WEBSTER, NY
orporation (716) 872-4503
nr g—©
petits. ne peuvent pas voler ; les uns, parrequ'ils chaugent de plumes. les autres, parcequ’ils n’ont, que le duvet de l’enfauce. Nous aurions pu faire une chasse agréable, et la troupe savante aurait pu trouver une occasion très favorable de s’instruire, et de fournir de nouvelles connaîssances sur le Règne Animal; mais le Major faisait une expédition,et ne semblait s'occuper, que de sa boussoule, le seul oracle qu’il consultait, pour pouvoir dire, j'ai été dans tel, et dans tel autre endroit.
Dans la matinée du 14, nous traversâmes une autre prairie, d'un aspect tout nouveau. De petites buttes, couvertes d’un gazon verdoyart, formaient des ondulations, qui représentaient assez une marine, que ni Vernet, ni Werdstapen n'auraient pu imiter. Des élévations lointaines et isolées bffraient l’imuge des pyramides de l'Egypte. ÿ
A midi nous passâmes la rivière St. Peter à l'endroit, où celle des Liards, Wagahosà- Watpa, y afflue du côté du Sud, et qui est navigable pour les canots, jusqu’à une assez grande distance dans les terres.
Le soir. après avoir traversé des sites égale. went enchanteurs, entremelés de prairies et de petits bois, et qui offraient l’aspect d’un pays cultivé, nous nous arretâmes près d’un marais, que les Rats Musqués avaient parsemé de leurs maisonnettes ; elles sont formées de joncs, et d’écorce d'arbres : elles s'élèvent à trois ou quatre pieds au-dessus de l’eau, et c’est là où ils ont leurs chambres à coucher. La partie. qui est sous l’eau, leur sert de magasin d'hiver, qu'ils remplissent en été d’écorce d'arbres fruitiers ;
ils pratiquent une issue, par le moyen d’un sou- |
terain, qu'ils font aboutir loin de la maison, et daus le fond du marais; par ce moyen ils échapne à la vigilance du chasseurs ; mais ils tom-
ent dans les pièges, qu'il leur teud à l’entour;
requ’ils ls n’ont.
ions pu savante able de connaîsajor faiper, que nsultait, tel autre
mes une au. De rdoyart, sentaient rdstapen ointaines
8 de l’E-
, Peter à -Watpà, y ble pour distance
tes égaleies et de pays cul- Arais, que de leurs joncs, et
trois ou t là où ils e. qui est er, qu'ils fruitiers ;
d’un sou- |
aison, et ls échapile toml’entour;
où il les attire par l’appât trompeur de mets favoris.
Le Bois Rouge fut notre hôtel du 15. Il est ainsi appelé d’un arbre. que ces Sauvages peinturent en rouge toutes les années, et pour lequei ils ont une vénération particulière. C’est un arbre, comme tous les autres ; maïs chaque peuple a ses images favorites. quoiqu’elles représen: tent toütes également, la même divinité, le même objet de son culte. Tandisau’un sanctuaire regorge d’offrandes, un autre n’a vas même une chaudelle, qui brûle sur son autel. La fortuné des Dieux, (chez les Anciens.) dépendait souvent de lhabilité de leurs ministres. Îlest peutêtre de même chez des Sauvages de ces euvirons.
Dans cet arbre ils adorent le tonnerre, qui, suivant eux, vient des montagnes de roches, qui séparent, comme nous lavons déjà vu, la Louisiane du Nouveau Mexique. Et précisément, ce bois est situé sur le bord occidental de la rivière St. Peter; et une autre rivière, qui y afflue, et partage ce même bois, descend aussi du mêmé côté. [ls l’appèlent Ciangagappy- Watpa, c’est à dire la Rivière du Bois Rouge. On m'a dit, que les émissaires des Anglais y portaient aussi leurs encens, et leurs vœux, pour invoquer la protection de cette Divinité Sauvage, lorsque, dans la dernière guerre, ils soulevaient les Siour contre les Etats-Unis. Il est bon d’observer, que ces pieux Caméléons accusaïent en Europe Napoléon d’Apostasie, et d’Islamisme, tandis qu'ils étaient eux-mêmes les plus fourbes, et les plus lâches idolêtres en Amérique. C’est vis-à-vis cét endroit, que la rivière de l’Eau-de-vie, Ciatambé: Watpà, qui descend du Nord, se jette dans le St. Peter.
Ici. la vallée la plus riante présente aux yeux du spectateur la scène la plus intéressante. Jamais illusion plus frappante wa transporté mon
= otre
RE
imagination dans les terres classiques du Latium, et de la Magna Grecia. Des rocs épars, comme à dessein, sur la plaine, sur des plateaux, et des collines. repré-entent au naturel à une certaine distance, des ruines de tout genre de la vénérable Antiquité. Tautôt vous croyez y voir des substructions thermales, celles d'un amphithéätre, d’un cirque, d'un Forum; tantôt les débris d’un Temple, d'un Cénotaphe, d’une Basiliq e, d'un Arc de Trimphe. Je profitai du tems, que le sort m’accorda, pour parcourir ces lieux enchanteurs, mais seul. afiu que daus la douce extase de mes pensées, je ue fus-e point interrompu par la présence de quelqu’âme freide, ou présomptueuse, Mes yeux rencontraient à chaque pas de nouvelles images. La vue d’une espèce de tombeau.....me rendit, pour quelque tems, immo. bile..Mou cœur demeura frappé de souvenirs funestes.....Je crus voir, Comtesse, le tombeau de la Vertu, et de Amitié. ©rc: lieux rendaient la douleur encore plus belle, : 1 d’un doux soulage. ment ; j’en aurais joui bien longtems, si je n’eusse pas été avec des gens, que des selles brisées, ou d'autres incidents imposaus, seuls, pouvaient arreter.
Le Granit y domine partout, et il est si beau, et si varié, que les Frippiers trompeurs de la Place Navone, à Rome, le vendraient aux Anti. quaires, les plus enthousiastes, et qui se croiraieut les plus intelligents, pour de l’Oriental, de l'Egyptien ; pour du Porphire, et du Basalte ; car maintenant tous les Naturaliste de bon sens conviennent, en général. que ces deux derniers ne sont que du Granit plus élaboré. par l’eau, et par le tems. La Nature, en montrant cette vallée, que le St. Peter arrose, semble vousdire : ‘avec une terre fertile, un climat salubre ; avec des collines et des plaines, propres à différentes cultures : des Rivières et des Lacs, abondans en poissons, en coquillages, et en gibier ; avec des
de sa
boi fau qui néc mé pie pou etc mor ver le c Gra glig vell Je r sert n'err où | pour taph raier bilite que ( plus Le n'a du £ rivièt pà, q:
ia est |’ Mari cette Îls na avait deg !
diète fort
Cet
Latiuin, comine .et des ‘ertaine vénérajoir des phithéä- ;s débris asiliq e, ms, que lieux en- *eextase mpu par )résompique pas spèce de 13, iIMmmosouvenirs nbheau de daient la soulagee n’eusse risées, ou raient ar-
t si beau.
urs de la aux Antise croiiental, de salte ; car sens Conrniers ne au, et par e vallée, b : avec avec des bntes culndans en avec des
bois délicieux, des forêts, qui fourmillent de bêtes fauves, et d’autres animaux d’une riche fourure. qui fournissent du matériel pour tout ce qui est nécessaire pour toute sorte de charpente, et de ménuiserie : avec tout ceia je vous offre des pierres superbes, et d'une exploitation facile, pour bâtir des granges, des maisons, des temples et des palais. Vous pourriez avoir ici l'Urbs Marmorea d’Auguste, comme les Européens trouvérent la Domus Aurea de Néron au Pérou ; et le ciseau n’a qu’à polir ces grandes masses de Granit, que j’ai distribuées, avec une si belle négligeance, dans tous ces alentours, pour renouveller les pyramides de Memphis, et de Palmire.” Je rêvais.….En me réveillant, ce silence, ce désert me pénétraient de sentimens profonds, qui n'emeuvent, que difficilement, ailleurs. C’est ici, où la plume de Zimmermann, et de Lafontaine pourrait peindre la solitude, avec moins de métaphysique, et d’invraisemblance. Mais ils seraient, peut-être, moins lus ; car, en fait de sensibilité sur tout, il y à plus d’admirateurs du faux, que du vrai: et la caricature, et l'affectation ont plus de sectaires, que le naturel, et la simplicité.
Le 16, nous trouvâmes une prairie, qui, au Sud n'a pour borues, que l'horizon ; au Nord, la vallée du St. Peter ; à l'Ouest. le vallon sinueux de la rivière de la Médicine Jaune, Pepeothàzizicpi- Watpd. qui descent du $.-0. et se jette du côté du bord méridional, dans le St. Peter. Vis-à-vis, est l'embouchure de la rivière des Sauteurs, Matioakan- Walpà. qui coule du côté du Nord. Sur cette prairie nous rencontrâmes deux Sauvages. Îls nous apprirent, que les jours précédens on y avait tué des Buffaloes ; mais nous ne vimes, que des ossemens épars ; et nous étions encore à la diète d’un misérable petit bisquit.et d’une tranche fort mince, presque diaphane, de mauvaise vian-
L de salée.
Cette rivière de Médecine Jaune est ainsi ap-
pelée du nom d’une racine de cette couiear, don l'imposture, et la crédulité ont fait un remède mystique, spirituel et corporel. On calcule que cet endroit est environ à 180 milles du Fort St. Antony.
A 20 milles de là, on passe la Watpà-Danitpà, ou Rivière aux Castors, qui était autrefois abondante en ces animaux. et descend de l'Ouest. Peu loinde son embouchure on trouve le Medeyethäan, ou Lac qui Parle, qui n’est qu’un bassin étroit et de la longueur environ de 16 milles, rempli par le St. Peter, qui y entre au N.-O. et en sort au S. E. Entre ce Lac. et l'embouchure de la Mé. decine Jaune, des rapides, qui en interrompent la navigation, forceut à faire environ un mille de portage.
Après avoir passé la Rivière aux Écores, She. wakan- Watpa, la Rivière aux Gratis, Issonya-hosé. Watpà, du côté du bord occidental ; et la Riviè. re au Pommes-de.T'erre, Stooboanthé- Walpà, du cù. té opposé, on arrive au Lac de la Grosse Roche, Hiakiakiaya-Medé. qui est aussi formé par le St Peter. qui entre au Nord. et en sort à l'Est S.-E, [l'est plus large, et plus iong. que le précédent.
Une bande nombreuse de Sioux, qui y était campée. les Wakapetohan. ou les Gens de la Feuil. le. vinrent au-devant de nous. et nous invitèrent à unfestin, Je fus bien faché, que la hâte, avec laqueile ils nous l'avaient préparé, nous privät malheureusement du plat ordinaire d’étiquette, d'un chien, qu’ils n’avaient pas eu le tems d'écorcher et d’assaisonner. La faim qui nous tour: mentait, nous en faisait sentir cruellement la pri. vation. Nous dévorâmes ce qu'ils nous donnèrent; et je trouvais exquises, même, des racines, qu'ils appèlent pommes de terre de prairie, qui auparavant m'avaient paru détestables,
e Major prononça un discours, assez bon pour son gouvernement, car il en vantait la grandeur, la puissance, la force, et la générosité &c. mais
ar, dont remède ‘ule que Fort St.
Danitpa, is abonest. Peu leyethäan, étroit et mpli par n sort au le la Mérrompent
mille de
cores, Skconya-hoséla Rivié.
Ipà, du cipsse Roche, par le St.
‘Est SE. |
précédent.
ui } était e la Feuilinvitèrent âte, avec bus privât ’étiquette, tems d'énous tour:
ent la pri- 8 donnè- »s racines.
rairié, qui
x bon pour grandeur, &c. malf
très mauvais pour les Sauvages, car il finissait par leur dire, qu’il n'avait rien à leur donner ; et aussi, niles chefs, ni d’autres ne lui répondirent un mot, et quand l'interprète leurs expliquait que les Etats-Unis étaient composés de vingt-quatre feux, c'est-à-dire de vingt-quatre Etats, sans compter le District de Colombia. où est le siège du Grand Congrès, de la Grande Administration Générale, et la résidence du Grand Père Sauvage. le Président ; qu'ils étaient peuplés de tant de millions d'hommes, qui prospéraient dans le commerce, dans l’agriculture, dans l'abondance, dans les richesses &c. Les uns baillaient, les autres avaient un air moqueur ; et tous faisaient la mine, lorsqu'il ajoutait, que l'expédition allait tracer des bornes éloignées de l'Empire Américain. [ parait, que les Indiens, 1aimeut pas trop non plus, qu’on aille faire le maître chez eux.
Ces Sauvages sont d’un aspect très féroce, et très guerrier. Une grande partie sont à cheval, sans étriers et sans selle ; comme les peuples de la plus haute antiquité; ils ont seulement une peau, sanglée sur le dos du cheval, & inme la vertis stragula, où les Strata des Romains.
Le soir du 17, nous arrêtâmes à la moitié du Lac, là, où il tourne ver le Nord ; où un superbe bois, et un chétif établissement de traiteurs. pour la compagnie S.-O., sont traversés par la petite rivière des Hérous-Blancs, ou Hokazambé, qui se jette dans le Lac du côté occidental. Le doux murmure de ses eaux limpides, la vue de tentes, dehuttes Sauvages, éparses çà et là. et ombragées d'arbres majestueux, ajoutaient à l’enchan-
| tement de cet endroit, vraiment pittoresque,
Trois willes au dessus du commencement du Lac, marchant toujours vers le Nord, on traverse le St. Peter, qui n’est plus qu'un fo:sé. C’est là, que tous les canots s'arrêtent, et on décharge les marchaudises, pour ensuite les transporter
jusqu'ici, à travers une prairie de six milles ay N. N.-0. où nous sommes arrivé le 18.
Nous avons mis pied à terre à la seule cabane qui y soit: c’est un établissement formé par des Ecossais, qui ont déeserté les compagnies Anglaises du N.-O. ; et de la Baie d'Hudson, et dont Mr. Renville est un des a:sociés.
Ces Messieurs, en se mettant naturellement en opposition aux intérêts de la compagnie S.-0, se. ralent tombés, avant même de commencer leurs spéculations, sous le poids de sa jalousie. et de ses intrigues puissantes ; mais ils ont eu l’adresse de s'associer avec des Américains, qui prêtent leur nom, et ont baptisé cet établissement sous celui de Fur Colombian Ameriran Company; en couséquence ils ont obtenu du Surintendant des Sauvages, des patentes, qui les autorisent dans leur traffic ; mais, je pense, qu'ils seront forcés à la fin de capituler avec la dite compagnie S.-O, et de se mettre sous sa dépendance.
Cette situation est très avantageuse pour le commerce des pelleteries, parceque ces Messi. eurs se trouvent au milieu des bandes des Sioux, et peuvent pousser leurs spéculations jusque sur le Missourt, et la Colombia, si toutefois les Russes, qui viennent de s'emparer de: embouchures de cette dernière rivière, veulent bien le leur permettre. L’Amérique n’a pas peu à craindre encore de l’ambition Européenne.
Les sources de la Rivière St. Peter sont situées à environ 20 milles de ce Lac, vers lé N.-0, Il aurait été intéressant d'aller les reconnaitre, ne fût ce que pour en fixer la latitude et la longitude, nous aurions été les premiers à les voir, mais elles n'étaient point sur le chemin de l’Ex-
édition, et elles furent négligées.
Elles jaillissent au pied d'une chaine de coteaux, que les Sauvages appèlent coteaux de prairies, parcequ'ils partagent du Nord au Swl, ces vastes prairies, qui, des montagues du Grand-Ai-
les au
cabane par des es Anet dont
ment en S.-0.se- ‘er leurs e, et ue l'adresse | prêtent ent sous pany : en dant des ent dans | forcés à
nie S.-O.
e pour le es Messi.
les Sioux, usque sur s les Rusouchures à le leur
craindre
sont sis lé N.-0.
onnaitre, et Ja lonà les voir,
1 de l'Ex-
je de coæ de prat- Sul, ces rand-Ai-
gle, jusque vers les sources de la Terre-Bleue, séparent le Missouri du St, Peter. |
Je ne puis pas vous dire non plus précisément la position géographique de cet endroit, (le Lac Travers.) car le Major me l’a caché rigoureusement ; il avait sans doute ses raisons pour cela, je ne veux pas chercher à les connaître : mais je suppose, qu’elles peuvent être environ au 41me. dégré de latitude, et au 20me. et de longitude Ouest du Méridien de Washington.
La distance du Fort St. Antony est à peu près de 280 milles par terre, N. N.-0., et 400 par la rivière, qui fait beaucoup de détours.
Ce Lac et les sources du St. Peter se trouvent sur le sommet des terres hautes, qui séparent les eaux, qui tombent vers le Sud, de celles qui descendent au Nord ; et en effet les eaux du Lac et du St, Peter se croisent en direction opposée ; car celles du premier coulent dans la Rivière- Rouge, et conséquemment dans la Baie d'Hudson, ét celles du second dans le Golfe du Méxique, par le Mississippi.
Le Lac Travers se trouve sur un des points les plus élevés de l'Amérique Septentrionale ; et il n'est formé par aucun affluent ou confluent tributaire ;.tout est prairies et plaines éternelles au tour de lui, et on ne voit d’où il puisse tirer ses eaux. C’est un phénomène d’autant plus surprenant, qu’on n’y trouve aucune trace, qui, puisse caractériser un cratère de volcan éteint, etla petite profondeur de son lit en exclut même la présomption. Sa longueur du Sud au Nord, est d’environ 15 milles, sa plus grande largeur, de deux, Deux iles, souvent habitées par les Sauvages, le parent agréablement, et ses bords variés de bois, et de prairies y répandent beaucoup d'agrément.
Le Grand Wanathà, que nous avons vu à l’article du dénombrement des Sioux, dans notre âme, promenade, vint nous recevoir à notre arrivée, et nous invita à un festin. Il avait été avert)
d'avance, et conséquemment un chien avait été immolé, et fumait sur Pautel d’Epicure. Avec la faim, qui continaaït à nous dévorer, nous l’aurions trouvé délicieux, et il n’enserait pas même resté cette portion, que les Sauvages, après le danquet, distribuent aux malades physiques, et moraux; ils le considèrent un met sacré, salutaire au corps et à l’ame : mais la viande du Puffale obtint les suffrages de notre goût. Iciit est bon d’observer, Comtesse, que le chien, auprès des Sauvages, en quelqu’occasion, qu’ils l’immolent, ést toujours une offrande aux Manitour; et c’est également par dévotion. qu'ils le mangent ; comme les prêtres de l'antiquité, qui faisaient une très bonne chère des victimes, que les bons eroyans consacraient à PAutel de la Divinité. Par cette préférence, nous aurions donné là un grand scandale, si, heureusement, nous n’eussions pas eu affaire à un Roi, qui, comme presque tous les Rois, n’est scrupuleux, en fait de religion, qu’au tant, que ses intérêts l’éxigent.
Mr. le Majo: lui fit aussi un sermon, ausst académique, que le précédent, touchant les qualités sublimes, physiques et morales, de son Cauven nement; Car les Américains, en fait de modestie, ne le cèdent en rien aux habitans de leur Mère Patrie. Mais comme les conclusions de ce dis. cours n’étaient pas plus généreuses, que celles de l’autre, sa Majesté ne daïgna pas seulement le regarder; et pendant que l'interprète lui rendait des maximes économiques, &c., il s’amusait à rire, d’un air nonchalant, tout à fait souverain, et à badiner avec lé Prince Héréditaire, qui était étendu parterre à côté de lui.
Ces Messieurs de la Colombian Company. nous ont recus avec beaucoup de politesse. et depuis trois jours, que nous sommes ici, la faim a commencé à devenir seulement appetit; maïs nouveaux dans ces lieux, nombreux et gênés dans des hôtes, ils sont logés plus mal que les Sau-
vait été
», Avec
us lau-
xs même
après le
ques, et alutaire 1 Buffale est bon srès des nmolent, set c’est nt ; comient une bons eroité. Par un grand ions pas e tous les >n, qu’au-
AUSST ACAs qualités
dub modestie, eur Mère le ce disue celles seulement e lui rens’amusait souverain, , qui était
pany: nous et depuis a commaïs nouênés dans e les Sau-
sages, qui peuvent au moins changer de place tous les jours. De-plus, obsédés de Sauvagesses, qui sont leurs femmes, à la u>de du pays, il n’est point en leur pouvoir d’éviter la malpropreté, qu'elles y porteut. C’est pourquoi j'avais demandé de loger dans une de nos tentes sur la rairie ; mais le Major, qui veut aussi m’exercer la vertu de la patience, s’est refusé à la faire dresser ; et les puces, et la vermiue se sont accordés avec lui à en pousser les épreuvesjusqu’au martyre. C’est peut-être pour me purger du mauvais sang, qu'il me fait faire. ?
Je vous quitte, Comtesse, pour que vous.puissiez vous délasser d’une promeuade, que je vous ei fait faire en courant, comme je l'ai faite moimême, et dont la peinture ne peut, que.se ressentir de la hâte, avec laquelle j'ai jetémes pensées sur le papier. Mais en moi, vous cherchez un ami,.et. point un. écrivain.
cé 3 4
Ca
1 3 t& LR:
sl HA!
ter:
EU A tt Qi ee 7 4 Se à LE HU 4% A : j «£. F EU +5 he Le D + # 1% PER:
ENeRT | D 5
GA rm 1 Se
ere =