ~ est seulement un^
Lorsque je donnai la précédente analyse de loin, je fis la promesse d'y revenir» et comme le passage
(1) p«ge m.
dans lequel je fis cette promesse doit expliquer pour« quoi je l'ai faite, je vais le transcrire : c II peut pa- « raître fort ridicule d'affirmer ici que le caractère I « est à-la-fois un et un A, quoique rien ne soit plus « vrai ; et je rappellerai cette opinion au lecteur lorst qu'il en sera temps. Car, quelle que soit la force « des raisons qui s'opposent actuellement à ce qu'elle « soit acceptée^ je suis convaincu que plus tard on t l'admettra comme très correcte et devant être aîsé- € ment conçue par tous ceux qui ont le pouvoir d'ar- « racher de leur esprit des erreurs dès long-temps « entretenues. »
On peut faire un si grand nombre d'applications de la science que je viens d'acquérir, que je me trouverais embarrassé, au moment de terminer mon travail, d'indiquer quels exemples devraient être choisis maintenant, parmi une si grande variété, afin de donner encore quelques nouvelles preuves de la réalité de cette découverte, si je ne m'étais moi-même engagé, par des promesses faites, à donner la préférence à un petit nombre. Dans les premières pages de cet ouvrage j'ai dit que les vingt-quatre lettres de l'alphabet anglais, lorsqu'on les lit de suite dans l'ordre suivant :abgdef 6hi(ouj)rlmnopqr s T u (ou v) \v X Y z, donnaient cette signification : — Thiê book is had of the Jetas: H opens the mind^ and iê good breeding and wisdom (ce premier livre est eu des Juifs : il ouvre l'esprit, et est les bonnes mœurs et la sagesse).
Le mot book (livre) en grec, latin, français et an* glais signifie y lorsqu'on Y^LmXy^^.^ la première vie, et était dans le commencement un seul B, ou ce qui est la même chose, eb ou ib. Le nom des écorces d'arbres sur lesquelles les hommes écrivaient anciennement^ à défaut de papier, a aussi, lorsqu'on l'analyse, une pareille signification, et était dans le principe un seul B. Mais s'il n'y avait jamais eu d'arbres , quel sens pourrait avoir le mot livre, ou son correspondant dans toutes les langues? Le même qu'il a maintenant, c'est-à-dire la première vie y et c'est pour cela que nous ne pouvons dire avec aucune certitude qu'un livre est nommé d'après la substance sur laquelle les hommes de l'antiquité écrivaient. Quoique les enfans sachent fort bien que leur premier livre est fait avec ù\x papier, ils ne le nomment jamais papier, mais au contraire fort souvent ABC, parce que ces premières lettres, qu'ils ont occasion de répéter tant de fois, appellent leur attention beaucoup plus que la matière sur laquelle elles sont tracées. Les savans imaginèrent avoir fait une grande découverte lorsqu'ils eurent remarqué que bec ou bece qui, à ce qu'il paraît, est le nom du hêtre en saxon, devait avoir donné son nom à un book (livre); mais, dans ABC, nous avons aussi bec, puisque e, i, ou o est sous-entendu devant le cy de sorte que, si nous admettons que l'a a pu être supprimé par contraction, il en résulte que b c peut devenir bec, bic, boc ou même bue, car ici 1'^ est égal à e, et par conséquent k o ou
u court, attendu que l'epsilon est employé pour ces deux lettres, comme nous l'avons vu souvent. Ainsi, ABC, par l'analyse, deviennent ea ih te, et ceci est la même chose que ea w ic, dont la contraction peut facilement faire atie ou avec, ou ea tic, littéralement la première vie; car vie, ainsi qu'on l'a montré dans l'analyse devicioireet de victime^ était anciennement un mot pour vie, et venait de ic vi (première vie ou la vie). Mais les deux premières lettres de Talphabet (A B) ont un sens semblable, puisque beta ou be est, comme nous l'avons vu, pour exisienee ou vie; et si nous supprimons également Va ici, nous aurons b qui est la môme chose que ib, ou que iv qui slgniûe première vie. Donc, le mot latin liber, qui veut dire HH livre ou Fëcorce d*un 4$rbre, doit d'abord avoir été il^iby c'est-à-dire, la première vie, ou première ehese; mais comme ab peut aussi devenir ib par contraction, nous ne pouvons pas dire si le mot latin pour livre a été emprunté à Técorce d'un arbre et non aux pre« mières lettres de l'alphabet. Lorsque ces deux mots, il-ib^ se réunissent et deviennent lib (ce qui est la môme ehose que liv ou life), ils prennent er devant eux comme article ainsi, er lib {the lift, la vie); et lorsque par la suite cet article tomba à la Cn, er lib devint liber on liver, livre en français. Mais pourquoi les hommes donnèrent-ils cette signification à l'écorce d'un arbre? Parce qu'ils avaient remarqué que lors-» qu'un arbre était dépouillé de son écorce il dépéris^ sait et mourait } et ils oonclurent de là que son écoroe
DE LA SCIENCE DES LANGUES. 7ftS
était sa vie. Mais quelle différence y a-t-il en anglais entre the bark ofa dog (y aboiement d'un chien), et the bark ofa tree (Vécorce d'un arbre)? Il n'y en a pas, et îl ne peut y en avoir dans aucune langue entre ces mots, si ce n*esl sous le rapport de la forme. Car tobark (aboyer), être en vie , garder, être vigilant ^ ou veiller, ont tous, dans leur forme analysée, la même signification, et radicalement ils ne font qu'un seul mot. 11 y a mi autre mot en anglais qui correspond à bark, c'est bay ; mais il ftit d'abord ea ib, et lorsque ea fut rejeté après ib tout le mot devint ba; par la suite on y ajouta un 4, comme ceci ba e (c'est-à-dire ba est), et cet e ayant été remplacé par y (1), on eut le mot bag par réunion de ces deux parties. SI ce mot avait encore pris postérieurement l'article ea devant lui comme ceci ea-bay {the bark — l'aboiement), il serait une autre forme de e-oi-boi-é, ce qui est égal à ab^oie, le mot français correspondant à bark, et dont la forme à l'infinitif est aboger^ c'est*à-dire er-aboie {le aboiement). Cette forme du reste ne diffère nullement du substantif aboiement en signification , puisque ment est ici pour iv-ent {la choeé ou lé
(1) Nous pouvons concevoir pourquoi Xe peut être remplacé par un y en remarquant qu^ll est égal à e ou à tt «*• ce qui est égai à ^t^^ pare* qu'il r a un i sous-entendu devant u ou t; -^ et que iv devient un y dq moment qu'on place Vi dessous le v comme ceci Y, ainsi que nous Tavons déjà vu. I! peut dono arriver que dans une langue on ait un y dans des naots qui dans d'autres ont un e à la place, ^^insi beauté, borUé, etc.| qui sont pour beau'it-é et bon-it-é {beau c'esty bon c'est) finissent en anglais par un y qui remplace Vi que nous avons en français.
être) qui a déjà été expliqué. Lorsque bark n'élait encore que bar, il ne difTérait pas de beware (se garder de), comme nous pouvons le reconnaître en l'analysant ainsi, be-oir^ el en donnant à oi son ancien son qui est wa , car les deux mots seront alors littéralement be war, ce qui signifie the fc^ar (la guerre); c'est-à-dire double vie y ou motion ^ comme je Tai montré en expliquant war. Lorsque bark avait cette forme de bar^ il signiCait aussi Vétre au-dessus ^ car ceci est synonyme avec la première vie : il doit être analysé ainsi, be-oer {the being over — l'être au-dessus), el ce mot oer doit être analysé comme ceci, orr, parce que e est égal à e, et par conséquent à u court ou v^ de sorte qu'en mettant un e devant l'r de orr, auquel le son qui lui appartient lui donne droit, ce mot deviendra over (dessus). Comme bark (l'écorce) couvre les arbres, celte signification de chose dessus est aussi très applicable. Le mot correspondant en français est écorcey el lorsqu'on l'analyse il ne signifie pas seulement la première vie^ mais aussi Vêtre ou chose audessus. Ceci devient évident par l'analyse du mot cover (abri) lui-même , qui fait ic-over {le premier en haut ou le premier au-dessus). Le mot grec pour /ivre qui est BtÇXoç, de même que le mot latin liber , élaient seulement aussi à une époque, il ib {la première vie), et ces deux mots devinrent ibl par la transposition de il qui fut rejeté à la fin. Ce mot ibl est égal à evil (mal) ; et cela nous fait découvrir que evil, pas plus que devil (diable), n'a pas toujours été pris en mau-
vaise part^ et nous en saurons la raison un peu plus loin. Par la suite, ibl prii ib (/e) devant lui comme un article, et alors biblos était seulement bible , dont le sens était encore la première vie. Ici j'ai découvert, sans m'en douter, l'origine du nom qu'on a donné au livre qui renferme les Saintes-Écritures. La terminaison 08 qu'il a maintenant en grec est seulement un article, et avant d'occuper cette place, il devait se tenir devant. 11 résulte de ces différentes observations que le premier mot pour/Zrr^ était dans ces diverses langues seulement ib^ qui est le même que B; et comme cette lettre est égale àlO ou IV, il est évident que ib signifie la première vie^ei que le sens littéral de A B est la première vie ou le premier livre, ou encore ce premier H" vre. L'a qui sert ici d'article à ib est par conséquent égal au pronom latin ea^ dont il est une contraction. Les deux lettres qui suivent A B sont G D, et si* gnifieht ta had (est eu), mais littéralement is God (est Dieu); et nous pourrons comprendre ceci plus aisément en remarquant que le dernier mot est le même que Got (1), — le mot allemand pour la Divinité — parce que c'est de Dieu que nous obtenons toutes choses. Ainsi , le mot anglais hâve a dû être d'abord ea-ib {la première vie), et ces deux mots, qui ne sont pas autre chose que À B, doivent être devenus ab (qui est le même que av) par contraction. Quant à l'H qu'on a rais devant ab ou av, il tient ici lieu
(1) Got est on participe da verbe to get qai veut dire obtenir f et signifie par conséquent obtenu.
7M LA DÉœUVERTE
d'article, et doit être analysé par iv^ qui signifie aussi Is première vie, ou simplement the (le), comme dans le présent exemple. Par conséquent, le mot hab ou hav, car ils sont égaux, est, de même que Got, un autre nom pour la Divinité.
Le lecteur peut aussi concevoir tellement comment il se fait que id soit le même que had , en se rappelant Texplication que j'ai donnée de la terminaison verbale crf, comme dans loved, rtiined, etc., puisque j'ai prouvé que cette terminaison était pour had; et nous savons que si elle était trf, ou même od^ fid ou yd, au lieu de ed, elle serait encore la même , et c'est pour cela que les anciens Saxons, ainsi que le rémarque le docteur Hicks , lui donnent ces différentes fermes.
Mais comment se fkit-il que cette lettre G sott pour iê? Elle devient ic par l'analyse, et nous savons que cela est la même chose que le pronom /, qui est en-* core le même que lo, et par conséquent le môme que fV, puisque o est égal à s. C'est donc parce que C est égal à cette dernière lettre (*) qu'il en a le son, et qu'il est fréquemment employé à sa place. S'il n'y a pas de C en grec, son rôle est rempli par K et S; et c'est pour celte raison que, dans l'analyse des mots, nous devons le considérer sous ce double caractère. H est donc fort correct de dire, dans l'exemple qui nous occupe, que c a le son qu'on lui attribue dans le mot caprice^ qui devient^ par l'analyse, emper^ê ou caper-ic, car l'un est aussi correct que l'autre; ou
bien qu'il a le son qu'on lui ftiit rendre dan$ malice , qui est aussi pour maUs ^ ou maUie. Comme caper (saut) est la partie radicale du mot correspondant à thévrt en latin , qui est oapra , et devient , par l'analyse, caper-ea (la chèvre), nous voyons ce qui donna la première idée de caprice , comme aussi de capering (saut). Nous voyons aussi que malice est le même que is maly ou ce mal, et cette analyse nous donne de ce mot une notion beaucoup plus claire que celle que nous pouvions en avoir auparavant. Nous pourrions remarquer également que is ou ic, qui se trouve à la fin de caper-is ou caper-ic, devrait précéder caper, ainsi que nous lui avons fkit précéder mal, et lui te* nir lieu de rarlicle le. Le mot caper lui-même, lors* qu'on l'analyse, devient ie-aip-er ou er-ic-oip, ce qui signifie la chose en haut, ce sens s'appliquant fort justement à la chèvre qui est un animal de montagne, et qui se platt généralement sur les lieux les plus escarpés. Nous voyons aussi que ce mot en anglais (goai) devient , par l'analyse , ig-o-oit , et signifie h premier un en haut , c'est-à-dire Pun le plus haut: et ce même sens doit se rencontrer dans les mots correspondant à chèvre dans toutes les langues de la terre. Mais quelle est la signification de la partie radl* cale de malice, c'est-à-dire de mal? Ce mot fait, par l'analyse, iv-al, et signifie, lorsqu'on met al devant iv, ail life (toute vie), ce qui nous fiait découvrir que ca mot est le même que etil (mal), et que dans le principe il n'avait pas un mauvais sens, mais, au con-
^rfi
768 LA DÉœUVERTE
traire, un très bon, puisqu'il était un nom pour la Divinité. Nous verrons bientôt, comme je l'ai déjà remarqué , pourquoi ce mot n'a plus la même acception. Ainsi, nous voyons que les quatre premières lettres de l'alphabet anglais signifient ihisfirst book is had (ea ib te id , — ce premier livre est eu).
Les deux lettres suivantes sont E F , et lorsqu'on les met ensemble elles donnent ef^ ce que nous savons être égal à of{de)y parce que 1'^ est un epsilon , c'està-dire e dont les deux parties sont équivalentes à un o (o). Alors, A B c D £ F signifient ihisfirst book is had o/{ea ib ic id ef^ — ce premier livre est eu de).
Les deux lettres suivantes sont G H, et , par l'analyse, elles donnent ig tu ou ig eu , car H est le même que iu , euy iv ou ev , ainsi que nous l'avons déjà vu souvent. Si nous considérons ig et iu séparément, nous aurons dans chacun un nom pour la Divinité; et si nous faisons un seul mot des deux, c'est-à-dire si nous nous bornons à donner au premier le caractère d'un article à l'égard du second, ils signifieront la Divinité ^ et, d'après cela, la signification des huit premières lettres de l'alphabet sera this first book is had ofthe first life ^ that is ofihe Divinity ( ce premier livre est eu de la première vie, c'esi-d^dire de la Divinité). Mais comme la lettre qui suit H, nommément I ou J, est un autre nom pour iuj ou la Divinité^ puisqu'il ne peut pas avoir de sens autrement; et comme ceci , par la répétition du même mot, devrait former un pluriel i ce qui signifierait ce premier
livre est eu des dieux, nous devons , avant d'adopter cette interprétation, chercher si ig iu ne peuvent pas avoir une autre signification. Nous avons déjà vu souvent que tw ou iv est égal à ir, puisque, dès qu'on rejoint ces deux lettres iv^ elles donnent iv^ qui n'est en réalité qu'un w. Nous pouvons, en outre, remarquer combien il est juste que ces deux lettres soient égales à v v, puisque l't , aussi bien que u ou Vy signifie la vie.
En conséquence, les deux mots ig-iu sont évidemment égaux à ig et w, qui deviennent gw lorsqu'on supprime Vi qui précède le y, et gew lorsqu'on met devant le w la voyelle qu'il est nécessaire d'adjoindre aux consonnes pour leur donner un son. Lorsqu'à ce mot {gew) nous ajoutons la lettre suivante i^ il devient geto-i, c'est-à-dire gew un, ce qui est pour gew gew, l't étant employé ici pour indiquer le pluriel, et tenir lieu, comme pronom, de la répétition du mot gew. Nous pouvons nous convaincre pleinement de cette vérité en prenant, comme nous sommes libres de le faire, le^ au lieu de Yi; car nous savons que cette lettre est égale à is et par conséquent à es, qui, ainsi que cela a été ouvertement expliqué, est l'original du signe du pluriel (s) en anglais. Alors les lettres GWJ donnent gewesy ou, ce qui est la même chose, gewis; et j lorsqu'on supprime la voyelle qui se trouve devant 1'^ de isy l'un ou l'autre de ces deux mois donne également gews (Juifs).
Nous avons vu, en expliquant les lettres de l'alphabet
grec, que C et G sont égaux ; et, comme oous avant découvert depuis que le G est égal à Uf que nous savons être égal à J, il s'ensuit que G et J étant égaux à une troisième chose doivent par conséquent être égaux l'un à Tautre. Donc, Tancien pronom ty, et le pronom français actuel jV, ne font qu^un seul mot, et ic ne diffère nullement de l'un ou de l'autre. On peut faire la même remarque au sujet dey, puisque nous avons fait voir que cette lettre était la même que yamma. Ainsi, Chaucer écrit jemme au lieu degem (pierre précieuse); eiyeoman était aussi anciennement j«i7f an, dans le* quel nous avons, en outre, un exemple de Ye ou c employé pour Voi car Vo que nous voyons dans yeoman est mis ici comme déflnition de 1'^, c'e&t-à*dire qu'U montre que dans ce mot Ve tient lieu de 1'^.
Nous écrivons maintenant ce mot {gem) avec un jr au lieu d'un j, cependant tous les deux sont également corrects. Mais fw pourrait aussi bien être gm^ et cela nous donnerait gem au lieu de gewy puisque «t et «9 sont souvent employés l'un pour l'autre ; ce qui doit nous faire supposer que ces deux mots n'en font qu'un* La vérité de cette opinion est de suite confirmée par l'examen du mot correspondant dans d'autres langues} et il paraîtrait d'après cela que les Juifs {Jeu)ê)y même dans les temps les plus reculés, faisaient le commerce des pierres précieuses, puisque jrem (pierre précieuse) a été formé de leur nom {Jew). Donc> le mot anglab /eW (bijou) n'est pas autre chose (\xkùjew^l^ qui doit d'abord avoir été «/J«i^(M^ J$w — le Juif)» c'est-à-dire
la ^kese Jew (la cho^e juive). Le mot françab bifou est aussi pour bijoUf c'est-à-dire be Jew (ôlre Juif^ la chose juive). Le moi jou, eu françaisi est la même chose que Jew ou gew en anglais : il n'y a aucun doute à cet égard. Ainsi, dans le mot 2Ln%\9d%ffewguw, et le mot français^^^iyou^ qui ont le même sens, nous avons gew^ dans l'un, qui correspond hjou dans Tautre, de sorte qu'ils sont évidemment le même mot» Et ne dé*» couvrons-nous pas aussi , par la seconde partie de ce mot gewffaw, que le mot jou^ qui est la seconde partie du mot jougau, doit être égal a gato^ ce qui tend à prouver que ce dernier mot (gaw) est égal à Jew? De sorte que le sens littéral de ce mot ^lAgem^gem (pierre précieuse-^pierre précieuse), ou JeW'Jew (JuiMuiQ* Ce mot gaw devient par l'analyse ig-ai^Wf et ceci est évidemment pour ig-oUvf qui, par la réunion, devient igoiiv; et ce mot, lorsque nous supprimons le premier i et que nous remplaçons le g par ley^ devient joUv^ et, comme oi est égal à lï, ce mot^atiV devient encore juiv. D'un autre côté, t^ étant fréquemment employa pour/, il en résulte que Oe mot est encore égal à Jui/f qui est le mot français correspondant à Jlew. Nûui découvrons également ici que/c^i' (joie) est équivalent à Jéu^; car, dans Juif^ la terminaison f/ne ftiit pas par* tîe du mot primitif pour Jm/, qui est seulement Jh^ et dont nous verrons bientôt le sena« Nous pouvons nous convaincre que^V^' ou jag est un autre nom pouf Je¥>f en examinant l'autre mot français^'ciyon, qui est le correspondant àejewel^ car il signifie «m^y, c'est^
à-dire au Juifj une chose appartenant à un Juif. Mais 9\jou est le même que Jewj le mot français yotr^r doit aussi être synonyme avec Jew, puisquey^t/er est pour erjou (le jeu) : et cela nous fait voir que joy (joie) et Jouer sont synonymes; ce dont on ne peut douter puisque joi^r est pour être joyeux (erjou). L'autre mot français^y^i/, est encore le même quejou, puisque Ye n'est pas autre qu'un epsilon (e), qui, nous le savons^ est pour 0. Nous devrions remarquer également ici que, comme gaw, dans gevygaw, est le même que JetOy et que^â^u, dans le mot anglais ^at^y (éclatant) est évidemment le même mot, — car il n'y a aucune différence enire gaudg eigawdy — il s'ensuit qxxegem (pierre précieuse) donna dans le principe l'idée indiquée p^r gaudg, qui, analysé, devient ^raw id-e, signifiant gaw it iSf c'est-à-dire gem it ts (pierre précieuse c'^st)*
Ainsi, lorsque nous connaissons la signification de Jeta, nous connaissons aussi celle de joy (joie) et jeu. Le mot lalin , pour jewel (joyau), est cimelium, qui veut dire littéralement la chose joyau, car la terminaison ium est pour iv-en , qui signifie le étre^ ou la chose^ comme nous l'avons vu souvent. Et, comme cim-el est égal à jim-el, il s'ensuit qu'il est aussi égal kjew-el, puisque «? et m sont la même lettre. Le mdt grec correspondant à cimelium est xccjjiyjXcov, et il est facile de voir qu'ils ne font qu'un seul mot. Nous devons nous rappeler ici que le k est composé de ic (fc), de sorte qu'en supprimant Yi par contraction, il nous
reste seulement ry et comme l'c et le ^ grecs , lorsqu'on les met ensemble, sont égaux à Vm romain, nous voyons que les quatre premières lettres «ep, font lettre pour lettre cem^ qui est le même que^^m, et par conséquent que Jew. Quant à ce qui reste du mot grec, c'est équivalent à elium en latin, puisque ion est égal à ivn (l'o étant le même que le v), et que ivn devient iven {even) lorsque Vn prend une voyelle devant lui. Cet examen nous ayant fait voir que les trois lettres G H I, ouGHJ, signifient Jews (Juifs), nous devons reconnaître que celte interprétation doit être préférée à yorf^ (dieux), puisqu'il est évident, d'après les autres circonstances qui l'accompagnent comme autant de preuves , que c'est bien là le sens qu'on a attaché à ces lettres. Quoique l'explication du mot Jew soit étrangère à la question qui nous occupe en ce moment, cependant, comme le sens qu'il renferme en lui-même a une très grande importance, je désire me livrer à quelques recherches à son sujet. Les formes anglaise et française de ce mot sont beaucoup plus anciennes que celles qu'il a en grec et en latin. Jew, qui se prononce en anglais comme s'il était écrit djewy doit être analysé ainsi : idis-w. Chaque mot est ici un nom de la Divinité; et les deux premiers réunis ont aussi un pareil sens, puisqu'ils produisent Dis ou Dio. Mais comme l'époque où les lettres furent classées ainsi doit être de la plus haute antiquité, nous devons considérer ces deux mots comme étant dans leur enfance, comparés à ce qu'ils sont aujourd'hui.
Donc» quoique Dis et Dio soient beaucoup plus an^ ciens que Dios ou Deus, ce sont cependant des formes modernes à côlé de id^ que nous devons regarder comme étant parfaitement signiûcatif par lui-roéme« Les deux mots is et iv qui suivent id dans l'analyse que nous venons de donner, peuvent être traduits de plusieurs manières; maisje ne peux pasdécouvrir comment le sens peut en être changé lorsque nous considérons tW comme signifiant Diet^. Nouspouvons rendre is par be^ et iv par in y ou, ce qui revient au même, par cm, et ces deux mots feront beon^ qui est équivalent à being (être). D'après cela id is iv signifiera Dieu être y qui doit être pour le être à Dieu, qui est encore la même chose que le un à Dieu\ car be-on^ c'est-à-dire be-one (être un) ne diffère nullement de the one (le un). Maintenant, tout le monde remar-» quera que the one to God (le un à Dieu) doit être égal à the son to God (le fils à Dieu), et ceci ne contredit d'aucune manière le être à Dieu. Pour retrouver ce sens, je m'aperçois maintenant qu'il n'est même pas nécessaire de faire changer de forme au n(iot t^, car lorsque nous permettons à iv de devenir one^ les trois mots id is one produiront idi-son; et dans ce cas, idi est un véritable génitif et signifie de DieUf littéralement Dieu un, c'est-à-dire, une chose à Dieu, de sorte qu'en y ajoutant son (fils) nous avons idi'son, dont le sens sera une chose à Dieu (nommément) /?/« (son). Ce sens peut même être trouvé ainsi, id^s one, où nous avons aussi un génitif j de sorte que
dans cet exemple la significatioa esl GoiTê oh$ (un de Dieu)^ ou God^a oton (ce qui esl à Dieu). Mais si nous prenons Viv de id U iv pour in^ au heu de on ou one, nous aurons , en réunissant Va de U à in^ idUsin^ ce qui veut dire God^s sin (le péché de Dieu); et dans ce cas , le mot Jew paraîtra avoir un sens fort mauvais et ridicule, puisque Dieu ne peut pas possé* der le péché {sin). Mais comme j'ai déjà remarqué que des mots tels que demi y evil et mal^ n'étaient nullement compris dans le principe comme ils le sont aujourd'hui) il est raisonnable de supposer que sin n'a^ vait pas plus qu'eux sa signification actuelle* D'après cette observation et plusieurs autres de pareille nature que j'ai déjà faites, le lecteur peut commencer à prévoir quelque chose de fort extraordinaire , car il doit se rappeler que j'ai promis de montrer comment il se faisait que les mots que je viens de citer n'avaient pas toujours été pris en mauvaise part. D'un autre côtéi comme, en faisant cette promesse, je n'ai pas dit qu'il» étaient remplacés par d'autres d'une valeur opposée» etquej'affîrme même maintenant qu'aucune substitu«» tion de ce genre ne pourrait jamais avoir été faite, on doit conclure de ceci que ma découverte pénètre jus^ qu'à ces temps reculés où l'homme encore pur de tout péché, ignorait même qu'on en peut commettre, et n'avait par conséquent pas de mot pour le nommer» Mais je ne veux pas, pour le moment» entrer plus sérieusement dans celle question; l'observalion que je viens de faire est seulement destinée à engager le lec*
téur à faire ses propres conjectures à cet égard, et à
prévoir ce qui lui paraîtra le plus naturel.
Maintenant, lorsque nous admettons que sin (pé« ché) n'ait pas eu un mauvais sens dans le principe, il en résulte que l'analyse que nous avons donnée plus haut {id is iv) peut être rendue par id is in , dont la signification est God^s son or leing (fils ou chose de Dieu); de sorte que le mot Jews signifie réellement les en fans de Dieu.
Les savans peuvent me dire ici que les Juifs ont reçu leur nom d'après celui du pays qu'ils habitèrent et qui était la Judée; cependant il n'en est pas ainsi: c'est au contraire celte contrée qui a reçu son nom d'après celui du peuple Juif par lequel elle fut habitée. JudeUf lorsqu'on l'analyse, fait Ju-id-ea^ et ici Ju est pour Jew (Juif), et id-ea signifie the head^ or chie/ land (la tète ou principale terre), de même qu'il signifie aussi the head ov chief thing (la tête ou principale chose); car ea, comme nous l'avons vu, signifie terre y et il signifie aussi chose ou cela; et c'est pour cette raison que ce mot est un pronom en latin. Donc, Judea veut dire littéralement Juif la terre, c'est-à*dire à Juif la terre y appartenant au Juif la terre. Nous pouvons dire aussi que id ea est égal à id est; mais cette construction, qui est aussi très correcte, ne diffère pas le moins du monde de celle que nous avons donnée ci-dessus , puisqu'elle signifie littéralement Juifc^esty c'est-à-dire â Juifc^est. Nous pouvons même rendre id ea par of it (de cela) avec beaucoup de
justesse, car of^ ainsi que nous l'avons montré en expliquant alphttj est égal en signification à id ou de. Et comme Judea deviendra d'après cela Jew of it (Juif de cela), le sens est de cela le Juif, c'est-à-dire c^est la terre d^où le Juif est. Le mot français correspondant à Judeay qui est Judée, a une forme très ancienne et doit être analysé comme ceci, Ju-id-d, c'està-dire /ew it is (Juif c'est), signifiant auJuifc^est. Mais si Jew veut dire God^s son (fils de Dieu), on peut demander comment nous devons expliquer le mot sa« cré du Sauveur du genre humain, Jésus? Il a précisément la même signification en grec, en latin, en français et en anglais^ et quelque étonnement que cela puisse produire à tous les peuples, excepté un, il signifie littéralement the Jew (le Juif). Sa partie radicale, qui est Jes, doit être analysé ainsi, id-is-os. Ici les deux mots id is sont les mêmes que ceux que nous avons expliqués dans la précédente analyse id-is-iv^ et ils signifient par conséquent comme un génitif, de Dieu. Le mot os par lequel ils sont suivis a déjà été examiné un grand nombre de fois, et nous savons qu'il signifie le soleil, la Divinité, et aussi le un. Par conséquent, id-is-os veulent dire littéralement God's one ou of God one (de Dieu un); et comme one ne diffère nullement de son (fils) en signification, il en résulte que id is os signifie aussi God^s son (fils de Dieu). Nous avons déjà vu que dies (le jour) n'est pas autre chose que dios, parce que e est égal à o long ou court; et comme 1'^ de dies est aussi composé de ces
deux parties $, il en résulte qu'il est équivalent à un H y et que dies est égal à Dieu. De sorte qu'entre diesy dio8 et Dieu, il n'y a pas la plus petite différence. Mais dans quel but celte remarque est-elle faite? Pour montrer que es^ de dies^ est égal à os de diosy aussi bien qu'à eu de Dieu; et que par conséquent l'analyse de Jes^ c^est-à-dire id-is-oSy peut être faite comme celle de dies ainsi, id-is-es^ ou comme celle de dios ainsi, id-is-os^ ou enGn comme celle de Dieu ainsi, id'i&^u. Nous découvrons donc que dans id^s-oê, nous avons le moty^te, car les deux mots td is sont égaux auj (c'est-à-dire «(;), qui par l'adjonction de eu donne jeu. Le mot anglais Jew est même très visible dans Jea; car lorsque nous posons les deux parties qui composent 1'* (§) de cette manière a», et que nous mettons cette figure à la place de 1'^ dans ce mot, nous avons Jew au lieu de Jes. Mais que veut dire la terminaison ns que nous voyons dans Jésus? Je l'ai déjà expliquée très souvent, et montré que dans cette situation elle doit toujours être rendue par /ô, attendu que dans le principe elle devait pré* céder les mots qu'elle termine aujourd'hui. Par conséquent, Jésus est littéralement the Jew (le Juif). Mais quelle différence y a-t-il entre Jésus et Satiaur (Sauveur)? Aucune. Ainsi la partie radicale de Saviour est saVj et ce mot analysé fait io-^oin , c'est-à-dire Dieu ufiy un à IHeUjfils de Dieu, qui est le même que Jes. Ceci devient d'une grande évidence en remarquant que 10 est le même que is^ et par conséquent que/^
puisque j n'est rien autre chose que is. Et comme n Aeoin est égal aux deux parties d'un S, ce mot est le même que o/>, qui devient os par contraction, et par conséquent es; de sorte qu^îl n'y a pas la moindre différence entre les parties radicales de Jésus et de Saf)tour. La fin de ce dernier mot doit être analysé ainsi, to-iv-er, ce qui signifie encore Dieu le être; car iv-er ou ev-er est une autre Forme de ti-er ou être, de sorte qu'il ne signifie pas seulement etre^ mais encore éternité (de everqui veut dire f ouf ours). Cela nous fait voir que les deux parties du nom Saviour (sap et tour) sont en apposition exacte Tune à l'autre, et ont précisément le même sens; de sorte que Tutie n^estquel'explicalion ou la définition de l'autre. On peut en dire autant de Jésus [Jesei us), puisque la seconde partie, lorsqu'on l'analyse, donne iv-is; et ici tV est pour DiVi^ eiis pour os ou un, l't et Vo étant égaux comme cela a été clairement prouvé. Nous pouvons même, pour rendre ceci encore plus simple, dire que le mot is équivaut à in, puisque les deux parties d^un s sont égales à t^ ou n, et que d'après cela tv-is devient tv4n {Dieu wn), c'est-à-dire un à Dieu ou fi/s de Dieu. Mais ce mot tv-éfty lorsqu'on le considère d'une manière rigoureuse, n'est-il pas un nom de la Divinité? Noua avons déjà vu souvent qu'il en était ainsi. Et le iv que nous voyons dans ce mot n'est-il pas aussi égal à in c'est-à-dire à un? Oui. Alors iv-en ou iv-in devient in-in qui signifie un un? Certainement. Maintenant, que devons*nou8 conclure de tout cela? Qu'il n'y a
aucune différence entre Dieu el son fils, puisque chacun d'eux est nommé un et signifie un s ce qui doit nous faire penser que tous deux ne font qu'un seul et même êlre^ parce que deux choses, quelles qu'elles soient, ne peuvent être exactement semblables d'une manière absolue. Ceci est confirmé par le mot even (même), qui, bien que signifiant, comme nous venons de le voir, Dieu et son fils, est égal aussi à l'un d'eux seulement, puisqu'il nomme la Divinité. Cette opinion sera encore rendue plus claire par l'analyse du mot anglais sun (soleil) qui devient is-un (est-un). Ici, comme le mot is est égal à io (Dteu)^ et comme un signifie seulj il s'ensuit que le mot sun ne diffère pas le moins du monde de Jes dans Jesus^ et que par conséquent il signifie God^s son (fils de Dieu) ou Dieu lui-même. Et comme le mot un est le même que vn, et que ces deux lettres avec leurs voyelles deviennent iv'in ou even (le nom bien connu de la Divinité), nous voyons que chacune des deux parties analysées de sun (io'Un) est un nom pour la Divinité. C'est donc pour cela que lesdeux mots anglais sun (soleil) el son{ùls)y ne font qu'un seul et même mot, chacun signifiant un, et on trouvera que dans toutes les langues le mot correspondant à son (fils) aura la même signification. Ainsi, en grec, uîoç, lorsqu'il est analysé, devient iv'iv'OSy ce qui signifie, en mettant os à sa place primitive qui est devant, le un un; c'est-à-dire /« undun^ Dieu à Dieu, en d'autres mots God^s son (fils de Dieu). En latin filius fait us-iv-il^i^ et ici fW/ n'est
pas autre chose que le mot anglais actuel evil{md})y , dont Tordre primitif était il iv, ce qui est la même chose que liv ou H/y c'est-à-dire live et life (vie), et était par conséquent un nom de la Divinité. Fi/-i signifie donc God^s one (un de Dieu), c'est-à-dire God^a son (fils de Dieu), et la terminaison us est simplement un l'article. Le mot français fils est encore le même, puisque, analysé, il devient ivil-isj ou evil-tOj dans lequel to est pour one où la Divinité, et par conséquent pour son (fils) ; et tvil est le même que nous venons de voir daus^lius. Les hommes considéraient donc un fils, au commencement du monde (si je puis toutefois m'exprimer ainsi, car son nom signifie qu'il n'a pas eu de commencement) , comme le propre fils de Dieu. En voyant ainsi que le soleil (son) était regardé comme le symbole non-seulement de la Divinité, mais de son fils (son) ou un (one), j'ai été conduit à découvrir que la figure du soleil peut contenir un mot ayant ce double sens, comme nous pouvons le voir
ici (yJv) . Dans cette figure, nous avons eis, le mot
grec pour un; et comme il est égal à ois, qui, par la contraction de l'^' devient osy nous voyons encore que de toute manière il signifie sun (soleil) et one (un). Le mot renfermé dans cette figure contient encore un autre sens très important dont je m'occuperai plus loin. Les six lettres de l'alphabet qui viennent après peuvent être prises ensemble : ce sont K L M N P, qui donnent ik il im in op, signifiant littéralement, it
the mind opens (il l'esprit ouvre), c'est- à- dire U opens ihe mind (il ouvre Tesprit). Ici les deux premiers mois ik et il n'ont besoin d'aucune observation, attendu qu'ils ont déjà été souvent expliqués. On les trouve encore ensemble dans de vieux auteurs anglais, avec cette différence cependant que il précède ik. Ainsi Spencer emploie ilk dans le sens de le mé^ fne, ou lequel^ et ceci n'est pas autre chose que la contraction de il ik. J'ai déjà montré que le k est seulement un { et un c ajoutés l'un à l'autre comme ceci ic, et c'est pour cette raison, que Chaucer écrit iliche pour ilikêj qui signifient tous deux ifie like (le semblable, le même, lequel), ou encore the each (le chaque). Quant à he qui se trouve à la fin de t7ichey c'est pour tt?, ou thing (chose) ; de sorte que les trois parties il-ic-he, signifient littéralement thé like thing (la chose semblable). Je n^aî pas besoin de rappeler au lecteur que ce fut une des deux moitiés d'un 0, qui, étant on ne peut plus ressemblante à l'autre moitié , donna d'abord aux hommes ce mot fc, qu'on écrit maintenant like^ car j'ai suffisamment démontré ceci. Le mot latin correspondant à mini^ qui est maintenant mens (esprit), doit, avant cette forme, avoir été is men {the mtitrf — l'esprit); et ce n'est que lorsque is fut rejeté après men qu'on eut mens par contraction. Comme Y m de mens est corn-* posé de i et u, ou de trois uns, il en résulte que dans le commencement ce mot doit avoir été iuen^ c'est-à-dire iv-en ou even^ le nom de la Divinité dont
nous avons parlé si souvent; et ce iv-en est, commô nous le savons, égal à un un, que nous pouvons comprendre par Dieu un, c'est-à-dîre à Dieu un^ où chaque mot est encore un nom de la Divinité, quoique les deux ensemble n'aient pas un sens diffé*rent. Cette explication de men répand une nouvelle lumière sur le mot anglais tnan (homme) que nous avons déjà examiné. Nous reconnaissons qu'il est aussi égal à even, parce que chacune de ses par* lies {iv-an) signifie un; de sorte que nous voyons clairement comment, dans cette signification de un à Evej on trouve aussi un à Dieu. Pour donner à ce mot une signification plurielle on a remplacé Va par un e, équivalant à u qui est double, et dont le caractère est d'indiquer la vie. Cependant, nous devons remarquer que quoique u soit évidemment composé de un et un ' — c'est-à-dîre de deux choses — ils ne font après tout qu'tenseul, puisque chaque partie est égale à la moitié d'un O, et que TO lui-même n'est réellement qu'wn seul. Mais chaque partie de Vu n'est-elle pas égale à O? certainement ; et c'est pour cela que les deux parties sont égales à oo, ou un un. Toutefois, ici encore, Voo doit être considéré comme faisant seulement un , et qui peut être nommé le double un^ comme il l'est vé*ritablement dans les mots duo {id^-ô) et tu>o [it-tv-ô). On peut demander si cette explication de mens ne contredit pas l'analyse déjà donnée du mot an« glais mind {im'i4n4d)j the eye in the head (l'œil dans la tète) ? Mais je ne puis le dire» quoique j'ai fait do
bien grands progrès dans l'art d'analyser -les mots depuis que j'ai donné cette .explication de mind.
Si nous analysons mind comme ceci, iven-td, le sens est un (à) Dieu^ ou un (à) iête^ car il est évident par l'analyse déjà donnée de w», qu'il n'y a aucune différence entre ce mot et even^ et que celuici doit par conséquent signifier un. D'un autre côté, comme le mot eye signifie aussi un, il en résulte que one to the head (un à la télé), pourrait bien signifier the eye to the head (l'œil à la tètej. Lorsque nous analysons mind ainsi, iv-in-id^ le sens est life in head (vie dans la tête), mais ici par life (vie) on peut vouloir dire eye (œil), puisque ces deux mots sont synonymes ainsi que nous l'avons vu. Gomme delta (a) est composé de ces trois parties I ^t A, et comme elles sont égales à IV, qui est aussi égal à in ou one^ il s'ensuit que le mot entier mind peut être décomposé ainsi, in-in-in, c'est-à-dire un, un, un, où nous avons trois en même temps qu'un seul. Lorsque le d anglais est fait comme ceci D, nous voyons qu'il est le même que le lU, et par conséquent que un; et lorsqu'il est fait comme ceci d, nous avons encore la même signification, puisque cette forme est composée de oii, qui est égal à ou, ou o», c'est-à-dire à «n, les trois parties de d ayant été disposées ensemble comme ceci ol] de sorte qu'il signifie littéralement la tête un, de même que le T. Je sais que j'ai déjà expliqué les caractères A, D, et d; mais comme ce que j'en dis, à quelque propos que ce soit, doit ajouter
encore à ce que le lecteur en a \u, on ne peut pas dire que cette répétition soit sans utilité.
Les deux lettres qui suivent M N, c'est-à-dire P, composent, lorsqu'on les réunit, la partie radicale du mot open (ouvrir) qui, d'abord, doit avoir été en op (l'ouverture). Nous avons même encore dans le style poétique ope au lieu de open, et ceci n'est pas autre que op. Comme op, lorsqu'on l'analyse, devient o-/p, ce qui signifie, o en hautj aussi bien queo-t/}, qui veut dire un dans Vo ou moitié de l'O (ce qui est indiqué par le caractère *, puisque nous y voyons un I dans un 0), il est clair que op veut désigner l'espace qui se développe au-dessus de nos têtes, que le divin Spencer nomme si heureusement heaven^s wide hoU lowness (la large cavité du ciel) , et qui est ce qu'on peut imaginer de plus ouvert.
Nous découvrons donc que open et over ont radicalement le même sens, et ceci est pleinement confirmé par l'analyse de over qui donne op-er, parce que le p et le «? sont fréquemment employés l'un pour l'autre, ainsi que l'ai clairement prouvé en expliquant la première de ces deux lettres. Et comme o est égal à tt, il s'ensuit que oper est pour uper (dessus), qu'on écrit maintenant upper; de sorte que la terminaison er de ce mot doit avoir précédé up à une époque , de même que cela a dû avoir lieu pour en de open. Ceci nous explique aussi la grande ressemblance qui existe entre le mot français correspondant à open, qui est ouvert, et le mot anglais overf mais par l'analyse^
cet 4eux mots n*en font réellement qu'un seul* Le premier devient w^iv-er^t^ et comme ou est ici égal à ofoxx oVf ou encore o-ip, il signiûe par conséquent, un dawFoy c'est-à-dire moitié de i^o indiqué en grec par $. Gomme les deux mots iv-er sont égaux à ip-er ou over^ il en résulte que les, trois mois ou-iv-er signi» fient la chose over (la chose au-dessus) ; et comme le mot il qui termine cette analyse signifie téte^ ainsi que nous Tavons vusouvent; les quatre mots ou-iv-er^ it signifient donc littéralement the ane over head (l'une chose au-dessus de la tête) (1),
Comme le mot anglais over peut être analysé ainsi ^ ov-vr — Ve qui précède ïr étant ici égal hv — et comme vr devient iv-ir lorsqu'on lui donne des voyelles , il est évident que ovvr est le même que ov-ivir^ qui signifie encore, l^une chose au-dessus; de sorte que over ne diffère pas de ouvert, si ce n'est que le mot qui est pour tête rie lui a pas été ajouté. Le mot latia correspondant à çuvert, apertus^ confirme l'explication que nous venons de donner de ctpen, over, upper et ouvert, 11 peut s'analyser ainsi; o-ip-vr-it-us: comme
(i) Noos pouvons remarquer ici que iv-er ou everj qaoiqne signifiant HemUéf est égal à «ver « et cela peut feeilenent se eoncevolr lorsque neo» observons que ov est le même que onet ^^ ^^^ ^^ ^^ Divinité; et comme e dans ev est un autre forme de To, puisque c^est un epsilon, il ne peut par conséquent y avoir de différence entre ev et ov. Il est presque inutile d^i^uter que o signifiant «in> o^j doit par cooiséquent signifiar tmai vie, et que si nous écrivons iv, au lieu de ev ou ov, le sens sera encore U même. Comme dans ces mots er signifie être, et que le un être veut dire SieUf a B6 Ciot pu t^étonner de ea quHm mot qui renferme un sent é^ doive au$si signifler UHrnité,
nous ravons déjà montré, aip est ici pour p-f», c'està dire un dans l^Oy moiiié de l^o, et ces deux mots peuvent donc prendre ces diverses formes a/y if, op^ up, oVf ou, ophy puisque |i est employé pour/, n ou ti, et ph pour/, et que Vq est égal à Vu. Alors» comme vr est égal à tV-tV, ou ev-er, il s'ensuit que o-tp-rr est le même que ouever, qui, par contraction, devient ouver ou over; et lorsque nous ajoutons à ceci le mot pour tête, c'est-à-dire it qui suit aper, noua avons pour résultat, comme avec ouvert , une chose au'dessus de la tête; de sorte que apert et ouvert ne font qu'un seul mot. Quant à la terminaison us dana apertus , on doit la mettre devant comme un article, et alors la signification sera la une chose au-dessus de la tête {us-o-ip-iv-er-tt). Tout ceci devient encore plu5 palpable lorsque nous remarquons que 1§ mot opert^ c'est-à-dire over-it, existe en anglais avec le sens d'aw* verture; et comme rien ne peut être plus évident que la présence du mot over dans ce mot çv^rt, il en résulte qu'il n'y a aucun doute que over et ouvert sont synonymes , et que c'est ce grand eap^ce que nott9 voyons au-dessus de nos têtes qui^ dans le principe» donna aux hommes l'idée de ce qui est ou^^rti (ppen). Lorsque le mot latin apertus n'était encore que O'ip (car ce fut par la réunion de ces trois lettres qu'on forma ap)y il différait du mot anglais ope seulement en ce qu'il avait conservé Yi qui a été con^ tracté dans ce dernier. Mais ceci nous fait voir que open et apertus sont radicalement le môme mot» puis-
que tous deux étaient dans le commencement o4p.
En conséquence, bien que ek il tm in op signifie it opens the mind (cela ouvre Fespril), nous pouvons, en considérant le sens primitif de opy dire que ces mots signifient littéralement cela VesprUy l'une chose au-dessus de la tête; c'est-à-dire r esprit devient par celdicomme l'une chose qui est au dessus de la tête; ce qui signifie : par Vusage de cela (de l'alphabet), Vesprit s'ouvre comme l^ espace qui est au-dessus de nous^ c'est-à-dire s'ouvre et se développe comme les deux.
De combien de grandes images les hommes ont été privés par la perte de la signification qui , à l'origine, était contenue dans leurs paroles.
Les six lettres suivantes de l'alphabet sont 0, R, S, T, U, V ou W, dont le sens est , et c'est les bonnes mœurs j qu'on écrit comme ceci dans le vieux langage, eque er is t/iew.
J'ai déjà expliqué la lettre q (i), et montré qu^étant composé d'un c et d'un «, ou d'un c et des deux i réunis comme ceci q, on la faisait toujours suivre par un u afin de montrer qu'elle en contenait un en ellemême; sorte d'explication qui avait pour but de nous faire voir que, dans ce cas, le c était égal à eu. Par conséquent, si quelques personnes en joignant i et i au c ne les avaient pas disposés comme ceci q , de manière à former la lettre q en les faisant joindre , mais . au contraire, si elles avaient toujours placé les deux
(1) Voir pag. 586,
i comme ceci eU^ nous n'aurions jamais eu ce caractère q^ et un mot tel que question s'écrirait cuestiouj ce qui n'occasionnerait aucun changement dans la prononciation. Cela nous montre de la manière la plus claire qu'un q est égal à un c et un ti réunis. Quant à l'autre forme de cette lettre , il faut voir ce qui en a été dit lors de son explication.
Le mot eque^ dans eque er is thetVj est égal pour le sens au mot latin qfie (et), dont il diffère seulement en ce que la voyelle qui précède le j^ a été supprimée par contraction. Le mot eque est aussi le même que le vieux mot anglais eke (et) qu'on pourrait tout aussi bien écrire eque. Les deux mots er et ts ont déjà été expliqués trop souvent pour nécessiter de nouvelles observations.
Les lettres qui produisent ihew sont, tuw ou ivw. Ces caractères peuvent être intelligibles dans certaine langue que je ne connais pas, et avoir, dans l'ordre qu'elles occupent ici , l'exacte signification de thew; mais comme il m'est impossible de découvrir quelque sens lorsqu'elles conservent cette forme, même en leur adjoignant les voyelles ordinaires auxquelles les consonnes ont droit, il devient nécessaire de changer une de ces lettres pour quelque autre que nous savons la remplacer souvent. Lorsqu'on substitue un A à Yu ou au v^ les trois lettres tuw ou tvw deviennent thta] et lorsque nous mettons une voyelle devant le w de ce dernier mot , nous avons theuy qui est un mot anglais d'une très grande antiquité, et par lequel on entend
gmi bPêeding (bonnes manières ou bonne éducation), quoique par l'analyse il donne ihe4u ou the-iv, ee qui signifie littéralement M^ life (la vie)* Mais/{/è et good hreeding s'emploient souvent indifféremment. Ainsi ta knaw life (connaître la vie) signifie être bien élevé {tô he well bred) 5 et en français , savoir vivre eiffood breedinff sont synonymes.
Spenser, dont Tautorité est d'un grand poids pour remploi des anciens mots , se sert de thew , ou plutôt de son pluriel theweê^ dan^ le même sens que je lui donne ici.
AU so soon as life did me admit
Into this world and shewed heayen's light,
l^rom mplli^r^s pap X taken was upfitt,
And streight delivered to a Faery knight,
To be up brought in gentle thewes and martiall might. (1)
Faery queen, B I, oanto ix, st. m.
Gentle th&w$$^ ici, signifie évidemment bonnes manières^ bonn^ éducation.
Il ne nous re$tç plusi que trois lettres pour avoir une analyse complète de Talphabet, ce sont : X, Y, Z, qu'on nomme eks, wy^ zed{ics^ i grec et ped^ en français). Eksy lorsqu'on l'analyse, devient ek is, ce qui signifie andts {eke is — et est); cet ekéiwi le même que eke dont Je viçns de parler un peu plus bau| dans
(1) « A«s8i0t %m \% vie m*«dmit daii« ce iRond^ et me montra la lamièfe du ciel, je fus enlevé dans un âge tendre du sein de ma ipère et livré à pn chevalier fée, pour être élevé dans des bonnes manières et la vigueur martiale. » Reine des fées.
DE LA SÇWCE DES I^iVNGUES. m
)>naly§e dç q. t.ûPj5qu-op joint h v^y (y) à ^^i^ on ol^ liem «Pi/i??e(?^ qui vçqt dire, de quelque pignjèr^ qu'op rexarniPQ, m^dom (sagesse), Si «oui^ çonsidéropi ^ cojïiroe étant pour had (eu)? c^ qui est fort cQvmct, puisqu'iji en est ainsi dan^ /at?^^^, rwmdi (?(. loutes les tarmiUfiisQUS semblables, nou^ aurons M>ys had.^ qui §iguîfie connaissance eue, c'est-à-dire connaUmnce po^sédéi^ i car ^ys est le mênçe mol qwe ¥?»> (sftr voir), et knaw (savoir) (puisque les verbe* ne $opt que des substantifs) doit être le même que k^çmkdge (connaissance, savoir) • PFisdçmy lorsqu'on l'analyse, est précisément la même chose que knouihdge had ou knowhdge pQ9sessed (connaissance eue^^ possédée)^ ainsi que nous pouvons le voir, wis^ed-omM c'est-à^ire connaissance eue 4e $ car, comme la lettre m e${. |a même chose que u ou Vj am devient of?, qui est la même chose que i?/(de). Quant à «d, c'est le même que danp ^ys'^dy et^ par knowfedge had ^/(connaissanpe eue de), on entend had çfknQwledy^i po^sess^d of imwledg^ (eu de la connaissance^ possédé de la connaissance, d4 savoir).
Si nous prenons Ved de v>jfsed pour heqd (tête), la signification sera encore la même; car, entre dire d'un boœme qu'il a la tête ^age ou qu'il a de la ^ag^ssfi^ il n'y a aucune différence. Cette manière de considérer wysed serait également fort juste, puisque cela signifierait que la sagesse est la tétfi de la science. Mainte^ nant, comme v)ysed est composé de trois mots, wy $> edr nous pouvons, eu accordant que ed soit ici pour
head^ les écrire ainsi , wy^shead; et, lorsque nous savons que wy est pour la seule lettre y, nous voyons que ces trois mots signifient la fête appartenant à Vy^ et cette manière d'expliquer wysed est également fort juste. Mais le lecteur demandera ce qu'est Ty, pour qu'on lui fasse représenter la sagesse comme il le fait ici? C'esty ainsi que je l'ai déjà dit, un autre nom pour la Divinité, attendu qu'il est le même que le caractère grec y {gamma), que nous avons montré avoir cette même signification dans l'explication que nous en avons donnée. Le mot wy est donc composé ainsi, iv tV, le premier iv faisant un w lorsque les deux lettres se rejoignent, et le second iv faisant un y, lorsque nous disposons \i et le v de cette manière , Y; et , comme IV est un nom de la Divinité, nous devons considérer le premier iv de iv iv comme servant d'article à l'autre, et regarder le w de wy comme remplissant le même ofiice; de sorte que, dans ce mot de deux lettres, l'une est la définition de l'autre, et le mot entier signifie Dieu.
L'analyse du mot correspondant à wisdam, en grec, en latin et en français, ne différera nullement de celle qui a été donnée de ce mot en anglais. Ainsi , <7oyt(x donne is-o-ip-ia; mais ici is-o est égal à rp-Za, et ces deux parties sont définies l'une par l'autre. Is-o signifie Dieu un y c^est-à-dire un d Dieu; et ip-ia, qui est la même chose que iv-ia , signifie aussi Dieu le un , c'est-à-dire le un d Dieu. Par conséquent , ce mot êophia était, dans le principe, seulement w, la con«
traction de is-o^ dont la plus simple forme est io-o. So existe encore chez les Italiens , car io sa (je sais) n'est autre chose que je connaissance , ou sagesse; et lorsque nous donnons à Ve du mot espagnol se (dans yo se) la forme d'o, nous reconnaissons que les Espagnols ont aussi conservé la forme primitive de sophia^ puisque se et so ne font qu'un seul mot. Le mot an* glais knoîo (savoir) est aussi composé de deux parties, dont l'une est la définition de Fautre. Ainsi les deux premières lettres k ?i sont pour iA in ou ik en y et leur sens est Dieu un , c'est-à-dire à Dieu un^ car ik est ici pour la première personne /, ou la Divinité, et in ou en y qu'on pourrait tout aussi bien écrire on y signifie one ou un. Comme ow est pour o-iv (un Dieu), nous trouverons encore ici le même sens que dans ik en.
Par cette explication de^^^^t^, nous sommes conduits à découvrir que, dans ce mot, on trouve ce que personne ne pouvait soupçonner^ c'est-à-dire l'ancien mot anglais keny qu'on employait autrefois i^oixrknowy comme lorsqu'on disait / ken that (je sais cela). Je viens de dire que en ou tn, dans ken , pouvait être écrit aussi bien on , et cette observation nous mène aussi à découvrir que dans les deux lettres k n , nous avons, quoique soustrait à nos regards, le mot anglais cony qui diffère de kon seulement en ce que Tt qui précédait Le c ainsi, je, fut négligé, tandis que dans keny qui n'est autre chose que ic^n, il a été conservé. Combien la vérité de cette opinion devient évidente lors*
11k La découverte
qu'on examine la langue saxonne, danâ laquelle le stlb* stantif A^en (connaissance, vue) est een, Vi qui précédait le c ayant été reti*anché par contraction. Comme le mot saxoti ten peut être analysé ainsi, ic^on (Dieu un), et comme le môme sens peut être retrouvé dans le seul mot un , il est clair que ce dernier doit autrefois avoir été employé {i la place de ià^n. Ce mot on doit par conséquent être analysé ainsi, io-in^ qui a précisément le même sens que ic-en ou ic^n. Vi de io ayant été négligé , io-in devint &in , dotit nous avons encore la prononciation dans one^ et par la suite, aet i de ùin ayant aussi été contracté > on eut encore en^ qui est notre hiot numérique moderne one, ainsi que la conjonction anglaise an et le pronom français #11 1 MaisTo de io ayant, dans quelques occasions lors-» qu'il précédait m, été rejeté après ce dernier mot, on doilj au lieu àeio in^ avoir eu la forme contractée no^ de sorte qu'à une certaine époque, les hommes ont dû dire 1 no pour / knowé C'est pour cela que nous prononçons encore know comme s'il était écrit no. Mais ce mot no signifie encore Dieu un^ puisqu'il est égal à in-o 9 Où nous avons deux mois signifiant chacun un^ ou la Dimnité, Le mot knoitolegde (con-^ naissance) ne diflere pas^ poUr le sens^ de no dans i noj et il a acquis sa forme allongée d'aujourd'hui par d6s adjonctions successives de mots d'une égale valeur à la sienne^ et qui se servaient de définition réciproque. Aiitsi, lorsque ce mot était seulement n^^ t> h précédait » ât ibi fdt ajouté par la suite^ de borte
qu'on eut now^ dont la signification était toujours Dieu un, ou un un; et lorsque ce mot signifie en anglais le tempe préeeni (maintenant), il a encore ce même sens Dieu tm^ parce que Dieu est tout le temps^ et par conséquent le êemps préeenf. Comme le mot now prit devant lui pour articles ^ à différentes époques , les mots ik, el, id et ig ^ et comme tous ces mots> à Texception de ik, lui furent incorporés selon l'habitude ordinaire après avoir été rejetés à la fin» le mot hnou>ledgei dans sa forme actuelle ^ fut le résultat de ces augmentations successives* Mais lors* que no seul existait à la place de ce loâg mot, il aurait pu prendre el pour article devant lui au lieu detV^ de sorte que cet article el ayant été rejeté après » les hommes auraient eu, au lieu de now^ le mot français Noël, qui doit avoir signifié knotdedge. Alors quelle est la véritable signification de Noël? Il a le même sens que no eut à une époque , qui est God ihe ono (Dieu le un), c'est-^à^-dire God'e son (fils de Dieu)) etirtdtf, danë Chrieîmas (iVi^èf/ en anglais), a la même significdiiod, puisque, lorsque ce mot est analysé^ il donne in^oie^ où nous avons encore la Divinité et un^ L'office religieux nommé mëee (la messe), de quel» que façon qu'on écrive ce mot , que ce soit meêee ou mieèa^ est encore le même mot» Par conséquent > le mot Chriet^ qui signifie, lorsqu'on l'analyse, ic4v^er^ ié'-itf — it iethe Eternal one '— (c'est l'Éternel un), veut aussi dire, comme je le vois maintenant, l^Etor^ net un louhf o'est-à*dire h une t Etemel uhg en
d'autres termes, the jilmighty*6 son (le fils du Tout- Puissant).
Lorsque kin signifie un enfant, il ne diffère pas de ken , et cela prouve qu'un enfant, comme un fils (son)j signifie un à Dieu. Quand ce mot signifie parent {relation) c'est encore la même chose, puisque a relation (un parent) est pour un à un. Quand ken signifie vue^ on doit l'expliquer par un un y ou le double un y et là il est fait allusion aux deux yeux. Cette analyse est aussi très correcte, puisque chacune des deux parties de ken {ik^en) signifie un; d'ailleurs cet ic ou k indique ce qui est double, parce que le c est une de deux moitiés d'un o; mais quoique double, ce n'est cependant qu'un seul, car Vo fait seulement un. Donc ce mot ken, lorsqu'il signifie la vue, est précisément le même que le mot français vu, qui analysé devient tWt, ou i»-w, dont l'un ou l'autre signifie ie double un, et cela explique ce que j'ai déjà avancé en disant qu'un seul 1 était égal à eye (œil) en signification. Le mot latin corres* pondant à knowledge commence de même que] [le mot grec par so, car sapientia devient par l'analyse, so-ip'ien-it'ia. Dans cette analyse, ip est le même que if, puisque p est employé pour f et v; et ien, qui signifie une chose , pourrait aussi bien être écrit ta , par la raison que en , in , ou on signifie un , ainsi que a fait. Il est donc évident que sapien, de sapientia , est le même mot que sophia , puisqu'il no diffère aucunement de sofia. Alors, l'explication .
qui a été donnée du mot grec correspondant à ^n^te?ledge (connaissance), doit s'appliquer à sapien. Quant à la terminaison de sapwntia , c'est-à-dire tia^ qui donne iUia par analyse , elle est en apposition à sapien et signifie littéralement Dieu le un, et sert par conséquent de définition ou d'explication à ^a« pien.
Le mot français correspondant à widsom (sagesse) signifie lorsqu'on l'analyse esse-sage (la chose ou l^étre sage); mais sage lui-même, la partie radicale de ce mot, est composé de ts-o-igy où nous retrouvons encore so: de sorte que ce mot {so) parait avoir été dans le principe le nom par lequel , dans toutes les langues, on désignait la sagesse ou le savoir {knowledge). Le mot ig , que nous voyons dans is-o-îg, peut avoir été mis comme article devant so^ et par la suite être tombé après; ou bien, si nous ne considérons pas Ve de sage comme indifférent , et que par conséquent nous en donnions l'analyse comme ceci is-'O-ig-Oy le ig-Oy qui est égal à ig-e, est en apposition à is'Oy et sert à le définir. On pourrait même analyser «0^6 comme ceci, is-ea-ig {betng ihe first high one — être le premier haut un) ; mais de quelque façon que nous le considérions , la signification sera toujours la même. Le mot français savoir est encore , lorsqu^on l'examine radicalement , le même que sophia eisapientia, puisqu'il devient par l'analyse, iS'O-iv^O'ir. Ici, is-o-iv ne diffère nullement de l'analyse de soph ou sap, et o4r est encore Dieu
778 LA DÉœUVERTE
éirê ou Dieu un , ou bien le double un; de sorte que pareillement aux terminaisons des autres mots, il est en apposition à ie-o-tv* Gomme l'autre mot français connniire^ peu importe de quelle façon nous Técri* vons ) signifie , la thoee con {être con) ^ nous voyons qu'il est le même que^n, <r<m elknôW) qui ont été expliqués ci-dessus. Le mot latin sagire, lorsqu'on l'examine de près, ne diffère nullement de eageëee^ par la raison que ire (aller), qui forme sa terminai^ son , ne diffère pas de aee (être) qui est la termi^ naison de êageeee^ puisque aller et éiré ont une même signification. Lorsque nous considérons êa^ geëee comme étant composé de deux parties seules ment ^ éuge^eêêê (sdge être) ^ on pourrait croire que tout le monde est en état d'en découvrir l'étymùlogiej^ car ici elle se révèle d'elle-même ; et eependànt 5 les lexicographes, pour n^avoir pas (^u plus que tout autre la moindre connaissance de celte science di-* vine, n'ont même pas su trouver cette étymologie la plus simple qui soit. Us supposent que eageeêe est dérivé de êagirê^ et ils considèrent ces deux mots comme appartenant à des langues différentes i ce qui tendrait à prouver que le mot latin èéêe^ et le mot latin (rè ^ ne sont pas deux mots latins. Sëgesêe dif« fère de èdgite juste autant que éësé diffôrô de irê, mais pas davantage. Et sageêèè est aussi strictement dérivé de eagirë (et non de sage^éêêê) , que eése (être) est dérivé de ire (aller) ^ mais pâS davantage non pluSé 11 n'est certes pas ei^agéré de dire que des en*
fans de huit ou neuf ans pourront dans quelque temps ^ aidés par une connaissance même fort super* ficielle de la science des langues^ montrer que sa»^ gesee et sagire sont composés de deux parties significalives, qui sont ^ sage^^eese et sage^ire ^ et éviter ainsi Terreur dans laquelle sont tombés les lexicographes.
Mais pourquoi m'étonnerais-^je de voir que Téty^ ntologie d'un mot français aussi simple que eagesne soil inconnue, puisque celle de tous les infinitifs, tels que connmitre^ naiêre^pdraitre, etc., est égalemedt ignorée; cependant ils ne se terminent pas par un mot étranger comme eese , mais bien par étre^ la traduo« tion littérale de ce mot latin , celui qui, parmi tous les autres mots de la langue, s'emploie le plus fré-> quemmènt.
En résumé, de quelque façon que nous coûsidé^ rions le mot wyêed lui-même, ou les parties dont il est composé^ nous trouverons toujours qu'il signifie m** geêse. On ne peut réellement trop s'étonner lors» qu'on voit combien de sens difierens la même lettre peut avoir; insensiblement on est conduit à penser qu'il y a datis une combinaison aussi heureuse quel* que chose de mystérieux qui étonne. Et si ce ne sont pas dos êtres divltis (ain^i que je suis souvent tenté de le croire) qui ont posé les bases de cette science, l'esprit de l'homme doit sûrement avoir dégénéré de beaùcotip depuis cette époque perdue où les premières lettres et les premiers mots furent formés { car
780 LA DÉœUVEKTE
je ne irois pas quelle sagesse humaine, même la plus profonde dont il soit fait mention , aurait été capable d'inventer pour la composition du langage rationnel, un système aussi simple et aussi logique que celui qu'à rinsu de nous-mêmes nous ayons toujours eu.
Nous venons donc de voir que ces lettres a, b, c, d,
Y, z donnaient les mots suivans : ea tb ic id efguis^ ik il im en op eque er is thew , eke iswysed; dont le sens est, the first book is had of the Jews; ii opens the mind y and it is goodbreeding and wisdom (ce premier livre est eu des Juifs ; il ouvre l'esprit et est les bonnes mœurs et la sagesse).
Dans ce peu de mots, nous trouvons l'histoire de l'alphabet , puisqu'on nous dit d'où il vient ; nous en avons aussi l'éloge, puisqu'on nous dit qu'il ouvre l'esprit et que son étude procure les bonnes mœurs et la sagesse. Et dans l'énumération des avantages qui accompagnent la connaissance de ce premier livre qui est la clef de toute autre science, on exhorte vivement tous les hommes à consacrer à l'étude des lettres leurs travaux les plus sérieux. U n'était, certes, pas facile d'en dire davantage en si peu de mots (1).
(1) On comprendra sans peine qae le conseil qui nous est donné Talphabct , d^en Taire une étude approfondie afin d*arriYer par là à la science et à la sagesse^ bien qnMl paisse paraître plaisant aujourd'hui, nV Tait rien d'exagéré à Tépoquedeson invention. Car, alors, les plus sa?ans seuls le connaissaient d'une manière complète, et on ne peut pas douter que leur nombre fût des plus restreints chez un peuple dans un tel état de civilisation.
Les recherches auxquelles je vais me livrer maintenant sont! du plus grand intérêt, car elles ont pour but de montrer quelles étaient les idées qui^ chez les premiers hommes, correspondaient à celles que nous nommons aujourd'hui par les mots être , animaly trù nitéj vérité y éternité, etc.; et les connaissances que nous acquerrons par cet examen, réunies à celles que nous avons déjà recueillies, nous feront voir clairement les principes fondamentaux de la première religion de r homme.
Nous avons déjà vu que par la jonction de an et im, ou mâle et femelle, et un autra mot, c'est-à-dire a/, on avait formé le mot entier animal. Ici, an est pour Tespèce mâle, et im pour l'espèce femelle. L'analyse du premier est oin qui signifie one (un), et celle du second est iv qui signifie double un. Le mâle est donc signifié par un, et la femelle par deux, et ces nombres ajoutés ensemble font trois. Comme la partie radicale de animal est anim, nous pouvons voir que ce mot est égal à trois. Examinons maintenant le mot heing (être). La partie radicale de ce mot est be (être); car ing, dont nous verrons l'analyse plus loin, est ici synonyme avec thing (chose), de sorte que be-ing^ ou ing^be peut parfaitement être rendu par the thing be (la chose être). Dans le mot Be, nous avons deux lettres, et à l'origine elles devaient être dans cet ordre ebj dont Ve est l'epsilon grec (c). Mais chacune de ces lettres est en apposition à l'autre , et lui sert de définition} de sorte que nous en pourrions faire une pro*
782 LA DÉCOUVKITE
position, et dire têsiB^ e^est-ti-dire f eH éf^i à B. Nous savons que B est composé de ces deu)^ parties B, et c de celles r ci ^; mais, lorsque nous faisons rejoindre g comme ceci c, il y a dans le milieu un petit I par lequel ces deux parties ($) sont reliées ensemble comme ceci [. Alors , e peut être analysé par iOi qui est égal aux parties qui composent le 6» puisqu'elles représentent aussi io. La seule différence qu'il y ait entre c et B consiste donc dans leur grandeur, et lorsque nous admettons que la dernière est égale à ttHf la première peut en être distinguée en recevant le nom de petit un; cq qui fait que B peut être représenté par 10 ei e par lo. Après avoir reconnu que dans ab chacun des caractères est en apposition à l'autre, nous ne pouvons pas dire que la partie radi^ cale de ce mot compte plus d'une lettre. Par ponséT quent, nous réduisons i une seule le mot primitif cor-* pespondant à being, et cette seule lettre est f ou B, daps laquelle, ainsi que nous venons de le montrer^ il y a trois parties. Nous avons vu que dans mnim^ le genre mâle est signifié par oin (un), et le genre fer melle par deux: la même chose arrive dans B ou e, puisqu'ici , le I est pour le genre mâle, et ces deux parties f pour le genre femelle; et lorsque nous les considérons ainsi séparément, non*seulement nous pouvons voir qu'elles sont équivalente^ à trois , puis-i que un et deux font trois, mais nous découvrons en* eore qu'en les Joignant comme ceci 5, nous avons lechiiA'e 9. Cet examen nous montre d'une manière
évidente que las radicaux de animal et b^ug ont axaciement Iq même »ens. Et qu'est^rce que eeei do^ nous faire supposer ? Que malgré les différence» apparentes de leur forme, ils ne §ont aprèi tout qu'un seul mot; et par conséquent! pour voir §i cela ei^i réellement, nou^ devons faire avec anim ce que nous avons fait avec h^ ç'est^^à-dire en rechqroher la forme primitive, La première syllabe de ce mot cet m qui e$t égal à om^ c'egt'à dire à un^ et la seconde w, est égale à doubh un^ ç'e$t-à-dire à d^wpi cependant les deux mot* «ont en apposition l'un à Tautre, et on pourrait en faire le sujet d'une proposition comme ceci, un est iw, c'est-à-dire un est la même chose que im. Donc, si un signifie mw, im doit de même signifier w^/ et si im signifie d^u^ ou doubh un, de même an doit signifier deu:K; ou double un. Comme im est le même que tV, quç iv est le même que w, et que in est le même que un, nous sommes conduits à reconnaître que ifn signifie un. Mais nous pouvons? aussi trouver cette signification en nous rappelant ce que nous avons déjà vu, c'eshà'dire que im est égal à «f». Donc, lorsque nous disons que iv est égal à $p>p (deux), nous devons comprendre par ce mot itpa^ double unf ainsi que l'analyse de ce mot (tM^o qui fait it^W'o) prouve que telle en est la signification oxacr te; de sorte que two ne fait en réalité qu'nn seul qui est nommé double un. Lorsque nous analysons un ainsi, o-ivy nous voyons qu'il signifie aussi le donble un; et nous pouvons voir ceci plus clairement en-
core, en observant que ce mot tp est le même que te, ^e sorte que o^-ir, peut devenir o-Wy dont le sens littéral est un double un ; et si nous plaçons ces deux lettres ainsi w-o (double un), nous les aurons comme nous les retrouvons dans ttvo (tt-w-o), de sorte que le sens de an et celui de im sont parfaitement égaux. Par conséquent , dans ces deux mots nous n'en avons qu'un, et dans le principe, ce seul mot tenait la place que tous les deux (an-im) tiennent ensemble aujourd'hui. Alors, quand o-in (l'analyse de an) était pour an-im , c'était o qui signifiait un ou l'espèce mâle^ et tn, qui est le même que iv^ représentait double un, ou Y esT^e femelle. On doit expliquer iv (l'analyse de im) de la même manière pour l'époque où il était employé au lieu de an-im ; c'est-à-dire que l était le mot qui signifiait un ou l'espèce mâle , et que v signifiait deux ou l'espèce femelle. Ceci nous fait voir que aneitm sont parfaitement égaux en signification, et doit nous faire supposer qu'ils ne font qu'un seul mot. Lorsque nous examinons leurs formes analysées {oin et iv\ il est facile de voir que notre supposition est juste, parce que iv est le même que in, qui ne diffère de oin qu'en ce qu'il ne renferme pas d'o. Mais cette lettre, dans oin , n'est rien de plus qu'une définition de in auquel elle est en apposition. On peut donc avec beaucoup d'exactitude la sous-entendre devant tn, qui est pour ivj de sorte queo««-ir, ou plutôt oin-in deviendra, lorsque cet o sous-entendu sera exprimé, oin-oin. Mais ici encore il y a une el«
lipse, et Vo de ain a un I sous-entendu devant lui , de sorte que otnj dans sa forme entière , est ùhinj ces deux mots étant en apposition exacte l'un à l'autre. En résumé^ comme les deux mots an-im font, ainsi que nous venons de le reconhaitre, un seul et même mot qui est oin^ il nous reste à le comparer avec eb {be—èlre) aûn de voir si ces deux mots correspondent pour la forme aussi bien que pour le sens.
Quoique eb soit composé de deux lettres, nous savons que lorsqu'on te considère radicalement il en a seulement une, puisque l'e est en apposition à B, comme nous l'avons vu. Le mot oin^ nous le savons aussi, est égal à io-in^ deux mots dans lesquels nous avons seulement un, puisque io est en apposition à in ; et cette égalité devient évidente lorsque nous nous souvenons que n est égal à ces deux parties €3, et par conséquent à un o; de sorte que in et io sont de toutes façons un seul mot. Comme le B, auquel eb ou be a été réduit, est égal à io, parce qu'il est composé de I^, il s'ensuit> puisque la partie radicale de animal j c'est-à-dire an-im, est égale à la même chose, que ces deux mots being et animal doivent être égaux l'un à l'autre. Cela nous conduit à comprendre, puisque une égalité parfaite ne peut pas exister entre deux choses distinctes, que being et animal ne font qu'une seule et même chose malgré leur ap* parence différente.
Plus un objet est compliqué dans sa forme, plus il est difficile d'en avoir une idée claire. En voyant
being et animal réduits à io ou au seul caractère B, et connaissant la nature de ces lettres, il nous est facile 4'6xpliquer ces deux mots. On peut concevoir saps peine que ta et Be puissent signifier deux choses, lorsqu'on se rappelle que le maie et la femelle sont Résignés ici, et que le même mot, lorsqu'on le considère d'une nianière difierente , devrait seulement signifier un, puisque one beinjf (un être) ou animal est indiqué ainsi. Mais il n'est pas aussi facile de concevoir que , pendant qu'il signifie un et detix^ il signifie aussi trois. Ceci est néanmoins tellement exact dans ce cas, que je ne doute pas qu'il y ait une langue dans le monde dont le mot correspondant à troia ne signifie aussi être ou being, et par conséquent tout ce que being signifie. Afin de rendre ceci intelligiblci j'observerai que comme io parait traduit, pinsi que nous l'avons vu, sous la forme de tr, qui signifie la Divinité^ il s'ensuit que le mot pour trois doit dans toutes les langues signifier aussi la Divinité^ p^iisque, lorsqu'on le considère radicalement, j*aflirjne qu'il ne peut y avoir aucune différence entre ce mol et being (être). Et comme ce mot iv est la partie radicale d^ iver (qui est le même que ep^r^ Ipujour^) — parce que ever^ lorsqu'pp l'analyse er-ev fia rç-ev signifie la chose fV, c'est-à-dire Dieu — il $p résulte que le mot pour trois doit aussi signifier ever. Et comme iv-er ne diffère pas de ip-er^ e\f aue pe^ifiol est k même que fère^ il s'ensuit que le moi potur ^rofi9 doit aussi signifier père. D'un autre
DE LA SCIElïÇE DES LANGUES. 787
côté, iv-er ét^nj. aqssî la partie radicale de veritas^ l'analyse de ce mot donnant eper-ita-is, ce qui si^ gnilîe ever thatis (toujours cela est), il en résulte que le mot pour trois doit aussi signifier vérité dans toutes les langues. On peut aussi observer que comme iv signiûe oncy attendu qu'il est le même que in^ et que one est le même que son (fils), il s'ensuit que le mot pour trois, auquel il e$t égal, doit aus$i signifier çne (un) et son^ (fils). Donc, $ans examiner plus à fond le mot pour A^fny (être) pu three (trois), ceci montre que Ton prétend que Tun et l'autre de ces mots, et n'importe lequel des deux, signifie J9f>?/, éternité^ vérité jfère y fils j trois, et un.
Examinons maintenant le mot poiir en latin, en français et en anglais, ^\ v< quel point qn peut prouver ce que no|j vancer ici, Tpctç peut être analysé ainsi :
cet exemple, it-er est égal à être en français, et si*gnifie par conséquent être ou choses^ eUA est le même que be en anglais qui signiûe également êtres de ^orte que iter est ici en apposition à eb ^ puisque , comipe ce dernier mot^ il signifie be (être). Toute l'analyse peut être rendue intelligible si nous la tracliii^ 3on6 par the thing be {la chose être), ce qui est très correct; et ceci nous montre que le mot i^oxix trois ^ en grec, a la mèn^e signification que being (être). Mais ilpem^treaui^si ^ifalyi^é (|e cette manjère: it-vr-u^^ Ici j'ai mis un r au lieu 4' un e 4eyapt r, parc^ que Tç rofnaia, qi4'jl soit jippg pu b^ef^ est çg^ au t?, p^f I9
raison qu'il est le même que upsilon ou epsilon. Comme ces deux lettres vr ont besoin de voyelles pour être prononcées, dés qu'on leur en adjoint elles deviennent ff^ry de sorte que it vr signifie God ever (Dieu toujours) ou l'éternel; et comme «ç en grec est pour «n, il s'ensuit que rptt; signifie l'étemel un, ou Dieu toujours un.
J'ai souvent eu l'occasion de remarquer que lorsqu'on les examine de près, les mots pour beiny et er^r sont synonymes; donc, comprenant ^r^r, dans l'analyse que je viens de donner, comme signiûant beinÇf les trois mots it-ever-uç signifieront the being one {le être un), c'est-à-dire la chose un. Mais on obtient également ce sens par la première analyse des deux lettres Tp, donnant it er qui n'est évidemment que être ou est re. Ainsi, nous voyons que T^ceç signifie aussi one/ et comme one (un) et son (tils) sont égaux, ainsi que nous l'avons déjà vu, il en résulte que tpccç a aussi cette signification.
Le lecteur doit se rappeler que lorsque j'ai montré que one (un) et son (fils) sont synonymes, j'ai fait voir qu'ils étaient également synonymes de sun (so-leil); et nous pouvons remarquer qu'il en est de même dans le présent exemple. Ainsi, c(;, qui dans Tpci; signifie one^ est le même que oeç, puisque ce caractère e est pour un oy et lorsque nous négligeons l'c de ocç , ce mot devient oç, le nom bien connu qui dé* signe à-la-fois le soleil (sun) et un (one). Donc ^iç signifie the thing one, son ou sun (la chose un^ ûl%
ou soleil), car ces trois mots ne diffèrent nullement en signification. Comme tV est le même que if, qu'on a déjà souvent expliqué dans cet ouvrage, il s'ensuit que iver est le même que iftr, qui ne diffère pas de père en français, puisque ce dernier mot a un » sous-entendu devant le p; et ceci prouve que rpttç signifie ^ussilepêre être, ou le père y lefils{son)j ou h père le soleil {eun)^ ou, le père un {one)j ou Dieu. Et lorsque nous considérons que iver est la partie radicale de veritasj il s'ensuit que rpttç doit aussi signifier la vérité étre^ ou la vérité le fils (son), ou la vérité le soleil (sun), ou la vérité un {one). Nous devons remarquer aussi que iver^ qui signifie éternité et vérité, est lui-même, lorsqu'on l'analyse ainsi , iv-er (Dieu être); et lorsqu'on l'analyse ainsi in-er {le un être). Nous avons donc vu que le mot grec rpccç signifie Dieu un être humainj éternité, vérité, père, fils et soleil, ainsi que trois et un. Gomme ces différens mots sont exactement égaux, ils ne font tous, par conséquent, qu'un seul et même mot; et cette connaissance nous dévoile quelles furent les premières idées de l'homme sur certaines grandes vérités. Ainsi, la Divinité, un être humain, l'éternité, la vérité, et le grand soleil, n'étaient pour lui qu'une seule et même chose qu'il nommait ainsi : père et soleil, trois et un.
Lorsque nous nous souvenons que le mot anglais truth (vérité) doit d'abord avoir été the true (le vrai), puisque ce fut par suite de la transposition de l'arti-
790 LA DÉ(ÎOirVEBTE
cle thê qu*on rejeta à la Un comme ceci, thie the, que le mot actuel iruth fut formé; lorsque nous nous rappelons cette étymologie, nous pouvons facilement découvrir dans le mot grec pour trois. (-rptiç) la partie radicale de irûihj qui est true^ puisqu'en mettant Vi de rpciç dans cette situation a>, nous avons, au lieu de T|:fcç, Tp«(ç , c*est-à-dire true-isj et le is que nous trouvons à la fin de rpue; tient lieu de the qui est à la fin de iruthe. Et comme le tr dé truth peut être analysé ainsi iV-rr (ce que nous avons 4éjà vu) , et que te v est ici égal à /i, nous découvrons donc que Tanalyse it-vr est la même que if-hr qui, par la seule contraction de 1*», devient Mr, oii nous avons les trois premières lettres dô three (trois); ô'est-à-dîre que dans les deux premières lettres de trets nous avons ces trois lettres aussi, puisqu'on peut de même montrer qu'elles sont égales à i'^i-rr, ensuite â tV-Ar, et finalement à thr.
Nous pouvons observer que ce mot frets est composé de deux parties principales , tr et èis, qui sont ^'îgales en signification et se trouvent en apposition mutuelle. Donc, lorsque nous plaçons un e devant /r, nous voyons que cela nous donne le mot français elre; et lorsque nous donnons à ts, de eis^ la forme B, en la faisant suivre par Ve dont il est précédé cela nous donne le verbe anglais be (être). Nous ne pouvons douter que éis ait cette même signification puisqu'il est la seconde personne de mai qui est en grec lé verbe correspondant à être en frahçaîs. Le mot
DE LA SCIENCE DES LANGUES. 19i
htitï pour trois (très), lorsqu'on l'analyse^ ne diflR^ pas de ^«ç, puisque sa terminaison es est pour eis, Vi ayant été supprimé par contraction. Le mot frant Çais trois ne diffère nuHement non plus de tptt^, car^ lorsque nous donnons à e dans ce dernier mot son autre forme qui est o, le mot grec devient irais. Si j*avais besoin de prouver que e n'eèt que * sous fane autre forme, combien il me serait facile de le faire par la comparaison de rpnç et trots f Oaî» qui |)Ourrait nier que ces deux mots tie soient le même lettre pour lettre ? Le mot aiiglaîs tfires (trois!) parait diffié** rer d'une manière hôtable dû mot correffpotidatit eu grec, en latin et en français; tependantil n*endi^ fôre nullement. Les trois premières lettres, th^, ûotA égales à ter, car le caractère H, ainsi qUé nous t'aVoBs daîrement montré, est le même que é, et c'est pour cela qu'en grec il remplace cette lettre. AldfS, cdniiine ter a un i sous-entendu devant lui, ce qui le fait de* venir it'^er lorsqu'on l'exprime, éi cdmme ces deux mots sont les mêmes que Ceux que nous avons vus dans l'analyse de tr qu'on retrouve dans les mott grec, latin et français, ^p<(?, irsé et trois ^ il est évi^ dent que jusqu'ici le mot anglais fhreià ne diflère pas le moins du monde d'aucun de ced mma. Ootnmè les deux lettres (ee) avec lesquelles il de termine sont égales à esj puisque e est égal ko o\l s, nous voyons que, par l'analyse, three peut devenir ii-er-eis^ juste comme cela arrive pour très. II en résulte doue que toutes les observations qui ont été finies au sujet du
7»î LA DÉœUVERTE
mot grec Tpm, sont entièrement applicables au mot correspondant en latin , en français et en anglais ^ puisque ces quatre mots ne font qu'un seul et même mot. Par cet examen ^ nous voyons aussi qu'il n'y a pas de diflférence entre les idées rendues par bemy (ôtre) et thrêe (trois).
Nous pouvons observer que dans l'analyse de tr^ nous avons à«la«fois ter et it-ver; et, comme le premier est la partie radicale de terra ^ et le second la partie radicale devers» il semblerait que ces deux idées sont aussi synonymes avec vérité' , éternité , etc. Donc ^ le mot herbe, qui, l'A étant égal au r, n'est autre chose que ver4fe (vert-être oh la verte chose), signifie, lorsqu'on l'analyse comme ceci iv-er-be (ever being — tonjours être), c'est-à-dire toujours durant; et ceci est aussi le sens littéral de verdure (ever'dure)^ c'est-à* dire toujours dure, le mot dure ayant été conservé en français où il signifie ce qui existe long-temps. Gomme le mot ter (le radical de terre) donne aussi dans son analyse tfeMr (cela toujours), il semblerait que lorsque les hommes créèrent ce mot dans le principe, ils ne croyaient ni au commencement ni à la fin du monde; leur conviction paraissant être d'après cela qu'il avait toujours existé et qu'il devait exister toujours.
On trouvera aussi que le mot correspondant à to be (être) a dans toutes les langues le même sens qu'en anglais, c'est-à-dire qu'il signifie one (un), et par conséquent tout ce que one implique. Ainsi cevae est égal à oin^u^ ou à oin-'on, de sorte qu'il n'est pas
autre chose que oin oin {&ne one)] et comme l'n de ccvcst égal à s y il s'ensuit que ce mot est le même que ciç, son autre forme que j'ai déjà expliquée. Et comme ce mot «ç n'est pas autre chose que eb ou be, nous voyons donc qu'entre ein et B^ il n'y a^ malgré touteà les apparences contraires, aucune diffi^ence. Comme la partie radicale du mot latin esse est «#, et comme es est seulement une contraction de eisy nous voyons que c'est encore le même mot que ccv et Be. Alors esse est pour eis e^ qui signifie être est y ou le être. Le mot français être (puisqu'il est pour estrsj dont la partie radicale est également es^ qui est aussi là contraction de eis) est encore. le même mot ; et le tr dont es est suivi est égal ici à la chose j puisque par l'analyse ces deux lettres deviennent tï ir ou it er; de sorte ({neestre signifie la chose être. Dans la langue saxonne Be était écrit beon^ de sorte que le on qui est ajouté ici à la partie radicale est précisément égal à «c dans uvai, puisque m est encore on. Il s'ensuit donc que les mots saxon et grec pour étroj non-seulement lorsqu'on les considère radicalement, mais encore de quelque façon qu'on les considère, sont toujours le même mot. Cependant, il y en a peu qui puissent, en apparence, être plus dissemblables que beon et ((v<xc.
Comme , dans être , it-er est en apposition à eis ou un, nous devons aussi chercher ce nombre dans tVer; et lorsque nous nous rappelons que la lettre t est composée de 1 1 — l'un étant placé sur l'autre comme
796 LA DÉOOWVElPrE
Ceci, t'— hooS toyons qu'elle est égale à r, et par con* séquent à n; de sorte que tt est après tout le même que in. Il s'ensuit donc que it-^er est pour in-er^ et fiigmfie un être, on uhe ehoêe, de même que eis fait. Gomme la partie radicale du mot anglais pery (très) est ifêr, qui est le même que ii>-er oii êver — que nous atons reconnu être le même que threé (trois) dans l'analyse de ce mot en grec^ en latin ^ en français et en anglais — il s'ensuit que lorsque nous disons tferygoùd (très bon), ou vety had (très mauvais), nos paroles signifient traie foie bon, ou troie foie mau* taie. Toute la justesse do cette observation sera reconnue lorsqu'on remarquera que le mot ^ery (très) est souvent rendu eti grec par le mot troie, comme Tp{(7ay(oç (très saint), et que le mot français qui est employé pour nommer la môme idée {trèè) est exactemeat le mot latin pour traie. Donc, le signe qui indique le superlatif doit dans toutes les langues être le mot Correspondant à trais, ôu , ce qui est la môme chose, correspondant à être ou étèmitéi Ceci explique quelques comparaisons qui sont faites avec le mot ^iiref loimême, comme lorsqu^on dit everno^àod, ewer sè bad, ce qili est la même chose que tery goad^ f>ery bad. Donc, lorsque nous diluons iaos he evar êo jood, or ever sa bad, he ouffht not ta havé done saiîiA*\\ toujours aussi bon^ ou taujours aussi méchant^ ii n'aurait pas dû agir ainsi), nos mots signifient^ ^as he very good, or very bad, he ought nat ta hâve dene sa (fttt-il très bou, OU trèn méchant, il d'aurait pas dâ
agir ainsi). Et à là place des mots toujours éiti-èsy nous pouvons mettre véritablement, trois fois, éhr^ nellementj etc.
La terminaison anglaise ^^/^ tju'elle appartienne à un substantif ou à un adjectif, devient donc, lorsqu'on Ttiialyse, eis-it, qui est la ttiême chose que Be4t, c*est-àdîrc être le ou te être; et nous savons que ceci est égal à troisy ou ever (toujours), etc. Most (le plus) fait un-ots-ity où un-eis-it, (rie qui signifie encore un être cela, c'est-à-dire le un être. Les signes corrèspondans en latin sont ssimus, rrimus, IHmtis, et chacun d*eux signifie aussi, lorsqu'on Fanalyse, tétre un ou le un, ce qui est égal à the ihreè (le trois). Ainsi, le mot Trinité doit signifier dans toutes les langues te un être, ou l^^re un, ce qui est la même c^ose (jue le un trois, ou le trois un, puisque heing (être) et thret (trois) ne font qu'un seul et même mot.
En grec, ce mot est fp«aç, dont les trois premières lettres tri sont égales à étre-i {être un), de même qu'à three (trois). La terminaison às que nous voyons dans ce mot trias, lorsqu'on Tanalyse devient ois, ce qui est le même que o-is ou 0-B, c'est-à-dire un être; de sorte que ce mot as est en apposition aux trois premières lettres dont il est précédé, attendu qu'elles signifient aussi the one being (le un être). Mais que signifie celte phrase, ihe onè being? Nous pouvons découvrir ceci en supprimant Vi qui se trouve dans ois, puisqu'alors nous aurons os ou le soleil. Nous devons aussi observer que ^i^est le même que «ç qui, en grec^
6 LA DÉœUVERTE
signifie en même temps ^^0 et un; et il faut nous rap* peler également ce qui a déjà été expliqué , c'est-à* dire que le chiffre 3 et B, ou is ou BE ne font qu'une seule et même chose. Il ne faut pas oublier non plus que le mot grec pour trois (rpccc) est littéralement étre^ ttç (être-un), et qu'^ français le mot /rcit> signifie aussi, lorsqu'on l'analyse, éire-o^Be (être un être). Lorsqu'on remarque avec soin toutes ces circonstances, personne ne peut douter que dans le principe par l^un être les hommes n'aient compris le soleil. Le mot grec rptaç^ qui veut dire Trinité^ signifie donc réellement le soleil. L'analyse de trinitas donne it* er-in^-ita^isj ce qui signifie littéralement le être un c'est. Nous pouvons encore l'analyser ainsi : étre-init^cisy dont le sens est encore le même, quoique nous puissions le rendre par ceci, Pétre un le soleil. Afin de comprendrejusqu'à quel point cette dernière signification peut être égale à celle qui précède, nous avons seulement besoin de nous rappeler que un % et un n, ou bien une ligne droite et un cercle, sont.une seule et même chose; de sorte que le mot anglais is devient os ou le soleil; et nous pouvons aussi concevoir ceci* facilement lorsque nous nous souvenons que ce mot is implique l'existence dont on croyait que le soleil était la source. C'est pour cela aussi que le mot anglais was signifie littéralement le soleil ^ puisqu'il devient par l'analyse ivnnsy cas dans lequel iv est égal à «ï, et ois^ lorsqu'il est prononcé wa^ ainsi que cela devrait être, fait was.
De même, le mot anglais Be qui était d'abord m ou ois comme nous l'avons déjà vu, signifie le saleil; de sorte que le temps présent qui est rendu en anglais par is (comme God is — Dieu est), signifie Dieu le ea^ leil; le temps passé qui est rendu par %om (comme Godwas — Dieu était), signifie aussi Dieu le soleil; et le futur qui est rendu par le mot be (comme Grod ttill be — Dieu sera), signifie encore Dieu le soleil. Cela nous montre que le présent, le passé et le futur sont indiqués par un seul et même mot; de sorte que ces trois temps n'en font réellement qu'un seul, quoique cependant il y en ait trois. Nous devons aussi remar^ quer que ce mot qui signifie ici trois et un lorsqu'on fait allusion au temps, signifie aussi trois et un lorsqu'il représente ^#r^.
Comme am, dans / am (je suis), peut être analysé ainsi : O'in^ il signifie aussi le soleil^ mais littéralement le soleil un, puisque in signifie un et est en apposition & o qui signifie aussi un. Mais in étant le même que iv signifie aussi la première vie^ et il est en apposition à o qui signifie aussi la première vie. On peut donc traduire / am ainsi: Je le soleil un^ c'est-àdire j^ Uun être le soleil] ou bien, avec une égale exactitude, l'expliquer par j0 le soleil la première vie. Le mot ^r# dans thou art (tu es) peut être analysé ainsi: a-fr-«r (dont Tordre primitif était it-o^ir)^ et signifie par conséquent U soleil le être] c'est-à-dire Péfre le soleil] et are que nous pouvons analyser ainsi o4r^ signifie le soleilétre. Il ressort évidemment
7SB LA DileoinnsiTE
de ces obt^rvatioiis que ctes un peuple qui siundt conservé quelques traces. 4e la première simplicité de sa langue^ les moto correspondaos à am, art^ are, %$, was et be devraient tous nommer le soleU.
Les mots français et anglais pour irinUé ne diSèrent pa&eii signification de celle que les mots conres* pondant ont en grec et en latin, puisqu'ils sont frifdté et iriuUy dont Tapaly^e est pour toiis deux : étrf^nrU-é^ pe qui signifie Véire un cU$i.
Mais comment faut-il faire pour trouver dans trù nity les mots pour father (père), son (fils) et Goi (Di§u)? Ils y sont tous trois, de quelque înqou npe f)Qiis écrivions ce mot» J'ai déjà montré comment dans le mot three (trois) en grec, en latin, en français et en anglais, nous avons le mot pour>Wil#r, et aussi pour Godf çne et son (fils) ou sun (soleil)« ' Lapartie radicale du mol/ath^r (père) est dans toutes les langues le même que IfL Divinité: ainsi ie mot ffeo et latin pater signifie I0 être tm JOieu, ou /e être fin haut Dim; il doit être analysé ainsi c U^er^g^t ^K ici le mot ip seul était suflSsant ppur sigmfier /o^ thn^ Ceci est confirmé par le mot français père qui peut s'analyser ainsi \ $r ip (fétre en ha9$f)^ et si ces deux mots étaient er-ip, pu er-if^ le sens semit en^ cpre 1^ même, parce qu'ils donnent Im pnmièf^ m, et qu'ils sont fréquemment ea^ployés pour nommer hi, Piyinité. Le mot anglais fmihmr doit être analyse ainsi; if-çit-ip-ery Ud qui &gni^rétemel Dieu; maïs littéraJemeQti (m^ ^f^ G^id 0mr{w^ vie JAm tou^
DE LA SCIENCS DP ^^NGUES. 7M
jdUFs), QQ lu pr^fuière vie Dieu toujours, |pi aussi, futher pourrait ôtrq M«ni6é p^r f/'seujeroaqt, qui veirt 4ire la première vie. D»pi» le ipQt (<« saql^ noqs avops donc /afherj son et po(f^ coince 4us^ <me et Mr^^, ou bien sum ((e soleil) avec toutes les autres sigaiOcatipns que nous avons montrées, telles que mâle et femelle^ vérité^ éternité j eto.
Le mpt anglais yAc?^/ (esprit) signifie, aussii lorsqu'on Ta^alyse, the fatJ^er^ ihe M(^i et Gody comme nous pouvons le voir îci| ig-iv-^os-it. Içi^ ig-iv signifie la première vie oxxfather (père); oe qui est le même {{XkQois ou eis, signifie eon (fils)i et le mot it est pour God (Dieu). Mais comme chaque mot est ici en apposition à chacun des autres, le sens du tout est le père est le file et le père est Dieu ; et si noqs commençons avec le mot Dieu on fils ^ cela n'occasionnera aucun changement, puisque nul de ces trois mots n'a un sens plus puissant ou plus étendu qu'fuicun de deuf autres* jMous pouvons aussj traduire cette analyse {ijl'ivros'it) par le père est le soleil^ etc.| au lieu de le père est le fik^ etc., puisque oe^ aie et ei$ (qui ne sont qu'un seul mo\) signifient sum (soleil) ou e/m (fils), qui ne font ^ussi qu'un seul mot*
Ce vàoiglufet est écrit ya^^ en saxop, et il s'aqaly^ ainsi , ig-ois-it : ici ig est pour père , ou la première vie y et oie ne diffère de os qu'en ce qu'il a conservé IV qui a été contracté daps le dernier. Dans la langue teutonique ghoei es( éc^ïl geiet, dopt r^fîgljse est ig-eie^it , qui diffère seulement du 39^0^ g^(f^t ep ce
qu'il a le mot' one (un), ou son (fils) sous son autre forme de eis au lieu de (ns. Mais pourquoi, deman*dera-t*on^ les hommes, dans le commencement, don* nèrent*ils ces deux formes à ce seul mot, puisqu'il n'y a aucune différence dans leur signification? Ceci est une question que j'ai trouvée très difficile à résoudre. Le mot ois signifie, le lecteur le sait maintenant, nonseulement ofte ou son (un ou fils), mais aussi sum (soleil). Et comme les hommes désiraient que ces trcss lettres représentassent par leur forme le grand objet qu'elles nommaient , et qu'ils voyaient que cela ne pouvait avoir lieu tant que Vo resterait comme il est dans 0iV, c'est-à-dire avec sa forme ronde actuelle, ils le changèrent en e , ce qui leur permit d'inscrire dans la figure du soleil son propre nom, comme ceci
). Telle doit avoir été l'origine d'epsilon ; de sorte
que ce caractère est seulement un o brisé. Si on poursuivait cette explication de l'e, elle conduirait à la découverte parfaite de la formation d'autres lettres. Combien il était ingénieux à ceux qui fondèrent une langue , de montrer ainsi le nom de l'objet de leur adoration dans la figure même de cet objet. Mais leur sagesse ne s'arrêta pas là ; car, lorsque nous dis-
posons ces mêmes lettres de cette manière
nous avons EB, qui, plus tard, devint BE par suite de la transposition del'E; et ce mot signifie vie ou existence^ parce qu^on croyait que le soleil était l'auteur de
toutoexistence. Cette figure est aussi fort heureusement
inventée. Le mot ois prît encore cette formervl Idans
laquelle nous avon^ EID, Toriginal de ed, id et od^ qui sont des noms qu'on donne fréquemment à la Divinité. Nous pouvons remarquer que dans chacune de ces trois figures nous avons trois lettres, mais qui deviennent une seule; de sorte que chaque figure est une trinité, ou trois dans un. Donc Tpcaçpeut aussi être expliqué'par trais un^ c'est-à-dire le trois an, le tri" pie un; et lorsque nous donnons à Vs de as la forme de Hf nous pouvons comprendre cette explication encore plus clairement, puisque trias devient alors trioinj c'est-à-dire three one (trois un). La partie radicale de trinitas^ trinitéy et trinity^ qui est trin, est encore le même mot, puisqu'il est égal à tri-in ou trois un. Dans tous ces exemples, on fait incontestablement allusion aux trois caractères contenus dans la figure du soleil, et qui indiquent d'une manière si évidente one et Be (un et être) que le mot qu'ils composent , c'est-à-dire (iç,, est même encore employé en grec pour signifier un et être, afin de montrer qu'entre ces trois idées être j un et trois, il n'y a aucune différence. Mais nous devons nous rappeler que le premier de ces trois caractères, «?, est en apposition aux autres 'deux; et c'est pour cela que par lui seul, lorsqu'on le place ainsi, B, il est égal à trois; et comme les deux autres (k) sont la même chose que lY , lettres dans lesquelles nous avons mâle et femelle, ou homme et femme et
SM LA DÉCOVTERTE
leur eréatear^ il en r ésolie qae ee i>6t}l ifgtie £ est
aussi le même que lY , et telle est la triniié.
Mais ici, lorsqu'on le considère autrement, (e mot pour iriniié uigniùe père y filé et Dieu. Amn , IV, ^gni* fie la première vie ^npère , et il eil le floème que ip (Ift partie radicale de pater et père) et ausêi que f/la partie radicale de faiher. Et lorsque nous remar^ quoDft que V edt la même chose que n, non» wemsMe menés à reconnaître que IV est égal à m , ce qui signilie one (un); et enire le sens de ene et odoi de son (fils) il ne peut y avoir aucune diffièrenee dans quel* que langue que ce soit. Par conséquent, ù nous re* ^Eiarquons que IV signifie encore b Divinité, cela nous fera Yoir clairemrat oomment il se foit que ces deux lettres , qui sont composées de trùis uns (\\/) signifient aussi père , fih et Ditu / et qttok]u'en apparence il y ait là trois personnes, eUes n'en font après tout qu'une seule. Car, ainsi que je l'ai déjà observé, elles sont nommées f»rédséiiient de la même manière, et désignées comme étant parfaitement égales) et comme cette égalité parfaite ne peut pas exister entre plusieurs choses, il devient évident que ces trois personnes n'en peuvent faire qu'une seule.
Nous avons vu que les ïao\&ghoêt^ ymi et geiat sîgni* fiaient chacun père^ ^s et Dieu: dans le mot latin epiritus^ nous retrouvons oncore ces trois mêmes mots. U doit être aifôty se ainsi, t«#^Vff7*<r-iï, dont le sens littéral est, le fils le premier éére Dieu. Ici is est pour eis ou ois ^ ip*ir est le même que père^ eiit
DE LA SCIENCE DES LANGUES. 8or,
est paor Dieu^ de sorte que sffirituê, analysé de cette manière, signifie dans son entier, le fils est le pire et Dieu. Le root français esprit ne dtflère de spiritus qn*en ce qu*il ne renferme pas Fartîcte us qui sert actuellement de terminaison à ce dernier mot. Dans esprit, es est pour eis^ et pr pour père; quant à it, il joue le même rôle que dans le mol précédent. Dans une autre partie de cet ouTrage, j'ai donné plusieurs autres explications de spirttuSy spirtt, et esprit, et on pourrait encore en donner de nouvelles, mais toutes seraient également correctes et équivalentes. Combien ce mot being (être) est étonnant dans toutes les langues 1 Je dis dans toutes les langues, parce que je suis sûr qu'il n'y en a qu*one seule sur la terre, et que sous quelque forme qu'on rende ce mot chez les différens peuples, il doit renfermer le même sens que celui que nous lui avons trouvé en grec, en latin, en français et en anglais. Et que devons-nous conclure de ceci? Qu'il y eut un heureux temps où tous les hommes n'avaient qu'une même droyance, et que ce -fut seulement lorsqu'ils perdirent la signification qui était attachée à leurs paroles qu'ils commencèrent à se diviser. On peut donc comprendre maintenant combien fut funeste la circonstance qui déroba aux hommes le sens de leurs mots. Quelles discordes, et quelles haines; que de sang répandu pour ce seul malheur I Le mot trinité seul, qui est de 1% plus grande antiquité et qu'aucun être humain ne peut avoir compris depuis plusieurs
milliers d'années, a, dans des temps cruels, coûté la vie à des millions d'hommes; et, à en juger par les recherches incessantes dont il a été l'objet, il doit avoir rempli les maisons de fous de ceux qui prétendaient en donner l'explication.
Je n'ai pas encore expliqué t//y, d^ns beingj autre* ment qu'en disant que cela signifiait the thing (la chose); de sorte que le mot entier being signifie ihe thing he (la chose être). Gomme ing est en apposition à hejW s'ensuit qu'il doit lui être égal en signification; de sorte qu'en sachant un de ces mots d'une manière critique on connaît aussi l'autre. Mais ing , lorsqu'on l'analyse, devient in-ig^ où nous avons encore deux mots en apposition l'un à l'autre, et, par conséquent, égaux en signification, de sorte qu'ils peuvent être réduits à un.
Afin devoir comment Vn de in est égal au 3 de ^S» il faut nous rappeler qu'un I est égal à un O, et que, par conséquent, les deux parties défont la même valeur que celle que nous accordons aux deux parties de Hy qui est composé de i et i. Nous pouvons même remarquer que le petit signe, dont la grandeur ne dépasse pas celle d'une virgule, qu'on voit s'avancer du côté droit de l'a supérieur du g, a été enlevé à Vo inférieur de cette lettre, car nous pouvons remarquer, en l'examinant de près, que ce n'est pas un o entier, attendu qu'il lui manque, vers le haut du côté gauche, une très petite portion de son cercle qui est justement égale à la valeur de ce petit signe qui
s'échappe de Yo supérieur. Donc, lorsque nous restituons au second o cette portion qui lui a été enlevée, nous avons dans' cette lettre g un o et un o, c'està-dire un et un joints ensemble, de même que nous avons un et un (n) joints ensemble dans la lettre n. Cet examen nous fait voir pourquoi ig et in sont précisément égaux. D'après cela , il est évident que nous n'avons à nous occuper que d'un seul de ces mots; et si nous adoptons in ^ nous reconnaissons, puisque ce mot est égal à IV ou 10, que ing est réduit à la même forme que celle à laquelle anim a été réduit aussi. Et que devons-nous conclure de là? Que ing signifie aussi, trinilé, divinité^ éternité^ vérité, etc.; et tous les mots et toutes les lettres du monde peuvent être réduits ainsi , et a\oîr, lorsqu'on remonte jusqu'à leur racine, la même grande signification. Quand nous rencontrons deux mots comme in-ig en apposition mutuelle, nous devons, pour les comprendre plus aisément, considérer l'un d'eux comme servant d'article à l'autre. Alors, in dans in-ig peut être rendu par le, et ig par le mot thing (chose), ou one (un). Gomme fit, dans ing, peut être rendu égal à plusieurs lettres telles que B, W, M, etc., il s'ensuit que ing peut devenir un mot tel que big, wig, mig^ etc. , lesquels trois mots pourraient avec beaucoup de justesse servir de nom à la Divinité ; et il y a probablement des langues dans lesquelles ils remplissent cet ofiice, car ils signifient tous great (grand), high (haut) ou première vie; ou bien ils signifient sim-
m$ LA DÉœUVERTE
plemeoit Ja première choêe. Ua lecteur irréfléchi pourra sourire ea m'euteodaut dire qu'uo mot aussi trivial que ^ig (perruque) puisse aVoir une significatioa aussi élevée que celle qui lui est attribuée ici; cepeodaut, je ne doul>e pas qu'on lui trouve un seos ^'oiblable dans toutes les langues. Mais lorsque nous 9oalysoas un pareil mot, nous devons sous-entendre devant lui àj c'est-à-dire appartenant à, de sorte que ^'^9 signifie, Ja dose (à) le haut^ ou premier t/n, c'est-à-dire à ia téte^ car ce mot signifie aussi Je hani un, le premier un^ le grand nn^ ouJm Divinité, Le mot Aal (d&apeau) lui-mémCi, qui devient par Tanalyse w^it^ doit être un noan pour Ja Divinité dans quelque languCi car il signifie litléralemeat, vie Jumts^ ainsi que nous pourrions le voir sans déguisement si Vi avait été supprimé , puisqu'alors nous aurions ûi au lieu de oit^ ce qui est le même que Iiami^ Hat ne difCère pas uon plus de srt^ (esprit), qui signifie» vie â Ja iéie^ ou à Dien^ o^ vie en hoêU. Mate on peut montrer que les mats les plus însigiiifîansaaiH jourd'hui ont ces doubles sens. Ainsi, une ojfeiw (huttre) signifie littéralement Je aoJeil Ure^ c'est-àdire J^étre ou Ja cheee ie eaJeU; car ce mot devient par l'analysot eiê-étre^ de sorte que le $eas est, i« eliùse éhni Ja frrme eU sembJable au seleilf parce que Tune ou l'autre de ses écailles est faite comme un O, qui eBt aussi b figure du soleil. Le mot g^ee <>fffMe (buttre) dnijt étne analysé ainsi, aienr-ea , ce qui m- %m&^iesefêUl0 deêsUe 4Aase^ c'^^ dire /a i<^mM!^
DE LA SCIBÎfCE DES LANGUES. 807
choêê (^mme) h s^hU, iàmni allysion j»ar là aux deax éeaiMi^ qui ont la forme d'un O. La luot latin oêtrM (huître), qui doit êtp« aii^y^é eomme ceci, ois4ire-euy a exactesieot le m^me sens* Le mot fraaçaje ÂK^/r# ne diffère aucusbement des mots grec et latin, puisqu'en l'an^sant dB cette manière rt^iuiU il signifie littéralê«9ent • h ^h^âe huU^ et ici l'ou MU encore alluffoo aux deux écaillas de Thutb^, atteudAH que Je chiffre huit (8) mi compoté d'un <i et d'un placés l'un au-dessus de l'autre comme ceci g, et que lorsqu'au ^Wf^ complètement une huître, sins cependant couper Te^^ de c)i9ri»ière ^m réunit ]^ éc»illei, <Hi olM;ieat en las v^eUaiA à plat uns chose dont 1^ contours ressemblent on m peut p}u« ^ un 8. La vérité de cette observation sera ctoiren»ent mon* trée i»ir l'analyse des mots grec et latin correspon** dant k budtf qui sont ^^o et ûctQ (1). Vue ^ule analyse qu'on peut &ire ainsi, o^ie^et^^^, servira pour c^ deii^ mots; et ici le sens est, q c»la et af et m re* meuant cas mots dans leur ordre naturel ntms avons iiela oci0^ «'(^t'à-dire F-<? et q.
Bans le naot anglais Hght (huit) on £»it allusion au solei}, ptfii^iie son analyse ^^ig-iv-it signifie» i^fr^ iKifi^fy àmhle pie ou ^e^c^tt^ Z^i«, ce qui signifie O e( O. Le mat français ^Mti^^ ém% t'dn^yse «st i^'^^it^ 4
{i) C« «M4 (a<Grfo) ne à^Sèr» Ae <>jtTo (pPjBB cip «u'jj a perdu JV fui procédait le Cf comme ceci o'tto; ce qui prouve encore de manière à ne laisser aucun doute que la lettre A; est le résuHat é'uB i et #«b c jointe «Msenbli
encore le même sens, puisqu'il est égal à vie vie ceta^ c'est-à-dire la vie vie-^ ou double vie, signifiant par cela , le double O ou soleil. Par conséquent, le TÎeux mot anglais eighn (pluriel de «y^— œil) doit être expliqué comme ei^hi, et cela montre pourquoi eye est un autre nom pour la Divinité ou vie^ et jette une nouvelle lumière sur Texplication qui a déjà été donnée de ce mot. Dans le commencement il doit avoir été og o\x oc, on bien encore, ce qui est la même chose, oy.
Le vieux mot eighn dont nous venons de parler^ et dont le singulier doit avoir été eigh , nous conduit à découvrir le sens du mot anglais nigh (proche), qui devient par l'analyse in-igh , et signifie in eye (dans rœil)> c'est-à-dire dans la vue; car une personne qui est en vue est ordinairement considérée comme étant près (nigh). Maintenant, nous pouvons aussi découvrir ce qu'on entend par near (près), puisque ce mot, analysé, devient in-ear, qui veut dire ce qui est â portée de r oreille; et par là on entend aussi ce qui n'est pas éloigné. Il est donc évident que depuis l'époque où les hommes laissèrent échapper le sens de leurs paroles, personne n'a pu dire la différence qui existait entre nigh (proche) et near (près); et comme ces mots sont d'un très fréquent usage, les orateurs et les écrivains corrects ont souvent dû êlre embarrassés pour décider comment ils devaient être employés l'un à l'égard de l'autre. Nigh est donc une contraction de in eigh y Trayant été négligé; et ceci est prouvé
par le mot sight (vue), dans lequel Vê a également été supprimé; car lorsque nous disons in sight (en vue), ceci est évidemment pour in-is-eigh-it , c'est-à-dire in ihe eye it (dans l'œil cela).
La ressemblance qui existe entre nigh et night (nuit) doit nous conduire à rechercher la signification primitive de ce dernier mol, car il est d'une très grande importance. D'après ce que nous venons de voir, il paraîtra évident à tout le monde que dans le mot nigh les trois lettres igh signifient le êoleilj mais plus littéralement lapremière vie (ig^iv) ou le premier tm, puisque iV, dans ig-ivy est le même que in ou un. Nous devons donc voir que A, dans nigh^ est pour tr ou iuj c'est-à-dire vie ou Divinité. Et si nous ajoutons le mot it à cet hy qu'aurons-nous encore si ce n'est un autre nom ^uv h Divinité? Hons avons déjà vu souvent dans l'analyse, des mots, qu'on indique l'extrême d'une chose en doublant ou en répé* tant son nom. Mais souvent aussi, les hommes voulaient par ce moyen exprimer Tabsence totale de la chose qu'ils qualifiaient ainsi. Par exemple, yo ^ro (aller aller) doit non-seulement avoir signifié double mouvement ou vie, mais aussi la suspension totale de mouvement ou de vie, c'est-à-dire la mort. Cette observation jettera une nouvelle lumière sur l'explication que j'ai donnée des négatifs. Ainsi, dans le root anglais no^ qui par analyse donne in^o (un un)^ nous avons la répétition de un^ ou d'un affirmatif, et c'était par ce moyen que les idées de pluralité et de totalité
étaient aipriokéeg» Si nous extmoonB d'aAitre$ oé^ gatift, noiu trouverons qu'ils renferment tous 4o$ ré' pétitions d'affirmatiis. Par conséquent, radjonctioa d'un autre nom pour soleU à fgh^ doit nous fure eour sidérer le mot ajouté comme négatif quoiqu'il puisse avoir un sens tout opposé; de mômo que le mot no pourrait signifier /^A^^crr^ ou Uut^ au lieu ôe^tueun. Par conséquent , avant de dire nighi (nuit) les hommes doivent avoir dît ight, dont la sens était sihleilmucun^ ou soleil de$0u$§ car ici le / (qui ost pour %t) signifie non-«eulament la Divinité ou h t4te^ nuis aussi ce qui est très élevé, ou hors d'atteinte, ot par conséquent ce qui est passé ou fini. Ainsî^ an anglaif le mot^i>^ (au-dessus) a fort heuaeusoment conservé son sens primitif, car on l'emploie encore pour signifier nounsauleoient ce qui est au-dessus de nous» mais aussi ce qui est passé ou fini ; cornai lorsque nous disons, par exemple, the rsin r> ^n^er (ta pluio estj^a#M^)> ou the plaifi^ûver{\e $pecUKlBe$tfini)p fe viens do dire que iffif pourrait avoir eu un $eM tout-à-fait opposé à celui qu'on lui a d'abord assigné; <^as^i-djre qu>u lieu de signifier no Ufit (aucw»e lumiéne)* il aurait pu signifier aU U^H (tout lu^ mière), et ceci est confirmé par l'analyse do ce mol U^t (lumière) lui-mêmn, car il signifie U^ première pi0 m h0$a {el-igHV'iÈ), ce qui est la mfyffèB cb^i^sequ^ l$Mleil. Alors, comment les bommeis jpouvaient-ii^ distinguer le ^^qni av^it oette derniéro signifier tion^decekii nfà anait \m Mnsiaé«atif? £»pl»«WPi
DE LA SCIENCE Dï» LANGUES. 8ii
UD mot dîdfièreot devant lui, et par conséquent ik de^ valent dira el ight dans une occasiao, et en ight daiM l'autre. Par la suite, l'usas^ réunit ces deaxmots à leurs articles respectifs et les fit devenir Tun H^hé (lumière), et l'autre ni^U (nuit); le Aens du premier était Vtf ^^t/, et celui du second^ le aucun §0^ leil; le mot en devant^ à cette époque être un des arfirmati& que lesbommes eominençai£ntàeiiq[)loyer n^tivement. Mais on peut me dire id que si cela est vrai, il doit en résulter» puisqu'il n'y apasdedif^ férence entre #t^ et om^, que mq sun doit être la mèm» cliose que no 4me (pas un), et par conséquent que noMe (aucun) 09 not^ de sorte que le ipnot correspond dant à night (nuit) doit dans (oiUes les langues 4tre réellement un négatif. Rien n'est plus vrai que cette observation; et par conAéqueot entre le mot allemand nicht^ qui signifie non^ et le mot anglaîs^^^(nuit)^ il n'ja aucune différence de signiûcatioo, parce que sous le i^pport du sens il n'y a aucune différence entre iceiig ainsi que je l'ai déjà montré. Mais 00mment le mot allemand nicht doit^^il être expliqué? Par n& icbf^ c'e$t-à-dine par no Ught {aucune lu«* miére), ou, en d'autres mots, par no sutip ou no om (pas un)? Mais ichi en allemand est-il le même que ijfht en anglais? Précisément le ïoèm^ U /»'ei^ui{. donc que le mot anglais UglU est le xmA allemand lichti maismémesi ce dernier avait étééerit huîht Of Ucht^ on ne pourrait pas dire qu'il différât de lightp Cette siffiiljtudeeotre Ug^t eiMeàt^ wantre 4'mç
812 LA DÉœUVERTE
manière frappante qu'il n'y a aucune difTérence entre night et nichij et que ces deux mots sont véritablement ce que nous appelons des néyatifs^ quoiqu'il n'y ait réellement pas de pareils mots. Donc, le mot français correspondant à night, qui estn^^V, doit aussi dans le commencement avoir été it uii, qui par l'analyse devient également ivii {la première vie en haut) jC'e^i-kdire h soleil hors d^atteinte ou parti. Cette analyse iv'it est précisément égale à out^ qu'on a aussi fort heureusement conservé en anglais comme un synonyme à^extifiguished (éteint); mais lorsqu'on l'emploie ainsi c'est un véritable négatif, et il ne diflere aucunement de night y car il signifie aussi le soleil en haut, c'està-dire parti. Je peux aussi confirmer ceci par l'examen du négatif grec o^rtj qui est le même que le mot anglais oti^. Mais comment iv-it peut-il, par l'analyse, ^devenir le même que oui? Par la raison que iv est égal à ov, qui est égal à ou^ de sorte que ou it peut devenir out par la contraction de Vi qui précède le l.
Mais dans le latin nos nous n'avons pas it pour indiquer la hauteur ou ce qui est passé? Non; mais nous avons une lettre (r) qui implique répétition, et ceci, comme nous l'avons vu pour deux affîrmatifs, est égal à un négatif. Ainsi, même dans les langues modernes, ce caractère (x) est employé pour signifier ce qui est passé ou fini; comme lorsque nous disons Yex'roi ou Yex'fninistre , ce qui veut dire, une personne qui n'est plus roi ou ministre. Par conséquent, o-fc doit aussi avoir été un nom pour le soleil, et on
y a encore ajouté un autre nom, is^ qui est égal à to^ de sorte que ces deux mois (oMs) doivent avoir signifié, comme niyhi en anglais, tout soleil y tout lumière^ ou aucun êoleil^ aucune lumièf^e. La vérité de cette observation est rendue incontestable par l'examen du mol latin correspondant à light{lujt)y qui doit d'abord avoir été el uxy ou ce qui est le même elox. J'ai à peine besoin de faire remarquer que la seule lettre X représente ic tSj ou double existence. Donc, afin de distinguer ux lorsqu'il signifiait tout lumière ^ de us signifiant aucune lumière , on plaça devant lui diffé* rens mots {el et en) comme en anglais; et c'est pour cela que nous avons lux {light — lumière) et nox {niyht — nuit). J'ai dit qu'il n'y a aucune différence entre ox et ux^ parce que u ei o sont fréquemment employés l'un pour l'autre, attendu qu'ils ne sont en réalité qu'une seule et même lettre. Mais cette opinion, au sujet de ces deux mots {ox et ux)^ est appuyée par l'examen du mot grec correspondant à night (nuit), qui est nux (vvÇ), au lieu de nox. Alors, nox et nux sont aussi ce que nous appelons des négatifs, car ils signifient pas de soleil^ ou, ce qui est la même chose, pas un. Puisque ^v pas de soleil on voulait ÔÀvepas de Dieu, ilen résulte que dans toutes les langues le mot correspondant à nuit doit souvent avoir été prison mauvaise part, et cela explique des mots tels que nocere et nuire^ qui signifient faire mal, mais dont l'analyse donne pour sens être nuit, c'està-dire> être sans Dieu. On remarquera que si night
SI* LA MciHîvurifi
(■ail) est égal k on négaltT, i#jf (jour), pmqo'il est le Molraire de nifhi^ doit èlre on affinDalif. Geb est ▼raiy et c'est po«r cette raîsOD que le mot qoi signifie jiMT dans une bogue, peut sonfeet signfiar sf«# (ovi) dms ose aotre« Donc, lorsque ooos analysons le mot i^Êjf (jour) comme ceci ii^9f , ooos airons Faffirmatif ay ou mjfe a^ee on de ces mots nommés articles; de sorte que c'est comme si nous disions /A« «y oo <i# f€ê (le coi). Par conséquent aossi, lorsqœ noos ana<^ Ijsons le mot correspondant i day en btin {dies) comme ceci , ii4eê^ ce n'est pas aotre cbose que ii yts 00 ^Â^ yes (le ooi). Qoant ao mot aOemond ponr iûjf {iag)f il est tout bonnosent ii ay^ altendo qoe noos avons déjà montré que l'y et le y ne font qo'one seule lettre, de sorte qoe ey en caractères grecs devient 9f. Et comme dia^ dans dimry (journal)^ est évidemment pour day^ puisque ce mot peut être analysé ainsi, dia-re^ c'est*à>dire, re'dia (la chose (au) jour), nous voyons que Taffirmaiif grec ^m (oui) est un autre mot pour day. Par l'analyse de oe mot lia nous avons la preuve qu'une locution telle que ikê ay {ihe yes — le oui), etc , doit avoir existé autr^ois, car il fait id-iaf où noos retrouvons l'affirmatif allemand ya; de sorte que ^la signifie aussi iheay^ et tel {ay) doit aussi avoir été ta avant que Xa ne fût rejeté après Xi. Le mot fran* çais jour ne diiTère pas le moins du monde de jur^ par la raison que ou signifie o double^ et que o double signifie un double, ce qui est aussi le sens de u, cette lettre étaut composée d'un double arn, c'est-à-dire de
i ié DaBCy cottiHse^'fir est la partie tzAxoûe d& jurer ^ et que ce mot peut être analysé ainsi , er jur (lé juré* meni)^ il en résulte qtfe si nous ajoutions ér à jour^ comme tesax^j^fur-er , il aurait la même signification que jurer \ de sorte qu'il ne diffère de ce dernier mot qu'en ce qu'il lui manque l'article er. Je fais celte o\^ servation pour montrer qu'entre lesmots jwretjwrer, un ajg[irmaHf et un nom de la Divinité^ il n'y a aucune différence. Comme ley est é^al à is, nous poutons voir aussi que fur pourrait tout aussi bien être écrit sur s II n'y a aucune différence entre ce lûot et le hiot anglais sure^ et il ne peut par conséquent pas y en avoir entre sure et jour. Ceci explique la ressemblance de son que les deux mots français j^wr^ et jour offrent avec le mot anglais êHre4
Gùtntùejour peut être analysé ainsi^ iê^u-ir, et que ceS; trois mots sont égaux à is^on-ir , dont le sens est lé un être , nous pouvons apercevoir que l'alQrmatif oui^ qui est aussi égal à on4 (un être), est radicale^ ment le même que jour. Mais quelle différence de si'^ gnificâtion y a-t^il entre êure et assure? Aucune; car êure est la contraction de isure^ et ici iê est égal à o^, qui est la contraction de oie l'analyse de m^ de sorte que êure^ lorsqu'on l'écrit en entier , devient ois-iteri où nous avons deux mots en apposition mutuelle » qui Sont par conséquent égaux en signification, et l'on vient de dire que leur sens est, God eper (Dieu toujours), ott simplement P Eternel. En sachant que day est égal à un aflirmatif, et qu'il est aussi un nom de la Divinité,
nous \oyon8 que toutes les fois que les hommes affir* maient un fait dans le commencement, ils en ap« pelaient à Dieu; et comme chaque négatif signifie no day (pas de jour), nous voyons aussi que leur langage, lorsqu'ils niaient quelque chose , n^était pas moins solennel. Il est donc évident que si nous n'avions pas perdu le sens de nos paroles , le mensonge n'aurait jamais pu devenir un vice aussi commun qu'il l'est aujourd'hui; car l'homme n'aurait pu se défendre d'une certaine émotion, js'il avait su qu'en affirmant ou niant une chose, il appelait toujours Dieu en témoignage de la vérité de sa parole. Gela nous fait découvrir le motif de la réprobation dont le mensonge, fut toujours frappé chez tous les peuples, puisque tout aifirmatif ou négatif, alors que la signification des mots était connue, devait être considéré comme un serment d'une très grande importance. Nous voyons donc que les hommes, dans le principe, devaient jurer continuellement, et qu'ils ne cessèrent de le faire que lorsqu'ils perdirent le sens que les mots, tels que y€$ (oui) et ne (non) , avaient réellement. Par conséquent, à l'époque où le Sauveur disait : « ne jurez pas — mais contentez-vous de dire: cela est , cela n^esi pas » (1) , il est évident qu'il ne restait aucune trace du sens primitif des afQrmatifs et des négatifs, attendu que ce sont de véritables sermons, et qu'on ne peut en (aire usage sans jurer.
(i) Sdnt Mathteui v. 34, 37*
Cette explication de night (nuit) m'a fort éloigné de la recherche dans laquelle j'étais engagé lorsque je rencontrai ce mot sur ma route. Le lecteur peut se souvenir que je cherchais à expliquer comment il se fait que des mots d'une apparence fort triviale puissent, lorsqu'on les analyse^ avoir d'importantes signi* fications; et des mots tels que tviff^ hat et oyster ont été cité-s comrme des exemples de ce fait. Mais j'ai en*^ core à m'occuper du moibig^ puisque j'y ai fait allusion en même temps qu'à ceux dont je viens de parler. Il peut semble;: étrange qu'un pareil mot puisse avoir servi de nom à la Divinité, cependant rien ne peut être plus évident, car il devient par analyse ilhig {la chose en haut^ F être Dieu). Lorsqu'on fait changer de place à ces deux mots comme ceci tg-iby qu'on les réunit ainsi, igib, et qu'on supprime le premier t par contraction, on a gibj que nous savons être égal à gwe (donner), dont le sensest encore le même; de sorte que donner {give) c'est faire comme Dieu qui donne toutes choses, et la même idée doit être nommée de la même manière dans toutes les langues du monde. Ainsi, ^<7cç doit être le même que dios-is , c'est-à-dire Dieu éirey être Dieu; et dare fait id-oi-re {le grand nn être). Le mot correspondant en français est «fonn^r qui devient id-one^er^ et signifie la tête un être, c'està-dire Dieu être.
Par conséquent, lorsqu'à l'origine, un homme demandait à un autre de lui donner une pomme, ces mots signifiaient Dieu moi une pomme^ c'est-à-dire
81S LA DÉCOUVERTF
êoiê DiéU 4 moi pour une pomme» Et ^i nous ëxaflbioona avec uo grand ^ia celte forme de langage « il paraîtra on ne peut plus naturel que lèa hommes 6*e]iprimasâent ainsi^ Ils comprenaient qu'il y avait un être divin qui leur donnait les fruits de la terre et tOut^ les nécessités de la vie; et c'est cette croyance seule qui a enfanté l'idée de donner. Donc^ lorsqu'un homme donnait une pomme à un autre homme, il était très natorel de supposer qu'il faisait une action semblable à celle de Dieu lorsqu'il donne les fruits à la terre^ puisqu'il était alors donnant, dont le sens littéral est Godding {Dieuant)^ c'està-'dire faisatU comme Dieu^ Il est complètement impossible que^ dans le principe , l'homme pût nommer cette idée autrement*
Telleè sont les observations auxquelles la terminai* son ing a donné lieu«
J'ai également promis, dans une autre partie de cet ouvrage^ de rechercher le sens primitif de so%d (àme)* Mais on doit trouver la première idée que l'homme a dû avoir de ïâme dans l'explication minutieuse qui a été donnée de anim ^ la partie radicale d'anifhal. Le lecteur me dira alors qix'âme doit être synonyme avec i>érité et éternité) et^ de même que l'idée rendue par being (être)^ se trouver composée de trois personnes, le créateur et deux êtres humains, et n'en être ce* pendant qu'un seul* Le mot latin pour âme est Anima, qui ne diffère d'animi déjà expliqué, qu'ea ce qu'il contient un article de plus (ea) à la fin; et
comme cet drticle n'ajoute rien au sens d'an^ti, di n'en dîmidue la valeur^ il s'ensuit que tout ce qu'on a dilde cemot s'appliquera également kanintat Lemoicorrespondàbtenanglaisesttf^^M/^ets'iln'étàii que êo seulement, comme il doit avoir été à une épo* que> sa signif^ation serait encore la même. Lorsque so est analysé^ H devient t^-^, ce qui àigtiifie the o (le o), c'est-à-dire h soleil^ le un ^ la divinité, etCi Et lorsque ce mot est employé en anglais dans un sens tel q\ieJê0ld him sq (je lui dis ainsi), c*estencore le même mot et il a précisément le même sens; et si nous le remplacions par thus (ainsi) cela n'occasionnerait aucune différence, puisque ce dernier mot est de tou'* tes&çonségalà ^A^^le mot grec pour Dieu 4 Par donâé^ quent, lorsque dans cette phrase, 1 ialdhiin êo, noud remplaçons «c^par le un^ cela signifie le certmin ^n^et c'est eomme si nous disions Itûld him thàt (je lui din cela). Le lecteur doit donc toir qu'entre èoet un afiirmatifcju'on vient d'expliquer^ il ne peuty avdirdedif^ férence, et cela fait coinprendre le mot français si qui signifie eo, car il est fréquemment employé au lieu de oui, comtne lorsque nous disods je croie que si, au lieu de je croie que ôuit Kt comme il n'est pas diffl-* cile de voir que eo, lorsqu'on l'analyse^ fait is^^ cela signifiant évidemment /é^/^//, il doit être maintenant fort aisé de concevoir que WiYinhoXïîoui doiti comme je Tai déjà dit, signifier le soleil^ puisqu'un mot dont il ne ditfêre nullement a cette même signification. Si soûl était éerit ^ou, cela ne causerait encore aucune
altération dans le sens; car comme u est le même que n, ce mot sou deviendrait son qui est égal à sun (soleil) ou f^nn^ (le un).Siy au lieu de sou nous écrivions soly il n'y aurait encore aucune dilTérence; car comme la lettre L a en grec cette forme A , qui est la même chose qu'un r ou un u, ainsi que je l'ai montré, il s'ensuit qu'il n'y a pas la moindre dilTérence entre sou et sol. C'est donc pour cela qu'en France la pièce de monnaie nommée sou a été aussi nommée sol^ et le sens decemot est encore le un ou soleil. Maintenant, lorsque le mot soûl était seulement à l'état de sou, car il a dû avoir cette forme, il prit devant lui il comme un article, ce qui donna il sou] et par la suite il ayant été rejeté à la fin, on eut sou il y qui devint «oie/par la contraction del'f. Toutefois, si lorsqu'il n'était que so il avait pris tV devant lui comme ceci ilso^ nous aurionsaujourd'hui sol au lieu de soul^ mais ayant pris iu ainsi iu soy et iu étant tombé derrière, le mot sou fut formé. Mais quelle difTérence y a-t-il entre il et iul II n'y en a aucune, puisque ce dernier {itC) est égal à IV, qui est égal à lA en grec, et que ce dernier n'est autre chose que il. Nous voyons donc que le mot soûl signifie littéralement le soleil y et cela [implique la Divinité.
Le mot français correspondant 2iSoul est âme; mais l'accent circonflexe que nous voyons sur l'a, dans ce mot, indique l'omission d'un s; de sorte que âme est pour usme y justement comme le mot français même est pour mesme. jisme doit être analysé ainsi, ois4vy ou ainsi, ois^n, ou enfin ainsi, ois'un. Ces différentes
formes de la dernière syllabe proviennent de ce que nous considérons Xm de asme comme étant composé de in , et qu'ensuite nous transformons in en iv, ce qui explique in et iv. Quant à un^ il résulte de la supposition que nous faisons que asme est une contraction de asime^ ce qui rendrait ce mot égal à ois un y car im ne diffère pas de un^ ainsi que nous Tavons clairement prouvé en donnant des exemples tels que impolite et unpolite , etc., et en montrant que les quatre uns que l'on trouve dans im {itn) se rencontrent aussi dans un {Un). Il est presque inutile d'observer qu'il n'y a aucune différence entre iv, in et «», puisqu'ils signiAent tous également Dieu, le soleil, un, etc., et que, par conséquent, peu importe lequel nous choisissons pour expliquer la terminaison du mot français asme.
Gomme nous avons déjà vu le moi ois un grand nombre de fois; comme nous savons qu'il est le même que ne en grec, qui signifie en même temps un et être, et qu'il est aussi un nom pour le soleil, quoique, lorsqu'il remplit ce rôle, il paraisse le plus souvent sous la forme contractée de os, nous voyons que sous tous ces rapports il est en apposition exacte à l'autre mot iv, in ou un, par lequel il est suivi dans asme; de sorte que, dans ce cas, un des deux mots sert d'article à l'autre, et tous deux ensemble signifient le soleil, la Divinité, le un, la vérité, V éternité, la Trinité, etc. Lorsque ce mot asme avait seulement la forme de as, c'est-à-dire de ois^ il était alors précisé-
ment égal au mot anglais saul lorsqu'il était seulement êouy parce que 01, dans or>, signifie double un , et que êu^ dans sou, a etaclement le même sens, puis- (|uey dans ce dernier, u qualifie Vo qui signifie un. Maintenant, comme ois doit d'abord avoir été is-ui, il c%i évident que as est provenu de ce que is tomba après oi comme ceci, oi isy et que> par la contraction d'un des deux t, on eut ois; qui devint as , les trois lettres {pis) dont ce mot est composé ayant été réunies. Mais si t>, lorsqu'il précédait 0^,. gavait rejoint ce dernier ainsi > isoiy et que le premier i eût été pégligé dans ce mot , cela aurait produit seplement soi , qui serait néanmoins exactement le mèmQ que sêu^ puisqu^9 comme je l'pi établi ci-4essuS; oi signifie doublé unj de même que ou le fait ; de soHe que Jes grands philosophes qui les premiers mirent les lettres ensemble auraient fort bien pu écrire le mot soi^ souj et ce dernier soi au lieu de sou. Ceci étant admis, il s'ensuit que, malgré leurs apparences très dissent' blal)Ies, ces deux mots as et sou n^en font réellement qu^un seul. J'ai rencontré dans ^analyse des mots tant de choses.curieuses et étonnantes^ quMt ne m'est plus permis maintenant de ^marquer aucune surprise des découvertes nouvelles qu'il m'arrive de faire par l'application de mon système; mais s'il en était autre^ ment, je pourrais remarquer ici, comme quelquechose de très extraordinaire, que les mots m et sou ne sent pas seulement semblables lorsqu'ils signifient FémSf lé soleil^ ta Divinité ^ etc., mats que tous deux sont
DE LA SaENCE DES LANGUES. 82S
encore las noms de deuic pièces de monnaie d'une égale valeur, attendu qu'un as est en latin ce que les Français nomment un sou. Je pourrais remarquer aussi , comme quelque chose de bien surprenant , que la syllabe finale de asme èMii égale à iv^ ainsi que nous venons de le voir, et par conséquent à il, puisque iv est égal à il comme nous l'avons vu aussi , il doit s'ensuivre que, dans les deux mot^ ois'-ivj nous avons (ois étant égal à soi ou sou) les deux mots soi-il, qui^ lorsqu'on les réunit comme ceci , soiil , sont égaux à saul) ou bien nous pouvons dire que dans ois-iv nous avons les deux mots seu-il^ qui, par la contraction de Vi qui se trouve devant 17, devient soûl par la réunion; de sorte que, da quelque façon que nous les considérions, que ce soit par parties ou en entier, les deux mots âme et soûl sont de toute manière, et malgré la grande dissemblance qui existe entre eui, un seul et même mot.
Le mot grec correspondant à âms est '^^^^ dans le^ qud , bien qu'il n'ait que quatre lettres, nous retrouvons cependant SIX mots, puisque, lorsqu'on l'analyse, il devient is-ipriv^e-iv-e , dont le sen9 exact est toute vie y c'est-à-dire la Dimnité ^ ou étemelle vie^ et cq sens ne diffère nullement de celui que nous avons trouvé dans les mots français , latin et anglais pouîc désigner t'^9i^. 8olj lorsqu'on l'analyse ainsi, is^o-il^ fait is al^ c^est-à-dire allis (tout est), ce qui signifie ail 14 fe (toute vie); et nous pouvons reconnaître ceci plus fooilement en donnant i ^ sa forme de Be^ que
824 LA DÉCOUVEBTE
nous savons être égale à vie ou life ; de sorte que mil i& (tout est) devient tout être ou tinUe vie. Ce sens ne diffère aucunement non plus de celui que nous avons découvert dans «m/ lorsqu'on l'analyse ainsi, is-ail, puisque , par la contraction de Tf, il devient is alyce qui est exactement semblable à sol. Commenous avons montré que le mot français âme est le même que soûl, il est complètement inutile de dire qu'il doit aussi signifier littéralement toute vie.
L'analyse que nous avons donnée ci-dessus (is-ip-ivic'iv-e) du mot grec pour àme^ donne le sens que je lui assigne, c'est-à-dire toute vie, comme ceci, la vie vie la vie vie. Nous avons ici trois mots en apposition à trois autres mots, de sorte que la moitié de ce mot est seulement une définition ou une explication de l'autre moitié, et l'idée de totalité est indiquée, comme nous pouvons le remarquer, par la répétition du mot vie. Nous pouvons découvrir plus facilement les six mots qui forment l'analyse de ^yriy en l'écrivant en caractères romains comme ceci, psuchéy et en remarquant que Ve avec lequel il finit est éta, ou vita^ ou vie, et que TA qui précède celte lettre, devient lorsqu'on lui adjoint une voyelle, tA, qui est égal à iv ou vie. Le reste de l'analyse de ce mot ne demande aucune observation; car nous n'avons pas besoin de dire de nouveau au lecteur quep et v sont employés indifféremment.
Je pourraiscontinuer ainsi, et remplir des volumes des merveilles de cette science divine « — On peut bien la
nommer divine, puisque chacune de ses parties, même la moindre, est un nom de la Divinité; et d'un autre côté, plus on en examine Tordre logique^ plus il est difficile de croire que la sagesse humaine seule puisse avoir posé les fondemens d'un système aussi admirable. Celle que nous avons connue jusqu'à présent sous le nom de grammaire, et selon les principes de laquelle im>us avons supposé que le langage étail construit, est, il faut Favouer, d'une date fort an- . cienne, puisque toute trace de son origine avait été perdue avant l'époque où vécurent Platon et Aristote« Dire qu'un système qui a pendant si long-temps prévalu dans le monde entier est dépourvu de mérite, ce serait s^opposer non-seulement au jugement de la multitude de tous les pays et de tous les siècles dont nous savons quelque chose, mais aussi à celui des plus sages philosophes et des professeurs les plus savans qui aient jamais existé. C'est pour cela qu'une très haute autorité (1) affirme qu'un des plus grands efforts de l'esprit humain est d'avoir assujetti les langues à des règles. Mais, si ce système a paru si parfait jusqu'à présent, cela est venu de ce qu'on ne connaissait rien de mieux; car malgré tous les mérites qu'il peut avoir, qu'est-il comparé à celui-ci? La science actuelle de la grammaire divise les mois en neuf ou dix classes, mais on n'en connaît pas même une seule» puisqu'on n'a jamais pu en donner une définition qui
(i) voyez le passage ded'Aleinben, cité page aa^ vol-, l*"**.
puiftsé, lorsqu'on la met à répreuve, soutenir une investigation sérieuse; et c'est ee que j'ai montré. Ainsi en 6*arrètant à ce qui paraît le plus à la surface, ne pouvons-nous pas a(Drmer sans crainte que depuis qu'on a perdu la science du langage, aucun gram-r mairien n'a jamais connu ce qu'était un substantif ou un adjectif, la lettre A ou la lettre B, ou pourquoi les mots ont leurs formes présentes plutôt que d'autres, ou enfin ce que ces formes signifient. Ce serait donc faire preuve d'une pauvreté extraordinaire de jugement et de sens commun, que de comparer un systé* me d'après lequel on ne peut connaître criliquemeot aucun mot, avec celui qui, à cet égard, ne laisse rien à désirer, puisque tous les mots — et non-seulement ceux de notre propre langue mais aussi ceux de toutes les langues de la terre — peuvent par son application être entièrement expliqués. Ainsi, on peut montrer comment il se fait qu'ils ne constituent pas neuf ou dix classes de mots, mais bien une seule; ensuite comment cette seule partie, quoique comprenant tous les mots, peut être retrouvée dans un seul qui est 10; et comment encore ce seul mot peut être réduit à une seule lettre qui est I ou 0, car ees deux lettres, à cause de leur égalité, n'en font qu'une seule. Ce système montre encore comment cette seule lettre peut être réduite & un simple point, au petit signe qu'on met sur Yi^ daps lequel aussi nous découvrons, comme cela a été suffisamment prouvé, non-seùlement l'origine de tous les mots et de tput^ Im lettres, mait aussi eelle de
Digitizea by VjOOQ IC
tous les ûhififres ^ de toutes les formes qui aient ja^ mais été tracées ou imaginées.
Je ne parle ioi ni de la àigi|ifieation que ehaque mot renferme eq lui-même) ni dç la définition exaete de certâioes vérités mystéi^ieuses r— les principes pe-» lîgieur qui à une époque doivent avoir prévalu sur te terre — car, sans faire ressortir cette eirconstanoo ei^ireiordinaSre, il y a dans la seule simplicité de pet ordre logique qui est une de^ qualités les (Aus essen^ tielles de cette menee^ quelque c))ose d'infiniment supérieur à ca que l'esprit hupnaip paraît capable de concevoir; e'esttà<dire lorsque nous le jugeons d'après ce qu'il a déjà accompli. Ce qu^on a appelé jusqu'ici k seienea de la grammaire doit donc sembler fort grossier lorsqu'on le (Compare i ce qui est découvert dans cet ouvrage; et lorsque nous avons très grande peine à reAiser à la seîenee que nous produisons au*» jourd'hui une origine divine , il nous est très fecile de concevoir que l'homme seul ait fort bipn pu produira la première. Maintenant, devons-nous erpireque cette vériiahle science des langues, car l'autre n'en a que le nom, a été donnée à la ieipre piar des êtres supé* rieprs et divins? Il n'y a aucune péoessité à adoptet eette ppinion; mais il y a une çhosç dont nou^ pou^ yons être certains, et c'est ceoi : les 4lres intelligens h qui nous ensommes redevables doivent avoirété doués d'es[^iis infiniment supérieurs à eeux dont nous eont naissons les pouvoirs, ear leur ouvrage décèle d^une manier^ évident^ un 0>nds de pure sagesse ineompa^
rablemeot supérieure à toute celle que rhomme a dé*
ployée dans ses œuvres les plus parfaites.
Mais quelle cause pouvait dans ces temps reculés rendre les hommes plus intelligens qu'ils ne Font été depuis? C'était Tabsence du vice; car il appauvrit et dégrade Fentendement , de même qu'il af&iblit le corps. Cette opinion me conduit à une des dernières importantes communications que j'aie à faire, et qu'on peut découvrir dans ce que je viens de dire, l'ai analysé une grande quantité de mots, mais il n'y a dans aucun d'eux rien qui puisse me faire croire que lorsqu'ils furent créés, l'homme eût connaissance du péché; et je trouve, au contraire, que les mots auxquels nous attachons les plus mauvaises significations veulent dire, lorsqu'on les analyse, exactemeni Topposé de celle qui leur est attribuée aujourd'hui. Ainsi, vice signifie vie qui est synonyme de Divinité, et evil (mal) a précisément le même sens; ou bien nous pouvons dire que ce mot est le même que bliss (bonheur), puisque son analyse donne ib4l4êsej ce qui est, comme nous le savons, égal à ev'il'isse {evil" esse — mal être), qui signifie \^ chose mal. C'est aussi pour cette raison que dans le principe il n'y avait pas de négatifs, et que poor (pauvre) signifiait power (pouvoir). Lorsque nous analysons le mot misery comme ceci, mis^er^, il a une mauvaise signification puisqu'il veut dire besoin c^esL Mais ce mot mis, qui est le même que miss (manquer, avoir besoin), et qu'on emploie ici comme un négatif, n'avait pas ton*
jours ce sens, puisque, par l'analyse, il devient «m«itf, qui est égal à un-Be, c^est-àKlirc un heing ou notbeing (non être), et ce mot im était autrefois un véritable affirmatif qui signifiait un ou la Diviniéé. Par conséquent, afin de faire signifier besoin au mot mis les hommes furent obligés d'employer mi négativement, bien qu'il fût réellement un afilrmatif.
C'est aussi de cette manière que nous devons expliquer evil ou iv'il. Le premier mot iv s'employait négativement, c'est-à-dire qu'au lieu de lui faire signifier la Divinité on lui fit signifier i^a^ de Divinité] et de même le mot «f^r^V (diable), qu'on peut analyser ainsi, Dieu'il^ c'est-à-dire il-^Dieu^ fut doté d'un sens toutà-fait opposé à celui qu'il avait dans le principe. Mais quel mot peut mieux que stn (péché) montrer plus clairement la vérité de ce que j'avance ici, car il est la contraction de isin, et est précisément le même que Biny le mot allemand correspondant à am (suis) qui signifie la première vie y ou la Divinité? Quelle est la personne qui, connaissant quelques parties de cette découverte, pourra dire qu'il y ait la moindre différence entre sin et son (fils)? Alors, comme on a montré d'une manière incontestable que son est le même , que «tf?^ (soleil) ou la Divinité, il s'ensuit que^tVsne peut pas avoir une autre signification. Nous pouvons également remarquer ici qu'il doit y avoir des langues dans lesquelles le mot sin tient la place que remplit le mot Bin en allemand, ou le mot^t^m et am en latin et en anglais. Le mot latin correspondant ksin{pecca*
8M LA DËOOtnfËllTE
iam) a j^récisémenl le tnôme senaf qde inipHt^^ ini^ priioê^ ou le moi français péché, et- de même quel le mot êin^ il signifie le un^ la vié^ etc. Il ne diffère pas non plus 4e tnoins du monde du tnoi peevliar, ainsi que le lecteur tant soit peu attentif à ce qui a été dit doit le reconoatire. Mais le itiot grée correspondant à péché (ofiofmjfia) doit toujours avoir eti une mauvaise si^ gUification tant qu'il a été sous sa forme actuelle; car il donne litléralement le ayant guerte Q»ec Dieu. Néan* . moins nous avons ici plusieurs mots ajoutés ensemble^ et pas uti d'i^ux, lorsqu'on l'examine en lui^^méiÈe^ n'd un mauvais seiH* Le plus opposé d'entre eux est war (icf>^ guerre), qui est eependsint un nom pour la Dignité, puisqu'il signifie la double vie) et cela prouve que dans le principe il ne pouvait pas être pris en mauvaise part (i)i II arrivera donc fort skmvent de voir que le môme mot a des signifioattons très oppo^ séee^ Ainsi, dans le mot français blêssur*êy la partie rftdicalèqui esiUessy signifie en anglais^ lol'squ'oB l'analyse, /« tie^ puisqu'il nediiïere nullement du mot èUèê déjà expliqué. Cda vient de ce que les affirma^ tifs sont employés négativement par certains peuples et affirmativement par d'autres* Aiasi^ comme nous
(1) IL n'r a aucune différence entre les deux mots anglais more (plus) et war (guerire), puisque le premier peut être analysé ainsi, tm-oir, ce tfài est égal h moer où tcdr, et pat cofaséquent mcyre signifie douMe. liors* qu'on Tanalise comme eèoi, tn^otV, il est égaU on^ ovef (un au-dessus); mais même ces deux mots, lorsqu'on les examine sous le rapport'du sens, ne différent pas le moins du monde de double m. Il est donc évident par c<*ci q«fà une épOquê iDtitxt wur avait un* trjsèoane signification.
Tavpns déjà remarqué^ le mol un est négatif en an**
glais, et affîrmatif en latin (9t èo fraoçais) mablwaclu'il
fut créé il doit avoir été employé seulement aVeo ce
dernier seng dans toutes les langueg^ tl est eornpléte'
ment inutile de continuer de semblables obsei'va'
tions) — elles nous conddisênt toutes à la même
conclusiou. Dans la multitude de mots que j'ai anà»
lysés^ il n'y en a pas un seul qui> considéré rddio»^
lement, puisse donoer un sens mauvais ou négatifs
Quoique le mot anglais fhwder (meurtre) ou murthét
(car ces deux formes sont également correctes) puisseï
lorsqu'on l'anal^se^ signifier warhid (guerre feaehée)^
rien ne peut cependant ici nous donner Tassurance
que le crime nommé meurtre ou assassine^^ fût
connu à l'époque où ces mots furent formés; car le
mot war^ dans le commencement, n'indiquait aucune
chose mauvaise puisqu'il signifiait alors doublé vié^
more (plus) ou la Dwiniié. Par conséquent, lorsque
nous lui permettons d'avoir encore .ce sens dans «nwf*
der^ nous pouvons, avec une grande justesse, dire qne
ce mot implique , non la perte de la vie , mais double
vie^ c'est-à-dire vie en abondance. Alors^ quand nous
analysons murder ainsi : mur-ider^ il est égal à myr-
êtrcy c'est-à-dire more being, more qf life (avoir plu$
de vie). Ici Vu de mur est| comme nQus le savons, le
môme que n, et c'est pour cette raison que murder est
écrit morthre en saxon, il est dpnc évident que ce mot
peut en quelque langue avoir une fort bonne signifi*
cation, et être employé pour désignei? double vie pu
animation. Nous n'avons même pas besoin, pour prou*^ ver la vérité de cette opinion, de chercher ce mot dans une langue étrangère. Ghaucer emploie murthred pour signifier mode glad (fait content); mais comme ici le second r a une voyelle sous-entendue devant, il s'ensuit que made glad n'est pas autre chose que murthêredy c'est-à-dire murdered, murther had; et comme glad est pour fftee had (gdiité eue), nous découvrons que le mot murder signifiait d'abord glee (gaité) ou fun (joie). L'analyse de l'un ou l'autre de ces mois prouve qu'ils ne diffèrent nullement de murder. Le premier fait ig-il-eey ou ig-il-oo^ ou bien encore ig4l4i, c'est-àdire ig-il'U, ou fjr-t/-ir, et ceci signifie la première rf>, ou l^étre double. Le mot t/, ainsi que je l'ai montré, est le même que in ou «n; — c'est comme cela que ce mot est rendu en grec. Donc, fan lorsqu'on l'analyse ainsi, tn-tin, signifie un un^ c'est-à-dire vit vie, ou toute vie. Nous voyons par ceci que murder signifie évidemment une abondance de vie. Cette explication me rappelle le vieux mot anglais murth qui signifie abondance. Nous voyons que ce mot est le même que morth qui n'est autre chose que more the^ c*est-à-dire the more (le plus), et c'est pour cela, comme nous l'avons vu plus haut, que murther est en saxon morthre. Nous voyons aussi confirmé ici ce que nous avons souvent eu l'occasion d'établir, c'est-àdire que, par la répétition de la même chose, les hommes, dans le principe, voulaient signifier ou l'entier^ ou ahêolument rien de la chose qu'ils répétaient.
Ainsi, nous \oyons qu'en anglais murther sigmùe, 8oil une privation totale de la vie, soit toute la vie, c'est-à-dire la gaité ou la joie {glee ou fun). Le mot correspondant en grec est <povoç, qui, par l'analyse, devient os-if-oUy c'est-à-dire la vie vie; et lorsque nous permettons à t/et on de se réunir ainsi, ifon^ nous avons par la contraction de l't (/on), qui est précisément égal à/un. Gela nous fait donc voir que le mot grec pour meurtre est littéralement thefun (la joie), ce qui est l'exacte signification Tie mwr^Aer dans «wwrM/W, mot qui dans Gbaucer signifie madeglad (fait content). Le mot latin correspondant à murder est cœdes, dont la partie radicale est cœd, qui devient ic-oi^edy et ceci signifie vie vie eue, ou vie vie en haut, c'est-àdire vie partie ou finie. Ce mot est aussi égal à coi^ hadj et signifie par conséquent repos eu, c'est-à-dire possédé de repos j ou être sans vie ou sans mouvement. Nous pouvons aisément comprendre cette explication en nous rappelant celle qui a été donnée de coi, qui signifie être sur sa partie de derrière, ou être assis. Il n'y a aucune différence entre le radical du mot latin pour meurtre (cœdes) et cadere (tomber); de sorte que cœdes y dans son entier, signifie F être en bas, ou tombé, puisque la terminaison es est égale à is ou Be, ou la chose. Le mot anglais slay (tuer) signifie doue aussi is-lay, c'est-à-dire l'être couche, et slain (tué) signifie islain, c'est-à-dire est couché, ou est mis bas , c'est-à-dire être 7nis bas. Comme le mot français meurtre n'est pas autre que le mot anglais
murther (qui est entièrement aussi correct que mUr^ der\ les observations auxquelles ce dernier mot a donné lieu sont parfaitement applicables à meurU^. Nous voyons donc que le mot qui nomme le pire de tous les crimes n'était pas au commencement pris en mauvaise part; et cela doit nous faire conclure qu'à cette époque l'assassinat n'avait pas de nom^ Il n'y a non plus aucune différence entre les deux mots anglais *f7/(tuer) et ghe (gatté), car ce dernier pourrait tout aussi bien être écrit klee. Il n'y en a pas davantage entre le pronom français tUj et le même mot lorsqu'il se trouve être la partie radicale de tuer^ dans les deux cas il signifie double vie , ou tête vie. H peut s'analyser ainsi , t>»-f, et signifie la nie vie. Si lîQus l'analysons comme ceci, tf-ttr, le sens ne sera pas différent. Ainsi, nous trouverons toujours que tous ces mots, qui maintenant sont pris en mauvaise part, étaient dans le principe des noms de la Divinité , de même que nous trouvons que tous les négatifs étaient des affirmatifb. Le moxvanitéî^ll^ lorsqu'on l'analyse, iv'ûn-ii'é^ ce qui ne diffière aucunement de even-it-é^ qui signifie c^est Dieu. Le mot finançais voler signifie, lorsqu'on l'analyse, tAe whole life (la entière vie)> de sorte qu'il est évidemment un nom pour la Divinité. Maintenant, lorsque nous disons que ce mot signifie r^ 1er en V air ^ tout le monde peut concevoir qu'il puisse être littéralement tout vie ou mouvement^ parce que cela est nécessaire a l'action de voler. Mais ce mot si^ gnifie aussi dérober, et sa partie radicale (vol) est la
même quetrW (la première tie loule-^a//), qui est un grand nom pour la Divinité. Nous voyons donc que dans la même langue ce mot a un bon et un mauvais sens> c'est^-dire aujourd'hui ^ car5 dans le principe^ il ne pouvait en avoir qu'un, et ce devait certainement être le bon. Le mot grec pour voleur ^e%t ^op^ qui de« vient, par analyse» iv^over {la première vie enhaut^ oU la double vie)^ et le mot correspondant en latin {fur) ne difière en aucune manière du mot grec> puisque son analyse donne aussi iv-over{i)k J'ai déjà expliqué les mots rob et robber (voleur) en anglais^ et montré que la majesté divine elle-même était à une époquâ qualifiée ainsi; mais comme personne n'ose maintenant appeler en face un roi voleur , il s^ensuit que si les hommes le faisaient dans l'ancien temps^ cela ne pouvait venir que de ce qu'il avait alors une très bonne signification. Le mot anglais «ie^/ (dérober) devient^ par l'analyse» esé^e-al, ce qui signifie te the ivhole (est le tout)> c'est4-dire eet le soleil^ eet la DMnite\ Mais» comme je Tai déjà dit, il est inutile de continuer cet examen» puisqu'on ne peut trouver qu'aucun mot ait eu un mauvais sens à l'époque de sa formation. Lorsque les hommes» voyant le vice faire des progrès parmi eux» reconnurent la nécessité d'avoir des noms pour le qualifier, ils retournèrent le sens de cent qu'ils avaient déjà» et c'est pour c^a qu'il arrive sou-*
(1) Les mots grec, latin et anglais correspondant à voleu/r, signifient aussi, de même que ce mot français, la fuite ou le mouvement double, ainsi que nous Tarons flit Toir autre part.
886 LA DÊCOXJVERTE
Tent que quelques-uns des mots qui ont maintenant une bonne signification paraissent en avoir une mauvaise lorsqu'on les analyse. Ainsi, hill (colline) eiville^ qui ne sont qu'un seul et même mot, semblent, lorsqu'on les décompose, appartenir à cette dernière classe, parce qu'ils donnent iv-il ou evil (mal); mais nous devons nous rappeler que evil signifie la première vie^ ou vie vie. Nous comprendrons beaucoup mieux ces deux derniers mots en les prenant selon ce dernier sens ; car tout le monde peut concevoir que a Ai// (une colline) puisse> sous le rapport de sa hauteur, signifier ce qui est double ; et que ville ^ puisque c'est un endroit très fréquenté, puisse pareillement signifier vie viêy c'est-à-dire mouvement mouvement^ ou grand mouvement, car cela est aussi très naturel. Mais vill, dans villain^ quoique le dernier signifie , lorsqu'on l'analyse ainsi, eviUoin (mal un), est encore le même mot, c'est-à-dire double vie, la première vie , ou la Divinité. Et, bien que At7 dans Ae/artV^ semble avoir un mauvais sens, puisque ce mot prend par l'analyse la forme de evil warit ia (mauvaise guerre c'est), il ne diffère cependant pas de hill\ et dans ce mot hila^ rite nous devons rendre it par the, et ar , qui signifie réellement u'ar , doit être traduit par la double vie; de sorte que le mot entier, lorsqu'on l'analyse comme ceci, evU^ar-tt-é y signifie la double vie c^est. Par conséquent , il ne diffère aucunement des mots /un et fflee, déjà expliqués.
Je n*aî pas besoin de faire encore remarquer au lec-
leur que le mot the^ de même que evil, even, étrcj etc. , était un nom pour la Divinité. Ces quelques observations tendant à montrer comment certains mots ont, comme les hommes, perdu leur innocence primitive, doivent, lorsqu'on se rappellera comment il se fait que les afiirmatifs aient été employés négativement, mettre toute personne sur la voie d'apporter de grandes améliorations dans l'application de cette science. Quant aux afiirmatifs et négatifs, ilsne paraissent plus ofirir aucune. difiiculté. Ainsi, le lecteur qui a accordé la moindre attention aux nombreux exemples d'analyse qui ont été donnés, ne verra-t-il pas que t»mtciis est le même que un-amicus , c'est-à-dire un^ami {non-amiyt Cela peut être très facilement compris lorsqu'on remarque que i signifie un^ et que «^ a le même . sens; de sorte que imicus pourrait tout aussi bien V..tf«exister que amicus. La même observation s'applique au mot français ennemi^ puisque ceci est pour in-ami^ c'est-à-dire un-ami (non^ami) ; de sorte que ce mot français pourrait avec beaucoup de justesse être écrit . enami ou enimi. Je n'ai pas besoin de dire que le mot anglais enemy est le même que le mot français ennemi^ et il signifie, par conséquent, un-ami {un non^ami)^ quoiqu'à une époque il ait pu signifier ten a/7it; mais alors un était en anglais ce qu'il est encore en français, c'est-à-dire un afiirmatif.
J'ai maintenant à montrer comment tous les nombres n'en font qu'un. Nous avons vu qu'en grec, en latin, en français et en anglais, le mot i^xxvtwo (deux)
83îi LA DÉCOUVERTE
signi&s dûublê un^ de sorte que nous avon$ le mot un qualifié par le mot iouhU. Mais le caractère par lequel deux est signifié signifie W#| attendu qu'il est soit in (c'est-^à-^ire w)^ soit u ou v^ de sorte que twa signifie réellement Ai vie un; et comme le mot un lui-même a la même signification dans toutes les langues, nous voyons que ces deux mots diffèrent seulement eu forme afin de signifier la différence de qualité qui existe entre eux. Alors, two (deux) est seulement vn répété, et c'est comme si nous disions un un. Par conséquent, lorsque nous analysons àu?o ainsi, »V« ino, ce qui est aussi correct que it-iv^o , cels^ ^eut littéralement dire, h un un. Nous pouvons rendre ceci encore plus intelligible en observant que le nombre pluriel des mots se fait par le mot un. Ainsi, le mot latin magisier est au pluriel magisieri (cou* tracté en magistri)^ de sorte que le pluriel est forioé par l'adjonction au singulier d'un mot {i) qui sigoifi^ Ml», et comme il est évident que par m^giêteri on eu-* , tend plu^uf^ maitre^^ il s'ensuit que le mot i est ici égal à plusieurs. Maintenant, ce ipot i est un nom pour la Divinité ainsi que nouJ9 l'avons montré uu grand nombre de fois> de sorte que si nous devons l'entendre comme nous avons l'habitude de le faire lorsqu'il indique le pluriel, nous serons obligés d'admettre que comme dans cette circonstance il signifie plusieurs choses, il peut, lorsqu'on fait allusioq à la Divinité I signifier plusieurs dieux; sens qu'il est m' possible de lui ^go^r d'après w qp© »0M« vçnofl*
4e voir. Alors , que devons -nous conclure de ceci? Qu'il n'y a réellement, dans aucune langue de la terre, rien qui ressemble à ce qu'on nomme un plu* fiel ; et que comme les mots pluriel ex plusieurs sont représentés par un mot qui signifie un ou la Divinité^ il s'ensuit que dans toutes les langues les mots corres^ pondant à plusieurs et pluriel doivent aussi signifier un^ ou , ce qui est la même chose , la Divinité. Le mot grec pour plusieurs , qui est evtot^ peut être ana*lysé ainsi, en-i-o-ij et ici nous avons en qui se tient comme un article en apposition à i-o-i^ de sorte que ce que en signifie, les trois lettres t-o*f le signifient aussi. Nous savons que en veut dire nn^ et par consé^ quent i-^o-i doivent signifier un. Nous devons remarquer ici que en est composé de deux caractères ; de e qui est égal à o^ et de n qui est égal à t i} de sorte que dans le mot en nous avons les trois lettres qui le suivent dans evcoc, et par conséquentle mot entier pourrait être écrit «v-ev, c'est-à-dire un-un^ ce qui est égal . à le premier un ou tout^ qui sont tous deux, ainsi que nous l'avons souvent reconnu , deux noms pour la Divinité. Comme i o i est le même que i s iy et comme ces trois lettres, lorsqu'on les analyse ainsi is-i, sont égales à is ow (est un), ou the one (le un), ou encore (puisque is peut devenir B) be one (être un)^ nous voyons clairement qu'elles s'expliquent elles-ipêmes en nous disant qu'elles signifient un. Ces trois caractères (f 9 i) devraient aussi nous rappeler le nombre irms^ la Trinité^ etc., qui, nous l'avons vu , signi-
8/i0 LA DÉCOUVERTE
fient aussi, le être un^ quoique signifiant troié. Il y a encore un mot en grec pour plusieurs qui est iroXAoe, et on peut Tanalyser ainsi, ip-ol-tl-ai. Ici, tp-olesi le même que iv-ol, ou evil, qui signifie littéralement vie ail (vie toute), ou la Divinilé; et il-oi (qui est le même que il o on le soleil) j est en apposition à ijf^ol,' de sorte que iroXXoe, de même que «veoc, signifie la Divinité. Le mot latin plures peut être analysé ainsi, ip-il-iv-ir-eis. Ici ip-ily qui est le même que,êvil ou la Divinité f est on apposition à iv-er seulement^ ou à tr ^ret eis réunis. Dans le premier cas, ces trois mots signifient ^éternel un y et dans le second ils signifient Dieu éternité un , dont le sens est Dieu est l éternité et un. Mais ce sont en réalité trois mots pour M», et on a ici l'intention de leur faire signifier un ^ un ^ un, c'est-à-dire trois, et nous savons que ce nombre signifie le être un, de même que nous avons montré que one signifie trois.
Le mot français plusieurs devient par l'analyse wil'US'iever-eis/ ^o\is rendrons ici plus par iv-il-us^ et cela signifie le un, ivil étant considéré comme un article, et us comme étant le même que os, c'est-àdire ois ou €(ç le mot grec pour un. Ce qui reste de plusieurs signifie one ever one (un toujours un); de sorte que le mol entier peut être rendu ainsi, le un un toujours un , où nous avons deux mots qualificatifs le et toujours, et si nous les supprimions, il nous resterait un, un, un , c'est-à-dire trois ou Pétrs un.
Le mot anglais several (plusieurs) devient par ana-
lyse is ever al; et ici nous avons trois noms pour la Divinité, et signifiant par conséquent chacun un; de sorte que several donne aussi un^ un, un, ou troisy on V être un. L'analyse de plural est iv-H-iv-er-al^ où nous avons encore les trois noms bien connus de la Divinité, evil^ ever et all^ et par conséquent un, un, un y ou trois ^ ou encore l^être un.
Ainsi , nous voyons que dans tous ces mots qui signifient ce que nous appelons un pluriel , le sens est toujours ^al à un ou Vétre un , et ceci {le être un) signifiant ce que nous concevons être troisy mais qui est seulement le même que un. Rien ne peut montrer plus clairement qu'un pluriel est indiqué par un, que l'examen des articles français et espagnols /^ /a leSflolaslos, qui, par l'analyse, deviennent ilo, il^oi, tl'ets ou il-oiSy il-o, il-ois, il^is. Ici chaque mot a le même sens qui est le un y de sorte qu'il n'y aaucune différence entrelesingulieret le pluriel. Alors le livre signifie le un (nommément) lipre, et les Avres signifie le un (nommément) livre un, puisque Y s de livres est pour.^t^. Pareillement, the Jkook signifie the one (nommément) book, et the books signifie the fine (nommément) hook one, Vs de books étant pour es, et es étant pour eis ou ois. Quant au mot the, il est aussi pour it-ifr-o {la vie o, c'est-à-dire la chose un); mais si nous ne tenons pas compte de Ve qui se trouve dans ce mot, et que nous l'analysions ainsi, it iv^ le sens sera encore le un; et si nous changeons iv en in, le sens sera toujours the one, ou the
U% LA DÉCOUVBOTE
tên^ car il n'y a aucuiiie diffiérenoe entre ces mots^^t cela vient de ce que on^ est le prefnier, ou principal nombre, et que ten signifie aussi prineipai un (fV* en). T^n est le même que one, parce que t^ est un nom pour ta Divinité^ et se trouve en apposition à en qui est un autre nom poiir la Divinité ; et eomme ici les deux mots sont exactement égaux > il s'ensuit^ pour pette raison même, qu'ils ne peuvent faire qu'un seul et même mot» puisque nous savons qu'une égalité parfaite ne pourrait pas sans cela exister entre eux.
Maintenant, si l'on peut concevoir que le nombre deux est un double un y c'est4-dire seulement i#n ré^ pété, et que par conséquwt il ne peut pas être autre chose que un (a one)^ quoique supérieur en quantité que le nombre communément appelé un, on peut tout aussi laeilement comprendre que deux millions n'en sont* qu'un. Mais comment ceci peutril être prouvé? Très aisément, et de celte manière : si deux est seulement un double ^ il s'ensuit que quatre peut être seulement deux, puisque la proportion qui existe entre deux et un existe également entre quatre et deux, attendu que le nombre quatre est deux fois autant que deux, et que deux est deux fois autant que un* Donc, comme quatre doit être égal à deux^ il doit aussi être égal à un, puisque le nombre deux est seulement un. Maintenant, si quatre est seulement deux (un autre nom pour u»)^ il doit s'ensuivre que huit peut être seulement quatre ^ la même différence existant entre huit et quatre qu'entre quatre et deuK> attendu
que le Dorpbre huit est cleuj Jbis autant que quatre^ et que le nombre quatre est daus fois autant que deux; et si huit est seulement quatre, il en résuUci qu'il peut être seulement un, puisque le nombre quatre est égal à deux et que le nombre deux est égal à un, Alors, si huit est égal à quatre (un autre pom pour un)i il s'ensuit que seize doit être éj^l à huit et par conséquent à un , puisque le nombre huit a été trouvé égal à un. Il est inutile de continuer, tout Iq inonde peut suivre ce raisonnement jusqu'à des mil^ lioqs, et montrer ainsi, en faisant admettre que le nombre deux est seulement un autre m t que tom les nombres n'en font qu'un (l). Cette partie de m^ découTorte qui , je n'en doute pas , est trèj$ imppr-r
(1) Il faut se bien rappeler ici que two (deux) analysé donne tï-to-o, ce qai signifie k double o, c'esl-à-dl» le double un ; il es résulte doue que deux n'est qu'iin^ mais un double* c'est-à-dire un plus grapd, qh p|u^ considérable en quantité que le nombre que nous nommons ordinairement un > mais c'est toujours un. Ainsi nous disons un deuco, un trois, etc., ce qui ?eut dire l'un nommé deum, Vun nommé trois, etc. Ori comm« ces nombres, 1, 2, 4, 8, 16, 32, etc., sont en proportion exactement é^ale l'un à l'autre, il s*ensuitque si un seul d'entre eux est réduit ou augmenté, tous les autres doivent être réduits ou augmentés pareillement. Ainsi, si deuf n'est qu^un^ pous voyons que dewP est riêduit à la moitié d^ ce que nous le comprenons être ordinairement, et par la même raison quatre (un autre mot pour un, 'mais un quadruple) doit être réduit à deux, huit k quatre* seize h huit^ trente-deux k sei^e^ et ainsi fie sa^te ayaq fous les nombres. Ainsi en admettant que deux n'est réellement qp'uf^ d^mble^ c'est-à-Klire un^ on est forcé de reconnaître, comme une conséquence nécessaire de ce principe, que tous les nombres imagùMfites n'en font qu'tm smi/.
Ce qui est dit un peu plus loin d^ la tfinité s'expliq^f e^^jBictement de la même manière \ car si trois n'est qu'un, il doit s'ensuivre que trois est un autre mot poor un^ mais p<mr un MjfUj ei ainsi de suite pour toua 1m n^umple^ de trçdSf
8&ft LA DÉCOUVERTE
tante et doit conduire à de grands résultats, aurait pu être faite il y a des siècles, si les bomines avaient examiné de près la grande idée qui est renfermée dans la Trinité ; car si trois ne sont ici qu'un seul , ainsi qu'on le croit, il s'ensuit que neufpeut être seulement trois, et par conséquent seulement un ; et que de même vingtsept peut être neuf ou un. De sorte qu'en admettant que trois sont seulement un, nous pouvons, en continuant ainsi, montrer comment des millions^ et par conséquent tous les nombres, n'en font qu'un. Il est donc évident que toute personne qui croit à la Trinité, ou qui peut le moins du monde comprendre comment les trois personnes qui la composent n'en font qu'une, doit, si cette croyance n'est pas affectée, mais réelle, admettre la vérité de ce que j'avance ici sur tous les nombres. Ainsi, en découvrant que la Trinité est dans tous les mots et dans toutes les lettres, il devient évident que rien ne peut être plus ancien que cette opinion; et, d'un autre côté, comme elle a été partagée par tous les peuples qui se soient jamais servi d'une langue^ il est aussi très évident qu'elle doit avoir été introduite dans toutes les anciennes croyances religieuses du monde.
Si nous examinons les dix chiffres 1, 2, 3, 4, 5^ 6, 7, 8, 9, 0, nous trouverons que chacun d'eux sîgnifle un. Le 2 est composé de deux parties égales à in ou on, c'est-à-dire one (un). Cette partie {^) équivaut àt, et la partie qui dépend de cet i ainsi, I, est égal à un autre », de sorte que ces deux uns produi-
sent ceci /| qui compose les deux tiers du chiffre 2; et à ceci nous avons seulement besoin d'ajouter un autre i de cçtte manière X , et à lui permettre de rejoindre le reste, comme ceci Z pour avoir un 2 complet. Mais si cette figure était faite avec trois uns, ainsi 1> nous aurions encore, en les faisant joindre les uns aux autres ainsi 1, la forme d'un 2. Le premier i d'en haut doit être pris pour \i du mot in^ et les deux au* très doivent être considérée comme Vn même. Nous avons déjà vu que ce caractère N est tout bonnement un I et un V réunis ainsi JV^ ; et comme ceci peut signifier 1 double^ aussi bien que la première vie^ puis* qu'on peut dire que le V qualifie TI, nous pouvons, en admettant ceci , voir plus clairement comment les trois uns de 2, qui sont aussi équivalens à IV, sont la même chose que in; et cela devient frappant lorsque nous donnons à in sa forme grecque qui est (v. Maintenant, comme Vo est le même que », si nous remplaçons la partie supérieure de 2 par un o^ comme ceci ^, en la faisant rejoindre comme ceci ^, tout le monde reconnaîtra ce signe pour être le chiffre deux. Lorsque nous lui donnons cette forme, nous pouvons dire qu'il est égal konOM ov. Quand on fait rejoindre l'o et le V comme ceci ^, on peut voir, en regardant de côté, que cela compose exactement le chiffre 2.
Le chiffre 3 a déjà été expliqué, et nous avons vu qu'il est composé de trois parties ^^ qui sont, nous le savons, égales à 10; et ce mot, outre ses autres si*gnifications, a aussi celle de un.
846 La DÉOOtTEKTE
Le chiflVe quatre, qu'il doit fbit ainsi 4 ouaikisi 4» est composé de quatre uns : dans le premier ils sont disposés comme ceci, L^ et dans le second comme ceci,^, ainsi que nous l'avons déjà vu. Alors, nous avons ici tout ce qui est dans le chiflire 2 et un en plus^ c'est-à-dire que nous avons trois uns et un. Et comme les trois uns sont égaux à lY, à 14 (ceci étant la forme grecque delL), ou à cv (c'est-à^direti»), quatre mots qui sont des noms de la Divinité et signiflent UH^ il s'ensuit que lorsqu'un autre un leur est encore ajouté le sens devient un un^ ou un au'deêskê* Un un peut aussi signifier le premier un ou iwti; mais comme par un au-déêsuê on veut indiquer la Divinité^ il en résulte que le premier ou tout doit aussi s'ap-> liquer à elle. Si nous plaçons les quatre uns de ^^ et 4 comme ceci \\i ou comme ceci 1^, et que nous leur permettions de se joindre > nous aurons le pronom A {il) qui signifie Im Divinité, ou lA {ià) qui de même signifie un en haut ou la Dipiniié. C'est dond pour cela que le mot anglais /Wr (quatre), lorsqu'on l'analyse ainsi ^ if-o^er, signifie littéralement one aver (un au-dessus), puisque i^est le même quet> ou in (c'esvà-dire un) ainsi que cela a été montré. Les deut mois î^^t^r signifient aussi te douhle un être, et lorsque nous donnons l'analyse précédente comme ceci, IV^over,^ nous avons dans les deux premières lettres, IV , le nombre quatre ^ de sorte que aver peut dans ce cas être rendu par fétre ou la chose, et par conséquent IV'Over signifiera la chose IV, ce qui peut aussi
signifier lu cheèe double^ et ii nous avons aussi lu définilioâ dé dàuxé
Le chiffre 5 est composé de trois parties^ qui Sont 3. La partie supérieure a été prise de Vë qui se trouve en bas , et c'est pour cela que oette partie in<' férieure est faite oomme ceci o (à laquelle il manque, pour compléter To^ la portion qu'on en a mise en haut). La partie intermédiaire dé oe chiffre est 1 ; de sorte que si Vo est rétabli dans son entier, nous avons iOau lieu de 5^ c'e8l*à-*dire dix qui est aussi un.
Le chiffre 6 est composé de ces deux parties I et 0, dont la première est placée sur l'autre comme ceci b; de sorte qu'en faisant descendre Tl^ et en le mettant sur la même ligne que l'O^ nous avons encore 10| qui, outre ses autres significations^ est aussi pour un et trois (c'est-à-dire 3).
Le chiffre sept^ qui est faitainsi» 7, est également composé de ces trois parties 7> ^^ ^H^ ^ont égales à >, où nous avons aussi IV ou iV, c'est*à*dire in ou. tm. Le mot anglais wven (sept) fait iWmh^ et ceci est égal à iêun ^ c'est*à-dire le un. Ces deux mots peuvent aussi être rendus par Be-on, ou io^un^ mais rien ne peut changer leur sens. £n saxon^ ce mot est écrit comme œci, se/im^ dont la signification miiéf ane^ c'est-à-dire c'esi l^C et un y ce qui signifie c'est semn , car comme \f est la siisième lettre de l'alphabet, nous avons le nombre sept lorsque nous lui ajou-> tons un. On i^ît aussi allusion à ly dans le mot iwehe (douse), qui, en saxon, est écrit twelfj dont Tanalysé
848 LA Df/:OUVEBTE
donne two^tUf^ ce qui signfie littéralement two ihef (deux le/), c'est-à-dire deux fois Vf. Twiet (deux fois) est le même que iwo isy et comme two is/si" gniGe aussi denx le f puisque is signifie h et est autant ce qu'on appelle un article ou un pronom que ce qu'on nomme un verbe, nous voyons que two elf fait littéralement iwicef{à&\k\ fois/). Eleven (onze) peut aussi^ quoique je Taie déjà expliqué autrement^ être analysé ainsi, el-even, c'est-à-dire L étre^ ce qui veut dire que c'est la lettre L qui est la onzième de l'alphabet, l'I et le J n'étant comptés que pour un.
Le chiffre 8, ainsi que nous l'avons déjà dit, est composé d'un o et d'un o mis l'un sur l'autre comme ceci g; et comme o est égal à un, on peut dire que 8 est la même chose que double un, ou que I et O qui font aussi double un. Lorsqu'on considère 8 comme étant composé d'un I et d'un 0, au lieu de o et o, sa forme doit être trouvée dans ces trois parties I^ dis* posées ensemble comme ceci H>, et réunies comme ceci Sb; et comme ici % est égal à o, ou à o, nous avons encore 10, ou IS, ou B, et évidemment un.
Le chiffre neuf est fait ainsi, 9, qui n'est autre que I et disposés ensemble comme ceci q , et réunis ainsi q ; ce qui fait qu'il est encore égal à un un^ ou double un, ou tout, ou la Divinité , de sorte qu'il ne diffère pas le moins du monde, quant au sens, des nombres précédens.
Quoique je n'aie entrepris d'expliquer que la forme des chiffres, je ne peux cependant pas me dispenser
d^ examiner ici le nom qui a été donné au nombre nine (neuf), parce que la grande ressemblance qu'il a dans les langues anciennes et modernes avec le mot pour nev) {fieufy pris dans le sens de nouveau) a souvent attiré l'attention des savans. Comme le chiffre 9 est égal à oi, et comme ces deux caractères sont égaux à un UHj qui signifient un dans l'extrême y ou le premier un; et comme le premier d'une chose est son état nei(/'(nou veau), nous découvrons pourquoi le mot français pour nine (neuf) et neta (neuf — nouveau) est le même dans les deux cas, neuf; et pourquoi la partie radicale denovus (nouveau) et denovem (neuf) sont encore les mêmes puisque c'est nov dans les deux cas. Lorsque nous analysons le mot anglais nine, nous avons en-ine, et ici ine, lorsqu'on considère le son qui lui est attribué^ est précisément égal à ei/ne, parce que I est égal à ey ou eye^ ou même à eg ou ty, comme nous l'avons déjà vu plusieurs fois. Alors, comme eyne est l'ancien pluriel de eye (œil), et est par conséquent pour eyes (yeux), il s'ensuit que nine signifie réellement iheeyes, c'est-à-dire un un, et ces deux mots, comme nous l'avons établi ci-dessus, signifient aussi le premier un , parce que la répétition d'une chose marque qu'elle est dans son extrême. Maintenant, comme ey est le même que eye , et comme y est le y grec dont il ne diffère même pas par la forme, il en résulte que eyne pourrait tout aussi bien être écvxiegne, et que le mot nine pourrait tout aussi bien être écrit negne , dont l'analyse est en-^
8ê0 LA DÉœUVERTE
#5F-m/et comme^y ne diffère aucunement deey^ (œuf)^ il s'ensuit que en^eg^in signifie thé egg one^ c'est-'àdire ihe egg egg ^ ou ihe eggê (les œufs); car ici m, qui se trou\e k la fin « est pour indiquer le pluriel , justement comme il est dans eyne (c'est-à-dire ey4n). Ainsi, nous voyons que nine signifie /e pretnier un ou les yeuxj que c'est aussi le pluriel de egg (œuf), et qu'il signifie par conséquent egge (œufo). Il n'y a donc aucune difîérence (puisque eg est égal à ig^ et que ces deux mots sont égaux à /) entre le pronom singulier de la première personne et egg. Alors, comme 1 signifie la première vie , ou la première personne^ de même un œu/ (egg) doit signifier une première chose ^ et c'est ce qu'il signifie réellement, puisque l'œuf est le premier état des oiseux et des insectes. Nous venons de voir que la partie radicale de novem est nov. Ce mot novy lorsqu'on l'analyse, fait enovj et comme v est égal à n les deux mots deviennent en-ofij qui, lorsque nous faisons prendre à 1'^ la forme de Voy deviennent on on^ c'est'à-dire one one (un un); de sorte que i%ov ne diffère nullement de nine en signification, puisque le premier signifie the egee (les yeux), et que ce pluriel est égal à 1 1, ou unun, comme nous l'avons montré. Toutefois nov signifie non-seulement un un qui est égal à le premier^ mais auisi an egg (un œuf), attendu que, par l'analyse, il devient en-^ov^ et puisque ov est le radical de ovum (un œuf), et aussi de nov (c'est-à-dire en-ov) le radical de novem , il s'ensuit que le véritable mot latin, pour œu/j
est w. Le lecteur doit savoir maintenant que um^ dans ovum y est seulement un article qui a été rejeté à la fin. Donc^ le mot français n^ti/ devient , par l'analyse^ en^'cuf^ dont le sens littéral est aussi un un^ ou un œu/. Le mot français correspondant à eyg est aujourd'hui fBtff^ et ceci est très correct, mais pas le moins du monde plus que eufj par la raison que les deux lettres que nous voyons dans œ sont en apposition Tune à Tautre , de sorte qu'on peut fort bien en supprimer une ; et si l'on retranchait 1'^ au Heu de Voy ce qui resterait (ouf) serait également fort correct, puisque Vo est le même que e ou e. Par conséquent, l'autre mot français nouveau aurait aussi bien pu s^écrire neuveau, puisque ce mot est pour au neuf, dont le sens est au nouveau^ c'est-à-dire appartenant au nouveau, à ce qui est nouveau. Nous pouvons aussi observer que aufel euf sont précisément égaux pour le son. Mais puisque u est le même que v , et qu'en latin' dans le radical de novem {nov) et dans celui de nov {ov) il n'y a pas d'/* ajouté au v, pourquoi les deux mots français neuf et eeufne sont-ils pas écrits neu et a?i«? Dans le principe, ces mots doivent avoir été écrits comme ceci ; mais à cette époque Vu signifiait plus clairement qu'il ne le fit postérieurement ce qui était double, de sorte que quand il commença à exprimer moins distinctement ce qu'il signifiait d'abord , ce qui vint de ce qu'on l'employait fréquemment pour dési* gner les objets simples, on trouva qu'il était nécessaire d'accroitre sa force en lui adjoignant un autre
caractère d'une valeur égale à la sienne. Par consé« quent , uf est égal à uu ou à ui^ ou encore à iuy el chacune de ces formes signifie double. Ainsi , en anglais, le mot neufesi écrit neto , parce que le tr a une importance exactement égale à uf, qui est , comme nous venons de le dire , pour uu et par conséquent pour w ou w. Ceci nous fait voir que la partie radicale de new était, dans le principe, nev^ qui est égal à nav de novem , attendu que 1'^ est égal à Yo. 11 s'ensuit donc que, lorsqu'on les considère radicalement, ces deux mots et le mot français neuf ne diffèrent nulle* ment l'un de l'autre. Par cette explication denine^ nous pouvons être certain que le mot correspondant à nine (neuf) dans toutes les langues , lorsqu'on l'examinera radicalement, sera trouvé synonyme de neuf (nouveau), eye (œil) et an egg (un œuf). C'est parce qu'il signifie un un (attendu qu'il est composé de o, i) qu'il est le même que eye (œilj dont le sens est semblable^ par la raison que nous avons deux yeux; et c'est parce que un un indique le premier j que nine et ce mot sont aussi synonymes. C'est pour la même raison qu'il ne diffère pas de ii^/'(nouveau)> attendu que ce qui est neufe&i dans son premier état. Mais comme un un signifie un dans Vextréme , nine ne peut-il pas, lorsqu'on l'emploie négativement, signifier none (aucun)? Sans aucun doute; et c'est là l'origine du mot anglais nofie, qui ne diflere aucunement de nine. Il serait donc fort exact d avoir ces deux mots écrits d'une manière toutà-fait semblable.
C'est pour cette raison que le mot latin correspondant à neuvième {ninth , c'est-^à-dire nine ihe ou ihe nine — le neuf) est nonus; et comme ceci doit, dans le principe, avoir été us non {le neuf)y nous voyons clairement {non étant le même que ^c^ne — aucun) que le mot latin pour nine^ et le mot anglais none s'écrivaient de même. Mais puisque nous savons que i et o sont égaux^ pourquoi trouverions-nous que nine diiTère de none, puisque c'est dans ces deux lettres seules qu'existe la dissemblance entre ces deux mots? L'analyse du radical de novem {nov) a montré que ce mot était le même que non {en-on)^ et cette analyse est prouvée fort correcte ici , puisque dans nonus (neuf le), le mot nov prend cette forme de non; par conséquent novem et nonus ne diffèrent aucunement. Je trouve ici une nouvelle preuve de l'opinion que je viens d'émettre tout-à-l'beure , c'est-à-dire que les correspondans de eye (œil) et egg (œuf), lorsqu'on les considère radicalement , doivent avoir le même sens dans toutes les langues, et elle m'est fournie par la langue teutonique qui ne m'était pas venue à la pensée lorsque j'ai traité cette question , et dans laquelle le mot pour e$r^ (œuf) est ey (pour eye — œil).
Les mots que nous venons d'examiner pourraient encore donner lieu à un grand nombre d'observations curieuses; mais nous en avons assez dit à ce sujet pour mettre toute personne en état de suppléer à tout ce que nous n'avons pas fait.
Le chiffre qui vient après neuf est 0, dont je me
suis occupé déjà plusieurs fois. Comine il a un 1 sous* entendu devant lui, il est égal & 10, ien (dix), dont le sens est téiê un. La terminaison ty que nous voyons dans iwenij (vingt), thiHy (trente), /urty (quarante), etc., signifie aussi la téiê un, puisqu'elle peut être analysée ainsi, it-i {iéte im), et on trouver^ aussi le même sens en analysant iy comme ceci, «Ntr, qui est le même que tin , et par conséquent que ien (dix) j de sorte que iweniy est littéralement iwen-iên , qui ne difTère nullement de iwain-tên , c'est-à-dire tneiee ien (deux fois dix). Nous pouvons reconnaître comment il se fait que iy devienne iip par l'analyse, en nous rappelant que Y est composé de ces trois par^ ties, l\r, qui sont égales à te?. La terminaison français aniêj comme dans quaran/#, cinqudrn<#, et qui pour« rait aussi bien être écrite ente (comme dans trtfitla), feit aussi en-'ii par l'analyse, ce qui devient tien lors^ qu'on remet ii devant, et ien (dix) lorsqu'on contracte Vt. La terminaison anglaise ^««n, comme dans ihir^ teen (treize), fourteen (quatorze), etc., signifie égale* ment ien, comme chacun peut le voir; mais personne n'a jamais soupçonné que ce mot était le même que ittinj et que ceci est la même chose que Hun ou iun (uneiionne)y qui peut encore être analysé ainsi, iiHin (la téie un) (1), ou ien (dix). Mais la forme la plus cachée
(i) u mesure et le poids «ngleis tm ou ton (io^ae o« toDieav) doivent avoir été Dommés aiosi {la iéte un) par la raison que c'est la mesure ou le poids le plus important j ou bien parce que dans le principe cela représen- Uit dii fols la qnealité de qqeiipie wtro polda os meimie.
de ce nombre est peut*êtredan8la terminaison française 9^y que nous voyons dans les mots treli;^, quatorz^^ etc; Toutefois y les enians trouveront dorénavant qu'il est fort &cile d'expliquer cette terminaison , parce qu'ils doivent savoir, d'après ce qu'on a vu si souvent, qu'elle est égale à IS^ et que IS est le même que 10 ou 10.
Comme je l'ai déjà dit il y a long-ta»ps, je pour*' rais continuer ainsi à l'infini, et remplir des tdumes de cette sagesse divine qui, pendant tant de siècle, est restée enfouie dans les mots; mais ici 4oil pour le moment s'arrêter cet ouvrage, qui s'est augmenté du double depuis le jour où le croyant suffisamment com* (det, je l'ai livré à l'imprimeur pour le publier. La réalité de la découverte qu'il renferme, malgré son apparence incroyable et folle, a pu être rendue d'une manière assez évidente pour convaincre tout esprit droit et intelligent que ce n'est pas le résultat d'un vain songe qui lui est présenté.
Je ne doute pas le moins du monde, cependant, qu'il ne se trouve beaucoup de gens qui, après une lecture attentive de cet ouvrage, ne pourront y croire malgré l'abondance de preuves incontestables qui s'y trouvent, malgré la production réellede la science à la propagation de laquelle il est destiné; car, pour peu qu'on connaisse l'esprit de l'homme, on doit savoir qu'il y en a un très grand nombre, même de ceux qui possèdent des connaissances très supérieures, qui sont nés et qui ont été élevés dans des vues lellementétroites, qu'il n'est pas en leur puissance de concevoir aucune
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grande vérité, qui sort du cercle de celles qu'on leur a enseignées pendant toute leur vie. Ces organisations finiront cependant par être convaincues de cette découverte : mais quand? Lorsque tout le monde y croira, pas avant. Alors peut-être, avec un étonnement bien joué de TindiiTérence ou du défaut de pénétra* tion des autres, ils reconnaîtront, par le moyen d'une lumière empruntée, la vérité de cette découverte, et on les trouvera probablement au nombre de ses admirateurs les plus ardens, comme si c'était eux, et eux seulement, qui au premier jour de son apparition en avaient compris l'esprit et dévoilé les mérites. Mais cette croyance et cette admiration viendront trop tard, c'est-à-dire lorsqu'elle n'en aura plus besoin. Cependant, comme on doit préférer une intelligence feinte à ce qu'on entend par l'entêtement de la stupidité, de même qu'on doit préférer chez une femme une modestie affectée au mépris de toute honte, nous ne devrions pas — « quoique nous puissions y être poussés tout d'abord par la haine de ce qui ressemble à de l'hypocrisie — déverser trop de mépris sur ces prétentions, ni trop blâmer à cause de leurs vues bornées les personnes qui ont une pareille faiblesse, car ce serait presque aussi injuste que de reprocher à notre ami la couleur désagréable de ses yeux ou de ses cheveux, ou quelque infirmité naturelle dont l'homme ne peut éviter les atteintes.
Mais qu'y a-t-il donc qui puisse empêcherbeaucoup de gens de croire à cette découverte? Une grande rai«
son — le pouvoir de penser pour soi . Et quelle peut être la difficulté de concevoir clairement la vérité de cette découverte? Cette difficulté est à-peu-prèsaussi grande que celle qu'il y a à comprendre que un et un font double un. Mais personne ne peut manquer de croire ceci? Oui, parce que tout le monde le sait déjà. Mais s'il avait pu arriver que les hommes restassent jusqu'aujourd'hui dans rignorance d'une vérité aussi simple, celui qui l'aurait trouvée pour la première fois ne rencontrerait certes pas plus d'une personne sur cent qui voulût d'elle-même, et sans avoir consulté, ajouter foi à sa découverte.
J'affirmerai même que celui qui ne peut pas parvenir à reconnaître la réalité de la science des langues est né athée : je ne veux pas direpour cela qu'il soit athée maintenant, ou qu'il ait le moindre doute sur l'existence d'un Dieu , mais ma pensée est que si cette personne était restée jusqu'à présent dans l'ignorance de cette vérité, il serait de toute impossibilité de la lui inculquer, malgré toute son évidence, et cela à cause du défaut d'originalité de son esprit qui se refuse à entrer dans une route nouvelle et n'accepte que celles qui ont déjà été frayées par des milliers de devanciers.
Mais ces personnes qui ne peuvent croire à cette nouvelle science des langues, et qui iront peut-être jusqu'à la taxer d^imaginaire, donneront par cela même et sans s'en douter à son auteur, les plus grandes louanges qu'ait encore reçues un esprit humain;
car il y a dans œ système une telle sagesse^ qu'il n'existe pas de production de Tbomaià qui puisse non*seule^ ment Tégaler^ mais même en approcher. Combien il est admirable que toutes les langues^ que tous les mots, et toutes les lettres qu'on ait jamais connus^ puissent se réduire au plus petit point qu'on puisse imaginer, et que ce petit point soit le signe par lequel on indique le créateur de toutes choses! En mettant de côté la signification que tous les mots, que toutes les lettres, et même ce petit point renferment en eux«mèmes et qui est leur propre définition, il y a dans la seule unité de cet arrangement quelque chose de si extraordinairement sage et beau, quoique simple, quelque chose qui ressemble tant aux manières d'opérer d'un Dieu et s'éloigne si prodigieusement de tout ce que l'invention humaine a pu accom^ plir, qu'il est impossible de lui assigner cette origine.
Plus je réfléchis maintenant à cette grande idée de l'unité, plus je me sens convaincu qu'il y eut un temps où l'homme n'avait qu'un mot et était dans l'état de félicité, plus je me sens entraîné à croire ferme* ment, lorsque j'ose me demander quelle langueon parie au ciel, que là aussi il ne peut y avoir qu'un seul mot, mais composé à l'aide d'un calcul si étonnant, qu'en nommant toujours la Divinité il doit aussi nommer toutes les autres choses.
Personne ne peut encore dire quels seront tous les avantages qui résulteront de la connaissance de cette science ; mais lls^doivent être très nombreux, et de la
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plus grande importance. En retrouvant et en examinant les idées que les hommes entretenaient à cette époque reculée où pour la première fois ils pronont* cèrent des mots , on jettera une très vive lumière sur l'état primitif du genre humain , et cette ressource nouvelle mettra Tbistorien à même de corriger plus d'une grave erreur et de remplir des lacunes regrets tables dans Thistoire religieuse et civile de l'ancien monde. L'assistance que cette science prêtera aussi a l'étude des langues doit être très grande , même main^ tenant où elle n'est encore que dans son enfance; mais dans peu de temps j'espère voir ses principes si bien connus^ et classés d'après une méthode si claire, que des enfans pourront, avec la seule connaissance de leur alphabet , déchiffrer avec facilité les mots de toutes les langues. Avec une telle extension de coU'* naissance et de pareils moyens de communication établis entre des peuples éloignés , il doit s'opérer à la surface du globe de grands cbangemens dont nous ne pouvons nous faire aucune idée. Cette découverte doit aussi frayer une voie nouvelle à la science des nombres, he mathématicien médiocre ne verra oer-* tainement rien, ou fort peu de chose, dans ce que j'ai révélé à l'égard du point, du'cercleet de la ligne droite, que j'aj prouvé tous trois ne faire qu'une seule figure; et il devra être embarrassé de concevoir quel parti on peut tirer du savoir que nous avons maintenant, que dans tous les nombres il n'y en a qu'un s$uK Mais si un homme comme Newton vivait mtin^
tenant, il pourrait, à l'aide du pouvoir extraordinaire de pénétration dont il était doué , prévoir beaucoup dans ces découvertes, et je ne doute pas qu'il ne les eût considérées comme de précieuses acquisitions pour la science des mathématiques.
De même, le théologien savant, mais non bigot, s'il aime sincèrement la vérité, doit admettre que, d'après les explications minutieuses qui ont été données par cette découverte de la Divinité, delà Trinité, du Saint-Esprit , du Soleil et du Fils {sun et son)^ de l'âme, d'un être humain, de latérite et de l'éternité, on peut fort distinctement voir quelles étaient les plus anciennes opinions religieuses de l'homme. 11 comprendra aussi que cette découverte fait plus pour confirmer quelques esprits hésitans dans la croyance d'un Être sage qui a créé toutes choses, qu'aucun ouvrage religieux ou philosophique qu'on ait encore publié ; car il remarquera que, sur cette question si sérieuse, le système que nous produisons ne fait pas connaître seulement les opinions d'un peuple, mais bien celles que le monde entier doit avoir professées, et cela à une époque où l'esprit humain était dans toute sa force et bien supérieure, à ce qu'il paraîtrait , à ce qu'il a été depuis. On ne pourra* pas non plus manquer de s'ar^ rèter à cette partie de la découverte qui tend à montrer que les hommes, à une époque, étaient dans un état d'innocence parfaite; et si on n'osait pas émettre son opinion propre sur cetle question qui exige tant de recherches et des réflexions sérieuses, on recon-
naîtra au moins son importance; on reconnaîtra combien cela parait curieux et intéressant, et on ne pourra nier que le devoir de tous ceux qui aiment la vérité est de lui porter assistance pour l'examiner à fond. Le théologien éclairé doit admettre aussi l'opinion qui a été plusieurs fois exprimée dans cet ouvrage, c'est-à-dire que la perte de la science des langues fut un des plus grands malheurs qui aient frappé le monde , puisque c'est à cette cause, plus qu'à toute autre, qu'on doit attribuer les rivalités et les haines religieuses qui , depuis cette époque fatale, ont désolé la terre; et il conviendra que si jamais les hommes se rallient à une même croyance ^ ce sera cette découverte qui devra leur fournir les moyens de réaliser l'espoir d'un si grand bonheur. ^
Ces écrivains que nous appelons des grammairiens habiles, c'est-à-dire ces hommes chez qui l'étude des mots est une passion, et qui consument leur vie entière en efforts dont le but est de distinguer et de définir les différentes classes entre lesquelles les mots de chaque langue ont été divisés jusqu'à présent, doivent avouer honnêtement qu'ils n'ont absolument rien su du sujet favori de leur étude , qu'ils ne pouvaient même pas dire en quoi un substantif différait d'un adjectif, en quoi la lettre À différait delà lettre B. Ces hommes intelligens ne manqueront certes pas de remarquer — en appuyant comme ils doivent le faire sur ce fait important — avec quelle évidence il
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esl proaté^ au oommenceinent de cet ouvrage, que les pluséminens grammairiens dont il soit fait mention ne nous ont pas transmis une seule définition d'aucune des parties du discours qui puisse soutenir un exa* men logique ; et ils remarqueront encore que cette circonstance est la plus grande preuve que Ton puisse donner de notre ignorance totale de la science de la grammaire I attendu que ce que les hommes savent réellement, ils peuvent aussi le définir très aisé* ment. Quant aux grammairiens inférieurs , ils ne verront pas d'abord, dans cette découverte^ aussi loin que les esprits d'élite auxquels je viens de faire al« lusion ) et cela par la raison toute simple que leurs vues étroites s'y opposent. Ils pourront cependant^ jusqu'à un certain degré» en comprendre quelques portions; mais Ja connaissance qu'ils pourront eu avoir ne peut, après tout, être que celle d'un écolier> et non telle qu'en peut acquérir un esprit mai* tre ; car ils ne peuvent pas se convaincre entièrement par eux*tn6mes que ce qu'ils savent ils le sa* i^enê véritablement; et ce doute sera grandement ac^ cru par l'impossibilité apparente de faire maintenant» pour la première fois, une découverte telle que celles ci. Donc, si l'on recherche leur opinion sur ce point, ils la donneront d'une manière évasive; et si on les presse de répondre catégoriquement , ils se décideront contre l'évidence de leurs propres impulsions, à cause de l'absence de cette supériorité dont j'ai parlé, et penseront qu'il est plus sûr de croire que ce qu'on pré*
sente aujourd'hui au public comme la science dé la grammaire ) n'est tout au plus qu'une ingénieuse in» ventioni C'est pour cela qu'ils répondront dans le sens de ce raisonnement ^ mais encore aveo tant de détours^ que toute personne douée de quelque disoer« nement pourra voir que, quelles que soient les prêtent tiens de pareilles gens^ ou quoi qu'ils puissent afTecter de savoir, ils n'ont pas une véritable confiance en eux, et que leur science, comme leur pénétration, est, après tout , de qualité très inférieure* Cet ouvrage ) lors de son apparition , aura peut-être plus à souffrir de la louange d'un grammairien de cette classe , que de la censure ouverte et franche de dix hommes ha* biles, car ceux-ci ne seront pas obligés d'employer des subterfuges pour dissimuler leur faiblesse : ils attaqueront tout de suite la question içiportante^ et elle est dans la réponse qu'on doit faire à cette question : Cet ouvrage renferme-t-il réellement ce que t auteur croit fermement quHl contient^ la découverte de la SCIENCE DES LANGUES ? Telle est la question à laquelle tout le monde doit désirer qu'on fasse une réponse claire et directe ; et nous ne doutons pas qu'elle ne soit affirmative de la part des esprits qui possèdent la véritable supériorité — le pouvoir de penser par soi' même»
Le savant lexicographe admettra aussi , en exami-* nant les significations qui sont trouvées par l'analyse des mots que nous avons donnée dans cet ouvrage, qu'un dictionnaire entier fait d'après le même
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système, serait, de toutes les produc tiens de Tesprîti
la plus curieuse et la plus précieuse à*la-fois*
Quaut à ce que les grands logiciens et philosophes doivent penser de cette découverte, je n'ai pas besoin d'en donner mon opinion , car nous avons la leur. Ainsi, Locke, en parlant des mots et des idées^ observe : « Peut-être que s'ils étaient distinctement examinés «r et strictement considérés » ils nous donneraient un « autre genre de logique et de critique que celui que « nous avons connu jusqu'à présent. » (i)
Dugald Stewart^ en faisant allusion au même sujet, remarque aussi : « La branche de la philosophie à « laquelle se rapportent le plus immédiatement lesob- ^ servations qui précèdent-, doit toujours demeurer « dans l'enfance jusqu'à ce qu'un vide immense dans « l'histoire de l'esprit ne soit rempli par une expli* « cation des progrès graduels par lesquels il acquiert « l'usage des différentes classes de mots qui compo^- « sent la langue d'un peuple cultivé et éclairé (2). »
Nous pouvons donc conclure de ceci, avec confiance, que si cette découverte avait été connue de Locke, Dugald Stewart et de tous les écrivains de ce genre^ leurs ouvrages eussent grandement différé de ceux qu'ils nous ont laissés. Nous pouvons même croire, en admettant, comme nous devons le faire, que les opinions que nous venons de citer sont sincères, que
(i) Voir le premier volume de cet ouvrage, p. 82. (2) /Wrf,
si ces hommes avaient pu, à la veille de la publication de leurs ouvrages , avoir communication de la découverte actuelle, ils auraient avoué que tout ce qu'ils avaient écrit sur Fesprit humain aurait dû, depuis le commencement jusqu'à la fin, être étudié de nouveau.
Ces dernières observations me rappellent que je dois faire connaître ici le nom de plusieurs ouvrages pour lesquels je suis en train de rassembler des matériaux; car, voulant appliquer dans Texécution de ces ouvrages la science que je viens de découvrir, je désirerais vivement que toutes les personnes qui voudraient concourir par leur assistance à donner toute la perfection possible à la Science des langues^ me fissent Fhonneur de me communiquer leurs avis ou communications sur un sujet qui intéresse à un si haut point le public, et peut lui être d'une si grande utilité. Les ouvrages dont je viens de parler sont : un Dictionnaire national y montrant la signification que tout mot renferme en lui-même comme sa propre définition; une Grammaire nationale ^ et les Elémens de philosophie et de logique (1).
Gomme la seule lecture de cet ouvrage doit rendre beaucoup de personnes intelligentes capables d'ana-
(1) Ces commanications, lorsqu'elles seront faites en Angleterre, pour* font être adressées à MM. Longman et comp., à Londres, pour l'auteur ; et comme f ai Tintention de publier de pareils ouvrages à Tusage de la nation française, on pourra adresser ces communications, lorsqu'elles seront faites en France^ au Gérant du Comptoir des Imprimeurs-Unis , quai Malaquais, n<»16, qui les remettra à la personne chargée de les réunir.
tjser, dant toutes les langues dont elles connaissent les lettres, une multitude de mots avec exactitude et facilité, et comme je ne doute pas que ces personnes ne s'amusent souvent à ces recherches , si les résultats m'en étaient communiqués, il me serait bientôt possible, avec le seul travail de revoir lé tout> de publier le Dictionnaire le plus curieux et le plus utile qui ait encore paru, mais qui doit me coûter des années de travaux assidus si je ne suis pas aidé.
Ce moyen me permettrait aussi de lutter avec avantage contre les nombreux concurrens que je rencontrerai probablement dans Tapplication des principes de la science des langues, pour Taccomplissement des ouvrages dont j'ai formé le projet; car, bien qu^il puisse y avoir un très grand nombre de personnes à vues si rétrécies qu'elles ne pourront s'élever à la hauteur de cette découverte, et à qui par conséquent il sera impossible d'en comprendre et d'en adopter le principe, il m'est cependant interdit de croire que d'autres personnes, douées d'esprits élevés et qui croiront sincèrement à ce système, puissent en suivre plus long-temps un autre par lequel ~ ainsi qu'on Va clairement fait voir dans cet ouvrage *-^ on ne peut expliquer un seuî mot sans les contradictions les plus grossières et la violation du sens commun.
Mais c'est aux membres respectables des collèges ei des écoles, à toutes les institutions fondées pour la propagation des connaissances utiles, à ceux qui doivent leur savoir à eux-mêmes (car ceux-là au moins
t)nt des pensées à eux)^ et aux pareds estimables qui font de l'éducation de leurs enfans l'étude de leur Tie, que je m'adresse pour l'assistance que je réclame maintenant; car je sais que ces personnes doivent , entre toutes, porter le plus d'intérêt au perfectionnement de celte découverte.
Quant à la forme de cet ouvrage, on ne peut réellement pas émettre d'opinion à cet égards Ainsi que je l'ai dit déjà, j'ai communiqué mes découvertes i»uivant l'ordre grossier, mais naturel, dans lequel elles me sont survenues; et comme je les ai réunies avec la plus grande hâte , et au milieu des interruptions — car une grande partie de mon travail a été faîte pendant l'impression — on peut facilement concevoir qu'à moins de recommencer tout l'ouvrage, il serait impossible de lui faire subir des améliorations par* tielles qui fussent satisfaisantes. Si j'avais pris ce der^^ nier parti, cela m'aurait permis d'en donner toutes les parties dans un état également régulier et uni, mais aussi j'aurais fait disparaître un des grands avantages qu'il présente actuellement, qui est de rétracer fidèlement la marche et les développemens progressifs de cette découverte. A mesure que j'avançais, mes connaissances s'accroissaient, de sorte qu'une per** Sonne attentive peut, après une seule lecture de cet ouvrage, remarquer qu'elle serait capable d^analyser des mots beaucoup mieux que je ne le faisais moimême au commencement, lorsque mon habitude de cet art n'était que bien fhible comparativement à ce
qu'elle est aujourd'hui» quoiqu'il me reste encore
d'immenses progrès à faire.
Je ne demande pas l'opinion de la presse, parce qu'il serait impossible de le faire sans solliciter une faveur, et je n'en désire aucune. Si ma découverte est réelle, je n'ai besoin d'aucune indulgence; si elle ne Test pas, je n'en dois pas obtenir. Parler avec indulgence d'une découverte qui intéresse à un si haut degré l'instruction publique, serait l'acte le plus condamnable dont pourrait peut-être se rendre coupable l'auteur d'une revue dans l'accomplissement de son devoir. Je dis peut-être^ parce que, outre celui-là, il en est encore un autre tout aussi digne de blâme, et dont certains écrivains estimables (je veux parler de ceux qui souhaitent par-dessus tout que personne ne soit reconnu plus sage qu'eux-mêmes) pourraient fort bien commettre; et ceci serait, par une indifférence affectée, ou des revues morcelées , de faire en sorte que cette découverte demeurât autant que possible inconnue du public. Si j'avais à réclamer quelqu'indulgence^ ce serait pour la forme de cet ouvrage, et cela avec d'autant plus de raison , que de nos jours l'art misérable de faire des livres est très grandement apprécié et mis en usage; et cet art a été amené à un tel état de perfection, que quelques gens — et ce sont là, me dit-on, les écrivains les plus populaires — paraissent avoir découvert l'heureux moyen de remplir avec des riens autant de volumes qu'il leur convient.
Les personnes qui seront frappées de cet art mer-
veilleux doivent trouver que l'ouvrage qui renferme la science de toutes les langues qu'on ait jamais parlées, ainsi que beaucoup d'autres révélations, est une production informe, lorsqu'on la compare à celles que la mode du jour produit ; et elles pourront , au fond de leur cœur, plaindre l'homme simple qui se laissa tellement entraîner par une telle découverte, qu'il ne songea même pas à faire un livre. Tout le monde, me diraient ces personnes, a été enchanté de l'explication étonnante donnée du verbe par Horne Tooke ; et cependant personne ne peut comprendre ce qu'il entend par le verbe, parce qu'il n'en a jamais donné une définition malgré tout ce qu'il en dit dans ses deux gros volumes in-quarto. Elles me diront aussi, qu'il ne semble pas non plus être à la mode maintenant d'être doué d'esprit suffisamment solide pour concevoir le plan d'un ouvrage où l'art est aussi négligé que dans le mien, d'une étendue et d'une variété aussi grandes, et qui comprenne une telle multitude de découvertes sur la forme et le sens des mots comme des lettres. Elles me diront encore : Horne Tooke a étonné tous les philologues par sa célèbre explication du mot that, quoiqu'il n'ait jamais su ce qu'il signifie: et mon explication du même mot ne surprendra personne — bien que je montre ce qu'il signifie — parce qu'elle est éclipsée, anéantie même, par le nombre immense d'autres découvertes beaucoup plus importantes au milieu desquelles elle est enfouie. Si cet ouvrage n'avait pas été plus loin que le substantif et l'adjectif,
cela aurait oertainement suffi, avec de nombreuseç citations, pour remplir deux forts volumes in-quarto, et aussi de nos jours un esprit d'une grande capacité; mais la découverte de la véritable nature de ces deux mots, malgré son importance, sera également perdue pour neuf lecteurs sur dix, à cause de l'intérêt puis* sant qui s'attache aux autres grandes découvertes qui la suivent. On peut en dire autant de ce que renferment presque toutes les pages de cet ouvrage, chaque nouvelle découverte étant, par son importance, de na* ture à faire perdre le souvenir fie tout ce qui l'a précédée. Une telle surabondance de matière sera, je le sais, fort nuisible à cette découverte vis-à-vis de ces gens qui ne peuvent trouver de place pour une idée qu'ils n'ont pas eue toute leur vie. Par conséquent, ces esprits, en pensant à cet ouvrage, n'en vei;ront qu'une fraction, et peut-être la moins digne d'intérêt; et cependant, c'est sur cette fraction, avec tous ses défauts (ce qui les rendra encore plus tenaces), qu'ils le jugeront. Si les esprits dont je parle ici appartiennent aux critiques médiocres , en voyant que mes découvertes sont données avec l'irrégularité de l'inspiration, et que la plus grande partie en a été faite dans les derniers momens, ils appuieront rigoureusement sur la négligence du style, sur le défaut de méthode, de concision^ etc., et ils oublieront complètement qu'ils ont à rendre compte d'une importante découverte qui se produit au milieu ^e difficultés sans nombre, et non d'un volqmei clinquant du jçifr, composé de mots e^
de phrases étudiés. Mais Thomine à idées élevées pren*» dra une autre vue de cet ouvrage. Il s'étonnerad'abord, comme tout le monde, du titre qu'il porte, mais ce ne sera pas comme l'esprit étroit qui ne croit possible que ce qu'il peut embrasser ; il ne se prononcera pas sur cette découverte^ bien qu'il ne sache pas expli-* quer encore comment elle a pu être faite. Il essaiera donc de lire les premières pages de cet ouvrage avec un esprit impartial, et lorsqu'il aura vu que je sais fort bien à l'avance quelle incrédulité je dois rencon* trer au sujet de la possibilité d'une pareille décou* verte, la curiosité le poussera à s'engager plus avant, pour voir de quelle manière il est possible de montrer et de prouver que les hommes n'ont pas une science telle que celle qu'ils nomment la grammaircj ni même la notion la plus éloignée de la véritable nature d'au* , cune des parties du discoursi comme on les appelle, Le seul examen du substantif et de l'adjectif le coi^ vaincra, même avant d'en arriver à l'endroit où l'on en démontre la nature réelle , qu'à parler d'une manière critique , les plus grands gran^mairiens^ logiciens et philosophes qui aient jamais existé» n'ont absolument rien su de ces deux parties du discours, qui sont de beaucoup les plus simples de toutes ; car, il remurquera, comme moi, que ce n'est pas connaître la science delà grammaire que de pouvoir dire qu*un mot est aif singulier ou au pluriel, au masculin ou au fé-* minin— il faudrait vraiment être aveugle ou siourd pour ne pas wvpir wla — pas plMs qu'on ne fait preuve do
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connaissances en astronomie en disant que le soleil luit le jour et la lune la nuit. H verra clairement que notre prétendue science de la grammaire n'est rien de plus que l'adoption de ce que nos yeux et nos oreilles nous apprennent , et que nous ne savons la cause de rien, pas même celle qui fait que le pluriel des noms est indiqué en anglais, et dans plusieurs autres langues, par un s. Il verra aussi avec quelle clarté on montre, au commencement de cet ouvrage, que les sîgniûcations données aux mots par les plus savans lexicographes ne peuvent pas supporter Texamen ; et il prendra pour exemple des mots familiers, tels que mine, thiney ours, yours^ theirs^ his et hers. On peut dire aussi que, lorsqu'on les considère grammaticalement, on ne peut expliquer d'aucune manière ces mots s/ connus, puisque, à l'appui de ce fait, on cite les plus éminentes autorités, dont on ne peut se dissimuler la faiblesse. Tous les noms au génitif ou au cas possessif attireront ensuite son attention, et seront reconnus pour avoir été aussi complètement ignorés. Il s'étonnera que les hommes aient pu vivre jusqu'à présent sans même soupçonner leur profonde ignorance sur ces divers points, et il conviendra, même avant de savoir comment ces difficultés doivent être résolues (ce qui ne pourra manquer de piquer vivement sa curiosité), que si mon ouvrage s'arrêtait là, si peu que ce soit, cela suffirait même, en montrant simplement qu'on ne sait rien de la science des langues, pour jeter sur la philologie une plus grande lumière que ne l'a encore fait
aucun ouvrage publié sur ce sujet; carie premier pas vers la découverte de cette science est de reconnaître notre complète ignorance. Mais, lorsqu'il arrivera aux développemens de toutes ces questions et aux découvertes qui s'y rattachent, combien il s'étonnera de leur rare simplicité, et du peu de pénétration que l'homme doitposséder pour nelesavoir pas trouvées plus tôt !Tou« tefois, ce qui l'étonnera le plus, c'est que les Anglais n'aient jamais su que les substantifs eussent dans leur langue deux cas possessifs comme les pronoms, et que les grammairiens d'aucun pays n'aient jamais soupçonné que les substantifs étaient seulement des adjectifs au quatrième degré de comparaison ; car ces faits sont les plus évidens entre tous , et ne semblent pas pouvoir se soustraire au discernement le moins exercé. Mais quelque curieuses et importantes que puissent lui paraître ces découvertes, ainsi que celle des pronoms qui les suivent immédiatement, elles seront bientôt bannies de sa mémoire par toutes celles d'un intérêt bien plus vif qu'on trouve plus loin , et que le lecteur a vues. Malgré le nombre et la variété de ces découvertes, le critique intelligent s'efforcera par quelques exemples heureux de donner à ses lecteurs une idée générale de toutes; mais il peut faire ceci d'une manière plus efficace en racontant ses propres impressions à l'égard de la vérité et de l'importance de cet ouvrage, et il devra conclure en appelant tous les amis de la science à prêter , par leurs avis et leur contribution littéraire ^ l'assistance que je réclame pour
le perfectionneûiekit d'une découverte qui , si nous nous bordons & considérer les difficultés immenses qu'elle doit faire disparaître de l'étude des langues , est appelée à procurer de grands avantages à toutes les nations civilisées.
Mais si j'ai rencontré de si mauvais jours que je ne puisse trouver un esprit capable de comprendre cette découverte et d'exciter à sa première apparition l'esprit du public en sa faveur, je me sens néanmoins aussi sûr que de mon existence qu'un pareil aveuglement et une apathie aussi profonde ne pourront pas durer. Cette conviction m'est acquise pas la démon*stration mathématique > ainsi que tout le monde doit le reconnaître, dont cette découverte est appuyée, et par l'espérance que> bien que l'esprit humain ait considérablement déchu , il ne sera pas encore tombé si bas qu'il ne puisse assez penser par lui-même pour concevoir la simple vérité qui lui est signalée ici.
Toute l'ignorance consommée, toute la petitesse d'esprit^ toute l'indifférence affectée qae les ennemis de la vérité pourront opposer à cette découverte — car c'est de cette manière qu'ils accueillent d'abord toute chose grande ^ ne pourront ébranler la confiance sans bornes que j'ai dans son succès définitif. Et ces personnes i bien qu'elles puissent afficher le contraire^ ne s'étonneront pas de la présomption que 'je montre en osant douter de ce qu'elles avancent; car elles doivent avouer dans leur cœur, quoiqu'elles ne le fossent pas ouvertement^ que ce serait peureux
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Un gfAttcl honHeui" que de pouvoir fléchif les genoux devant les grands hommes de tous les siècles et de tous les pays avec lesquels je ne me suis pas seulement mesuiré par mon œuvre, mais dont j'ai même osé dé*voilef leseffeufs.
Néanmoins, celui qui aime la vérité prêtera sa voix à cette découverte lorsqu'il sauraqu'elle est réelle; etbien que ses paroles puissent d'abord n'être pas entendues -- car peut«ètre il sera seul— elles doivent cependant finir par prévaloir. Ma conviction derniôre est donc que, quoi qu'il puisse lui arriver, cette découverte ne pourra pas rester dans l'ombre; elle doit frayer son chemin malgré tous lés obstacles, être connue de tous les hommes , et occuper une place élevée parmi les grandes choses dont ils puissent s'honorer. Car par elle, on a retrouvé un trésor qui pendant des milliers d'années est resté perdu pour le monde entier, et elle a permis a un fhiblè mortel de s'élever jusqu'à la sagesse divine qui, nous a-t-on dit, confondit les paroles des homifnes, et fit que la seule langue de la terre parût s^être transformée en plusieurs*
Si, à certaines époques de ma vie, il m'avait été permis de prévoir qu'entre tous les êtres vivans, une créature aussi humble que moi avait été choisie par la Providence pour en faire un jour l'auteur d'une pa«> reille découverte, combien cet espoir m'aurait fait supporter d'une manière résignée, et même avec des actions de grâce, tout ce que j'ai eu à souffrir; et combien cette glorieuse attente m'aurait poussé à
préparer mon esprit, par la réflexion et Tétude, à l'accomplissement d'une œuvre aussi grande ! Mais , comme je l'ai déjà dit, elle m'est survenue au milieu de difficultés; et cependant, malgré la forme presque grossière dont elle est revêtue maintenant, elle doit vivre telle qu'elle est, à cause du secret qu'elle renferme; car il y a dans cette découverte, ainsi que le verront un jour, sinon immédiatement, les personnes de réflexion , ce qui peut créer dans l'homme un autre esprit, donner naissance à de nouveaux systèmes, et nécessiter de grands cbangemens dans plus d'une chose*
On pourra donc, dans un avenir éloigné, parler de cette découverte comme fondant une nouvelle époque dans l'histoire du monde et de l'esprit humain. Mais quoi qu'elle puisse faire, au moins doit-elle vivre; de sorte que, si j'avais jamais ressenti « des désirs d'immortalité en moi» (1) , ils devraient être satisfaits; car rien ne peut m'enlever l'avenir que je me suis créé, puisque ce que j'ai fait doit se perpétuer, partout où la civilisation s'étendra sur la terre, aussi longtemps que les mots eux-mêmes, et ne pourra périr qu'avec leur science, s'il arrivait qu'après une longue suite de siècles les hommes fussent assez malheureux pour qu'elle leur fût dérobée une seconde fois.
(1) Immorial longings in me; expression de Shakspeare souvent citée en anglais.