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forts, et mémorablement daus ceux de Détroit.sg le Lac St.Clair, et de Michilimakinak. sur le Ly Huron. Au moment où il méditait contre «y
d’autres hostilités, avec une haine indomptat} il fut assassiné par un Ottawais, émissaire 08 doyé des Anglais. ;
Sa fin tragique fut le signal d’une guerre atroë entre sa Nation, qui voulait le venger, et les (} tawais, les Winebegos, les Potomawais, qui:
coalisèrent contre eux, en faveur des Anglais, e les Saukis furent en grande partie détruits. Mai tenant ils ne comptent guères plus de 4800 âme
J’ai visité leur camp. Les tentes, ou les hutt# qui sont leurs seules maisons, et toujours n lantes, sont couvertes de nattes, ou de pear Les Canadiens, qu’il faut regarder comme | nomenclateurs classiques de ces contrées, là appellent loges. Elles sont elliptiques. Dans ch cune d'elles se niche ordinairement une famil et, quelquefois, deux, parens, ou non; ils à couchent en rond sur des peaux, des nattes, sur de l’herbe sèche. Le feu se fait au mili comme les anciens, qui précisément appelaie Imagines Fumose, les tableaux, et les statues, q étaient dans la chambre à feu, parceque la fum les noircissait entièrement ; et la fumée des S vages, passe par ce soupirail, ou ouverture ron Foramina vel oculi, par où entrait la lumière, «à éclairait les temples et les maisons des Romaï du milieu de la voute.
Une marmite de cuivre, ou de ferblanc, so tenue seulement par une fourcl.e en bois plant dans la (erre, des morceaux de bois, creusés ( cuillères, une écorse d’arbre, formée en navet en écuelle, ou en plat, des cornes de Buffalod ou d’autres animaux, coupées en gobekets. «t toute leur batterie de cuisine, leur vaisselle. leur buffet. Une perche leur sert de tour broche, les doigts de fourchette, l'élément, qi
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> la Nature, de nappe.
Îls sont tous assis, sans distinction, autour de
> que la Providence, et leurs fusils, leur four-
ssent à manger. On n’y distingue, ni Rois, ni inistres, ni Courtisans.
L'égalité de cette République parfaite, est pur les bêtes. comme pour les hommes. Les iens, quoique illegitimes, et issus de loups, bnt assis à la même table, que les Sauvages, sur même Divan, ils mangent les mêmes mets, et uchent sur le même lit. J’y ai vu des oursons, des loutres, qui faisaient également partie de communauté.
Le visage des Saukis, quoique se ressentant ns ses traits de leur état sauvage, n’a rien néanpins de désagreable ; et la forme de leur corps t assez belle. Îls sont d’une taille, et d’une ucture, moyennes, qui n’indiquent ni la force, la faiblesse. La tête est plutôt petite, que osse : cette partie, que les anatomistes aplent voute orbitaire, n’a, en général, de cheux, que sur la glande pinéale, une petite touffe, ame celle des Turcs. Le front parait, conséemment, élevé. Leurs yeux sont petits, et leurs rcils peu fournis; la cornée, ou le blanc, tire [peu sur le jaune, la prunelle sur le rouge ; ils ht le chainon entre ceux de l’orangoutang, les notres. Ils ont les oreilles telles, qu’elles ivent être, bien grandes, pour pouvoir porter às les ornemens, et les bijoux, dont ils les pait. Deux queues de renard pendaient à celles Grand Aigle : j’ai vu à d’autres des clochettes, s têtes d’oiseau, des douzaines de boucles, qui çaient, de haut en bas, toute la partie cartijineuse, qu’on appèle atks. Leur nez est gros, spaté, comme on nous peint celui des peuples l’Asie orientale; leurs narines sont percées, garnies, comme les oreilles. Les os maxiles, et surtout ceux, qu’on distingue sous le
nom de pomettes, sont très-saillants. La macho;
inférieure pousse en dehors de deux côtés. Ley bouche est plutôt grande, que petite ; leurs der très-serrées, et d’un très-bel émail; leurs lèvré sont un peu renversés. [lsontuncourégulier. Le tronc est, en général, plus deployé en bas. qu'il
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tré mit Jar } froi
haut, à cause de leur gros ventre, et de leur h cl trine étroite. Leurs pieds, et leurs mains sol tou proportionnés, leurs bras, minces, en général; nai la raison en est. que l’oisivité, où ils demeure cha presque toujours. arrête leur developpemeill.pea car les Sauvages, hommes, n’habituent à la Se &c.
tigue, que leurs jambes. et effectivement el les : sont la partie de leur corps la plus robus@ des Leur teint est cuivré, et c’est pourquoi ils s’4 nuspèlent eux-même le Peuple Rouge. pour se dé guët tinguer des Blancs et des Noirs. Excepté cell les s touffe de cheveux, que nous leur avons remde | uée sur la tête, leur corps n’a aucun autre polture
s livres, pour jeter du merveilleux par tolreste
en font un phénomène singulier; mais le fait eMsoit ( que par une superstition, commune à tous [que Sauvages.ils se lesarrachent eux-mêmes,dès le Lie jeunesse,et par le procédé. qu’ils employent.aïla pi que par la constance, qu’ils y mettent, leur pihach ne devient ensuite, qu’un duvet, ou un poil follbatts Vous savez que nos voituriers, et nos coche haut. ont souvent la manie de croire, que la crinicomr de leur chevaux est hantée par des Diable Ils et qu’ils y font le nid; qu'ils employent médBil est les conjurations pour les chasser: eh bien mains Sauvages, craignant la même chose, et n’aycomn ni Saints, ni /Æsperges, pour conjurer ieurs Diplus « bles, en évitent les effets, en coupant la cad Comn jusqu’à la racine. Les Grecs et les Romaïeux, avaient les mêmes préjugés, et des Rois Egylson ; ‘iens avaient bien soin de les répandre parleurs leurs peuples. tes, 0 Vous serez étonnée, Comtesse, comme ces hiérog diens se rencontrent souvent avec les Ancie@iue s
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a machoi cotés. Len leurs der leurs lèvré ulier. Le:
A bas. qu'eil
de leur 1 y Mains 80 général ; ( | demeure loppemei gent à la k ement elle lus robus uoi ils s’à pour se dl xcepté ce vons rem in autre po ux par toi is le fait e à tous mes, dès le ployent,ai ent, leur n n poil folk nos coche la crinie des Diable oyent mê eh bien e, et n’ayi r jeurs D ant la cat es Roma Rois Eg) andre pa
mme cesl es Anci
De:
etavec les Modernes. quoiqu'ils habitent des contrées, qui étatententièrement inconnues aux premiers. et qui sont encore couvertes d’un brouillard épais pour les seconds. Il faisait encore bien : froid, néanmoins les hommes n'étaient vêtus, que- d’une couverture de laine, ou d’une peau, qui leur sert le jour et la nuit. Ils la manient autour de leur corps, avec une adresse extraordinaire, comme le Palhium les Romains. Leurs chaussures, je appèlent Mokasins, faites en peau, ou de chevreuil, ou de buffaloe. ou d’élan, &c.; sont précisément, ce qu’étaient les Perones, les Cothurni, les Mulei, les Calcei, des Grecs, et des Romains. Mais en été, ils vont, en général, nus-pieds. En hyver, ils portent une espèce de
| guêtres de peau, ou de drap. qui leur surmontent les genoux; comme celles des Cimbres, du tems de Marius ; ils les appèlent Mytas. Une ceinture leur couvre la région lombaire. Tcut le reste du corps est entièrement nu, la tête même, qu'il gêle, ou
soit qu’il pleuve, ou qu’il grêle, soit ique In canicule brûle la terre.
: Leurs armes offensives, sont l’arc, les flèches, la pique, la lance, comme chez les Anciens ; la hache, la massue, le poignard, comme les comjbattans du moyen âge; le casse-tête, le T'amahawk,comme les Tartares de Thamerlan; le fusil, comme les peuples modernes.
Ils n’ont que le bouclier pour arme défensive ; il est précisément comme celui des preniers Romains, de cuir, rond, comme le Clypeus, ou ovale, comme leur Scutum ; mais le rapprochement le plus singulier, c’est qu’ils le peignent également comme ces peupres de lantiquité, et, comme leux, y fixent l’origine de leurs armoiries, ou blaison ; car ils ont déjà commencé à peindre sur eurs tentes, et ailleurs, comme nous sur les portes, ou les murailles de nos manoirs, les mêmes hiéroglyphes glorieux, qui jadis n'étaient peints, que sur les boucliers. J’en possède un, Comtesse, H
RE RTS Re me ee Si RTS = £ — +
qui est de plus tout orné de plumes, et qui porte BR la tète du Manitou du héros, qui me l’a cédé. “ne tête de canard sauvage, au moyen de laquelle il k en espérait, peut-être, pétrifier ses ennemis, comme + ” Persée avec la tête de Méduse. es
clav
L'Ephod, du mot aphael en Hébreu, qui signi- Sy fie habiller, était une espèce de tunique racourcie BR. avec des manches larges. Il fut d’abord unique. BR 171€: ment à l'usage du Grand Prêtre Juif, qui ne pou- BR °°*° vait faire aucune fonction sacerdotale, sans être À PV revêtu de cet ornement; il fut ensuite comme JR 7P"e
presque prophané par David, qui osa s’en habil. BR
ler ; toute la Famiile de Gédéon, s’en servitaprès, np avecirrévérence; etildevintà la mode, pourtoutes B Elle, les femmes de qualités, quand cette nation se li. 2
vra à l'idolatrie. Il passa de l’Asie en Grèce, de was là à Rome, et finalement dans ces pays Sauvages; °°""° car l'espèce de Tuuique racourcie, à manches PE larges, qui couvre jusqu'à la ceinture les Sau- LR. b 7. vagesses Saukis, est précisément comme l’Ephod. RE J sy Des plaques de métal blanc, attachées sur la par. 1°"
dant hoir ; inisse érente mme nes, 0 DNé, € iné, o eurs | 8, de oilà en agé Eno el apr arte!
rec ques, >s prêt ie ha fame
tie. qui couvre la poitrine, semblent imiter les B Fibulæ des Anciens, et représenter en même tems, par leur rondeur, l'emblème du Soleil, que les Péruviennes portaient aussi sur la poitrine,
Une jupe, serrée au corps, leur pend jusqu'au bas du genou, et une espèce de guêtres leur cou: vrent les jambes, comme les femmes des anciens Scytes ; leurs chaussures, ne diffèrent de celles des hommes, que par l'élégance, mais en été, elles sont toujours nus-pieds, et nues-jambes Leurs formes sont assez attrayantes, tant qu'elles sont jeunes, mais ces fleurs se fanent bien vite; le soir succède au matin, sans qu’il y ait eu de midi; car ces pauvres femmes sont ies porte-fais, les bêtes de somme des hommes. qui, disent-ils, se rendraient vils, abjects, méprisables, comme les Blancs,et perdraient de leur dignité, s'ils s’abais-k saient à s'occuper d'autre chose, que de h chasse, et de la guerre. Il n’y a point d’es
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ui signiicourcie unique-
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| comme en habil.
vitaprès, urtoutes ion se li- Frèce, de jauvages;
claves, qui le soÿyent plus, que les femmes des Sauvages. Elles sont regardées avec un tel imé-
ris, que la plus grande offense, qu'on puisse Eire à un Sauvage, c’est de lui dire, va, fu es une Squwaw, (une femme.)
Il est souvent de ces victimes du despotisme, inné, de l’homme, qui regardent le sort de leur sexe avec une telle horreur, qu’elles tranchent les jours de leurs filles, dès la naissance, pour leur épargner, par la mort,;une vie si malheureuse. Les femmes ont beaucoup de cheveux, et les nouent en ce qu'on appèle catogans, comme les chartiers, et les poissards du midi de la France. Eiles vont aussi la tête découverte, et, pour le même usage, portent comme les hommes, une couverture, ou une pièce de gros drap bleu, ou rouge, de mode récente.
Les hommes et les femmes se barbouillent la figure de rouge, de jaune, de blauc, de bleu; quand ils sont en deuil, ils se peignent, pendant un an, tout le visage, et même le corps. en
noir ; la seconde année seulement par moitié; et
inissent enfin par se bigarrer eu des formes diférentes. Ils portent tous également, hommes, et femmes, dés ornemens au cou, et aux bras. Les nes, ou de margaritines, comme nous Îes appeons, c'est à dire de petites graines de verre caliné, ou des bijoux de composition, que les traieurs leur vendent, en échange. Les autre, des 8, des dents, des griffes de bêtes sauvages.
oilà bien du très antique et de l’ancien, du moen age, du moderne, et du très moderne.
Enoc assure, que, avant le déluge, l’Ange Azasel apprit aux filles l’art de se farder ; Isaïe en arle à l'égard de celles de Sion; les femmes trecques et Romaines l’empruntèrent des Astaques, et Juvenat peint de blanc, et de rouge >s prêtres efféminés d'Athènes. St. Ambroise
Brie hautement contre la vanité de cette toilette ;
fameux moine Hildebrand, Gregoire VH; re-
roche ce vice, avec bien d’autres, aux femmes À ke sôn tems, pour mieux exalter les vertus de Mathilde, qui lui en fut bien reconnaissante, Avant le Czar Pierre le Grand, les Moscovites se bariolaient le visage de toutes sortes de couleurs; encore aujourd’hui, une grande quantité de peuple de l’Asie se le barbouillent de même, et nos dames, et même nos damoïseaux, se mouchent rarement, sans laisser sur leurs mouchoirs quelques feuilles des roses de leur teint. Ce qu’il y a de singulier, c’est que l’antimoine est l'ingredient du Ford le plus ancien, et il l’est en. core du vermillon, que les Sauvages regardent comme le fard de grande parade.
Que les Sauvagesses portent des colliers, commés les Grecs, et les Romains, iln'y a rien
d’extraordinaire, car on en porte partout. maisË ce qui est étonnant c'est, que précisement elles les offrent aux mônes de leurs parens, comme less femmes de ces peuples anciens. et c’est ce que
j'ai vu moi-même. Quant aux hommes, en por.
tant des colliers, &c. ils rappèlent les Egyptiens;k mais, ce qu'il y a de plus frappant, c’est que leurs bracelets sont précisement comme Îles ar.k millæ des Romains, et, comme eux, ils les portent à la partie supérieure du bras.
Je vis déloger une de ces Tribus pour chan er de domicile. ou de bois. Dans une demie eure, tout fut prét à partir.
Les lustres, la garderobe, le buffet, la vais
selle, la batterie de cuisine, occupèrent le centre du canot ; la maison, c’est à dire les nattes, et les peaux pour la tente, les couvrirent ; les en fans ; les chiens, les ours, &c. furent placés con: tre ; les hommes, de deux côtés; et les femme remplirent, aux deux extrémités, les fonctions de pilote, et de matelots : cependant les homme: rament aussi, quelquefois.
Leur batiment est un tronc d'arbre creusé. el
les rames rappèlent celles de nos premiers père
: femmes rertus de jAissante, oscovites s de couquantité le méme, , se mououchoirs eint. Ce
moine est à
1 l’est enregardent
, colliers, n'ya rien
tout. mais Ë
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comme less est ce que
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gyptiens; à
c'est que
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et, la vais t le centre s nattes, el t; les en placés con:
es femmet nctions de 8 homme
creusé. € biers père
comme les rames, que les Artistes placent entre les mais des figures peintes, ou sculptées, qui re-
résentent des Rivières. La manière aisée, dont js manient ces Liburniques, est surprenante ;
| et on est étonné, comment, si étroites, si roulantes, et si chargées, elles ne renversent, que
très rarement.
‘Le 11,au sc:;, nous partîmes du Fort Edward, où les officiers nous comblèrent de politesses ; mais nous fûmes bientôt de retour, car le steambat, trop chargé, ne put franchir un passage très difiicile, et très dangereux, à un endroit, qu’on. appèle le milieu des rapides du Moine, à neuf milles au-dessus du Fort. Le Ciel nous délivra d'un échouement sur un roc, qui aurait pu briser le steam-boat, et ne l’endommagea, que très légèrement. |
Le 12, pendant qu'on apprètait le steam-boat, je fis une petite partie de chasse. Je tuaïrun serpent: moustrueux, presque tout noir, tacheté de pare
es Sauvages l’appèlent Piacoiba, (animal terrible.) Ils le craignent plus que le serpent à sonnettes, quoique sa morsure ne goit pas si dangereuse, parcequ'il se glisse en silence, et insidieusement dans les ronces et dans l’herbe, et attaque à l’improviste, tandisque l’autre s’an-
| nonce de loin par le son de cette espèce de
nacres, dont la Providence a garni sa queue, pour que l’homme ait le tems de fuir son approche.
J'en ai conservé la peau, parceque, autant que
je puis m'en souvenir, j° n'en ai jamais vu de semblables, dans les Muséums, que j’ai visités
dans ce monde, et dans le nôtre.
Les Sauvages à la vue de ma prise, me fé.
taient comme un Manitôu bienfaisant. Leur nudité, et leur vie errante, leur fait craindre grande. ment les Wamenduska, (les reptiles ;) néanmoins, aucun d'eux n'ose les tuer, car, les croyant des
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esprits malfaisans, ils craignent que, les ayant tués. ils n'attirent toutes sortes de malheurs sur leurs familles, et sur leurs camps.
Le jour après nous parvînmes, quoique avec difficulté. à franchir ces rapides, qui continuent l’espace de presque de 21 milles, au haut des- | quelles nous vîmes un autre campement de Saukis, sur le bord oriental. '
A 9 milles plus haut, on voit sur le bord occidental les ruines du vieux Fort Madison.
Le Président de ce nom y avait fait établir un entrepôt d'articles de première nécessité pour les Sauvages, pour les échanger pour leurs peaux. Le but du Gouvernement était de fixer, par son exemple, les prix justes parmi les traiteurs, plutôt que de faire une spéculation ; car, dans les Etats-Unis, tout le monde est marchand, excepté le Gouvernement ; mais craignaut:peut-être, d’entraver le commerce des particuliers, il a retiré ses factoreries, et ses agens, et laissé le champ libre à la Compagnie S. O., qui, réunie à une
autre, qui la menaçait de concurrence, et d’opposition, exerce son empire, et le monopole dans Res toutes les Régions Sauvages des vallées.
du Mississippi et du Missouri; ayant ses deux rincipaux centres d'opérations à St. Louis, et à ichilimakinac, sur le Lac Huron.
A peu de distance de ce fort, on trouve, du même coté, la Rivière de la Bête Puante, et plus loin, celle des Yahowas, du nom de peuples suuvages, qui l’habitaient. Elle est à 97 milles du Fort Edward, à 300 de St. Louis.
La campagne commençait à reverdir: les prairies. les bosquets, les forêts, à se ranimer au retour du printems. Jamais je avais vu rénaitre la Nature plus belle, et plus majesteuse, que dans ce vaste séjour du Silence, et de la Solitude. Jamais, le chant des oiseaux ne m'avait annoncé aussi expressivement le renouvellement de leurs innocentes amours. Tous les objets, qui m’en-
ayant 1rs SUP
e avec inuent it des- | le Sau-
d occi-
blir un té pour peaux.
jar son rs, plulans les
vironnaient, étaient aussi nouveaux pour mon âme, que pour mes yeux. Tout respirait cette mélancolie, qui, tantôt douce. tantôt amère, exerce une si forte influence sur les Etres sensibles. Combien de fois ai-je senti le besoin d'être
Des îles boisées, placées avec soin par la Nature, en variaient continuellement le tableau; le cours de la rivière, redevenu égal et uni, réfléchissait, comme un miroir, les rayons éblouissans du soleil. Des coteaux rians faisaient un charmant contraste avec ces prairies immenses, qui semblent des Océans, et dont d’assemblages isolés d'arbres touffus rompert la monotonie. C'est au milieu de ces scènes ravissantes, que, de la rivière Yahowa, nous arrivâmes à un endroit, qui offre de loin la perspective la plus nuancée, de ce qu’on appèle Rocky: Island, l'Ile des Rochers, à 372 milles de St. Louis, et 160 du Fort Edward. Le Fort Armstrong y est construit sur un plateau, à environ 50 pieds d’éléva-
D tion au dessus du niveau de la rivière, et pré.
sente au spectateur, qui la remonte, des épisodes magiques. Îl a reçu sun nom de Mr. Armstrong, secretaire de la guerre, lorsqu'il fut construit. L’embouchure de Rocky River, qui afflue à l'Est, avait ses bords parés par un campement des Foxes, ou Renards, sauvages, qui ont les mêmes traits, les mêmes habitudes, les mêmes armes, les mêmes costumes, et le même langage, que les Saukis,et sont leurs alliés,en paix. comme en guerre. De l’autre coté du Mississippi, sur le bord occidental, une colline ombragée d'ar.
1 bres,et d’arbustes, embrasse, en demicercle, une
laine fertile, qui est soigneusement cultivée, par a garnison, en champs et en jardins potagers.
e canon du Fort salua de 4 coups notre ar-
rivée, et les Indiens nous firent la même politesse
avec leurs fusils, L'écho, qui les répétait mille
fois, contrastait admirablement avec le silence de ces déserts.
Nous y arrivâmes vers le midi du 15, je proftai de l’après-dîner pour aller voir. à 3 milles, à l'Est, le campement le plus considérable des Saukis, et qui est le seul, qu’ils habitent le plus constamment, pendant les mois de l’été.
Ce fut dans cet espèce de village, que je vis pour la première fois, l'adresse, avec laquelle les Sauvages manient leur arc.
Des enfans, de 9 à 10 ans, emportaient de leurs flèches, souvent au second coup, une petite pièce de 6 sous, que je leur fixais pour but, à la dis. BStateur tance de 25 pas ; et je fus obligé de le porter à Ay: 35, car, sans cela, ils m’auraiïent bientôt dégarni BRquel la petite bourse, que j'avais remplie à cette fin. BScland. Ces chefs nous offrirent un petit rafraichisse. Bouoiq: ment ; il consistait en viande d'ours séchée à la ne fumée, que je trouvai plus délicieuse, que nos Mmes, « jambons, et des racines, qui ressemblent à celles Bpointe de chicorée, mais qui sont moins amères, et très Mmitre « savoureuses ; ils les appèlent Pokinotà. troupe
Ïls avaient fait leur toilette, et leurs visages Bceinte
résentaient des spectacles de toutes les cou- Met de f eurs. Îl y en avait, qui rappelaient, de bien des BScérém manières, les mystères des anciens Prêtres Egyp- debou tiens, par des hiéroglyphes, qu'ils avaient peints BPrésid sur leur we. 5e ceux qui nous donnèrent la danse, des fe qu'on appèle de Medicine, ou Wukon- Watà, en ESnant, j étaient couverts. neté, a
Comme les Indiens de ces contrées n’ont ja- Sen fau mais connu, que des Français, des Anglais, des BSla gau Espagnols, et des Américains, et bornent leur BBses s0 monde aux seules régions, que ces peuples ha- Bet tém bitent, ces Saukis demeurèrent fort étonnés, en porn apprenant, que je n’appartenais à aucune de ces parler
uatre Nations. Je leur fis croire, que j'étais du de sec Monde de la Lune; et alors leur étonnement se langue changea presqu’en vénération, car ils adorent cet Bailleu astre, comme uae Divinité bienfaisante, quiéclaire Mabsol
silence Mjeurs chasses, leurs pêches, et leurs voyages de nuit. fl parait. que tout ce qui est utile, est un je profi- objet de culte dans:tous les, pays du Monde.
3 milles, Cette danse de Medicine est un mélange de able des Ebolitique trompeuse de quelque fourbe, et de fotle plus Fe superstitieuse de quelque crédule imbécille. Os: y voit quelqu’image des mystères d’Eleusis, e je vis Bet de tant d’autres, qui font aussi fermenter l’esuelle les rit des Modernes. \
Un parallèlogramme; formé par une petite barde leurs Bricade garnie de peaux, reriferme les initiés aux ite pièce mystères : les profanes peuvent demeurer'specà la dis- BStateurs, mais en dehors. n | porter à Ayantenvie detoutconnaître, je voulusessayer | dégarni quel aurait été le résultat d’une introduction cette fin. MMclandestine, et je m'y glissai. J’en fus chassé, aichisse. quoique fils, ou sujet de la Lune. k | chée àla M Une espèce de Président, la tête ornée de pluque nos Mmes, et de deux cornes de buffaloe, dont les à celles pointes penchaient en dedans,comme celles de la s, et très Mmitre d’Aaron, et de Melchisedech. entouré d’une troupe de musiciens, est placé à l'Orient de l’envisages Mceinte. À l'Occident, deux guerriers, armés d’arc . les cou- Met de flèches, surveillent la porte. Un maître de bien des Mcérémonie, avec un casse-tête à la main, se tient es Egyp- debout dans le centre, et reçoit les ordres du nt peints Président. Les élus, et les élues, (il y avait aussi la danse, Mdes femmes,) sont assis au Nord et au Sud, pre- Watà, en nant, je crois, chacun le rang dù à leur ancienneté, ou à leur grade respectif. Un Orateur, (il n’ont ja- Ben faut un partout,) placé à quelque distance sur plais, 4 la gauche du Président, élevait à chaque instant nent leur Mises sourcils, comme animé d'inspiration céleste, uples ha- Bet témoignait, par tous les mouvemens de son bnnés, en Mcorps agité, l’impatience ardente, où il était, de e de ces Miparler, et de s'entendre dire 6ravo. Il n’y a point j'étais du de secrétaire, car les Sauvages n’ont point de tement se langue écrite. C'est un grand défaut; partout orent cet ailleurs, une séance, sans procès verbal, serait uiéclaire Mabsolument sans authenticité, et nulle. :
- J'ignore ce que le Président disait, en ouvrant la séance, car personne n’y entendait goutte. pa même, je pense, ses Néophites ; mais il est cer. taiu, que l’Orateur, qui prit presqu’aussitôt la pa role, doit ‘avoir très bien parlé, car il égalait, er emphase éloquente, les deux grands Orateur d’Athènes, et de Rome. Îl:est étonnant de voï® tant de feu et de vigueur dans les harangues del Sauvages, lorsqu'on sait combien ils sont natu. rellement taciturnes, et apathiques dans le com. mercé de la vie. Quelquefois ils sont si vive. ment inspirés par leurs génies, qu’ils tremblent de tout leur corps, comme les Shakbing-Quakers. Je n'ai pu savoir, ni deviner l’oracle de so y discours, mais je crois. que chez ces peuples se. si] a perstitieux, comme chez tant d’autres, le fans ute tisme tient lieu de raison, l’aveuglement de cro Med yance. épars Ensuite, à un signe du Présideut, les musicien ;r mie jouèrent de leurs cornes, et de leurs tambours; A brè: ceux-ci, frappés avec une baguette doublée deBBrsonn peau, rendent un son très touchant ; mais leBccessi JNeniæ, et les Ululatus, auxquels ils donnaient kB Prési mesure, écorchaient les oreilles,et épouvantaient Bon to À cette belle musique, le Président, les Sur BSclara: veillans, l'Orateur, les Elus, et les Elues, for Matte: ment une chaîne en rond, et le Maître de céré BBitre d monies, en dirige, du milieu, les formalité Re, ma; Chacun d’eux porte dans sa main droite une purge peau de loutre, ou de castor, ou de quelqu’autreBnme animal semblable, faite en forme de sac, ouvertBiité. aux deux extrémités, et au moment, où le Pré Que n sident lève le sien en l'air, la Grande Cérémonie alor commence. leme Le Président, faisant des. contorsions épou-Bgrand vantables, et, balbutiant, avec ferveur, des priè. BSiment res éjaculatoires, soufile le premier dans sonBBeptio sac, dont le bout opposé est tourné vers son voi Bu mil sin, à droite. Celui-ci, à ce trait, tombe soudain Bffert, parterre, peu importe dans quel sens, car äl e# ait m
sait, qu’une telle faute auraït pu me mériter » Auto da Fé. Un d’eux en avait tant fait, dans se P convulsions d’énergumène, qu’il s'était déchir ? tout le visage; peut-être pour servir de proc où verbal de la séance, (faute de secrétaire.) ju ai qu’à.ce qu’un autre le renouvelle.
On m'a dit,; que pour être admis à cet ce confrérie, il fagt avoir des qualités requises, « Su que celle de rêveur heureux est la plus mér M toire. Nos joueurs de loteries, et nos faiseurs d! no politique pourraient y aspirer avec succès. jo:
On m'a aussi dit. que les rescipiendaires fo pe des offrandes considérables, et que quelquetoi no ils sont même forcés de se dépouiller de tout « Ù qu’ils possèdent en faveur de l'Ordre. Il estde re] systèmes religieux, qni se rencontrent partou} je et dans tous les tems : il parait. que pour saur@ rêt l'âme, il faut payer dans les téms moderne lai
comme dansles anciens; dans le nouveau, com dansle vieux monde; parmi les Sauvages, como chez les peuples civilisés. Enfin, on a voulu x faire croire, et je l’ai cru, que dans ce can comme dans tant d’autres, quand ils sont per nens pendant une portion de l’année, il est di loges, où des filles sont chargées de veiller à conservation du feu, qui y brûle au milieu; com les Vestales de Rome, celles du Peru, ler g diens du Prytanée d’Athènes, et les Guëêbres. parait qu’ils le consacrent au Soleil, ou qu’il: À és comme l’emblême de cet astre vi ant.
Un sac aussi miraculeux, que le sac de 4 cine, méritait mon attention, et je fis tout n possible pour en obtenir un. Mais la grande nération, que je témoignais pour les prodis qu’il opérait, n'aurait abouti à rien. si je n’eus pas fait un présent de bon Whiskey, et à ce qui me le céda, et au Grand Prêtre, afin qu'i consentit. Ce fut la première fois, que je nj perçus combien les liqueurs fortes sont un ap
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puissant, et, comme vous verrez, bien funeste pour ces peuples Faurages. 1}
> Nous'partimes le lendemain de Rocky:sland, essieurs de la garnison se sont montrés
où ces aussi polis, que ceux du Fort Edward.
Les Rapides, que l’on rencontre au-dessus de cette île, qui a trois milles de long, du Nord au Sud, sont plus forts et plus longs, que ceux du Moine; et si la Providence ne fût pas venu à notre secours. en faisant augmenter pendant deux jours les eaux de la rivière, le sfeam:-boat serait peut-êtré encore cloué sur le roc, sur lequel nous avions échoné. | #9
‘Péndanit que le capitaine accordait quelque repos à l’équipage, qui était exténué de fatigue, je m’enfonçai, comme à l'ordinaire, dans les forêts. On avait déjà commencé à croire, que j'’al- Jais devenir Sauvage ; et le capitaine avait fait tout son possible pour que cela se vérifiât. Mais cette fois-ci. je pris mieux mes précautions.
Le sort me fit rencontrer 'presqu’aussitôt un serpent à sonnettes. Îl me fuit d’abord ; il s’arrêta ensuite, et était à me regarder au moment, où je le tirai à la tête ; j’en possède la peau. 11 a presque 5 pieds de long, et 12 sonnettes ; quoique la tête soit écrasée, il laisse encore voir le système organique de sa bouche. Ilinflige la morsure mortelle, avec une dent, dont il se sert, comme un chat fait de ses griffes. [lla trempe dans le poison, en la passant, au moment qu'il mord, à travers la vessie, qui le contient.
A six milles au-dessus des Rapides nous trouvâmes une autre tribu de Renards, campée sur le bord occidental. Ils voyaient dans le steamboat, ce que je voyais en eux, la lanterne magique lus haut, après avoir passé les rivières
a Pomme, et la Garde, qui affluent à l'Ouest, un endroit, qu’on appèle les Têtes de Mort, füt un jour un champ de bataille,cù les Renards défirent les Kikassias, et plantèrent leurs têtes,
comme des trophées de leur victoire et de leur valeur. : Dutoterdiits
. Nous nous arrètâmes à l'entrée de la.rivière de la Fièvre, nom qui s'accorde avec les effets du mauvais air, qui y règne. Elle descend de l'Est, et'est navigable l’espace d’euviron 100 milles.
A septmilles de son embouchure, les Sauvages autrefois ramassaient du plomb, qu’ils rencontraient partout sur la surface de Ja terre, et se bornaient à en faire des balles pour leur besoin ; le Gouvernement, qui.ne perd jamais de vue ses intérêts, lorsqu'une bonne occasion.se présente, acheta. ou obligea les Renards à lui vendre ces terres, l'étendue de 15 milles carrés, afin de tirer partie de ces riches mines; et en accorda l’exploitation à des entrepreueurs. qui lui paye :t le dixième du plomb, qu’ils en tirent net. Î] y. jtabli un Agent, pour veiller à ses droits.
Une famille tout entière a déserté ses pénates, dans l’intérieur du Kentucky, et y est venue s’établir de plus de 13 ou 14 cents milles; elle était sur le s/eam-boat, armes et bagages, chats et chiens, poulles.et dindons ; et les enfans avaient aussi les leurs. ÎIl est étonnant de voir, avec quelle facilité, avec quelle indifférence, les Américains entreprennent des émigrations lointaines, et difficiles. Leur esprit de spéculation les conduirait jusqu'aux Enfers, si une autre Sybille leur en ouvrait le passage, surtout si c'était avec un raineau d’or.
Un chemin de traverse me conduisit à ces mines en très peu de tems. Les rochers sont de
lomb, et le minerai rend de 75, à 80 pour cent. Le site est une Thébaïde.
Je felicitai cette bonne famille sur la prosperité, qu’elle semblait se promettre, et je souhaitai à Mad. R...... beaucoup plus de bonheur dans les missions bibliques, qu'elle se proposait de faire parmi ces Sauvages, qu’elle n’en avait eu
Rgique,
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sur le steam-boaf. Un jeune homme s'était s0lennellement moqué d'elle, et de la conversion,
u’elle voulait auparavant essayer sur son cœur. Cest une de ces bonnes femmes, qui se donnent à Dieu, quand elles ont perdu tout espoir de plaire aux hommes ; et dont la ferveur devient mystique, comme celle de tous les Methodistes, en général.
e m’arrête encore un instant à ces mines, pour vous apprendre, tel, que je l’ai appris, un des plus grands phénomènes de la Nature.
On y a tué un serpent à sonnette, qui avait 140 petits dans son ventre, et plusieurs de ceux-ci en portaient d’autres. C’est le Major Anderson, l'agent des mines, homme incapable d’en imposer, qui me l’a assuré d’une manière positive, et comme temoin du fait. Des traiteurs m’ont ajouté, que ce cas n’est pas le premier.
Douze milles plus haut sur le bord occidental du Mississippi, on trouve d'autres mines de plomb, qu'on appèle les mines de Dubuques.
Un Canadien de ce nom était l'ami d’une tribu de Renards, qui ont dans ce lieu une espèce de village. En 1788, ces Sauvages lui accordèrent, la faculté d'exploiter ces mines. Il y fit des établisséemens, qui fleurissaient, mais les Parques trancherent ses jours et sa fortune.
Il n'avait pas d’enfans ; les Sauvages n’aimaient que lui, et pour se debarasser, au plus tôt, de ceux, qui les obsédaient pour lui succeder, ils brulerent ses fourneaux, ses magasins, et sa maison. et ils firent voir, par cette mesure ener-
gique, et persuasive, qu'ils ne voulaient d’autres Blancs, parmi eux Peuples Rouges, que ceux, qu'il leur plairait d’agréer.
Les parens, et les créanciers de Dubuques, provoquèrent une délibération du Congrès des États-Unis, afin, que la propriété de ces mines eur ft adjugée ; on dit, que leur réclamation
ait fondée sur un traité de cession, ou d’acqui-
sition, passé entre Dubuques et les Indiens ; que
ce traité avait été sanctionné par un acte du Ba: ron de Carondelet, alors Gouverneur, pour l'Espagne, de la Louisiane à l'Ouest du Mississippi, et que le Général Harrison l’avait confirmé, lors qu’il en prit possession pour les Etats-Unis, en 1804; mais le Congrès duges en faveur des Sauvages. Ce qui est aux Sauvages est, en quelque sorte, aux États-Unis, et il n’est pas ordinaire, qu’ou juge contre ses propres intérêts. Auguste s’abstint de statuer dans une cause, où il aurait été partie et juge ;. et il perdit son procès. Un
Couvernement aussi libéral, que celui des Etats- À
Unis, aurait dû l’imiter.
Les Sauvages gardent encore ces mines exclusivement pour eux, et avec beaucoup de jalousie; tellement, que j'ai dû avoir recours au
T'outpuissant ordinaire, au Whiskey, pour obtenir À
de les voir,
Ils coulent eux-mêmes le plomb dans des trous, À
qu'ils creusent dans le tuf, pour le réduire en
saumons. Îls les échangent avec les traiteurs Ë
contre des articles de première nécessité ; mais
ils les eur portent eux-mêmes de l’autre côté de
la rivière, et leur défendent de la passer.
Malgré toutes ces précautions, je doute que ces Sauvages gardent encore longtems ces mines, car elles sont trop riches, et les Américains
trop spéculateurs.
ubuques repose, en roi, dans une caisse de lomb, renfermée dans un mausolée ; ces Indiens e lui ont érigé sur le sommet d’une petite col-
line, qui surmonte leur camp, et domine le fleuve. |
Cet homme était devenu leur Idole, parcequ'il avait, ou il leur avait fait croire, qu’il possédait
un antidote contre la morsure des serpens à son-Î nettes.: Il n’y a que des prestiges, qui puissent £
rendre les Gens Rouges ami des Blancs, car, et par instiuct, et par des sentimens, transmis de père en fils, il les méprisent, et les détestent cor: dialement.
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18; que du Baur V'EssissipPi, mé, lors Unis, en les Sauuelque rdinaire, Auguste il aurait ès. Un
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Un Monsieur, très respectable, qui était l’ami de Dubuques. a voulu me persuader, que ce Jongleur prenait entre ses mains les serpens à sonnettes, et que, en leur parlant un langage impératif, et à leur portée, il les apprivoisait, et les rendait doux comme des colombes. Je me bornai à lui oLserver, que je croyais tout celà, parcequ'il me disait l'avoir vu lui-même, mais que si je le voyais de mes propres yeux, je ne le croyerais
as.
Ces peuples, quoique si fiers de leur indépendance, avec une telle dose de supersitition, qui est ee la compagne de l’asservissement, deviendraient les plus vils esclaves, si l’on pare venait à les civiliser à la mode des Jésuites. Et effectivement, ces reverends pères avaient reussi à en faire ce, qu’ils voulaient, des Sauvages de la Plata, jusqu'à les revolter contre la Légitimité, qui les abrite maintenant sous ces mêines trônes, sous lesquels elle les écrasa, et qui sera peut-être encore un jour la victime ou de leur lngrudense, ou de leur ambition.
Toutes les fois, que ce corps mystique 2e présente à mes pensées, je ne puis m'empêcher de gémir sur l’aveuglement, ou la fausse politique, qui travaille pour le rétablir dans la Domination du Monde.
Pour juger de ce qu'il a été, il suffirait de rappeler ce que tous les Potentats de la Chréticneté, et un Pape éclairé, ont déciaré contre lui d’un commun actoru ; ce qu'en avait déjà dit Urbain VIIL, en 163, en supprimant l’ordre scandaleux
> le fleuve. |
parcequ’il possédait
ens à soi i puissent à
, car, el ansmis de
stent cor:
des Jésuitesres: mais l’idée, que ces Loyolistes étaient les ennemis mortels de tous les autres corps religieux, ren que parcequ'ils étaient plus rel'gieux qu'eux, et qu'ils opposaient des obstacles au despotisme universel, qu'ils organi- Lsaient également contre les consciences,cicontre les Empires, devrait seule convaincre l’:omme le plus obstiné, et le plus fanatique.
Je ne suis, et ne puis être, l’ennemi personnei # des Jésuites, car j'étais encore dans le sein dela | Nature,lorsqu'ils furent chassés de tout le Monde # Catholique, mais étant l'ami de la tranquillité |
ublique, et de la Religion, je ne puis être le ! eur. Ces pères, tout en professant la pauvreté, |
la modestie, et la compagnie de Jésus, s'étaient
emparé de toutes les cours, et, ayant influé sur # tous les vices, qui y régnaient, peut-être pour M mieux parvenir, en les rendant méprisables, à !
l'accomplissement de leurs vues ambitieuses, # ils ont été une des Grandes Causes de toutes les “
Révolutions. qui ont afligé, et affligent enco:" la “
ls ont porté des fortes atteints à M a seconde, en répandant un zèle de métier,et des M grands scandales, par Île monopole, qu'ils cher. ? chaient à combiner sous leur pouvoir, et du com- #
À et
merce. et de la foi.
La morale de Jésus-Christ, a dit un St. Père, |.
est pure et sévère, mais simple et populaire ; il M
n’en fait pas une science profonde et exclusive ;
il la réduit en maximes, la met à portée des plus .
ignorans, la confirme par ses exemples. Doux et « affable,indulgent, miséricordieux,charitable,ami
des pauvres et des faibles, il n’affecte ni une élo- “
quence fastueuse, ni un rigorisme outré, ni des M
mœurs austères, ni un air réservé et mystérieux. M
Il promet la paix et le bonheur à ceux, qui pra.
tiqueront «es préceptes, mais il n’entreprend pas sont