‹ La découverte des sources du Mississippi et de la Rivière Sanglante [microforme]Chapitre 14 sur 35 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT

Grèce, les Anglais aux Indes, et les Gothe en Italie.

Pour connaître un peu ces régions, et les In. 8 diens, qui les habitent, il faut voir, et examiner, | Us par soi-même ; car quoiqu’on en ait écrit. sou. |} S vent en devinant de loin, ou seulement pour faire % d des livres, il semble, que tout est encore envi 8 ronné ou d'incertitude. ou de ténèbres. Mais, I:

comme la jalousie s’éforce deja d'entraver mel te

recherches, mes diligences n’ont pà encore mÆ e: faire pénétrer bien loin. Je me réserve, donc. àlÆ se vous parler des Sioux. en général, et avec quel "# nc ques détails, dans une autre lettre, si toutefois je ru parviens, avec le tems, et la constance, à fléchir pe ou à déjouer mes Argus ; en attendaut continuous. ki

notre promenade, Le Grand Wabiseihuowa vint à bord du steam 4 boat, avec la suite de ses patres conscripti, et les grandes étiquettes d’usage furent remplies etre lui, et monsieur son Père. C’est aiusi, qu’on al de appris aux Sauvages à appeler l’Agent du Goul te vernement. Mr. Tagliaferro, donc, donna dat A Dies de mains, en quantité, et fuma avec eu tre e calumet, en signe d’amitié; et moi j'étais ke singe de cette troupe de comédiens. A &c Wabiseihuowa, quoique enveloppé dans une" pe misérable peau de buffaloe, w’en paraissait pat po moins homme de qualité. À son aspect, à ses grand} cll sourcils bien arqués, à son grand nez, qu'il mou ! chait avec fracas, quoique sans mouchoir; au Pr mouvement de sa main droite, qu'il promenaih tra souvent sur son front, et sur son menton; à 801 4 pa maintien pensif; à ses yeux fixés comme en et DPl tase, et à la manière imposante, dont il se tenail vie assis, quoique par terre, certes, on l'aurait prié se pour un grand homme d'Etat, s'il avait eu un hel@ si bit brodé, un grand portefeuille sous le bras, M l'E des lunettes. î Les tentes des Sioux, sont tout à fait dif rentes de celles, que nous avons déjà vues, Elle

sont de forme conique, couvertes de peaux, ou de Buffaloe, ou d'Orignal, ou d’Elan ; la fumée 8, et les In. Æ sort également par le sommet, et presque toutes t'examiner MS sont peintes en hiéroglyphes. Le visage de ces L'écrit. sou. | Sauvages, sans quelques traits expressifs, qui it pour faire & désnontrent leur état naturel, le peintre, et le ncore envi sculpteur pourraient y reconnaître un modèle de res. Mais, la figure Romaine ; leur nez surtout est presque itraver mel tout à fait Romain, tandisque celui des femmes encore me" est tout à fait Grec. Tous es Sioux, des deux rve, donc, sexes, ont la tête bien ornée ue cheveux, très avec quel noirs. comme leurs yeux, en général, mais gros et | toutefois je rudes, presque, comme des crins. Les femmes ce, à fléchi portent aussi le Catogan, comme celles des Sautcontinuous## kis. Les hommes, ordinairement, les portent 4 épars. ou en petites tresses. quand ils font leur | tuilette de parade. Ces tresses leur tombent, en général, sur les épaul:s. sur le devant, de deux côtés, et sur le derrière, et sont entrelacées avec de petites boucles de composition, que les traiteurs leur donnent en échange de leur: peaux. Jeu ai compté jusqu'à vingt dans une seule tresse,

Leur garderobe, leur vaisselle, leur buffet, &c.. ainsi que leurs canuts, et leurs armes, sont à peu près comme ceux des Saukis. Leurs femmes pourraient plaire plus que celles des Saukis, si vlles n'étaient pas beaucoup plus sales.

Ce campement est à environ 154 milles de la Prairie du Chien. De là, jusqu’au Lac Pepin, on traverse, pendant une cinquantaine de milles, un pays toujours riant, et varié de collines et de plaines, de prairies et de forêts; et les deux rivières des Buffaloes, et des Cypewais, sont les seules considérables, qui affluent dans le Missis- © sippi, dans cet espace. Elles descendent de 8 le bras, dl l'Est, et leur navigation se prolonge bien avant

0 dans les terres, à fait difés C'est près de l'embouchure de cette dernière, vues. Elle que commence le Lac Pepin, qui n’est qu’une

s Gothe en 1

rd du steam.

cripli, et le mplies ent iusi, qu’on

ent du Go

z, qu'il mou uchoir; aut!

il promenal# enton ; à 01h pmme en er it il se tenail l'aurait pril ait eu un ha

Ai

eee + armee re

vallée profonde remplie par le Mississippi. Mais, avant d’y entrer, Comtesse, arrêtons nous un ins. tant, pour fixer notre attention, et reveiller notre tendresse sur un point, qui est d’autant plus in. téressant, qu'il distingue uue belle âme parmi les Sauvages.

Un rocher, qui se projette sur les eaux du Lac, à l'Est, là précisément, où il commence, re. présente les mêmestraits physiques et historiques, que celui de Leucade. .

Lô la Muse de Mitylène, plus savante, que LÀ belle, s’y précipita pour guérir d’un amour, que 4 son Phaon méprisait : ici Oholouïtha, plus belle,

u’heureuse, trancha le cours d’une vie, qui lui était devenue insupportable, séparée de son 2. kigi, qui l’aimait.

Si je n’écrivais pas des lettres, en me prome- | nant, je m’occuperais volontiers d'écrire son his. M toire, et je pourrais anssi faire le Romancier; mais Jeux mots de fai. lent quelquefois mieux, M que des volumes mendiés. N

Une bande ennemie surprit la tribu d’Oholoaitha, dont son père est encore le chef. Epargnée dans'le massacre, elle fut faite prisonnière, ë.

Elevée dans la maison du chef vainqueur, de. # puis l’âge de 10 ans, jusqu'à celui de 18, âge des M plus vives impressions, elle se sentit touchée de M reconnaissance et d’amour pour son fils, qui lui 4 avait lui-même sauvé la vie, et payait vivement M de retour ses affections. 1

À l’occasion d’une de ces paix, que les Sau- À vages, et non Sauvages, font de bouche, et dé. M mentent du fond de leur cœur, elle fut rendue, et M demandée, en même tems, coinme épouse. Son père, Sioux barbare, et ennemi irréconciliable, M la refusa opintâtrement au bon Cypewais, qui, de M bonne foi, tout en satisfaisant sa tendresse, vou: M lait mieux consolider, par cette alliance, et la paix des deux familles, et celle des deux nations. M Et la pauvre Oholoaïtha se livra à son désespoir, M

1° ne"

Fais

sippi. Mais, nous un 118 reiller notre tant plus in. M

> âme parmi M

les eaux du mmence, rehistoriques,

savante, que ‘À amour, que , plus belle, vie, qui lui 4 de son .{nt- À

| me prome- A rire son his.

Romancier; = efois mieux,

d’Oholoai- . Eparguée M iière, ‘A nqueur, de. M 18, âge des touchée de M fils, qui lui « it vivement M

ue les Sau-

che, et dé- * trendue, et M ouse, Son onciliable, ais, qui, de resse, vouance, et la eux nations, M désespoir,

et fitle saut fatal, le jour mème, où son père cruel, voulait la sacrifier à des nœuds, qu’elle détestait.

Dieu saït combien d’âmes bienfaites se cachent sous cette écorce sauvage ?....mais le contact des peuples civilisés, a deja jeté de grandes racines vicieuses dans leur cœur.

Les Sauvages ont voué sa memoire à l’infamie ; chez eux c’est un mérite de tuer, et un des plus grands crimes de se tuer.

Le Lac Pepin présente d’abord, en entrant, un Amphithéatre éliptique. Des petites collines, d’une hauteur égale, qui l'entourent, et qui rentrent en montant, en montrent les Cuna. Un t-rd élevé, qui le parcourt tout-autour, en est exactement le Podium. Dans les deux issues, par où la rivière entre, et resort, on voit les deux portæ triumphales, et précisement au N. et auS., comme celles des Amphithéatres de l’Antiquité, Les eaux du Lac formaient l’Euripus. Nous étions les combattaus du spectacle naval de la Neumachie, car. ce, qu’on croit un préjugé des batelliers, se verifia un fait constant, c’est à dire, que de jour on est battu par un vent dangereux, souflant en

tourbillions ; et nous fûmes obligés de déployer ‘

des manœuvres habiles, pour en sortir. Les Sauvages, qui nous regardaient, avec étonnement, du rivage, en étaient les spectateurs.

La Nature a été le premier maître en architecture, et un de ces bassins, qu’on appèle lacs, a fourni, sans doute, le premier modèle d’un Amphithéatre. Rome en eut deux bien beaux dans les lacs d’Albano, et de Neini; et je vois dans le grand Amphithéatre de Vespasien, le Colossée, toute l’image de ce dernier.

Le Lac Pepin est l'empire, ou la pépinière, des serpens à sonnettes. C’est ici, que je m'’arreterai encore un instant, pour vous donner une nouvelle éruditirn, que l’on vient de me communiquer, concernantles phénomènes de son poison.

Cds vi à E ES GA à SAR Fes ass =

LA

Son poison est impuissant sur le cochon. Ce.

lui-ci les mange, prospère, et s’ergraisse ; tandis 4

qu'il est fatal à lui-mêine.

Lorsqu'on le tient contre terre, percé par la 4 fourchette, qui l’arrête, s’il peut touruer sa tête, M

il se mord, il enfle, et meurt.

C’est un tonique salutaire au malade, qui a le courage de l’avaler, tandis qu'il est prouvé. que la dent, ou griffe, avec laquelle il perce, en mordant, la vessie, qui le contient, est encore également vénimeuse, si elle blesse bien des années après la mort du serpent ; et les acides. et les alcalis sont souvent impuissans pour l’en purger, quoiqu'elle ait été exposée, pendant bien longtems, au soleil et au veut, à la pluie et à la neige.

Quatre ou cinq milles au dessus de la fin du Lac, à l'O. nous avons trouvé une autre tribu de Sioux, dont le chef est Tantangamani, fameux, comme un des plus vaillans guerriers de sa nation, qui fut un des plus féroces satellites de Proctor, et le père dénaturé de la malheureuse Oholaitha.

Il vint à bord du steam-boat, pour toucher la main au Major Tagliaferro. C’est un veillard d'un aspect hideux, courbé sous le paid des ans, et de ses atrocités; mais, néanmoins, les cicatrices, dont son corps nu est couvert, la dignité, avec laquelle il portait su: ses épaules sa peau de buffaloe, comme les Romains leur clamis, son arc et son Carquois, qui iui pendaient en écharpe, une massue, dont il rendait plus imposantes les gesticulations de sa main droite, et ses Indiens, qui, avec un air de fierté et d'indépendance, faisaient cercle autour de lui, lui donnaient de léclat, et de la majesté, plus que n’en ont des Rois avec des scpêtres, et sous des trônes resplendissants d’un faste insultant, parés de dépouilles de leurs sujets, et environnés de vils esclaves, qui les flattent et les trompent; au milieu de Préto-

hon. Ce. Mriens mercénatres, qui, comme les Romains de Jagurtha

se; tandis Met de Vitellius, se vendent à celui, qui les paye davan- | LE Le

rcé par la 5 Il par!a sans detour, quoique la dissimulation

er sa tête, Mine soit pas étrangère, non plus, aux Peuples Sau- Mvages.

e,quiale ME “ Mon père,” dit-il à l’Agent, “ je remercie le rouvé. que Mi Grand Esprit, de ce qu’il m’a accordé une an-

perce, en M: née de plus, pour te revoir encore une fois, car ‘ tu vois. que je suis bien vieux, et je m’attends à ‘ chaque instant d’aller habiter une autre Terre. ‘ Je te repéte encore une fois. que j'ai été un fier ‘ennemi de ta Nation, parcequ’on me donnait ‘ des mauvais conseils, et on me faisait croire,

st encore en des an- |»

acides, et M ir l'en pure dant bien

uie et à la ‘aue vous veniez nous priver de nos chasses, ‘et nous tuer nos femmes. et nos enfans. Mais

> la fin du ‘ depuis que nous avons promis notre amitié, re tribu de #7 notre cœur a toujours été blanc comme cette j, fameux, Ut chose-ci, (indiquant la chemise de l’'Agent.) de sa na- M Donne-nous quelque sécours, [c’est l'amen ellites de 1° de tous les discours des Sauvages,] car dans lheureuse cette saison on ne trouve rien à chasser, et tu M: sais, que nous ne savons faire autre ‘hose pour

oucher la M vivre: sois notre ami, fume avec nous, et, sous n veillard peu de jours, je viendrai te faire une visite au

Fort.”

pa dos Ce Chef, quoique septuagénaire, et presque a dignité, valide, est encore très-respecté par sa tribu, et 8 sa peau presque craint. C est le seul effet de la puislamés, son ance, que le vrai mérite a sur l'âme même des écharpe, | Barbares, car les Sauvages négligent communeantes les Meent leurs veillards, jusqu'à les abandonner à la

Indiens, aim, et seuls à leur sort malheureux, lorsqu’ils ne ance, fais peuvent plus les suivre à la chasse, ou à la nt de l’é- uerre. Les Winebegos poussent leur barbarie, des Rois usqu à les tuer. Mais peut-être pensent-ils, que splendis- ‘est un œuvre méritoire de trancher une vie, que uilles de autres n’épargnent, que pour la laisser exposée

ux plus cruelles souffrences, à une affreuse et

ves, qui )ngue agouie.

le Préto- M

Ch En mr rdc Oh QE ec

gr eg mm

es

Es

PIS Lee"

en rad

Er 275

D rome mer

Pour obtenir son arc, et son carquois, je le flattais que j'aurais immortalisé son nom, en les montrant à tout le monde dans ma patrie, (dansle monde de la Lune,) et partout, où je passerais comme un trophée de ses exploits; mais le vo 4 yant peu touché de cette sorte de Paradis, je lui offris en échange du tabac, et de la poudre, alors il fut généreux, et me le donna. Chez le 4 Peuples Rouge, comme chez les Blancs, on ne°* donne jamais rien pour rien. .

L'endroit, où cette tribu était campée s’ap pèle la Montagne du Gange. Elle offre de son sommet, eu plate-forme, un coup d’æil, qui riva # lise avec ceux, dont j'ai presque fatigué votre, admiration. Elle domine tout ce qu’on y de couvre. Le Lac Pépin, la Rivière, des paysage # oudoyans des collines et des vallons; des forêts des praïries, entremelées des petits bassins, qui 4 parsemés ça et là, doublent les objets, en les refe.® chissant dans leurs eaux cristallines, le Gange * qui, en serpentant, vient offrir le tribut de sam eaux au grand fleuve, aux pieds de cette char" mante montagne; tous ces tableaux ravissans A agitaient l'impatience et l’ardeurde mes regards qui ne purent se reposer, qu’en rentrant dans k à steam-boat, où l’aspect d’une indifférence Asia # tique agissait sur moi, comme des pavots, où. a 4 milieu de tant de traits touchans de la Nature on n’entendait d’autres paroles d'admiration, que! Very fine weather! very pleasant day! &c. &c.

La Rivière Canon, qui descend du coté de l'O

uise ses sources dans des grandes prairies, qu Les séparent du Missouri. ds Sauvages la re montent presque toute entière dans leurs canots

Entre l'embouchure de cette rivière, et cell de la Ste. Croix, le Mississippi devient plu, étroit et moins orné d'îles. Souvent il se trouvtM renfermé entre des rocl.ers escarpés, qui re vêtent ses deux bords d’un romantique sévèreu Des abrasions, qui les parcourent horizontale

ment, sont des indices, que les eaux de cette rivière etaient également plus abondantes daus

quois, je le nom, en les!”

Te) (dans le des tems éloignés ; et des traditions de quelque " + SA Sauvage aborigène concourrent à étayer cette Le En conjecture. Îlen est qui pensent, que la rivière radis, l Otter Tail, appelée Rivière Rouge, qui maintela poudre; naut verse ses aux du $. E. au N. dans la Baie

. Chez le

d'Hudson, se déchargeait autrefois du N. O. au laucs, on n

15. dans le-Mississippi, en communiquant avec la impée sant 5 Rivière des Corbeaux, qui à ses sources près, et * PA à l'E. des siennes.

fr E CE $0 La Rivière de Ste. Croix coule du coté de l'E. >il, qui F4 A C'est une grande rivière, et d’une navigation atigué voire longue et facile. Ses sources sout habitées par “ba M 4 de. des Cypewais; mais les Sioux en réclament la ES PAYS suzeraineté, ce qui est aussi le motif, ou le pré- 3 des forèts texte de leurs guerres éternelles avec cette Nation. Je pense que cette rivière a reçu son

bassins, qui, # en les refle nom du père Hanepin, qui la découvrit, peut-

8, le Gange ètre, le jour de Ste. Croix. Elle est à 45 milles ribut de se

‘0 du lac Pepin.

cette charfs Vingt-deux milles plus haut, à un endroit, qu’on X TAVISSA M'appèle le Marais, on trouve du même coté une

es regard “autre tribu de Sioux, présidée par Chatewaconarant dans le mans, ou Petit Corbeau. Ce Chef était à la chasse, rence Asir

avec la plus grande partie de ses hommes guerriers, ou sur les traces de l'ennemi, car ces nations Sauvages, lorsqu'elles n’ont pas des bêtes à tuer, se tuent entre elles. Peut-être aimeraient-

elles mieux s’amuser ainsi contre les Blancs ;

avots, où. al!

e la Natur 14 iration, q Le. &c.

L . l'A L . LI 1 coté de l'OM is les Américains sont devenus trop puissans, prairies, (Met ont entrecoupé leurs tribus par des postes mivages la litres. Les Sauvages manquent d'accord, et, si leurs cano

je ne me trompe pas, les Etats-Unis croyent, qu'il serait très dangereux, qu'il y en eût.

Une guerre avec les sauvages sera toujours passive, Les victoires, qu’on obtiendrait sur eux, n’aboutiraient, qu’à les faire rentrer dans leurs forêts, où ils sont invulnérables, tandisque les Américains verraient le fer et le feu détruire leurs

ère, et ce

Dés, qui ique gévè horizontal

villes et leurs villages, leurs champs et leur bétails. ensanglanter leurs lares et leurs autel

Le 29, nous nous arrêtâmes pour faire du boï On m'indiqua un Antre, qui était à peu de dis tance de là, environ 12 milles au-dessus du cam pemert du Marais.

Un petit vallon sur le bord Est, y conduit. Des cèdres, des sapins, et des cyprès, semblent M4 avoir été placés exprès par la Nature, pour qu l'accès annonçât la vénérable majesté de ce lieul sacré. 1 L'entrée est spacieuse, et percée dans un tui aussi blanc que la neige. Un ruisseau. dont ts eaux sont aussi limpides que l’air, en découle dm milieu. On marche commodément, pendant 1 ou fi toises, et là un pas étroit, mais qui ne. difficile, que pour les êtres, que rien ne touctel : conduit dans une vaste caverne élliptique. où ls eaux du ruisseau se précipitant avec bruit d'une cascade,et réfléchissant les rayonsdes flambeau M j qui nous éclairaient, faisaient sur l’âme un ete inexprimable; on grimpe au haut d’un petit res ln

cher pour atteindre le niveau du lit de cette Cash 1 talie. dont le murmure ravissant entraîne, et en pt courage à franchir les difficultés, qui s ‘opposer Se

ar fois à vos pas. et l’on arrive à ses sources 8 C\ qui jaillissent à l'endroit, où l’Antre finit. Où 4

calcule, qu'il peut avoir environ un mille de prof de fondeur. m Les Anciens faisaient tous les ans leurs Lu to trationes, pour purifier les villes, les champs. le: vi troupeaux. les maisons, les armées, et les perk sonnes, Les Péruviens en faisaient aussi presque m' pour le même but. L'Eglise Catholique a ses À m: gationes. au moyen desquelles elle demande le mêmes grâces au Vrai Dieu. et ces Sauvages «&lS op rendent toutes les années à cet Antre, et y font da également leurs lustrations: et, ce qui est plus d’ étonnant, d'ins la même saison, c’est à dire à la

printems, et de la même manière, que les Cathor

liques, les Péruviens, et les Anciens, c’est à dire, par l'eau et le feu. Ils trempent leurs hardes, leurs armes, leurs sacs de Medicine, et leurs persounes, dans l’eau de ce ruisseau, ensuite ils passent avec leurs sacs de Medicine. leurs arnies et leurs hardes à travers un grand feu, qui n'était conduit. De! as encore éteint lors de ma visite. (Cette cérésemblent }J%Æ morie est toujours accompagnée d’une danse aue, pour qu tour du feu sacré. formée aussi en chaîne mysé de ce lie tique, comme celle de Medicine. Il parait que 1 cette lustration est leur purification corporelle. dans un tif Cet Antre sert aussi à d’autres cérémonies au. dont ls dans le cours de l’année.

n découle dim Les Sauvages s’y rendent pour consulter ou le , pendant 4 Grand Manirou, ou leurs Manitoux particuliers ; ais qui ne Ml.et leurs Chefs. comme Numa Pompilius, y font n pe touche # aussi parler leur Nymphes Egéries, lorsqu'ils déptique. où I sirent persuader à leurs peuples ce. dont ils c bruit d'un ne voudraient point être persuadés: et ils font 8 flambeau 4 tous leurs lustrations avant de consulter l’oracle, ‘âme uu ef} comme faisaient les Grecs avant d’entrer dans ’un petit ro 4 lAntre de Trophonius.

de cetteCas"# Les Sioux appèlent cet Antre, ou ce nymraîne, et en phée, Whakoon-Thiby, ou la loge des Manitoux. i s'oppose" Ses parois sont tout couverts d'hiéroglyphes. ses sourcesl Ce sont peut-être leurs ex-voto. e finit O1 Cet Antre a un très grand avantage sur ceux mille de prolfi de l'antiquité C’est qu’on n’y fait pas un commerce de la crédulité. IT faut une religion partout et en tout. et celle, qui serait exempte de ce vice, serait peut-être la meilleure.

Le 39 nous arrivâmes ici, où je n'ai pu m'empêcher d’être logé chez le Colonel, commandant du fort.

La manière, avec laquelle sa politesse s’est | opposée à mon désir de me rencoigner sans gêne tre, et y font dans quelque petite chambre indépendante, m'a qui est plié d’abord fait soupçonner, qu’il voulait faire mieux est à dire a18 la police sur moi. et. je vous avoue ma petite e les Catho# méchanceté, j'en ai rit quelquelois, et fait rire;

ps et leur leurs aute ure du boï!

peu de dis" sus du cam!

18 leurs Lx champs. | ,et les pe ussi presqi que a ses À demande les!

Sauvages

mais il semble, que ce n’était, que pour m’honc. rer de quelque distinction ; et j’y suis vivement À *à sensible. Si l’on entrave un peu ma curiosité, et mes recherches, certes, ce n ‘est que l'effet de cette petite jalousie, qui règne partout. et prin. | cipalement dans les républiques ; à moins qu’on ne craigne, que je ne vienne ici pour conquérir ces régions Sauvages. 4

En Amérique on ne rencontre jamais cette: | police hideuse, qui vous ‘arrête, et vous moleste presque partout ailleurs : et si chaque Améri. LA 4 cain fait la sienne, ce n’est, tout au plus. que pour savoir si vous êtes riche, ( primo, ) si vous ! êtes grand ou petit, car il est faux, qu’ils soyent M indifférens aux titres; quelles sont vos opinions politiques ; quel but vous conduit en Amérique M # et une quantité d’autres bagatelles, qui fixent « plutôt l’idée d’un commérage, que celle d’un in. 1 quisition. En Amérique, on y vit aussi libre, aussi indépendant, que l’air qu’on y respire.

Au reste nous nous batterons, en renouvellant | la comédie Ruse contre Ruse. L’Auteur des Ca:! 1 ractères JVationaux, a assimilé les Italiens aux Re. nards, si la comparaison est juste, je devrais l’em. . 1 porter sur les Américains. |

Reposons nous, Comtesse, car cette prome | | nade a été bieri longue ; elle est presque de 925 à milles. Je désire qu’au moins elle puisse vous » être agréable. à

Quand à moi, j’aurais dû y trouver du plaisir et M du soulagement; mais...il y a une trop courte! distance entre les distractions, et la douleur...

P. S.— Puisque ces Lettres vont être imprimées, je M crois, que le Public verra avec dietss le T'ableu | suivant, que Î "ai ajouté à cette erniere, et dont les | détails ont, en quelque sorte, mis ma patience à Ë

l'eprenve.

TABLEAU De courtes Distances de St. Louis au Fort St. Anthony.

Rumb

dutord INDICATIONS DES ENDROITS. ; A Milles OBSERVATIONS.

ur m'hono.

js vivement curiosité, et M e l’effet de put, et prin.| moins qu’on r conquéri

De St. Louis aux embouchures du Missouri, 21 Au Portage des Sioux, 0. 12 A la Rivi re Illinois, . Au Grand Cap Gray, mais cette "Æ À Ciarkville, s À Louisiauaville, hd moles ten A la Rivière au Sel, que Auéri 7 À l'Etablissement de Mr. Gilbert, A un autre petit Etablissement ù plus. que À Aux Deux Rivières, L 10. ) si vous A la Prairie des Liards, À Au Chenal des Renards, qu ils soyeul Au Fort Edward, vos opinions 4 0 Au haut des Rapides,

Au vieux Fort Madison, à Amérique, M 0 À la Rivière de la Bète Puante, , qui fixent

Aux Cites Dh Ji , . A la Rivière Yawoha, elle d’un in 1 À la Grande Prairie Mascotin, 1 libre, aussi 2 Jusqu'à la fin de la méme, e "0 À la Rivi:re la Roche, ou Rocky, k 7 Au Fort Armstrong, (Île) 4 enouvellant

Au haut des Rapides, 16 teur des Ca. Au Village des Renards, ens aux Re.

Au Marais d'Ogé devrais l’em-

HLOOmOCO mHmO0CmO000OmE x © LS &

16| Autrefois habité par un 10! Sauvage de ce nom.

Au vieux Village Sauvage,

A la Prairie des Pommes de Terre, À la Prairie du Frappeur,

A la Rivière la Pomme,

10|Autrefois habité par un 18] Sauvage de ce nom.

mO00m000m0

A la Chéniere, 10

ite prome A: Rivitre la Garde, 10 que de 925 4 Auxtètes des Morts, 16 A la Rivière aux Fièvres, , 4

16| Du nom d’un Sauvage qui l'habitait.

10|Lieu autrefois habités par 16!les Sauvages, dont le chef 10|s’appelait le Bätard.

Aux Mines Dubuques, A la Prairie Macotche,

Au vieux Village du Bâtard,

À la Rivière aux Dindons,

Au vieux Village de Ia Porte,

À la Rivière Owisconsing,

A la Prairie du Chien,

Au Rocher Peinturé,

Au Capde Winebegos,

Au Capa l'Ail Sauvage,

A la Rivière Supérieure Yawoha, À la Rivière de la Mauvaise Hache, À la Treille,

A la Rivière du Racoon,

ï A la Rivière aux Racines,

OmHmmO000mMO00 00 = 2

en è°

Page 1