VERS
rs, près des uillet 1823.
a Con.
Tout u’on ne reuse le
roje, de étais au le Sud, de d’un ge pour L 1 for le Misère just, Louis, \ ses emdevais
nous, ne uand le chargé, vers les
naturel, b pousse!
plus loin mes promenades ; et j’en profitai pour demander à suivre le Major, en ma simple qualité de promeneur. venu de si loin, pour voir les pays Indiens. et les Indiens.
On m'opposa d’abord les souffrances. les dangers, &c.. qu'on allait rencontrer ; maïs inutilement. Car, Comme vous savez, tout cela n'a aucune prise sur mon âme. ;
On m'attaqua alors du côté, où l’on mc croyait plus faible, du côté de la bourse. A la vérité, après une si longue digression, hors de la route,
ui de Philadelphie devait me conduire tout droit à la Nouvelle-Orléans, digression qui durait depuis le mois de Mars, élle purait pu se trouver un peu aplatie, d'autant plus que les curiosités Sauvages avaient aussi beaucoup contribué à diminuer mes fouds; mais ma petite caisse de réserve déjoua aussi cette attaque. Je sacrifiai même ma belle répétition, pour ne pas ytoucher,et je pus acheter un cheval. et toutes les provisions, qu'on prétendait être nécessaires : j’eus même la satisfaction de suffire, par mes petits bijoux, par mes petits meubles galans, à offrir à l’aimable famille Snelling. et à Mr. Tagliaferro, quelque souvenir de ma reconnaissance, pour les honnétetés, dont ils m'ont comblé, peudant le séjour de deux mois parmi eux ; honuêtetés, qu'ils ont portées,
and ils me virent décidé à partir, jusqu’à m'ofir des secours pécuniaires, avec une noble confiannce, et sans aucune vue d'intérêt, ce qui n’est pas commun parmi un peuple très marchand.
Tant de difficultés illusoires, n'étaient point
| d'un bon augure ; je prévoyais déjà tous les dé-
boires, qu’on allait me faire éprouver; et, duns d'autres circonstances, j'aurais su ce que j'avais à faire, Mais j'étais arrivé jusque là; il s'agissait d'exécuter un plan, qu'on avait constamment dérangé. et que je ne pouvais effectuer antremerit ;
| mon premier projet. d'aller chercher les vraies
sources du Mississippi, était toujours devant mes
yeux; je dus donc sacrifier mes convenances et mon orgueil, au désir et à l'espoir de voir des lieux, que l’on ne peut guères visiter deux fois ; pour m'instruire sur des choses, qu’on ne peut pas rencontrer ailleurs ; et je m’abandonnai. avec résolution, à tout ce que je sentais déjà devoir endurer.
Nous partimes du fort St. Anthony, dans la goirée du 7 du courant. L’expédition était composée du Major Long. qui en était le chef, d’un Astronome, d'un Minéralogiste, d’un Docteur, et d'un Zoologiste, d’un Peintre, de Mr. Renville, interprète pour les Sioux, d’un jeune Canadien, interprète pour la langue Algonquine, de vingthuit hommes, soldats, caporaux, et sergens, d’un oflicier,et de Mr. Snelling, fils du Colonel.
Elle fût divisée en deux corps, dont un prit la voie de terre, avec 22 chevaux, et mulets; l’au. tre celle de la rivière St. Peter, sur cinq canots Indiens. Le Major faisait partie de ce dernier corps. et je le suivis, avec le projet, d'aller tantôt par eau. tantôt par terre, suivant que l’un, ou l’autre chemin aurait pu m’offri- des incidens plus curieux, des objets plus intéressans. Il était arrêté. que les deux corps se rejoindraient tous les soirs.
La rivière St. Peter, que les Sioux appèlent
Watpà menisothé. en partant de son embouchure, È
remonte d'abord au S. S.-0.: elle tourne ensuite au Sud, et des méandres continuels la font ser. penter vers tous les rumbs; mais comme son
Cours, depuis ses sources jusqu'à l'endroit. où Æ
elie se décharge dans le Misi-sipri, est presque directement du N.N.-O 1 S. 8.0, je distingrerai ses deux hords en occidental, et en ps Ve toutes les fois, que j'aurai besoin de m'en ser. vir, comme de point d'indication,
Après ce que j'ai dit des Sauvages, dans mes précédentes promenades, il semblerait que De matiére est épuisée : muis, outre que les nouveaur
Le
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ces et pays. qui s'ouvrent devant nous, offrent un nouir des vel intérêt, il semble, que les choses mêmes, x fois ; qu'on y rencontre, ménagent utilement un ape peut pendice à tout ce que nous avons déjà vu; et ai.avec quand même ou viendrait à rencontrer quelque devoir répétition, cela ne ferait, que nous confirmer davantage dans ce qui nous avait, peut-être, paru dans la trop extraordinaire.
it com- La première soirée nous vinmes camper auef, d’un dessus de la tribu du Chef Wamenitanka, ou Chien ‘teur, et Noir, sur le bord oriental. J'avais vu ce camp kenville, très peuplé quelques jours auparavant, et nous anadien, le trouvâmes tout à fait désert ; la faim avait tiré le vingt- ces Sauvages de l’oisiveté, où ils croupissent, auns, d’un tant qu'ils peuvent, et les avait poussés à cherel. cher des chevrenils, des cerfs, des buflaloes, dans un prit la gs et dans les forêts.
18; l’au- ne hûte fermée, et que nous ouvrîmes, nous q canots fournit un peu d'abri contre les mo:stiques, qui e dernier Æ nou: attaquaient de tout côté, et thus pluie, aller tan- ui accompagna notre départ. Derrière l'écorce e J'un,ou à chène, qui barrait légèrement la porte, nous incideus D trouvâmes étendue, comme en gui-e de rideau, s. Il était D une peau de chevreuil. dans laquelle ces Sau-
jent tous
appèlent bouchure, e ensuite font sermme son ndroit. où t presque atingreral éridionnl m'en ser-
vages reconnaissaient quelque Manitou gardien de la maison. A leur retour ils auront choisi un autre Suisse, plus fidèle, et le chevreuil aura perdu, avec leur confiance, toute sa divinité.
Le campement de Paniscihowa, où nous nous arrêtiâmes pour dejeuner, dans la matinée du 8, sur le bord pole était également tout à fait solitaire, et par la même raison; mais ce Chef aus 1 fénéant, que gourmand, s'était retiré près du Fort, pour vivre dans les délices de Capoüe, et pour se mettre à l'abri, dans cette terre sacrée,
Letinviolable, des incursions, que les Cypowais,
justement indigné de sa conduite du 5 Juin, pourraient faire sur son chateau.
| Nousdinâmesala Prairie des Français, ainsi appelée, parceque les premiers Français, qui du
dans mes que fa ma:
nouveaux
Canada poussèrent leurs découvertes jusque li, y furent tués par les Indiens. Elle est à 30 milles du Fort.
Le Chef Sciacapé y a son camp:ment d'été, sur le bord oriental. Les huttes de cette tribu ont d’une construction singrlière. Les parois. et le toit sont en écorce de chêne, entrelacée de per. ches fendues d'une manière si solide, que le plus fort ouragan pourrait à peine y avoir prise. Tout était désert aussi; nous n’y trouvâmes, qu'un chien pendu, consacré. de cette manière. à leurs Dieux Pénates et Tutélaires. Pour reudre l'of. rande plus précieuse. on lui avait paré la tête d'une plume de Killou. dont je le démeublai, pour enrichir ma collection Sauvage.
Le chien, après les femmes, est l'être le plus malheureux, parmi les Sauvages ; après avoir bien travaillé. dans un jeûne fréquent, à la chasse, à la charrette, au traineau, il finit par servir ou à leurs repas, ou à leurs sacrifices. De l’autre côté de la rivière, une prairie entrecoupée de petits bosquets, et par-emée d'ossements et de buttes, semblables à celles. que j'airemarquées à St. Louis, et ailleur:, offre l'image des Ely-ées de l’Antiquité : et quoique le pied ne foule, qu'une terre, et des tombeaux Sauvages, le pathétique de l'endroit vous pénètre d'une certaine véné. ration ; et d’autres sentimens émeuvent l'âme. et la transportent bien loin. J'y vis ure chose singulière. Une croix surmontait un de ces tombeaux, tandisque sur un autre. tout près, s'élevait un troc d'arbre, sur lequel on voyait tracé. en hiéroglyphes. le nombre d'ennemis. que l'habi. tant de ce tombeau avait tués, et une quantité de Manitoux, qui avaient été ses amis. Cent un nouvel avis pour Ceux, qui veulent réduire en systeme la religion de ces peuples.
A 60 milles du Fort on tronve une chûte, où pour mieux dire, un rapide violent. Nous avons remonté les cauots, eu les traîuant nous-memes,
dans que l° pittor rés p et se | ve e d'arbr roche:
mantic t-sque canot.
vais m nous f briser j'aurai leure $ j'eusse Nou Indien farce c qu'une et les rent, d un éch chanta tre, qu vue de:
tiquité.
cile de usages.
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Cianthi Pendai une sér d'arbus riautes tres ottes, et « trouver
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plus Tout qu'un leurs e l'ofa tête ublai,
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avous nemes.
dans l’eau. C’est le premier point intéressant, que l’on rencontre sur cette rivière. Des rochers pittoresquement distribués par la Nature, séparés par des sinuosités, où les eaux se poussent et se brisent avec force; une petite île, qui s’élève en bouquet, au milieu ; des bords ombragés d'arbres touffus d’un côté, de l’autre hérissés de rochers escarpés, offrent un tableau varié, et romantique : et moi j’ajoutai à le rendre aussi grotr«que. Ayant été obligé de remonter dans le canot. pour passer un goufire profond, mes mauvais matelots manquerent de force. et d’adre:se ; nous fûmes entraînés par le rapide. et allâmes briser contre un rocher, où je demeurai perché; j'aurais eu l’air d’Andromède, si j’eusse eu meilleure grâce. et si, au lieu de rire comme un fou, j'eusse su imiter sa belle douleur.
Nous nous arrêtâmes, le soir, au campement Indien de la Battue au fief. J'y vis représenter une farce d’un contraste tout à fait curieux. Tandis qu'une femme, éplorée, s’arrachait les cheveux, et les offrait en sacrifice aux mânes de son parent, dont les restes inanimés étaient perchés sur un échaffaud, des Sauvages mangeaient, buvaient chantaient. et dansaient autour du corps d'un autre, qui était exposé. de la meme manière, à la vue des passans, comme celui des héros de l’Antiquité. On voit aussi par là. combien il est diffcile de se former une juste opinion de leurs usages. et de leurs cérémonies,
Le lendemain je quittai le canot, et je montai à cheval; le passage du Bois-Franc. en sauvage, Cianthiote, excita ma curiosité ; il en était digne. Pendant 30 milles l'on voit successivement uue série continuelle d'arbres de tout genre. et d'arbustes fruitiers délicieux : de petites prairies riautes et des lacs couverts de cygnes. et d’autres oi-eaux aquatiques; des plaines charmantes.et des coteaux prorr ques. On crotrait se trouver daus le sejour des X yphes et des Dieux.
mais nous n’y trouvâmes, que des moustiques, et
des taons. qui écurehaient les homme; et le- che. hu vaux. C’est uu sujet de méditation, que de voir co de si beaux lieux dé erts, et vuides de tout être eu; sensible. Dis
Nous y vimes des hiéroglyphes gravés sur des ver arbres ; ils signifivient que la Tribu de l'Eper. bes vier- Rouge, des Sussitons. était passée là avec on yre chef, et tout y était indiqué. le ombre d'hommes que et de femmes ; d’où ils venaient ; où ils allaient; crik la chasse, qu'ils avaient faite, Yc. ; par ce moyen être les Sauvages s’instruisent réciproquement de surt bien des choses; et dans le cas actuel, c'était un don avis, pour que d’autres n’eussent pas à tenter ins. D défa tilement le sort de la chasse sur un terrain déjà U battu. Ce passage est un labyrinthe; et, sans D l’ant Mr. Reunville, qui avait aussi quitté les canots, Æ les P pour servir de guide, nous n’en serions pas sortis D le fil
si facilemeut ; cette forêt s'étend dans les terres È vers le Missouri, à une distance immense. En sortant à l'O. nous trouvâmes une superbe, et vaste prairie, que les Sauvages appèlent Vayo. Thée, ou de la Flèche. Un grand bloc de granit,
urse montre de loin, sur la gauche, est pour les ui er amie errans dans les déserts. tout à la fois h nd un temple, et une divinité tutélaire et protectri. Æ suivit ce de leurs chasses ; il était peint, comme l’on Btelar peignait souvent la Lune et le Soleil parmi les Æ vert 4 nations civilisées, c’est-à-dire, avec un nez, des D aux rè yeux, et un bouche, avant que Maria, le précep. B que |”
teur de Copernic, et Bianchini ne les en privas D de me
sent. alu, 8 Toutes les Tribus, qui passent par là, vont lui Baise, e faire révérence, et de: offrandes. laussi dl A l'endroit, où nous campâmes, Mr. Renville, ment «
celui qui connait le mieux les Sioux, étant né, et Bla grè}
ayant loujours vecu parmi eux, me fit remarquer No les restes d’une chose singulière, d’un Hypocauston, Etant la ou des Sudatoria des Sauvages. “ denait
Lorsque leurs médecins veulent faire transpi-Bicessité
nes, et >. che.
de voir ut être
ur des l Eper.
vec on Lommes Ilaient ; moyen ent de ‘était un ter int ain déjà et, sans y canots, AS sortis
les terres E
nse. En erbe, et ent Vayoe granit, pour les à la fois protectrime l'on armi ler \ nez, des e précep- BI) privas-
, vont lui Renville, ant né. et emarquer
pocausion,
e transpi-
rer un malade, ils le renferment dans une petite hutte entre quatre grosses pierres de diflérentes couleurs, chauffées au feu, lesquelles sont pour eux autant de divinités. La rouge représente le Dieu de la guerre; la noire celui de la mort; la verte celui de la santé; et la blanche celui du beau tems. Le malade, ou l’inspiré, qui s'y met, y reste jusqu'à ce que, tombant évanoui. il indique, qu’il ne peut plus y rester : ce serait un sacrilège, que de dire la moindre chose, pour en être délivré. Il arrive souvent, qu'il y étoufle ; surtout si le patientse trouveétre un malheureux, dont les Pretres de la Grunde- Medecine désirent se défaire.
Un Esculape Sauvage, est. comme celui de l'antiquité, grand-prêtre. et médecin. et, plus que les Parques, il peut trancher d’un double ciseau le fil de la vie de ses croyans superstitieux.
Il y avait aussi d’autres traces d'offrandes, qui indiquaient également la multiplicité de leurs Manitoux.
Le 11 je retournai aux canots, où nous ne rencontrâmes d'’extraordinaire, qu’un orage terrible, qi en renversa un, et nous fl prrdre une partie
e notre poudre et de notre tabac, et qui nous suivit jusqu’à notre camp, où il nous innonda toute la nuit; attendu que notre pavillon était ouvert des deux côtés. Le Major toujours fidèle aux règles de la bienséance, et de la politesse, que l’on doit à un étranger, avait eu l'attention
e me placer à un des des deux côtés dela tente, afin, sans doute, que je pusse observer à mon aise, et sans me déranger, le tems qu'il faisait, et Laussi pour me ménager la gloire de lutter vaillamment contre ia fureur des vents, de la pluie, de la grèle, du tonnerre et de la foudre.
Nous allions très lentement par eau,en remon-
Etant la rivière, qui dimiuuait tous les jours, et de-
enait très rapide. Le Major seutit eufin la méessité de renvoyer les cauvts avec un nombre à
& F, fi
d'hommes, qui ne contribuaient, qu'à augmenter la disette, qui se fesait déjà sentir. Quoique j'eusse fait d’abondantes provisions, que j’avais mis en commun avec celle de l’Expédition. la faim, à peine à 100 milles du Fort St. Antony, commençait à me faire envier le morceau de pain,
ue le corbeau portait tous les jours au premier Évaéhseite de la Thébaide. D'ailleurs ces sol. dats n'étaient d’aucune utilité. Le Major craigoait les Sussitons, qui ne sont pas tout à-fait les amis des Américains : mais nous étions peu pour résister, en cas d’attaque, contre une bande des plus aguerries, des plus formidables, et en trop grand nombre pour une Expédition, qui n'avait aucunes vues hostiles. et qui était déjà réduite à la portion congrue.
Je vous ai dit, qu'on craignait les Sussitons, Pour ne pas laisser languir d'avantage votre cu. riosité, que je mets quelquefois à l'épreuve, je vais vous en dire les motifs, Contesse, mêine,
arcequ'ils serviront à caractériser encore plus e penchant des Sauvages. et leur obéissance ir. résistible à la passion, et à la voix de la vengeance.
Un de ces Sussitons. perdit deux parens, qui servaient, avec lui, sous les étendards des Anglais dans la dernière guerre contre les Etats Unis. Il résolut de s’en venger sur les deux premiers A: méricains, qui tomberaient entre ses mains. Mais comme cette opportunité tardait à se présenter, il partit'avec son co:sin ; ils débarquèrent de nuit près du Fort Armstrong à Rocky-fsland, à plus de 600 milles de leurs régions ; ils guétèrent, et saisirent un moment, où deux de ses soldats se promenaient à quelque distance de la garnison, et les tuèrent de deux coups de fusil.
Le gouvernement, sous prétexte de tenir un conseil, et de donner des présens, fit aller une partie de cette bande de Sussitons au Fort de Couneil-Bluff ; s'empara de deux d’entr'eux, et
entre l'horiz nos ye Von raient Natur
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quinza ce Pa:
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nter ique avais mn. la tony, pain, nier s sol.
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ns. qui Anglais 4 Il iers Às,. Mais senter, ent de , à plus ent, et dats se Arnison,
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As
ne les a plus vu reparaitre. Un gouvernement fondé sur des lois sages, et libérales, devrait être plus généreux, que les Sauvages; mais. ou il n’avait aucun autre moyen de représailles pour les punir, saus s’immiscer dans une guerre cruelle avec tous les Sioux, ou ses agens ont agi arbitrairement.
Le 13, nous primes tous le chemin de terre.
Uue prairie, dont les bosquets parsemé: çà et là entrecoupaient magiquement les distances. et l'horizon, fut le premier spectacle, qui s’ouvrit à nos yeux. Les parcs artificiels de St. Cloud. de Versailles, de Richmond, et de Windsor ne sauraient être comparés à ce superbe ouvrage de la Nature.
Un sarcophage Tadien. élevé à la hauteur d’une quinzaine de pieds, nous arrêta vers le milieu de ce Paradis terrestre, et là, Mr. Reuville nous montra, vers le S.-O. la direction, où la rivière de la Terre Bleue, Mukatohose- Watpa. se jette dans le St. Peter. C’est là le point le plus éloigné, où le père Hanepin. et d’autres voyageurs, après lui, sout arrives sur cette rivière,
La rivière de la Terre Bleue est très remarquable, parmi les Sauvages. Ils s’y rendent presque tous les ans comme en pélérinage, et pour y chercherde cette terre blue, très propre pourfaire leurs teintures, et leur fard. A quelque distance de sessource:, vers le Missouri, ils exploitent une pierre rouge, qui durcit par l'impression de l'air, dont ils font leurs calumets sacrés. On a dit, que ces deux endroits sont inviolables, et que les ennemis les plus implacables s’y rencontrent en paix; mais tout cela n’est qu'une fable, Le Sauvage exerce partout également sa vengeance, et s’il s’en abstient quelquefois, c'est lorsqu'il est arrêté par quelque force majeure.
Le soir nous fimes halte prè: d’un petit bosuet, qui s'étend sur le bord du lac des Cygnes. était la saison, où ces beaux oiseaux, gros et
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