LETTRE IV
ur ls PAYS INDIENS, et sur les INDIENS,
dans les contrées environnantes le Fort St. Anthony. Du Fort St. Anthony sur le Mississippi, ce 10 Juin 1823.
1 Qu’ est doux, de voir les sentimens de l’a- Anitié traverser les espaces immenses. qui nous éparent de nos pénates, pour venir nous Consoer des sacrifices et des peines de l'absence ! in Hôtre, incon Je viens de recevoir votre chère lettre du 12
es pays, et que ls A dt
renvén rent cor DR ovembre 1822, Les nouvelles, que vous me ivinité, Mouuez de vous, des Vôtres, des Miens, et de nos leFort StAnthon, MBMIS, ont fait que je reviens sans cesse à sa lec-
ure.
4 Vous vous informez de la situation de mon me! La nouveauté des objets, qui m’environnent, %e sileuce même, et l’immensité des déserts. la Mharment, et l’endorment par fois; mais. à son Hevril, elle revoie au centre de sa tristesse, et Mes souvenirs funestes reviennent triompher de Vous me demandez, si j'ai oublié ma plume ; ft mes Argus disent, que je l’ai toujours à la un Quand vous aurez lu tout ce que je vous cris, depuis le peu de tems que je suis en Améque, vous me prierez peut-être de me taire.
Æependant, puisque je vous ai conduite dans les y: Sauvages, il ne faut pas que je vous en se sortir, sans vous les faire, en quelque ma- “Mère, connaître, Reprenons du steam-boat, qui a Me une époque mémorable dans ces contrées Miiennes, comme dans l'histoire de la naviga- Ho!
4 J'ignore quelles impressions ont pu faire les vires Phéniciens sur les peuples de la Grèce, #rsqu'ils parurent pour la première fois sûr leurs ù N
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côtes ; l’Argos en Colchide ; les Liburniens en Italie; et les Trirèmes des Romains, aux yeu: des Hibériens, des Gaulois, et des Bretons, maïs elles ne surpassent surement pas celles, dont pa # p rurent frappés les Sauvages, lorsqu'ils virent ar #4! ve river notre steam-b sat. aq!
Le voyant marcher sans rames, et sans voiles # de et contre le courant puissant de ce Grand Fleuve les uns le croyaient un monstre, qui vomissait du # m feu. les autres la maison des Manitoux ; et tou) Em agités de sentimens différens, ils ’approchaient, ou avec respect, ou avec crainte. D.
Tous ceux.qu'ils y voyaient embarqués,étaien 4 à leurs yeux quelque chose de pus qu'humains 4 Mr. l'Agent Tagliaterro. demeura lui-même étor #4 né de se voir traité avec un respect extraordi . naire. Ces Sauvages croyaient le voir en com 4 pagnie avec des esprits; peu importe, qu'ik 4 nous prissent pour des Dieux, ou des Diables, #si les Sauvages accordent leur vénération, égale 4 ment aux uns et aux autres: ils prient même beaucoup plus les mauvais esprits, que les bon 4 car :ls disent, que ces derniers étant essentielle ment bons.ils ne peuvent faire que du bien, tandi 4 que les premiers étant essentiellement méchan & il faut beaucoup les ménager, pour qu'ils ne fa w sent pas de mal. Si cette doctrine n’est pu A bonne, elle est du moins fondée sur une logique 4 trè: subtile, surtout pour des peuples Sauvagr: @f
Cette promenade, Comtesse, commence et i #4 nit tout antour de ce fort. Je n’ai pas encore p\ Æ aller bien loin. Mais je rai pas à regretter da M voir perdu mon tems, ni d’avoir été privé d'in cidens intéressans. À
Ce Fort est au 45ème. dégré de latitude. LM Rivière St. Peter se jette dans le Mississippin près du promontoire, sur lequel il est bâti ; l'unta et l’autre en forment une péninsule. La pre mière en baigne la partie S. S.-O., la seconde li