partie N.-E. Le Fort les domine admirableme he LT
a (ar 1
urniens en" toutes les deux. et sa situation est vraiment char. , aux yeu: MS mante. Le Sud et l'Est lui offrent des paysages etons, mai" d'une variété riante, et le Nord et l'Ouest, des es, dont pa M prairies immenses, dout la monotouie est suuls virent ar! vent diversifiée par de petits lacs, et des bos-
4% quets. C’est le dernier établissement militaire sans voiles M des Etats-Unis, au N.-0 de leur empire. and Fleuve Æ Quoique ces froutières ne pussent être aiséromissait du À ment envahies par une puissance étrangère,néanms et tous Æ moins, étant un point central pour un grand pprochaient. # nombre de tribus Sauvages, la position en est
1 très importante, principalement pour empêcher, qués,étaient que les Auglais n'influent de nouveau sur leur qu'humain, Æ commerce, et sur leur esprit. C’est pour cette -même étor raison, je crois, que sa garnison est forte de six t extraordi compagnies, et commandée par un Colonel, qui voir en com Best aussi le Chef Militaire des forts Edward, porte, qui ÆArmstrong et Crawford, lesquels, dans l’occades Diables: sion, peuvent porter du secours, et en recevoir. ration, égale M Tous ces Forts feraient ailleurs la fortune des prient mênt M Entrepreneurs, et contribueraient, avec tout le que les bons Mreste, à la ruine des finances de l'Etat. Ici ils ne tessentielle font, que fournir un peu au gousset du soldat, qui, u bien,tandi Mau moment de son congé, s’en retourne beaucoup ent méchan Mmoins pauvre, que quand il est arrivé ; et le gouqu’ils ne fa Mvernement, en en confiant la coustruction aux ne n’est pa Mcommandans respectifs, se passe de cette foule une logiqu d'ingénieurs, qui souvent batissent, et rebatises Sauvags sent, pour mieux s'entendre avec les Entrepre. mence eti Mneurs. L'activité, ct la vigilance de ce Colonel, as encore pi Mr. Snelling, se reposent à peine la nuit; et du egretter d'atfmatin au soir on voit les murailles de ce fort s’été privé d'iniiever, comme par la Lyre d’Amphion.
4 [ln’y a autour du fort. que deux ou trois huttes atitude. Leur les bords de la rivière, où logent, au milieu > Mississippitiles grenouilles, des agens subalternes de la com-
at bâti ; l'unt# pagnie S.-O. Il n’y a donc d’autres moyens de se le. La prffoger. que dans le fort ; et me voilà à la règle de a seconde les Cénobites, au son du tambour. J'aurais mieux mirablemer+ imé } trouver la cloche du Paraclet d'Héloise, œu celles de Rancé, et de Comminge.
jardin, et chacun d’eux pourrait avoir une ferme, 4
Les terres tout autour du fort sont cultivée par les soldats, que le Colonel tire aussi par ce moyen ut'le de l’oisiveté, si dangereuse à tout k monde.wais principalement à cette classe d’hom. mes. Elles rendent jusqu’à 40 pour un eu fro. ment. et plus du triple en maïs. Chaque off.
cier, chaque compagnie, chaque employé, a son
s’il avait des bras pour la cultiver.
Chaque fort bâti dans les pays Sauvages, a 9 milles carrés d’étendue. Ces lots ont été vendus ou cédés. par les Indiens. aux Etats-Unis. Quoi. » que ce contrat manque, peut-être, des deux con. 4 ditions impératives, voulues par la loi de emend du Code Justinien. c’est à dire. pretium œquum. et & consensus, (sine quibus non,) néanmoins, on doit dire. 4 à l'honneur de ce Gouvernement. que, par cet 4 acte d’acquisition, il a voulu faire voir ie respect, 4 qu'on doit à la propriété, même lorsqu'elle ap * partient à des barbares. qui la négligent entière 4 ment, D’aifleurs la haute Souveraineté lui e) 4 appartient directement, d'aprés les traités, de 4 1783, avec l'Angleterre, et de 1803, avec k France. Les premiers conquérans: seuls pour. 4 raient être accusés d’usurpation; mais comme # ceux-ci ont été justifiés par des Bulles, il en ré # sulte, que tout le monde a raison, et que, tont ai 4 plus, les seuls Sauvages auraient tort, parce 4 qu’ils sont les plus faibles.
Le Colonel a rendu la vue de ces prairies, «4 de ces forêts, beaucoup plus agréable, par lt 4 bétail, qu’il y a répandu. C’est un épisode, san 4 lequel la vue de la campagne finit par deveniw insipide, et vide de douces émotions. Il y a mi des bœufs, des vaches et des chevaux. Il n'ya pas de moutons, peut-être. parceque les hyven A qui y sont très rigoureux, les détruiraient. |
Daus toutes ces immenses règions. que nou avous traversées, depuis les environs de St Lou jusqu'ici, on ne trouve pas un seul de ces êtres 4
t cultivées ussi par ce se à tout le lasse d’hom.
* un eu fro.
Chaque off.
ployé, a son r une ferme,
auvages, à été vendus, Unis. Quoi.
Le
st Es #
(Va
es deux Cor M loi de emend *
ur œquUuM. € , où doit dire que, par cel ir ie respect, rsqu'elle ap geut entière.
aineté lui et 8 traités, de 03. avec l:
mais comme
Iles, il eu ré que, tont al tort, parce:
»s prairies, €
qui animent par les charmes qu’ils répandent. le grand tableau de la Nature. Ilu’y a pas un seul de tous ces Indiens, qui ait une vache, un bœuf,
“lun mouton, et peu ont des chevaux: c’est pour-
quoi ils brûlent tous les ans leurs herbes; et peu
leur importe, que les flammes détruisent aussi le reste ; 11 n’y ont rien à perdre, et, dans le cas,
que le feu s’approche de leur camp. leurs maisons sont bientôt transportées ailleurs, ou sur leurs têtes, comme font les escargots, ou dans leurscanots, comme desoiseaux aquatiques transportent leurs nids, lorsqu'ils sont menacés d’inondations.
Le Fort est environné d’une quinzaine de lacs, et tous aboudans en poissons délicieux. Celui qui porte le nom de Calhoun. sécrétaire actuel de la guerre, est le plus agréable, et sa pro-
Mordeur conique, ses bords, et ses alentours /apilleux indiquent, qu'il peut avoir été le cra-
ère d’un volcan. Il est à l'O. du fort. Deux
putres, qui l’avoisinent, et qui communiquent en-
semble, versent, au moyen d’un canal long de 4
able, par le 4 épisode, san M par devenu
s Ily
aux.
a mi
iraient.
Il n'ya e les hyvern ourrai-je le rendre !
ps, que No 4 8 de St Louii de ces êtres :
à Ca
“Milles. leurs eaux cristallines dans un précipice, 3. seuls pour.
qui en forme une cascade vraiment pittoresque ; pù j'ai cru voir, au naturel, une des Cascatelles de Tivoli. On ne rencontre rien de beau, êt de grand, qui ne rappèle ces celestes régions, qui n'ont vu naître; cette Hé'ène, que tout le
monde convoite pour lo dépouiller, et dont les
harmes, toujours renaissaus, renouvellent, sans esse, ses malheurs. Oh! Fosti tu men bella, o alen più forte! Ces deux lacs, ainsi que les aures, à l'E. et au S., sont distingués par des noms je dames, qui ont habité, ou habitent ce fort. Quel nouveau spectacle s'offre à mes yeux, omtesse! n’étant ni peintre ni poëte. comment J'en tracerai le canevas e mon mieux, et votre imagination fértile fera reste,
Assis sur le sommet d'un promontoire élevé,
je vois, à la distance d'environ un demi milk deux grandes masses d'eau se réunir aux pied d’une île, qu’elles embrassent, et dont les arbre À majestueux répandeni sur elles des nuances, oj # l'Ombre, et la Lumière jouent tour-à tour, d'u.” manière toute magique. De là. elles coulent sy 4 une pente rapide, qui continue l’espace de de # cent pas, et, se brisant contre des rochers. qui « épars ça et là, génent leur passage, elles jaillis #4 sent, et se heurtent de mille manièresdifférentes *
Elles entrent ensuite daus un bassin transver *
sal, en forme de berceau, et, poussées par la force à de la gravitation, elles remontent, et rencontre 4 le bord d’un précipice, qui semble les arrêter in à instant, pour augmenter la violence, avec l/4 quelle elles s’élancent dans une profondeur de # 20 pieds. Des rochers, sur lesquels ces grand 4
volumes de fluide vont se briser. les blanchissent #
en les repoussant, et en éparpillent des jets rayo #4 nans. S’engouffrant ensuite dans des cavités, qu 4 cette grand chûte a creusées, ils en ressortent 4 en bouillonant à grands flots, et vont se brise À encore contre une grande masse de tuf, qui forme 4 une petite ile au milieu de leur lit, sur laqueik #4 deux érables touffus étendent leurs rameaux, « A forme de bouquet. 4 La scène est sur le Mississippi, et c’est lu « même, qui en est le grand acteur. C’est là l'en M droit, qu’on appèle the Falls of St. Anthony, le 4 chôtes de St. Antoine, à 8 milles audessus di 4 Fort; nom, qui doit, je pense, lui avoir été donl4 né par le père Hanepin peut-être pour célébrer 4 le jour de la découverte. 4 n moulin et des petites chaumières, que lt 4 Colonel y a fait bâtir, pour l’usage de la garni son, et ces alentours, revêtus de scènes roman“ tiques, achèvent le grand tableau. 1 evenons aux Sauvages, Comtesse, et cemmen
ons par connaître le nombre de leurs bandes.hw distribution de leurs Tribus, les endroits, où ik 4
demi mille “Merrent le plus ordinairement, leur population, et ir aux pied leur force de guerre.
nt les arbra “# Les Sioux se subdivisent en six bandes : les nuances, 0j 4 Madewakan- Tuan, ou Gens du Lac d’Esprit. Les à tour, d’une Wakapetohan, ou Gens de la Feuille. Les Wape- 8 coulent su Moothée, ou Gens de la Feuille Tirée. Les Sissisthoace de deu! Mond, ou les Sussistons. Les Yancthoanà, ou les rochers. qu MYanktons. Les Titowanà. ou les T'itons.
elles jaillis Æ La première est partagée en sept tribus :
es différentes! 4 Sur le Mississippi,
ssiu transver @ La Tribu à la Prairie aux Ailes, où Memynoé, s par la force) Mprésidée par Wabis-cihuowa, où La Feuille, dont t rencontrer! Mnous avons déjà parlé, est forte d’environ quatre les arrêter in Mcens âmes . . . . . + . . . . . 400 ice, avec k} 4% Celle au Gange, ou Gremignieyas, présirofondeur di Ædée par le Chef Tatangamani, ou l’Aîle
ls ces grand MRouge . . . . . . . . . . . . 200 blanchissen Æ Celle au Marais, ou Ciakantanga, par
des jets rayo MCetanwacoumant, ou Petit Corbeau . . . 500 s cavités, que \ Sur le St. Peter,
en ressorten # Celle de la Grande Avenue, où Wakans-
ont se briser Æ£a-atha, par le Wamenitanka, ou Chien Noir 400 tuf, qui form Æ Celle au Vieur Village, ou Othoetonni,
, sur laqueillk Mpar Tocokoquipescent, ou Panisciowa . . 400
rameaux, «1 # Celle à la Prairie des Français, ou Thé- Mwarp. par Sciakupé, ou le Sir . . . . 500
et c’est lu # Celle à la Battueaux Fièvres, ou Wuiaka-
C’est là l'en: Mothi, par le Ki-han, ou Quilliou Rouge . . 150
. Anthony. lai La seconde Bande forme une seule Tri-
audessus di bu, elle est toujours errante, mais le plus
voir été don Msouvent elle s'arrête vers les Petits Ra-
bour célébrer Mpides du St. Peter ; son Chef est le Wopc-
-Alian, le Petit Cerf, elle est forte de . . 1000
ières, quel Æ La troisième n’a aussi qu’une Tribu,
» de la garni toujours également errante, mais on la
ènes roman #voit souvent sur la Rivière du Canon ; le
M Kariwassician, ou Corbeau Français, est son
»,ct commen Chef, et elle est forte de ,. . . . . 1500
irs bander.h Æ La quatrième est divisée en deux Tri-
droits, où ik "bus, sous deux Chefs, lAkant-ho6, ou l'Es. —— k | 5050
prit Bleu, et le Tatankanathà, ou le Bœuf- Leré. Elles errent vers la Rivière de la Terre Bleue.ou.Makatohosé. et sont fortes de
La cinquième est composée de 8 Tri-
bus. qui toutes sont errauntes. vers les sources du St. Peter. vers la Rivière Rouge, sur les terres, qui séparent ces deux Rivières du Missouri, &c. Le Wana thà. ou le Fonceur, est le Chef de la première, qui est forte de . . . ; Mais il est pour ainsi dire, le Grand Roi des Yanctons ; et, par sa valeur et ses exploits, il a une très grande influence militaire sur tous les Sioux, comme Wabiscihuowa, par sa finesse et sa politique.
La seconde a pour Chef le J'uimo haconté, ou Petit T'ueur de Castors, forte aussi de. . . : PAL AR i
La troisième, le Ciaka- hapi, ou le Darda de de ui ce ee ne EE M
La quatrième, le Petessé-han, ou la Vache Blanche, de, . . . . . + x
La cinquième, le Thaona-hupé, ou l'Ori.
gnal qui se sauve, de . . . y 4
La septième. le Wawaka hanà, ou la Jambr Cassée, de . . . + é Ë
La huitième, le Waha-koon, ou l'Homnie de Medicine, de, . Rte OUR
La sixième, ou la Bande des T'ytons, erre, en deux Tribus. vers le Missouri, deux Tribus très puissantes, dont une est
résidée par le Cianthe-petà, où Cœur de Eu l’autre par Ciaka-hapapi, ou le Batteur de Tambour, et on calcule qu’elles sont fortes d'environ . . . .… . . . 28000 À
“449: 0 M Toutes ces notions ont été tirées de sources, M où mes Argus eux-mêmes n'out jamais puisé M
Ëlles sont les plus pures, j’o5e même dire les Bœuf- 1 seules authentiques.
de la NN Les Assintboins, peuples Sauvages, qui errent
tes de dans ces vastes prairies, qui s'étendent des soury Tri- ces septentrionales du Missouri, jusque vers la s Îles Baie d'Hudson, et qu’on appèle, en général, les Rouge, 1 Gens de la Plaine, pourraient aussi être considéx Ri- * rés comme des Sioux, car d’après les renseignehà. ou 0 meus, que je me suis procurés par la même voie, e, qui M et qui jettent aussi un grand jour sur l’origine des . 1800! Œuns. et des autres, il parait certain, qu’autrefois d Roi . Lc'était une seule Nation avec les Sioux. . 23 eX- A Une grande Nation sauvage, qui désertait le e mi- Mexique, vint s'établir au de ça des montagnes abisct- Cypawaises ; celles, qui sépareni les sources du | Missouri des sources de la Colombia, et le Nouno-ha: veau Mexique des frontières occidentales des aussi Etats-Unis. Ces Sauvages s’appèlaient Dacotas. far 4 ! On trouve des Hélènes partout. Les Dacotas > Dar- eurent aussi la-leur, et elle causa des maux aus- 456 si funestes, que celle de la Grèce.
Vache Ozolapaï da. femme de Wihanoû-appà, fut enlevée TER par Ohatam-pà : celui-ci tua son mari, et deux de l'Ori- ses frères, qui avaient été la redemander. La . . 800 “Adiscorde, et les réactions se mirent entre ces ou la Ideux familles, les plus puissantes de la Nation. . . 1000 #Les parens, les amis, les partisans des deux côlomme tés, prirent fait et cause; des vengeances ame- . , 1000 Ænèrent d’autres vengeances, et toute la nation ytons, fût entraînée dans une guerre civile, et cruelle, souri, qui finit par la diviser en deux factions, sous le ie est nom de Achiniboinà, celle qui s'était rangée du ur de “côté de la famille de l’offenseur, et de Siowué, Bat- celle qui tenait le parti de l’offensé : comme leg elles Bianchi et les Neri, les Uberti et les Buondel. . 28000 mont, &c.
4 Quand ces peuples eurent besoin de s'étendre, 44950 ils se formèrent en deux nations, les Sioux. et les
de sources "MA ssiniboins : mais leur séparation, et leur éloigneumais puisé. Mment ne suflireut point à éteindre leurs guerres. + 9
Éelles durèrent encore longtems ; et ce n’est que, | depuis peu, qu’ils sont en paix. Cet événemet, À d’après Lune calculs, date à peu près de 200 ans ; 4 et l'identité de leur langue, de leurs mœurs, et M de leurs habitudes, ajoutent à leurs traditions À relatives. * Les Assiniboins se tiennent toujours en ue bandes. Quad ils chassent les buffaloes, qui sont M presque leur seul moyen d'existence, ils se ren. # contrent en grand nombre, et forment, quelque. | 4 fois, un campement de mille tentes. On suppose | L qu’ils sont forts d'environ 25 mille âmes. 4 La force militaire des Sauvages, en général M est en raison du cinquième de leur population, et M c’est ce qui constitue ce corps, qu’ils appèlent# Hommes de Guerre ; mais dans l’occasion, ils le : gont tous, hommes, femmes et enfans. 4 Les Sioux sont tous confédérés ensemble ; mais U leurs tribus sont indépendantes les unes des au. tres. Chaque tribu fait la guerre comme elk! 4 l'entend. Chacune délibère de son côté sur sa È | affaires. Elles se révnissent toutes en conseil gé. M néral, lors seulement, qu'il s’agit de statuer sw Ge se chose, qui intéresse toute la Nation M ns ce Cas, chaque tribu envoie un député. qui” la représente, dans le bois. ou la forêt, où ils on convenu de s’assembier. Si la résolution du Con! seil est de quelqu’importance, et mérite d’être! enrégistrée, et transmise à la Postérité, un arbr leur sert de régistre. et d’archive à la fois; c’e à dire, ils gravent des hiéroglyphes relatifs a sujet de leurs délibérations, sur son tronc, ave un couteau, ou avec une hache, et chaque dé” puté y met le tabellionat, ou le blason de sa tribu. I parait, que dans l'Amérique Septentrionale on peut encore distinguer quatre langues prirk oipales, ou mères: PAlgonquine au Nord, la Che: rokees au Sud, A à l'Est, et ka Nor:!
: dowekies ou Narkotahn, à l'Ouest. Les Siourll ie
parlent cette dernière, ee qui serait une nou
bc 107
e n’est que, MA velle preuve, qu’ils viennent du Mexique ; d’aut événemet, M tant plus, que cette langne est tout à fait ditféde 200 ans ; 4 rentes des autres. eu
mœurs, et” On prétend aussi, que leur religion est diffé-
s traditions ME rente de celle des Saubis, des Cypowais, &c. Pour 2 trouver des différences, il faudrait connaître en grandes à quelle est celle des uns et des autres. C’est, je es, qui sont M crois, ce qui est vraiment problématique, et prese, ils se ren. (4 qu'impossible, à moins, que les religions ne soient nt, quelque. "M des rêves. Sans vous traîner dans des disser- On suppose "M tations, qui vous feraient bailler, vous verrez mes. “vous-même, par ce qui nous tombera naturelleen général, 0 mert sous les yeux, quel jugement vous pourrez opulation, et MS vous former de leur profession de foi 5 quant à ils appèlent moi, d’après le peu que j'ai déja vu, je serais
casion, ils le MMporté à croire, qu'ils ont des traditions sans Di- “Mvinités, des cérémonies sans cultes, des superstitions sans religion; mais si les hommages, qu’ils rendent au Soleil, et à la Lune, peuvent mériter le nom de culte, c’est le seul qui existe chez les [Sauvages. ne
Si on devait juger des religions, par quelque
emble ; mais!
mes des au.
comme elle:
côté sur se:
p conseil gé.
statuer sul isigne extérieur, on pourrait supposer, que les » la Nation "Sauvages sont Catholiques, ou du moins Chrédéputé, quifiiitiens ; car presque tous, les femmes principale-
Piment, portent des croix; j'en ai contées jusqu’à 37 sur une seule ; il lui en pendait même aux Mnarines. La chose vous paraîtra extraordinaire, Contesse, mais l’explication, ce me semble, en est très facile.
2 Les premiers missionnaires, que les Français envoyèrent du Canada, pour convertir et civiliser es créatures, ont probablement cherché à caper leurs esprits, au moyen de présens, et natu-
Bt, où àls ont tion du Con.
érite d’être ité, un arbre a fois; c’est s relatifs au
tronc, avec
chaque dé.
esatribu. !
otentrionale rellement des croix ont été les premiers. Les angues prir-MSauvages, quoique abandonnés de nouveau à ord, la Che Meur instinct, et à leur ignorance, se sont plà, et la Nor peut-être, à un signe, qui leur rappelait d'an-
Les SionrMiiennes espérances, ou la piété des Robes Noires, it une now KC'est ainsi qu’ils appèlent les Missionnaires Ca-
tholiques,) et ils en firent leurs ornemens favoris * Les Traiteurs. qui ne cherchent qu'à les attirer & par l'appât des objets, qui leur plaisent, afin d'a. M voir leurs peaux à meilleur marché, auront con. tinué à leur apporter des croix, et la Vanité succédé à la Religion, comme en bien d’autres” endroits. 4
Il y a des voyageurs, qui affirment, que leM Sauvages croyent à l’immortalité de l’âme. Vo en jugerez aussi par vous-même dans la suite. ] ne vous dirai ici, que ce que j'ai pu eunteridrem moi-même, dans ce moment supreme. où l’hommek parle, peut-être la seule fois de sa vie, le langag de sa conscience.
Un père, disait, en mourant, à ses enfans, etik d’autres parens, qui l’entouraient : + J'ai ééM “ brave, soyez-le aussi ; j’ai tué tant d’ennemis* “ tuez-en aussi tant que vous pourrez; je mel “ suis toujours vengé, ne pardonnez jamais au “ meurtriers de vos parens!” Enfin il leur ra" contait tout ses exploits, ses batailles, ses bles sures, &c., avec autant de détails, que sa situa tion le lui permettait ; et, jusqu’au dernier mo ment, il ne les entretint, que de sa vie passée sans proférer un mot sur l’avenir, qui l’attendait; 4 et personne n’en parla. 4
Un autre ordonna, qu’on ensevelit avec lui son chien. Cet animal lui ayant été fidèle, pendant sa vie, il voulait qu’il lui tint compagnie égale ment après sa mort. Vraiment cette disposition testamentaire semblerait annoncer. que ce Sax vage, croyait à l’immortalité de l’âme, et même# qu’il en accordait aussi à son chien; mais 1] est" difficile de concilier tant de bizarreries ; et leh faiseurs de systèmes se trouvent environnés deh nouvelles ténèbres. Ce qui me parût bien pla gant à cette occasion, Comtesse, ce fut de voir#
ue sa femme, tout en faisant les grimaces et# poussant les hurlemens d’usage, semblait êtreh bien aise, qu’il eût préféré la compagnie de sn”
sens favoris # à les attirer # ent, afin d'a l auront con.”
la Vanité à ten d’autres”
rc Be EE 254 >
ent, que lesM l'âme. Vous +
s la suite. Jen pu enteridren . où l’hommeW je, le langageM .
s enfans, etil , J'ai ét nt d’ennemis
pagnie égale.
e disposition!
reries ; et les ivironnés de
: mais il en
ût bien plark e fut de vor} grimaces «7 semblait êtreh agnie de s01 À
À chien, à la sienne ; car il arrive quelquefois, que
ces indiennes sont obligées de descendre au tombeau avec leurs maris, ou par complaisance, ou par couvenance, Comme celles du Malabar.
J'ai assisté i1ux assemblées de ces Sauvages, devant l’Ageut du Gouvernement, qui est appelé Agent Sauvage. .
Cesassemblées s’appèlent Conseils. et toutes les tribus, ou une députation. présidées par leur chef respectif, viennent presque tous lesans, ordinairement dans cette saison, pour offrir, ou répeter leurs assurances de paix, et d'amitié avec les Etats Unis. Ils viennent également pour traiter de quelqu’affaire, particu'ière à chaque bande, ou à chaque tribu respective; et porter leurs plaintes, s'ils en ont, contre les traiteurs; ils recoivent en meme tems des annuités sur ce, qui peut leur être dû encore, pour cessions de terres; mais 1ls s’y rendent principalement, pour exposer leurs besoins. leur misère, et recevoir des présens, que le Gouvernement, peut-être pour contrebalancer les largesses captieuses des Anglais, leur fait. periodiquement, depuis quelques
Jannées, en poudre, en plomb, en tabac. en arti-
cles de nécessité et d’ornement. Peut-être n’y a-t-il que des vues politiques dans ces mesures, qui semblent libérales, et philantropiques; mais saus en chercher les causes, on doit eu louer les effets. lorsqu'ils sont bons, et utiles à l’'Humanité. Si les premiers conquérans de l’Amérique avaient employé ces mêmes moyens, leurs onquêtes auraient été peut-être aussi sûres, sans être si horribles. On objectera. peut-être, qu'il était de la politique du tems de détruire les Sauvages en bloc, tandis qu'aujourd'hui il ne faut que les laisser faire, pour les voir s’éteindre, ou se déchirer entr’eux; mais on conviendra, que a Nature, et la Religion se révoltent lorsque pour étendre des conquêtes, il faut avoir recours
des boucheries humaines.
Lorsqu'il s’agit de queique chose, qui puis h intéresser des tribus, qui sont toutes du ressor} d’un Agent, les chefs et les orateurs de chaque! tribu se réunissent dans la Salle ordinaire d Conseil, pour délibérer devant lui, et avec sm assistance. Mais, si l’affaire regarde des tribun qui se trouvent sous la jurisdiction de différentes ® Agences, dans ce cas, la délibération est portée MS de la même manière représentative, devant là Surintendant Général du Territoire. Alors l* Ageus respectifs interviennent aussi dans l'a semblée, si on le juge à propos. comme ceux, qui sont plus à portée d'en connoitre, d’avoir vor consultative, et qui servent à éclairer, et les par. ties. et le Surintendant.
C’e:t tout ce que j'ai pu découvrir sur ces d férentes jurisdictions, à travers le silence, dou on continue à m’environner,
Où n’aime pas trop à voir chez soi, des faisanh de notes; c’est pourquoi je trouve assez raiso.
nable la reserve de ces Messieurs, et les en traves, qu’ils cherchent à m'opposer ; mais i ont grand tort de croire, qu’on vienne de si lo et dans de tels pays, rien que pour leur touch la main, et pour leur demander: How do you do} Au reste, ils doivent avoir assez honne opini d'eux pour ne pas penser, que je puisse | éclipser; ce serait folie à un promeneur pauy et solitaire, de pretendre rivaliser avec des Er} péditions Nationales, pourvues de sextans, de gr phomètres, de savans, d'argent, d’hommes, che} vaux. flottilles, &c. Et s'ils sont aussi clair voyans! u’ils paroissent en général jaloux et méfians, il4 dersuiont s’apercevoir, que mun caractère et ma)
principes n’annoncent pas beaucoup d'indiscré? tion. L.
La Salle du Conseil est, comme elle doit être une grande chambre bâtie de troncs d'arbresh On y voit flotter le drapeau des Etats-Unis, ai milieu de drapeaux Anglais et de médailles até
achés aux parois. que les Sauvages présenient à eur Père, l’Agent, comme une preuve, qu’ils aburent les intrigues, et toute alliance avec les nglais. Des pipes, ou calumets, et autres peits présens Indiens, que chaque tribu lui offre, omme un gage de son amitié. pendus aussi aux parois, rendent cette salle tout à fait remarquable, et indique parfaitement sa destination. Une able sans écritoire, car il est malhonnète d’érire en présence de ceux qui ne savent pas icrire ; trois ou quatre sièves, pour l’Agent, pour Mnterprèête, et pour quelque spectateur, qui l'aime pas à s'asseoir par terre, comme Îles Sauvages. en font tout l’ameublement.
Les Chefs. les Viellards vénérables, que la nommée de leurs exploits conserve encore ans l'estime des jeunes Sauvages, les Prophètes, es Orateurs, les Guerriers principaux, sont ceux ui entrent, ordinairement, dans la salle.
: On n’y observe aucune les formalités d'usage, ar les Sauvages n’ont pas nième l'habitude de aluer ; tout au plus ils vous touchent la main, ils vous connai: ‘ent, et vous croyent de leurs mis, mais toujours sans dire mot, et souvent ans vous regarder.
: Les Maîtres de cérémonies y sont aussi inules, que les Chambellans, car ils entrent et rent, quand bon leur semble; ils s’assoyent, ou avec des Erlicudent où.et comme ils le trouvent commode. tans, de gr ke n’ont pas non plus besoin, qu’un ambassadeur, hommes, chef à un ministre les présente, pour être considérés iclair voyansMNonnêtes Sauvages.
et méfians, KM La séance s'ouvre par le discours du Chef, actère et malBv'il adresse, debout, à Mr. PAgent. Il comp d’indiscré ÆBence ordinairement par le Grand Esprit, ou le: Holeil ou la Lune, dont son cœur égale la püreté, elle doit étre. &c. &e., et finit toujours par demander des nes d'arbres ésens ; et il n'oublie jamais le Whiskey. L'A« tats-Unis, ant lui répond par l'organe de l’inter-rête. 11 médailles 1 Mbute par agréer leurs sentimens; ensuite il
, qui puis} ; du ressort de chaque rdinaire du et avec son e des tribu" e différente ® n est portée e. devant lei e. Alors lu® si dans l'as me ceux, qui d’avoir voi® r, et les pa
silence, doii
oi, des faiseun :
e assez raisoh s, et les er ser ; mais 1k4 ne de si lon leur touche® ow do you do onne opiniot je puisse l&h Pneur pauvrh
fait connaître leurs vrais intérêts, et la politique qu'il leur convient de suivre ; il leur donné des conseils parternels, et finit par leur parler de la puissance, de la valeur, de la force de y} Grande Nation. Ici l’on baisse la toile. *
Le secoud acte commence par la cérémonie de la pipe, ou calumet. de couleur bleu-de-cie dans laquelle les Indiens vénérent un JManitu un bon E«prit de paix. mais ils le considère beaucoup mois. que l'Esprit méchant de kk guerre, qui est représenté par une pipe rougeh Ïl parait, que l’homme, de sa nature, est partouh enclin au mal.
Ce calumet est présenté par un des plus bra ves guerriers, ou par un Chef de guerre, rem ; plissant, dans ce cas, les fonctions d’aide.de.h camp du Chef, qui est à sa droite. L’Agent el le premier à fumer; le Colonel, ou le Commai dant de l'endroit, le second, s’il y est; l’Interh prête, et les autres Blancs, viennent après ; er suite la pipe passe à tous les Rouges, en conk mençant par le Chef, jusqu’à ce qu’elle ait pas une revue générale de toutes les bouches.
Après un autre entre-acte, pendant lequeh l’Agent et l'Interprête s’occupent à préparer danb le magasin le dénouement de la pièce, on ouvr le troisième, en faisant porter dans la salle luh présens. que Mr. Le Père offre à ses enfaus, a nom du Grand Père. à
Le Chef les reçoit, sans mot dire, ni faire ub signe, qui témoigne, non seulement la gratitudeh mais pas même la moindre satisfaction. 1] leh consigne à ses Sauvages, qui s’en vont plus el silence, qu’ils ne sont venus, sans faire pas même l'honneur de jeter un regard, ni sur Mr. Le Père ni sur les étrangers, qui l'entourent. Ceux qu restent observent la même indifférence. Le Chel ensuite touche la main à l’Agent, comme pot lui faire grâce, et chacun prend son chemi L’Abbé Casti, ne trouverait ici ni le Lecca Zum!
ni d'auttes étiquettes de:cour à représenter. Quand la Tribu rentre ehez elle. daus le bois, le Chef fait la distribution des présens, et ceux, ui ént-tué dans l’année :uñ plus: grand-nombre ‘ennemis; Ceux, qui ont été autrement vaillans et preux; ceux, qui se:sont : montrés plus infatiables: plus h:: hiles à la chaëse, tous ceux:ci'sont D ntigdés/devrs la distribution. Le Chef est toujours:le dernier, quelque soit son mérite, et s'il pe reste iplus rien, ce qui arrive souvent, il s'en passe” sans: murmurer. ‘Les Rois Sauvages ne [Poccupeut, que de leurs peuples, et eux, et leurs famillessout les plus pauvres. : Si vous voyez un Sauvage: simple dans son maintien, sobre dans sa manière:de vivre, dépouillé de vains ornemens: avec'un epstume;, auquel la mode n'a pas :ncore: ôté- une-certaine dignité spartiate, dites, que-c'est:n Roi, ou fils de Roi, t Wabiscthyowà, qui, sans être parricide, sans avoir:les vices d'Agamemnon. est le Roi des Rois des: Siotæ; | demeurait fort étonné, et n’osait s’en rapporter à ses oreillés, lorsque je lui disais. que 2e n'était pas: tout à fait la mode, chez nos Chefs, le toût donner-à leurs:sujets, et de ne rién gars der pour eux: ; que quelquefois même c'était tout le contraire: Comment; me dit-il un jour, vous iles done plus barbares: que ceux ique vous appelez bare bares, si vous n'êles civilisés; que pour être, ou des ‘es: luves stupides, au des: Chefs injustes ! Nous n'avons fonc pas ‘tort:de vous croire moins.que nous. J'eus la mortification: d'être obligé de: me taire, devant a Vérité, habillée en Sauvage. :! 111. 147 :. Quoique chaque assemblée soit accompagnée présque toujours des mêmes formalités ; quoique : les : Sauvages! soyent constamment tacit. Ceux quiurnes, et d’une contenance: morne; et sombre, nce. Le Chelnéanmoins on:y 'trouve:souvent des variétés, et comme potes incidens très: curieux; et foft intéressans. son chemi Leurs figures, et leurs postures; sout ce que e Lecca Zani SL DITS E
la politique, ir donné des r parler de force de pile. "à a cérémonie bleu-de-ciel un Janit, considèrent chant de hf pipe rouge} >», est partouth
des plus bra} guerre, ren 18 d’aide-deh L’'Agent ess 1 le Commun y est; l’Interh it après ; enÿ ges, et Com
dant lequel préparer dans e, on ouvtià s la salle lah ses enfaus, al
e, ni faire ul la gratitudeh ction. Ille vont plus «il ire pas mênt) Mr. Le Père
l'imagination la plus pittoresque, et ia plus po. tique, ne saurait jamais atteindre. :! : |:
J'ai vu bien des Enfers et des Purgatoires bien des Limbes et des Paradis. bien des Délr. | ges et des Jugemens derniers. J'ai vu au Vaii can les Chambres, les Loges. les Salles de Ra. phaël, et de ses Ecoliers ; la Collection: de se cent meilleures Têtes ; ses Curtons en Angleterre Jai vu les Fresques des Dominichino, de Guido Reni, de Guercino, de Giotto. de Cimabue. &c J’ai vu la Conspiration de Catilina, de Salvator Rosai ce qu’il y a de beau, et d’extravagant dan Ë PEcole Flamaude ; mais tout ce qu’ils peuvet# offrir, ensemble, de sublime et d'horrible. d'or. ginal et de grotesque, ne saurait’ égaler le mé. lange bizarre et extraordinaire, que:présentent à l’œil étonné, les gestes, les postures, les physio. nomies de ces Sauvages. Ce grand tableau:seu M suffit à caractériser un Nouveau Monde. à
‘Les uns, enveloppés dans leur.peaux, le vi.
sage appuyé sur leurs mains. rappèlent là gra} vité des Archontes. et des Ephores de la Grèce; à les Tribuns. et les Sénateurs de Rome. D’antre en parlant à leur Père, ou à leurs enfans, déplo:) yent leur Pallium, si noblement, prennent des at} titudes; si imposantes, et gesticülent avec: tant fe d'emphase, qu’ils en imposeraient, si on ignorait, | qu’ils sont des Sauvages.
.. J'ai retrouvé. dans le Chef Wamenitonka, la fa
meuse statue d’Aristide, du Muséum de Naples, à qui ma si souvent arrêté des heures entières de. vant elle, pour la voir haranguer les Athéniens corrompus. J'ai revu dans le Chef: Cetamwau.
man, celle de Caton, quand il prédisait aux Ro mains, que leurs vices, leur luxe, et leur avarice, ne tarderaient pas à les jeter dans l'esclavage Parmi ceux, qui environnent l'Orateur, les un l'écoutent avec des signes d'approbation, d'au tres gardent un silence dédaigneux et'éloquent d’autres, enfin, ont l'air de s’occuper fort peu de}
ré
Lt Cm
ses discours, et de se moquer et des fils, qui par Jent.et de Mr. le Père. qui écoute; les: uus,fumant Purgatoires, Jeur pipe, et a era appuyé parterre, 0 des Dély Mavec une nonchalance à fectée. ont À air de jeter du ridicule: sur cette vaiue formalité ; d’autres, demeurant neutres. comme des Députés dû cenitre, dorment tranquillement sur les soucis de la Nation, ne rêvaut qu’au présent, et laissant à qui voudra le soin-de pourvoir: pour. l'avenir. Les uns représentent dans leurs figures. des palettes chargées de couleurs, tandisque d’autres, entièrement barhouillés, ou de blanc, ou de noir, ressemblent ou’ à des charbonniers, ou à des meuuiers. Les uns se peignent le corps:de fgures d’Anges, avec des aîles; les autres sont couverts de Diables, avec des cornes, chacun guivant son gout, et sa dévotion. Lesuns portent jour ornemens, des os, des dents, des griffes de bêtes féroces. des coiffes de buffaloes, des plumes d'oiseaux ; d’autres des colliers de Murgueritines, des rubans, des bracelets, des bagues. es croix. Les uns entremèlent l'Exotique avec l’indigène ; d'autres conservent la nudité de la Nature; et ceux-ci, s'ils ne sont pas les plus grotesques, sont les plus intéressans, ROUE . Comme il leur est déferdu d’entrer dans le Fort, avec des armes: à feu. on ne les y voit, 1qu'armés .d’arcs, de musaues, et de tomahaÿwks ; ce qui acheve de rendre cette scène tout à fait sauvage, et unique, enrteiclà + TOUT
| Quand les chefs prononcent un discours, ils font souvent des pauses {très marquées; et alors eux, quiont envie. d’aprouver ce qu’il 'ardit, d'écrient, tous ensemble, Uhoa; cé qui signifie, bravo. [ls font la même chose, lorsque-l'interprête leur. rend à chaqué paragraphe; le discours Je, l'Agent{ si toute fois ils daignent: lui- faire honneur de l'écouter; et de l’agréer. > 411!
| Chaque Sauvage peut parler à l'Ageht;:quand N lui fait, plaisir, comme. à leur père commun;
a plus pot.
vu au Vaii.
alles de Ra.
tion : de se » Angleterre 10, de Guido imabue, &c.
de Salvator avagant dans d’ils peuvent À rrible, d'on. A égaler le mé. hs ‘présentent s, les physio | tableau seul M inde: :
peaux. le vi pèlent à gra de la Grèce; À me. D’autres ufans, déplo:} snnent des at:| nt avec: tant!
si on ignorail |
nitonka, la fa m de Naples, s'entières de:
es Athénien sf. Cetamwacr.
isait aux Ro.
leur avarice,
l'esclavage. à teur, Îles uns bbation, d'a et'éloquert, r fort peu de}
mais comme Îla présomption, et le commèrag sont des vices presqu'inconnus aux Peuple Rouges, il arrive rareinent, que l'Agent ait à s’occuper de repondre à d’autres. qu'aux chef civils, aux orateurs, aux chefs de guerre; et au à prophètes. ARE this
: Chacun peut aussi lui porter des plaintes, « en public, et en particulier, contre les'traiteurs, mais le Sauvage aime mieux se venger, que descendre à la ‘bassesse de l’accusation. Le Sauvages ont d'autant plus de générosité en se taisant à l'égard de ces trafficans, en ce que ceux-ci n’ont pas honte de les duper autant. qu'il leur est possible. C’est ce que contribue à ren dre les Sauvages toujours plus ennemis des peu. ples civilisés. Les Rouges, qui sont plus e coutact: avec. les Blancs, sont ordinairement les plus méchans. Les Sauvagesses puisent chez les Blancs la!plus grande corruption. Elles:ont tou les vices de deux races, sans trouver une seule vertu à’imiter parmi des hommes, qui ne’ sont li queipôur 4assouvir leur sensualité, et leur avarice
: La Compagnie N. O, c’est à dire, les Anglaï, faisait plus. - Lorsque, dans l'enfance des États Unis, elle avait réusssi à usurper tout le com mercé deces pays Sauvages, elle s'étudiait tou jours à alumer le flambeau dela Dikcorde entre ces différeutes Natious, pour que le brait de leurs guerres; atroces; et la crainte: de: cons 'oiek funestes éloignassent tout coneurant di
ommerce de pelleterie s'iet, ide cette manière ils en avaient'obtenu l'empire absolu, et le mo «népole' C'est bien: là; en: verité,d’excellen éléves du Cabinet de! Si James 110! 1:
:- Lé' Sort. Comtessé, est plus énéreuk, que lal hommés.:! Ib: m'offre ‘des :notionsiautant qu ceux-ci! s'étudierit a!:m’enñvironier: de: ténébres Jamais ce Fort;:dépuis'cinq'ans, qu'il existe, ni lyu:tantideSauvagds, que cette ‘anriée.Oes jour passés oil m'a aussi menagé le spettaüle d'unt
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commèrage x Peuples gent ait à n’aux chef 2rre, et aur {, F3 plaintes, e es traiteurs, enger, de ation. Le
hérosité : en BR
3, en Ce que autant. qu'il ribue à ren.
mis des pe ont plus en airement les sent chez les lles:ont tous er une seule ji ne: sont là leur avarice les Anglaï, e deé E
ad’excellen
résentation, dans''les formes, d’üné grande Piide de Cypawaïs, composée d’un nombre de tribus. dout plusieurs n’avaient pas encore fait hommage aux Etats Unis.
+ Tout son camp était avec elle, carils marchent toujours avec armes et bagage, chiens, femmes, et eufans. : Leurs maisons sout partout, où ils se rouvent. | sed
A leur arrivée leur flotille, tout à fait extraor-
dinaire. était d’un spectacle vraiment nouveau. Jamais je n'ai vu le Mississippi si bien garni, : Leurs. canots sont d’une forme très-élegante :
Ails sont si legèrs, et si minces, qu’il est étonriant, 8 q
qu'ils puissent porter cinq à six personnes, leurs chiens, leurs tentes, et tous les meubles de leur
maison. : Je les aï vus mettre sur le rivage, d’une
seule main; avec autant de facilité, que si c'e’. été un panier. . ip
» Des verges de bois leger, qui n’ont pas l’épaisseur d’un demi doigt, en forment la charpénte.
On lé double en dehors d’une écorce d’arbre,
très mince. Elle est le vrai papyrus des Anciens : ellese detache en feuilles aussi fines, que le pabier! j'y écris dessus à merveille. C’est de l’éorse de Bouleau. ess
Onn’y'emploieniclouxnid’autresmétaux. L’éorcé est cousue avec d’autre écorce, et lés joinlüres'soni enduites d’une espèce de goudron très lenace, et qui résiste même aux plus fortes chaéurs du Soleil; Hs' le composent eux-mêmes l'une résine, qu'ils tirent des arbres, et de quel- Ques autres inigrédiens ; ils gardent avec jalousie à secret de cette composition. me
D Cette iécorce rappèle les planches très minces,
ont'lèés prethiers Grecs doublaient leurs na-
Mires, également très légers : et dans Îles des-
Briptiond, que lés poëtes nous ont laissées, des ôttes du Xärithe, et du Simoenfa, nousretrouvons dmirablement la forme des proues et des poupes YpowWaïses.” “J'en ai fait faire un modèle, en pe-
tit, par eux-mêmes; et leur goudron fait aux ; partie de ma petite, collection de curiosités [y diennes. Il semblerait, qu’un souffle pût renver BR ser cette petite gondole, et qu'elle dût se briserk au moindre choc; c’est cependant dans ces frèle canots, que ces Sauvages parcourent des dis tances de milliers de milles. Leurs tentes soit pour ainsi dire le portrait de leurs cauots ren versés. Ils plantent dans la terre des percha en arceaux, et les couvrent de la même écorce qu'ils portent en rouleaux, comme les papyru d’Herculanum. Et, par la même raison. leur camps sont aussi intéressans, que leurs flottes,
Les Cypowais forment aussi une des plus pui santes nations Sauvages, mais cepeudant bear coup. inférieure. à celle des Sioux. Elle serai même plus faible, parcequ’elle est plus disper sée, et moins confédérée. Ce sont les vrais abok rigènes de ces contrées, et leur langue est l'A} gonquin pür.
Ils sont éparpillés dans des régions immensa ll
depuis, le lac Outario, jusqu’au Winnepic. vené la baie d'Hudson, environ 2000 milles de l'E S.-E., au N.-0., mais il est difficile de calculerk circonférerice du pays. où ils sont errans.
Une grande partie de Cypewais habite dan les possessions Anglaises. Ceux. qui sont veuuk ici, relèvent des Américains, vers les hautes terra du Mississippi. La |
Quoiqu'ils ayent le nez un peu trop écraé,d un peu trop large, les joues saillantes, les lèvra renversées, comme .les autres Sauyages, et la yeux plus petits, que les Si: ;r, néanmoins leu visage eët assez agréable. Leur buste, plus pro portionné, parait plus robuste, .que celui def Stour, et tout leur corps est mieux bâti. Les cl mats plus rigoureux, qu'ils habitent, .et la vie plu dure, qu’ils mènent, doivent beaucoup contt buer à cette différence. vies jt
ls avaient tous la tête couronnée de guirlande
de fleurs, de feuilles,-d’herbes, ou de poil de différens animaux. C'étaient autant de Manitoux faoris. car ils pratiqueut les mêmes superstitions, que tous les Sauvages en général.
Les: Saukis, les Renards. les Winebigos, les Meomenis. les Sioux, et les Cypowais. croyent, peut-
à fait au :
iriosités le pôt renver.
ût se brise ns ces frèler nt des dis
tentes ER toux. à ci Grand Esprit ; mais il n'ya pas un cauots ren chi 4 À 2
LL Mauvagesqui n'ait son Manitou favori, de son choix, des PUR dans un animal, on dans un arbre, ou dans des d 4 pére berbes. où dans des racines: et dans la même
bu, le: Manitou d’un Sauvage n’est presque japais celui d’uu autre. Ils parait que. où'ils difrent dans leurs gouts, ou ils n’aiment pas à inoquer les mêmes Dieux. DNS
n jour, que j'étais à la pêche, un Sioux se faha de ce que je l’avais prié de me ramasser Quelques grenouilles, pour amorcer le hameçon; Ba grenouille était son /Manitou, comme chez les gyptiens de l’Antiquité; tandisque d’autres en bisaient rôtir, et en mangeaient, comme tous les > euples Moderues. Un Sauvage ne tire jamais fammal, qui a l'honneur d’être son /Manitou, Quand même ce serait une bête féroce, qui’ vienaitle dévorer. Je possède une superbe: peau jun ours jaune, qui allait dévorer son'adorateur, u moment. qu’un Dissenter, ou Nonconformiste, brvint,et le tua. Si quelquefois il lui arrive de jer. son: Manitou par: méprise, il le prie de lui ardonner; et il ajoute :: ‘* [l vaut mieux que tu jaies ététué par moi, que par un autre, car on wendrait ta peau, tandisque moi je la conserverai. avec: dévotion; ” et vraiment elle deent une des Divinités de son sac de Medecine. n'y a quelle Buffaloe, qui n’est épargné de per: nne; car ils disent, que c’est le Grand Esprit, i s'offre, sous cette forme, afin de pourvoir à is leurs besoins : et vraiment tout est bon pour x dans le Buffaloe, depuis les cornes, qui leur vent pour mille usages, jusqu'aux muscles, qui at leur fl à coudre, Cette doctrine fait naître
aison. leur 2r5. flottes, es plus puis udant beat Elle serai plus, disper es vrais abe ngue est l'Al
ns immenses inuepic. vers illes de l'E e calculerk rans.
habite dan ui sont vent!
hautes terre
op écrasé, el es, les lèvre yages. et la anmoins leu ste, plus pro e celui del bâti. Les cl etla vie plu coup .contft
de guirlanda
une foule de réflexions; je vous laisse le-soin de les faire. Revenons aux Cypotoais. :: "1 Les assemblées des Cypowais, dans la salle à
Conseil, ont été plus bruyantes, que celles dal Sioux, parcequ'ils étaient divisés en deux paris dont un voulait conserver les Chefs déjà en plac et l’autre:en faire élire de nouveaux. Je:vouk représenterais: volontiérs ce drame comique. « vraiment intéressant, dans son genre, : mais f pourrait, peut-être, me prêter des allusions. aux} quelles je n’ai pas pensé. . Je me bornerai doi à vous dire, que dans leurs débats, j’at entend des morceaux: d’éléquence:.digne: d’Athènes. d} de Rome ; que Mr. Benjamiit Constant n’a, peu} être, jamais emplayé :des argumens plus irréssl tibles contre Mr. De Villele ; que Peskawe des cendit duitrône avec ‘une dignité spartiaté, 4Mta Kendouswa,en y montant, luitoucha la main aval lla une: nablésse, digne d’une: âme généreuse. Jun suis quelquefois étonné de trouver dans: ces pe Cal
les:lés grands traits de l'Histoire Antenne, 0! Modern IT CRE MIE Las di DRE Le Général Cas, Gouverneur du Territoire ds Michigan, entreprit, il y a..je crois, trois ans, uni expédition à travers les lacs. et les contrées Saà vages, pour, aller chercher les sources du Ms sissippi; que Mr. Pike avait laissées: très incei taines; ‘et après les-avoir fixées au Upper Red Ci der Lake, passa par ce fort.en s’en retournant.l conduisit avec lui des: Chefs Cynowats; \et port rendre encore plus glorieuse:et-utile son'exp dition,:ilemploya tous ses:efforts, et:il parvint leur faire faire la paix avec les Sioux:!: Mais'el fut, come:à l'ordinaire; aussi passagère, que fumée: du calumét,; qui la célébra: sh
4 Mousieur Tagliaferro; animé de: sentimens philantrapie, qui! lui:font honneur, et père v ment amoureux dé ses; Sauvages, profitant 4 grand nombre de Cypawais, qui ‘8e "trouvairépur ici, les jours passés, voulüt la-renouveller formé lement. |
se le-som de
18! la salle d 1e elles de deux parts téjà en place x. Je vou} comique: à nre,: Mais nl Husion8. out orberai doit j'atentenhhs d’Athèues.« aut n’a, peut s plus irrés ‘Peskawe de . spartiaté, eh a a main ave énéreuse: À!
dans: ces pet
-Antienne;t}
Territoire de trois ans, uk)
contrées Sat
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Les: très. ICE
Upper Red CX à retournant. ll pornats;: et pot utile son exp et: parvint Dux: | Mise sagère, que
J gentimens " et! père
3, profitant 1
8e "trouvait
uveller form
La grande Salle du Conseil élait pleine. Los Sioux. présidés par les Chefs Catewacomani, Wa- EE menitouka. et Penisehiouà. étaient assis sur la ‘droite. Les Cypawais, avec leurs Chefs Æendouswa. Moshomenè, et Pasheskononepè, sur la gauche.
Après des accusations. et des prétextes,de part et d'autre, sur leurs infractions des traités, après quelques reproches, et quelques conseils paternels de la part de l’Agent, Wamenitonka., assisté d'un Chef de, guerre. ralluma le grand calumnet de paix. et d’amitié, éternelles. C'était aux Sioux à le présenter les premiers, car ils paraissaient avoir été les premiers à le prophaner par leur perfidie,
La figure de Wamenitonka, par son air important et grave, se prêtait beaucoup à la majesté de Ja cérémonie, et, en cette occasion, il prit même un certain maintien sacerdotal. Il consacra le
alumet, en en tournant le tuyeau, d’abord horizontalement vers le Levant et le Couchant. enuite perpendiculairement vers le Ciel et la l'erre, pour appèler à témoin de la sincerité du erment, le Grand Esprit, ou le Soleil, les bons, t les mauvais Esprits.
. [l le fit passer, eusuite, par le Chef de ses guerriers, au Chef délegué par les Cypowais ; cepi ci le donna à Pasheskonanepé. le Chef le plus ucieu : ce dernier après l'avoir passé à l'Agent lu Gouvernement, fuma lui-même. et chacun sucjessivement eu fit de même, suivant l'étiquette les grades respectifs. Pour moi. je jouais le rôle e témoin; et certainement je l’étais d’un parre, | Les Cypowais répétèrent les mêmes formalités Wwers les Sioux ; et tous se dontièrent la main, home gage de leur foi réciproque. La cérémo- Re termina par le Whiskey, que leur bon Père ur fit distribuer.
Les calumets demeurent comme un gage de Q
la sainteté du ffaité entre les mains de der! Chefs Représentans, qui en cette occasion «ont, je crois, les Gardes des sceaux de leur natin respective. %
Quand les Sauvages font la paix. sans aucuneM médiation étrangère. le lieu de conférence es# ordinairement dans la forêt. Les plénipoter# tiaires des hautes parties contractantes s’y ré M nissent,et le traité fait, ils l’enrégistrent. en hiéro.M glyphes, dans leur archive ordinaire, c'est à direM sur un tronc d’arbre ; ce qui revient à notre Pa ce celebrata, Die, &c.. Loco, &e. &e. &e.
La Paix fut faite le 2 du courant. Le 4 guerre fut au moinent de recommencer, et ave acharnement.
Eskibugekogé, ou Gueule Platte, Chef, qui e parmi les Cypowais. ce qu'est Wabiscihuowa che les Sioux, n’arriva que le matin du 3.
Ignorunt les intentions de l'Agent, il prit cong de sa famille, et du reste de sa tribu. en prome tant, qu'il ze foucheruit point la main à ces chiensd Sioux. |
Le premier mortel, qu’il rencontra, en arriva près du fort, et avant qu'il püût être informé tout ce qui s’y était passé, fût Paniscihowa. Celui ci lui offre la main, qui était encore chaude del# paix de la veille, et il en reçoit un refus déda gheux.
Ce Sioux, aussi méchant, que lâche, donna au si-tôt l'alarme. Tous les Sioux. qui étaient e core aux environs du fort, se réunirent; ils enù voyèrent des hérauts d’armes aux campemeri voisins, et le lendemain ils se trouvèrent en gran nombre autour du camp des Cypowais. Ceux-# avaient déjà caché leurs femmes et leurs enfank derrière les ruines du vieux fort, qui avait ser d’asile à la garnison. pendant qu’on commengk à bâtir le nouveau; ils envoyèrent dire aux Sio que, quoique très inférieurs en nombre. ils nele craiguaient pas, et qu’ils les attendaient à piel ferme. L
L'Agent et le Colonel paraïlisait d’abord ne
vouloir se méler aucunemeut à leurs brouilleries. leur nation A Il: ont peut-ctre la faculté de leur ménager une ; paix, et pullement celle de les empécher de se sans AUCUR fire la guerre; mais ils réfléchirent, que les nférence LS) icser faire, serait une insulte au pavillon des plénipoten 2 Etats-Unis, et uue violation de leur territoire, antes Sy TU éclaré neutre, sacré, et inviolable, pour tous ent. en hiéroe,. Sauvages, et surtout, lorsqu'ils viennent pour , c'est à dire ter avec leur Père. On les envoya sommer t à notre PE sforméinent à ces principes, et l’orage se dis- Ce é sipa.
ant. Le 4 Tout conspirait contre mes pauvres notes. Je ncer, et ave étais déjà placé sur une hauteur. pour les enrichir d’une bataille Sauvage, et je ne pus noter, que ce lamentable article.
Dausl’après-diner Eskibugekoge toucha la main daus toutes les formes voulues, et aux Chefs des ioux, et à tous ceux, qui en voulaient. On fuma ncore parfaitement en règle, on répéta, avec la neileure volonté du moude, les libations du Whiskey, et chacun prit sou chemin bras-dessus bras-dessous.
Le lendemain le bruit courut, que les Sioux avaient attaqué les Cypowais aux cascades de St. Anthony. Je montai sur le champ à cheval: ais il était dit, que je ne serais pas le témoin ‘un si grand spectacle. Pendant que le sergent, qui commandait le poste, les exhortait à la aix, (seulement de crainte qu’ils ne commissent es dégats sur ces établissemens,) l’exprès qu'il vait envoyé au fort, arrivait avec des forces, et affaire demeura là. Je fus tenté de les prier e se battre au moins pour badiner, puisqu'ils avait pas envie de le faire tout de bon. Je me entis disposé de soupçonner, que les Sauvages Bntendaient aussi avec les Messieurs du fort jour tromper mon attente. Mais tout est vrai. ent pour le mieux. De quelles scènes d’hor- Pur J'aurais été spectateur ! Quel carnage af. eux eût affigé l'humanité !
ins de deut Casion ont,
Chef, qui #4 scthuowa cheW
til prit con Ju, Ch promets 1 à ces chiensdh
ra, en arrivail re informé dt" cihowa. Celuk > chaude del n refus dédar
he, donna airs qui étaient eré nirent ; ils en, x campemeh rent en grands wais. Ceux:tf et leurs enfanil qui avait ser bn commetfl dire aux 510 mbre.ils nel daient à pie
Cependant célte tragi comédie me ménage:
une de ces occasions, dont j'ai tant besow, de rire ; et ce fut aux dépens des Traiteurs. Ces ! honibtes geus tremblaient encore quatre jours À après, en pensant aux dangers, qu'ils avaient À couru, de perdre les avances, qu’ils avaient faites À aux Sauvages. Îls trouvaient une mauvaise loi insigne à vouloir s'égorger, avant de tuer les ani. Ë maux, dont les peaux devaient servir à les rem.» bourser. Et aussi Je jour de l'alarme, désiraient. M ils, je crois, avoir une âme susceptible de cot # rage. pour accourir à les calmer.
On dirait que cette peste d’usuriers, de bro. À
canteurs, qui infestent si cruellement nos Con: LA trées, et qui sont la ruine de nos fils de famille, M soient venus se fourrer jusque daus les forêts, ets les déserts de l'Amérique. |
Vous serez sans doute étonnée. Comtesse. del 4 l'ininitié irréconciliable,quiexiste entre ces deur| : nations Sauvages, et curieuse d’en connaître les M vrais motifs- Je vais vous dire ce que j'ai pi en savoir.
Les prétentions territoriales ne sont, que ta
prétextes; leurs pays, ou pour mieux dire leur
mondes, sont si vastes, qu'il ÿ a de la place pour tous, et ils ne se rencontrent guéres.que lorsqu'iM seguètent exprès pour se combattre. Ces guerre
ne sont T uu héritage, qu'ils ont reçu de leur
pères. La dernière chose. que les Cypotwas rel commandent, eu mouruut, à leurs enfane. à leurs parens, à leurs amis. à toute la Tribu, c’est d'être toujours les ennemis des Sioux; et ceux-ci pré chent également une croisade éternelle contre les Cypowuis. En remontant à la source de cetit} haine invétérée, j'ai réuesi à jeter un plus gran jour sur lPémigr: ion des Sioux, dans ces contrée Eskibugekogé m'a assuré qu'il y avait plus à 3000 lunes. qu'eux, Cypawais, 8e trouvaient et uerre contre les Sioux ; et le Grand Stoux Wol el est de ce même sentiment, En comp
e ménage: Mint, comme eux, une année par douze lunes, plus
ant beson, Se 3000 lunes, en y ajoutant les jours compléaiteurs. Ces Moutaires, se rapportent, à peu près. à l’époque, quatre jours MS; les Espagnols ont conquis le Mexique. Ce d'ils avaient S;t donc alors, que les Sioux. ou Dacotas, fuyant
waient faites Rs cruautés des Espagnols, usurpèrent sur les mauvaise {oi À ypawais les contrées, qu'ils habitent maintetuer les ant Ent, et que les Cypawais, massacrés dans leurs ir à les rem Myers. et chassés de leurs terres, durent jurer e, désiraient ne vengeance éternelle contre leurs agresseurs. tible de cou Me sentiment, transmis de père en fils, devint un eutiment national, se perpetua dans toutes les énérations, et maintenant on le suit aveugle- Dent. ou comme une inspiration, où comme un evoir: et puisque la vengeance est la passion née de tous les Sauvages, il s’en suit, que les ioux, également animés contre les Cypawais, ur font une guerre d’instinct, sans se soucier en connaître ni la cause, ni les effets.
Une autre preuve convaincante, que cés pays, ui sont habités maintenant par les Sioux, 168 Basiniboius. et par d’autres Nations Sauvages, sont, que des ui ont également deserté le Mexique, apparteeux dire leur aient aux Cypawais, c’est que ces montagnes, la place poutQui separent le Nouveau Mexique de ces conque lorsqu'il@ées. s’appelaient précisement les montagnes e. Ces guerre y pawaises, en on les appelerait stade late reçu de leurui du même nom. si ces bienheureuses Éxpéris Cypowes re Mons, qui défigureraient le monde entier, pour enfane. à leurre parler d'elles, ne les eussent pas rebaptibu, c’est d’étrtMBes sous le nom de Rocky-Mountains. et ceux-ci pré Avant de perdre de vue les Cypawais, il faut ernelle contr@ue je vous parle aussi un peu de leurs femmes. ource de cettMElles sont beaucoup mieux, que celles des un plus gralBoux, et il en est. NA pourait presque appeler wces contrélies, Leur complexion est belle ; leurs chairs avait plus dit plus soutenues, et mieux conservées, et leur trouvaient eBint moins rouge. Les climats froids ont sur und Stoux Poles la même influence. que sur les hommes ; sut. Eu conpéiur bouche et leurs dents sont presque volup-
riers, de bro: 4 nent nos Coi- À ils de famille M ; les forêts, eth
Comtesse. deh ntre ces deurh connaître les h e que j'ai puh
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tueuses ; leur moral parait aussi plus simple 4h moins sauvage. :
Leur costume est tout à fait différent, et sin. lier | F.
Les Egyptiens, inventeurs de la sculpture, lon. qu'ils commencèrent dans leurs progrès, à ouvr les jambes et les bras à leurs statues, qui:
taient d’abord quedes Theuts, ou des Hermes, un bloc de marbre, les ornèrent de deux bande qui des épaules leur pendaient sur le sein: sue | cessivement ils y en ajoutèrent une antre, qk embrassait horizontalement les deux bouts dal premières. C’est précisément ce qui soutia une espèce de uirasse en drap, ou en peau. qi couvre le sein et le dos, seulement, des Cypomil ses. Leurs bras, arrondis, et très bien faits, dell meurent entièrement ous, et les hiéroglyphal qui y sont peints. font pendant avec ceux du ; sage. Leurs souliers sont d’une forme plus ah tique, que ceux que nous avons dèjà vus ; leu chaussettes, et leurs jupes n’en different pas( beaucoup, mais elles sout plus simples. Elleh portent aussi beaucoup de croix, et toutes, all général, au narines. Les Cypowaises sont encore plus acharnée que les hommes, contre les Sioux. Et la raiso en est simple ; c’est que leurs camps étant pre que toujours pris par surprises, les pauvres fen mes sont beaucoup plus exposées à la cruauth et au carnage. C'est aussi ce qui fait, qu'ellah se battent comme des héroïnes. A l'affaire dut elles jurèrent toutes, tenant avec résolutionlh couteau à la main, de vendre bien cher leur vie et celle de leur enfans, qu’elles couvraieu: d leur corps. À Je fus profondément touché de trouver auf parmi les sauvages l’image du plus tendre amour maternel.
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