‹ La découverte des sources du Mississippi et de la Rivière Sanglante [microforme]Chapitre 11 sur 35 · partie connu, que l’autre ne l’était pas our · texte numérisé non relu

partie connu, que l’autre ne l’était pas our

on avait déjà déclaré tributaires toutes les :

vière de la Louisiane, qui y viennent aboutir,

Géographie avaient déjà parlé, ainsi i i

est impossible de revenir de FO M + pen peut-être le Mississippi at-il d’autres titres rs coup plus justes à cette souveraineté. Si je puis

le parcourir tout entier, je tacherai de remplir

ce vide historisque, autant qu i

mes connaissances m'en offiront les 9 “ Borne le Missouri perd la prééminence sur le | ions personne ne pourra lui refuser, qu'il ne l'ait sur toutes les rivières iributaires. i pren dans le Monde entier. de

inois, rivière aussi très consid

# à 21 milles plus haut, du côté de l'E x | jurhoqn 200 milles ou-dessus de son embou- 1 orme æ ve La Salle avait bâti le fort Creve- Dour, ne parait pas non plus avoir fai

ortune, chez les Américains cer sde donné, et même démoli ce fort. L'Illinois se

son nom des peuples Sauvages, qui habitaient ses | bords, Nation qui, comme celle des Missouris, ?

Le bord oriental du Mississippi, | vis-à vis du portage de Sioux, entre PEllinoïs et } Missouri, est hérissé de rochers escarpés, taillée |

n'existe plus.

par la Nature en piliers perpendiculaires. repré-

sentant avec l'illusion la plus frappante, les subs- !

tructions des palais de Pompée, et de Domitien, dans la Villa Barberini. sur le Lac d’Albano, qui

ont jusqu'ici résisté à la faulx du Tems. Jai cru }

pour un instant m’y trouver.

Cette promenade, Comtesse, est presqu’aussi à Jongue, que celle de FOhio, beaucoup plus fer- À tile en incidens, et dans des pays, qui ne sont que légèrement connus, même en Amérique, ce } qui pourrait nous arrêter souvent; mais je ne |

vous occuperai, que de ce qui est plus essentiel,

plus singulier, des points les plus intéressants, | des distances les plus nécessaires à connaître, L pour que ma lettre ne devienne pas un volume, |

et votre patience un supplice.

Clarksville et Louisiana sont deux petits vil-

lages, qui viennent de naître. Ce dernier est à

112 milles de St. Louis.

Du sommet d’une jolie colline, qui le sur: | monte, les regards du voyageur ne voyent plus, MR : les deserts immenses et profonds, qui seuls, À

orénavant, lui serviront d'asile ; car, à l'ex-}

ception de ce que les forts établis sur le Mississippi, et un petit village, qu’on appèle la Prairie du Chien, peuvent lui offrir, c’est là le dernier

pas de la civilisation vers ces regions septentrio-}

nales,

La matinée du 8, nous commençêmes à voir un |

de ces grands traitsde la Nature, qui distinguent

plusieurs contrées du N. O. de l'Amérique sep-

tentrionale, et principalement le haut à er i; 1 la Prairie aux Liards, à 180 milles de t. Louis.

: Les Etats-Unis, et le Canada, avec toutes les

tent ses

issouris, | sissippi, | linots et !

8, taillés x, repré-

les subs-

omitien, ano, qui

J'ai cru !

w’aussi | Des fer- } j ne sont À rique, ce À ais je ne |

essentiel,

ressants, | onnaître, | n volume, !

petits vil.

ier est à !

à le sur-

yent plus, LE qui seuls, E , à l'ex-!

e Missisla Prairie e dernier

»ptentrio-

à voir un |

stinguent ique sep

ri À

outes let !

régions immenses, qui en dependent, présentent une forêt uon interrompue, et, peut-être, la plus vaste du monde, entrecoupée seulement par des clairières. où sont, pour ainsi dire, encadrés des vilages, des bourgs, et des villes, des champs, des étaugs, des lacs, et traversée, en tout sens, par des rivières. De vingt parties il en existent

eut-être encore dix-huit dans un état sauvage, et les forèts du Mississippi en sont aussi une continuatiou. Et bien, Comtesse, au milieu de ces massifs d'arbres, qui dérobent la terre aux yeux du spectateur, et dont la Nature seule dirige la naïssance, la vie, et la mort, on rencontre des vastes et riantes prairies, denuées de toute apparence, non seulement d’arbres, mais même d’arbustes, et de broussailles; et, ce qui est plus étonnant. on y trouve, parfois, parsémés çà et là, des bosquets, et des bouquets, disposés avec un tel ordre, et une telle symetrie, qu’il serait impossible de croire, que la main de l'Art ne les ait pas placés à dessein, si le silence mortel de leur solitude ne venait nous assurer du contraire. On voit même, que l'herbe n’est jamais tombée,

ue sous la faulx du Tems. C’est un phenoméne,

omtesse. qui embarasse mon imagination, autant, qu'il étonne mes régards,.

Le 9. peudant, que le steam-boat faisait du bois, je m’enfonçai dans une forêt, qui bordait un de ces beaux spectacles de la Nature. Les formes variées, le mouvement, et la teinte, que ce contraste repandait sur le paysage, tout en m’arretant à chaque pas, me trainaient insensiblement au loin,et une troupe de dindons sauvages, qu échappaient à mes poursuites, m'égarèrent

e manière, à ne plus trouver l'endroit, où le steam-boat s'était arrêté. La boussole m’y reconduisit, mais le steam-bnat. lnssé de m'attendre, s'était déjà remis en marche. Une courbe, faite par le Missisaippi, dérobait tous les signaux, que Je pouvais faire, et mes coups de fusil retentis-

gaient inutilement dans les forêts, et sous la voute du Firmament. J’eus recours à la seule ressourse, qui me restait. à mes jambes; mais Atalante même aurait couru en vain, à travers ces broussailles, ces ruines d’arbres préadamites,qui, dispersées Çà et là, comme les ruines des anciens monumens de l’Egypte, de la Grèce, et de Rome, entravent les pas du passant, et tous mes efforts auraient été inutiles, si la Providence, qui veille pour tous, n’eût pas fait échouerle steam-boat sur un banc de sable. On aurait dit, que le moment de mon apparition était fixé, comme celui de sa delivrance; car je n’avais pas encore rentré ma langue essoufflée, qu’il était déjà à dot. Je voulais faire valoir cet incident comme un miracle en faveur d’un Catholique sur tant d’Hérétiques, qui étaient à bord, maïs, en m’opposant, qu trait semblable ne se lit, que dans le Vieux estament, ils me prirent pour un Juif.

Vous en voulez un peu au Capitaine du steamboat. Comtesse, mais je dois, en quelque sorte, le justifier. Je l’avais déjà fait attendre bien des fois ; d’ailleurs il croyait,.que le Fort Edwardétait tout près de là, et que je voulais parcourir en chassaut cette distance, qui est presque toujours entrecoupée par des prairies. Au reste, c’est une bonne leçon pour ceux, qui, comme moi, se permettent de se faire attendre, lorsqu'ils voyageut dans une voiture publique. La Providence vint aussi me dedommager de quelque mauvaise humeur, où une telle insoucience, qui du premier abord parait un peu sauvage, aurait pu me mettre. Elle me menagea une farce, qui me fit bien rire. Le Grand Aigle, dépité de ce que le pilote avait meprisé son avis sur le choix du chenal, se jetta d’un saut dans la rivière; gagna à la nage le bord occidental ; de là il parla à ses enfans, et, dédaignant de continuer dans le steam-boat, il rentra chez lui, c’est à dire, dans la forêt. Ce fût le premier grand trait, qui commençaà m'instruire

youte ) res- Atas ces s,qui, 8 an et de s mes e, qui n-boat > MOcelui ncore à flot.

ne un d’'Héosant, Vieux

steamrte, le nn des d était rir en jours c’est oi, se voyaaence vaise emier e mett bien pilote al, se nage nfans, boat, il Ce fût truire

du caractère de ces peuples. Le jour suivant nous le trouvâmes au sein de sa tribu, au Fort Edward, où il était arrivé avant nous. Cette tribu était campée là provisoirement, s’occupant à échanger ses pelleteries avec les traiteurs de la Compagnie S. O. ;

A peine fûmes nous en vue du campement, que les enfans du Grand Aigle, s’élançant dans la rivière, gagnèrent leur tanière, avec autant de précipitation, qu’une bête féroce, s’échappant de la ménagerie, gagnerait la profondeur des forêts. Le (rand Aigle, revenant prendre son arc, son carquois, et son fusil, quoiqu'il fût couroucé contre les gens du bord, me tendit la main, en signe d’amitié, pour me faire comprendre, que je n'étais point englobé dans l’indignation, qu'il entretenait contre tout le reste. Je saisis ce moment de sa bienveillance, pour lui demander une chevelure, qui pendait au manche de son Tomawhak. C'était le péricrâne d’un chef des Scioux, qu’il avait tué de sa propre main, l’année auparavant. Les sensations des Sauvages, étant irrésistibles, et l’âme du Grand Aigle, émue alors par les sentimens de l’amitié, comme elle l’avait été la veille par ceux du dépit, il ne put se refuser à ma demande. Cette chevelure est pour les Sauvages un trophée, et un étendard d’honneur, comme la queue de cheval l’est pour les Turcs, les Tartares, et les Chinois.

Le Fort Edward est bâti sur un promontoire, sur le bord oriental du Mississippi ; sa situation est très riante, et commande de loin cette rivière, et les terres environnantes, ainsi que l’embouchure de la Rivière Le Moine, qui descend de l'Ouest, et est navigable l’espace de 300 milles dans les terres. Cette rivière est habitée par les Yahoas, peuples Sauvages, qui ont été presque tous détruits par le Sioux.

Le Fort Edward est à 212 milles de St. Louis, et c’est là, que sont les limites des deux Etats de l'Illinois, et du Missouri.

Avant de passer outre, il est nécessaire de se faire préc der de quelque connaisauce sur les divisions géographique, et administrative, sous lesquelles sont placées les contrées. que nous allons parcourir. Sans ces notions préliminaires, nous marcherions souvent à tâtons.

Ce Gouvernement, après avoir operé la réunion à son empire de toute la Louisiane, partagea en territoires tous les pays. qui ne furent point érigés en Etats. Toute cette étendue de terres,

ui se trouvent au-dessus du Fort Edward, à l'Est du Mississippi, jusqu’à ses sources, appartiennent au territoire de Michigan. qui embrasse aussi toutes ces régions, qui cotoyent les bords occidentaux des lacs Erié, St. Clair, Huron, et Supérieur; tout le pays, qui. au-dessus dudit fort, à l'Ouest du Mississippi, jusqu’à ses sources, ct même au-de-là, était autrefois du ressort du territoire du Missouri, avant qu’on y érigeât un Etat, maintenant on ne le distingue, que sous le nom de Terres Sauvages; car dans toute leur étendue, on ne trouve d’autres traces de civilisation, que quelques huttes de traiteurs, qui sont presque tous issus de Sauvages.

L’Arkansaw., et la Floride forment aussi deux autres territoires. Chaque territoire relève entièrement du Gouvernement Général des Etats- Unis, à Washington, c’est-à-dire, il est sous sa tutelle immédiate; c’est lui, qui lui donne un Gouverneur, des Juges, des Receveurs de contributions, comme à un pays, qui est encore tout à fait dans l’enfance de sa civilisation. Un Territoire n’a que le droit de se donner un représentant, au Congrès National.

Comme tous ces territoires sont encore habités, en grande partie, par des peuples Sauvages, le Gouvernement a eu la sagesse d’organiser dans chacun d’eux une Intendance, et des Sous- Intendances, pour veiller aux besoins de ces peu-

ht Ës A

MBles ; Mutori

ser Cet ue la

eud Dsses ème té, les Mes pas ŒMulsio Dyens ® Les bnt les à ans le Mark « A2'eS, ississ Aprè us es antag en de pnner emier ntrion HLes Me Na lissant Auvage inCipe ontézi pne d' nt l’a ortel € orts EF Bla 8e te de

ait l'an

Avec Me férc

le se 1r les sous nous aires,

réutagea point erres, ard, à ppar- )rasse bords on, et dudit à ses is du

u’on A. disages; d’auhuttes us de

deux ve en- Etatsus sa ne un s de st ensation.

er un

habiages, aniser Souss peu-

Mes; pour empêcher les abus de ceux, qui sont Mutorisés à faire le commerce avec eux, et s’op-

oser à ce que l'étranger n’usurpe ce droit.

Cette mesure. était d’autant plus nécessaire,

MAue la Compagnie Anglaise du N. O. avait déjà

eudu ses établissemens bien avant dans les ossessions des Etats-Unis ; ce qui mettait à

ème les mis de la liberté des peuples et de l’huma-

té, les agents du CabinetdeSt. James. de remuer

Ms passions des Sauvages. et d’en diriger l’im-

ulsion, contre leurs très chers frères, les ciyens des Etats-Unis.

Les Gouverneurs des différens Territoires

nt les Intendans nés des Sauvages, qui habitent

ans le ressort de leur jurisdiction, et le Général

lark est l’Intendant de toutes les régions Sau-

ives, qui s'étendent sur le Missouri et sur le ississippi. au-dessus de St. Louis.

Après ‘ce bref aperçu de tout ce qu’il y a de us essentiel, nous pourrions continuer plus antageusement notre promenade, mais il est en de nous arrêter encore un instant, afin de bnner aussi un coup d’æil sur ces Sauvages, les emiers, que l’on rencontre vers ces pays sepntrionaux. |

Les Saukis, il y a un demi siècle, formaient Me Nation des plus nombreuses, et des plus

issantes. Le plus vaillant, le plus formidable iuvage, qu'on ait jamais connu, était leur chef incipal, le Fameux Ponthiäk, qui, après les ontézuma, et les Incas, est l’Aborigène le plus gne d’être célébré par l'Histoire, qui cepennt l’a entièrement laissé dans l'oubli. Ennemi ortel des Anglais, qui firent en vain tous leurs orts pour l’amener dans leurs intérêts, il mota sans cesse la conquête, qu'ils avaient te de ces contrées, sur les Français, dont il ait l'ami dévoué,et qu'il ne pôt jamais oublier.

Avec des ruses, un courage, une valeur, et

Me férocité plus que sauvages, il massacra, à

| tt ne

Page 1